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phoscorite

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Tout ce qui a été posté par phoscorite

  1. Dans cette zone la, non plus ce n'est pas un artefact Si c'est bien des apatites, le fait qu'elles se concentrent ainsi suggère que le matériel est paradérivé, avec des lits riches en phosphate, et d'autres pas : dans un orthogneiss, elles seraient distribuées de manière bien plus homogène.
  2. On pourrait penser aussi à une allanite. Sur la dernière vue, j'ai mis des flèches sur ce qui me paraissait pouvoir être des cordiérites (normales, donc altérées) et je suis aussi intrigué par la tache blanche rectangulaire que l'on voit au milieu de la biotite sur l'avant-dernière photo,disséminée dans une bande à gauche de la dernière photo et formant un nid en bout de l'une de mes flèches ; c'est peut-etre des apatites.
  3. OK merci. Je pensais aussi à la vesuvianite mais dans une roche adjacente au marbre.
  4. Bonne idée. Merci. Des minéraux de très haute température, bien au dessus du pic métamorphique. Mais la charnockite d'Ansignan est très proche et c'est un granite à hypersthene donc sec et très chaud.
  5. Plutôt un grès qu'un schiste, a priori. Mais comme on ne voit aucun litage, ça peut aussi bien être un résidu de laverie rejeté sur le terril, le charbon étant souvent purifié par flottation après concassage. Il faudrait aussi examiner de près les éléments bien plus gros qui apparaissent sur la dernière photo.
  6. Merci pour le lifting, Alex. Je flippe un peu avec cette bino, les photos sont tellement floues par rapport à ce que je vois en direct. Sinon, sur le fond : un grossulaire aussi peu coloré, ça existe ?
  7. sans déc., il y a de la sauronite à Felluns !
  8. J'essaye de progresser sur la nature des "pomponettes" qui sont abondantes dans le marbre et présentes aussi dans le skarn. Sur une section du marbre passée à l'acide, on les voit au micro de poche sous forme de coquilles vides : 2x3mm La même zone, à la bino. NB: mes photos bino avec une caméra d'oculaire ne sont pas terribles, je le crains, mais je n'ai pas mieux et au grossissement max : Il me semble bien que nos pomponettes soient en fait une périmorphose autour d'un noyau qui s'attaque a l'acide. Le plus logique, me semble-t-il, serait que le noyau soit une scapolite calcique (j'en vois dans tous les marbres) et que ce qui pousse autour soit... du grenat. C'est terriblement limpide, parfaitement incolore et bourré de facettes, souvent striées ; dommage que mes photos soient si moches. En attendant le verdict de la lame mince, qu'en pensez-vous sur les rares cas ou j'ai réussi à faire une netteté très approximative ?
  9. Bonjour et merci pour cette intervention très claire @Jojm. J'envoie mes remarques plus détaillées en MP. Sur le fond, l'étude commence à peine et je suis bien d'accord avec la nécessité d'explorer plus complètement la paragenèse, au minimum pour les phases majeures. Il me paraitrait donc assez logique que cette occurrence reste "sous le coude" de mindat le temps que les quelques lames minces qui sont en préparation permettent d'étoffer la paragenèse du marbre et celle du skarn à wollastonite.
  10. Hello. Merci @BUT pour les suggestions. Oui, le Zn et ce qu'il signifie en termes d'histoire géologique entre aussi en ligne de compte dans la diversité minéralogique du site. Je veux dire par là que s'il y a eu des transformations hydrothermales des carbonates avant métamorphisme, cela pu accroitre la diversité chimique des roches et donc celle de leurs dérivés métamorphiques. Les UV ne suggèrent pas qu'il y ait de la willémite : aux UV longs, seul le corindon a réagi ; aux UV courts, je vois quelques taches bleuâtres et j'ai fait tailler une lame mince exprès pour voir ce que c'était ; la zone luminescente en question est surlignée sur ce scan du sucre. Après examen, je tombe sur l'une des deux grosses olivines pœcilitiques de la préparation ; la seule différence visible avec sa copine (juste au-dessus) qui n'est pas luminescente, c'est que cette dernière a l'air un peu plus grise. Je ne sais pas trop quoi en penser. A minima, cela devrait signifier que l'olivine qui réagit contient très peu de Fe2+, ce constituant ayant la réputation de tuer toute luminescence. Pour ce qui est de faire un inventaire minéralogique un peu sérieux de ce matériel, je ne vois pas comment on peut s'en sortir sans un accès au MEB. La lame mince suffira peut-être pour les phases majeures, et encore c'est la poisse pour les opaques et les carbonates (je crois bien qu'il y a une dolomie secondaire), mais pour les raretés éventuelles, des spectres eds seront nécessaires.
