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phoscorite

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Tout ce qui a été posté par phoscorite

  1. Pas affirmatif bien sur. Mais en surface polie (scannée), tu peux peut-être identifier ce qui est pyroxène et ce qui est olivine. S'il y a une autre catégorie, le gros clair par exemple, ça doit se voir.
  2. Attention, pas forcement des chondres, les meteorites choquées de ce groupe montrent aussi des billes vitreuses, interprétées comme des produits de fusion du plagioclase. NB : il y a des phenocrystaux blancs sur ton caillou ; plagios ? et ca a l'air bréchique.
  3. Ce sont des questions que se posent tous les jours ceux qui font de la cristallisation industrielle, à commencer par les pharmaciens. La première renvoie a une approche thermodynamique : propriétés énergétiques du solide, stabilité des polymorphes, systèmes a l'équilibre et règle des phases. La deuxième est plutôt le job des cinéticiens : qu'est-ce qui se passe dans la croissance ? comment ça s'empile ? quelles sont les réactions élémentaires en surface d'un solide qui croit ? catalyse et empoisonnement des surfaces. Il existe un troisième aspect sur lequel les recherches sont encore moins abouties : la nucléation. Problème d'autant plus difficile que l'on ne peut pas observer ce qui se passe, contrairement à la croissance cristalline ou l'on sait le faire. On invoque toujours la difficulté de nucléation pour expliquer la formation d'une phase métastable au labo (vatérite a la place de la calcite, opale à la place du quartz, etc...) mais c'est un peu trop "ad hoc" pour être satisfaisant. Pour tous ces aspects, la science "ancienne" (celle de mon époque) a une approche plutôt macroscopique ; la tendance actuelle est d'aller vers la simulation ab initio : on prend les atomes dans la soupe et on regarde leurs interactions deux a deux quand on assemble le solide... Tout un art, que je ne maitrise absolument pas.
  4. Merci pour cette splendide photo, Laurent. La coexistence de plusieurs formes cristallines (habitus) d'un même minéral et formées dans la même soupe est bien connue des expérimentateurs. Comprise, c'est une autre affaire. Merci But pour ce sujet. D'abord, je découvre l'existence de cette MLP (j'en étais resté à la kyrielle d'opales, calcédoines, etc...) : un clathrate Si, avec la multiplicité de structures et de remplissages des cages possibles, ça meuble considérablement le paysage. Et ça fait un écho bienvenu à un problème sur lequel je planche actuellement, qui est d'interpréter les étranges textures de silicification observées dans un bois fossile Oligocene dans les évaporites de Malvesi (11). J'y vois des calcédoines optiquement anormales et une organisation des cristaux de quartz diagénétiques dont je soupçonne qu'elles sont liées a un minéral précurseur style opale-CT voire MPL, maintenant que je sais que cela existe. J'y reviendrai en photos. Concernant la partie "théorique" du sujet, à savoir s'il y aurait un intérêt conceptuel à définir des "kir-PM", i.e. des minéraux de composition proche d'un solide de composition fixe sans être des solutions solides de ce solide, je crois bien que sans être formulé ainsi, c'est un peu ce que l'on fait pour les hydrates de gaz. Ces hydrates (clathrates) intéressent beaucoup l'industrie, notamment pour les procédés de séparation des gaz. Les chercheurs ont pris l'habitude de les représenter comme de solutions solides dans laquelle le "solvant" est une glace (solide) à structure hydrate mais avec des cages vides, et les solutés sont les différents gaz que l'on peut caser dans ces cages. Toute la beauté du truc, comme souvent en thermodynamique, c'est de définir comme "état standard" (terme consacré) un solide qui n'existe pas, et s'en servir pour décrire les propriétés énergétiques des variantes chimiques de ce solide qui existent réellement.