  11. Je ne crois pas à la cordiérite : les contours des zones sombres sont trop nets, et, comme je le disais auparavant, ils devraient tous avoir à peu prés la même taille. Pour des enclaves de vaugnérite, le matériel en enclave devrait avoir un grain plus grossier, mais il n'y a pas que des vaugnerites en inclusion dans ces granites.
  12. Le graphite, c'est de la matière organique métamorphisée. Il peut participer aux réactions pour réduire du Fe3+ ou un sulfate si il y en avait dans la roche de départ. Pourquoi en nodule, je ne sais pas ; mais il devrait logiquement être plus concentré dans certains lits à pyroxène, qui représentent ici ceux dans lesquels la fraction argileuse initiale est la plus abondante. Mais bon, on voit aussi de la matière organique dans des calcaires assez peu argileux.
  13. En fait, le corindon ne doit pas peser bien lourd dans le bilan de l'Al, il y en a vraiment très peu quand il y en a. Le spinelle, par contre peut être abondant.
  14. Hello, peut-etre aussi bien des enclaves microgrenues ou de schiste. Il y en a une plus grosse que les autres au pied du photographe NB : le simple fait qu'elles n'aient pas la même taille exclut qu'il puise s'agir de phénocristaux
  15. Il y a deux facteurs : - la roche avant métamorphisme était hétérogène (litée à petite échelle) : un calcaire dolomitique ou une dolomie avec différents types d'impuretés dedans ; - il y a des paragenèses secondaires, serpentine, chlorite, carbonates, peut-être talc voire brucite (sous toutes réserves, je ne peux pas la distinguer du talc). Pour ce qui est des hétérogénéités primitives (les variations dans le litage initial), on peut les représenter dans le système MgAlSi : c'est très simplifié mais je pense assez parlant : voici les assemblages minéraux en fonction des proportions relatives de Mg, Al Si dans la roche de départ. Si on imagine une dolomie ou un calcaire dolomitique impur, contenant une proportion croissante de matériel argileux (type shale), on va observer successivement les assemblages forstérite-spinelle, diopside spinelle, puis diopside corindon ; c'est bien ce que vois en première approche. Sauf contre ordre, car il faudrait multiplier les observations pour être sérieux, il n'y a pas de forstérite (ni de humite) dans les niveaux à corindon, seulement le diopside. NB : on peut rêver, mais il aurait pu y avoir du périclase là-dedans, comme à Costabonne. La phlogopite pose problème, car elle ne peut apparaitre que si la roche contient du K, si c'est le cas (le K) elle va se former en abondance. Compte tenu de la composition chimique de la phlogopite, avec un rapport Si/Al assez voisin de celui d'un shale ordinaire, si elle est abondante, elle séquestre la quasi-totalité du Al contenu dans la roche, et il n'en reste presque plus pour former spinelle ni corindon. Moralité, comme tu l'avais bien noté Alex, pas beaucoup de spinelle dans les niveaux riches en phlogopite ; le spinelle n'est vraiment abondant que avec l'olivine (ou ses dérivés). Si on imagine maintenant que les impuretés initiales du carbonate sont de nature plus gréseuse, comme c'est le cas pour la majorité des marbres de la série de Canaveilles, les compositions vont se situer vers le haut du diagramme, avec souvent du quartz en excès, et les seuls porteurs d'Al seront le plagioclase (ou une scapolite Ca) et le grossulaire à plus basse T.
  16. Reçu le premier numéro cette semaine. Bravo à cette fine équipe.
  17. Belle prise. Clinoyroxène très raisonnable, il peuvent être assez gros, et ... graphite ? Ça laisse une trace sur un papier ?