  5. Ca n’empêche pas de travailler, mais attendons une occasion
  6. D’après ces descriptions, il y aurait des phenocristaux de plagio, que l'on n'a pas vus dans ta lame, et la texture serait bréchique, ce qu'on ne voit pas non plus. A l'occasion, fais passer ta lame, pas le caillou.
  7. Possible, feldspath Na K alors ? le relief en LPNA devrait être très bas. Difficile d'apprécier ça sur photos. Olivine a extinction roulante, connais pas, et s'il n'y en a qu'une, on en tire rien.
  8. Je ne vois rien de polysynthetique. Si c'est bien des feldspaths, je trouve la texture "equilibrée", avec des points triples a 120° comme dans une roche métam. Je n'ai malheureusement pas de description pétro de shergottite pour comparer, et on n'est pas dans le cas ou le feldspath a fondu.
  9. Quartz et fayalite peuvent coexister, les expérimentateurs utilisent l'assemblage quartz-fayalite-magnetite (QFM) comme tampon de pression partielle de O2. Quartz et forstérite ne coexistent pas. Le pyroxène est a l'aise partout, sa chimie s'adapte. possible, mais c'est trop petit pour que je voie le clivage fin. Il faut vérifier au moins le pléochroïsme en LPNA : sombre quant le clivage est EW, clair quand il est NS. ou vitreux ou ???, ça me parait bien coloré et l'aspect en LPNA est proche de celui du pyroxène matriciel. Si c'est un grenat, on doit voir un gros écart de relief avec ce qu'il y a autour. Fais varier la mise au point pour voir si la frange qui borde la boule se déplace quand on descend la platine. Néanmoins, s'il n'y en a pas d'autre du même type, on en tirera rien.
  10. Désolé, c'était une bêtise ; la gamme de teneurs en MgO dans les SNC a l'air d'etre la meme que dans les basaltes terrestres (y compris les komatiites)
  11. Possible, ça peut même être du quartz ; le seul point c'est qu'on ne voit pas de macle polysynthétique. possible aussi ; c'est bien de l'olivine ? c'est clair en LPNA ? Est-ce que tu as verifié que c'est bien de la magnétite ?
  12. Pas très abondante, en fait, sur cette première photo ; on voit très bien un opaque, mais c'est tout petit, je dirais moins de 10% au pif. Ce qui est impressionnant, c'est la proportion énorme de pyroxène en microlithes (> 50% du matériel) ; et aucun microlithe de plagio en vue. Le minéral clair en LPNA, assez abondant aussi, qui polarise dans les gris n'a pas l'air d’être du plagio ; ça pourrait être de la néphéline. Je vois ces regroupements d'opaques, ce n'est surement pas le hasard, comme leur disposition en auréole des phénocristaux d'olivine (?) Ça peut suggérer qu'une partie (magnétite ou autre ?) est un sous produit de la déstabilisation d'un minéral plus ancien (orthopx ?) qui disparait au profit de l'olivine, mais ce n'est qu'une conjecture. Voir s'il y a des travaux de pétro expérimentale sur ces compositions, il y a peut être une réaction péritectique qui donnerait ce genre de texture.
  13. NB Le peu que j'aie lu sur les basaltes Martiens, c'est que par rapport aux terrestres, ils sont pauvres en Al (peu de plagioclase), riches en Fe (donc plus denses) et pas tres riches en Mg, donc l'olivine peut être plus proche du pole fayalite. Regarde bien la matrice, à la recherche de biotite.
  14. montre toujours... un spectre en dispersion d'electrons ?
  15. C'est plus clair sur celui-ci qui montre les deux types de macle : standard au centre, et polysynthetique sur l'individu de gauche. Marbre catazonal, Trilla (66). Il arrive que l'on ne voie pas les macles polysynthétiques car elles sont trop fines pour le micro optique. Dans mes vieux cours de minéralo, on parle de "diallage"
  16. Déformation cassante tardive, la fracture passe dans le cristal de scapolite voisin. Merci pour la vue en LPNA ; effectivement, le cœur du cristal a été chahuté, avant de se faire une coque neuve. NB : je n'ai rien contre une shergottite, mais rien pour non plus, et pas en mesure de l'identifier si on m'en montre une.
  17. Bien de chez nous, marbre catazonal du massif de l'Agly (66) : fov 2x3mm, LPNA et LPA Le pyroxène est chagriné en LPNA, macles polysynthétiques en LPA ; l'autre minéral vert vif en LPA sur la gauche est une scapolite ; le fond est de la calcite.
  18. La photo 2 (achondrite officielle, beau vitrail quand meme) montre une roche grenue, pas des phénocristaux dans une pate fine. Si le lien c'etait l'impression de voir des macles polysynthetiques dans un pyroxene, c'est connu dans les roches terrestres.
  19. Eh bien un recuit ne va pas transformer la composition chimique, on ne peut pas prendre une chondrite, la faire cuire et obtenir un basalte. Il n'y a pas enormement d'olivine dans ce truc, pas de Fe métal, donc c'est une achondrite si ca n'est pas terrestre ; tu y voyais un basalte lunaire ?
  20. Il faudrait que ce qui tombe ressemble déjà a un basalte... Vidage de sac extraterrestre ? Le dernier est un phénocristal de clinopyroxène pur sucre dont la bordure est automorphe et bien zonée. Le cœur du grain a l'air plus complexe, on y devine des golfes de corrosion, et son histoire est peut-être similaire a celle des olivines ; première cristallisation, puis corrosion partielle et surcroissance automorphe. J'aimerais bien que tu nous le montres en lumière non analysée, pour voir le contour du cœur. Très joli en tout cas NB : cette hypothèse de recuit, ou de double cristallisation avec un épisode intermédiaire de corrosion, ça n'est pas une indication de rentrée atmosphérique. Je ne suis pas volcanologue, mais j'imagine que l'on peut obtenir cette cristallisation en deux temps dans une situation ou un premier magma presque complètement cristallisé est repris dans une nouvelle venue de magma bien plus chaude et plus liquide, qui commence par fondre un peu le matériel ancien, puis qui recristallise a son tour. On peut réver, mais Allende est deja tombée ailleurs. Pas du matériel refractaire, au contraire, plutot feldspathique.
  21. Je suis curieux : sur cette photo, on a l'impression d'une structure concentrique comme une oncolite, alors que sur les précédentes, ca avait l'air plutot radié, ce qui me paraissait logique pour de la devritrification.
  22. Peut-être faut-il les tartiner de crème solaire ? Plus sérieusement, la luminescence est une propriété bien complexe.
  23. Ceux-ci sont bien automorphes. Les formes lobées peuvent difficilement être dues a de l'abrasion. Plutôt de la corrosion pour les golfes, et/ou a une surcroissance après résorption partielle. @jjnom suggérait un recuit anthropique.
  24. Je dirais même plus, très sympa. J'adore cette boule de Noël du coté obscur...
  25. Salut Je ne sais pas de quel minéral il s'agit. Sur cette seule photo, ça pourrait être un quartz avec un joli golfe de corrosion, mais si c'est dans le même échantillon que les précédents, il est plus logique que ce soit une olivine avec une histoire pas évidente. Les défauts que l'on voit sur la bordure du cristal et qui modifient un peu la teinte de polarisation en l'abaissant (gris au lieu de jaune), je crois bien que ce sont des arrachements lors de la préparation : minéral un peu moins épais >>> teinte de polarisation un peu plus basse. On ne dira jamais assez que la préparation des lames minces n'est pas sans effet mécanique sur les cristaux (macles de la calcite en particulier). Automorphes, c'est généreux. Assez rondouillard, et on devine des golfes Ce ne sont probablement pas des minéraux xénomorphes, plutot des domaines dépourvus d'opaques entre les masses qui en contiennent. Dans une roche à plus gros grain, on qualifierait ça de phase intercumulus.
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