  18. Rebonjour J'ai peut-être avancé sur l'histoire des humites et de l'olivine "orange". Dans le faciès SA2A, les olivines ont effectivement un halo d'altération ; c'est tout petit mais très net : un anneau de quelques dixièmes de mm autour des grains d'olivine, composé d'une succession de petits cristaux dont la biréfringence et le relief sont proches de celle de l'olivine. Je n'ai jamais analysé ça auparavant, mais ce pourrait être le début de la transformation en chondrodite, qui commencerait par une altération en couronne. Sur un grain millimétrique amoché par la préparation mais à peu près monocristallin, avec un détail d'une partie de la couronne. A d'autres endroits, on a l'impression que ce produit d'altération bourgeonne vers le cœur du grain. voire que le grain initial est remplacé complètement. Si ce truc là est bien de la chondrodite, alors le mystère de l'olivine "orange" est peu-être résolu, et on est preneurs si quelqu'un du forum a une expérience en la matière. En tout cas, au micro on peut chercher dans les grains d'olivine à voir une "coquille" orange ???
  19. Et toujours des minéraux blancs non dissous autour, en pompon sur la deuxième. Je crois qu'on va devoir reprendre les dissolutions de manière plus ciblée, en reprenant les talons des sucres sur lesquels j'ai des lames. La minéralogie est trop variable a petite échelle, on a du mélanger des faciès.
  20. C'est sans doute important de voir coexister les 2 du point de vue des équilibres de phases. On en reparlera quand le déchiffrage aura progressé. En attendant que j'ai retravaillé ces deux lames, je passe aux échantillons SA3A et SA3B, qui correspondent à ces 2 plaques de 15 cm environ, qui étaient à coté l'une de l'autre sur le terrain, et cette fois en place. Je commence par SA3B qui ne contient pas de spinelle, ni de corindon, mais dont la minéralogie est plus simple : voici le susucre : il y a de la phlogopite a droite, mais pas beaucoup ailleurs. La zone encadrée correspond en gros au plan large vu au micro polarisant : Une bande riche en gros clinopyroxènes à droite (polarisation gris et jaune), une bande sans pyroxène mais pleine d'olivines partiellement serpentinisées à gauche. le faciès typique de l'olivine partiellement serpentinisée (détail mm) Maintenant l'autre roche (SA3A), à taches noires et son susucre : de l'olivine serpentinisée partout (il y a aussi un peu de talc, je crois), avec des teintes sombres, parfois un peu vertes, et des spinelles en grains mm. En fait, il semble qu'il y ait une bande riche en spinelle (très sombre) au milieu de la plaque S3A. Le reste est majoritairement une roche à calcite + forstérite altérée, avec tout de même un peu de clinopyroxène (à droite, macles polysynthétiques) et de titanite (tout en bas à gauche du deuxième plan). Tout ça est assez riche en spinelle, mais malheureusement il est altéré, et systématiquement entouré d'une couche de chlorite (clinochlore probable). Ça n'est pas le joli spinelle violet que l'on voit sur les faciès riches en phlogopite, dommage, il y en avait beaucoup.
  21. Bon, ça veut dire sans doute qu'on ne regarde pas la même partie du caillou. C'est rubané, les variations de minéralogie se font à l'échelle du cm. En reprenant la lame, je viens de trouver spinelle et clinopyroxène côte à côte.
  22. Merci, mais c'est pas fini, il y a plein de détails sur lesquels je sèche, ou qui ne collent pas bien. Il y a un problème avec les carbonates, car je ne peux pas trop distinguer calcite, dolomie ou magnésite sans coloration, et on voit bien sur tes photos que tout ce qui est blanc ne se dissout pas dans l'acide ; il y a peut-être une dolomie (voire de la pomponite) qui a plus de mal a se dissoudre que la calcite. Peut-être sur celle-ci autour du présumé graphite. Ce qui est en haut de la photo avec un clivage net et une couleur un peu caramel, ça devrait être du clinopyroxène. Autre point délicat, la couleur orangée des présumées olivines.
  23. J'ai fait faire deux lames dans ce faciès, à seulement quelque cm d'écart, et les minéralogies sont différentes : Sur la première (SA2A), je vois spinelle, olivine et phlogopite : taille du sucre 2x3cm Sur la deuxième (SA2B), il y a phlogopite et clinopyroxène (couleur chair, je pense), des minéraux opaques mais pas de spinelle : Je n'ai pas réussi à capturer le corindon dans ces lames, mais avant de l'envoyer au labo, il y en avait un peu sous UV dans la SA2B Voici maintenant des plans larges (3x5mm, 4x3mm) de SA2A avec spinelle. Les spinelles, isotropes donc noirs en LPA, il y en a deux petits accolés à gauche de la première photo, et deux autres (dont un probablement multiple) au centre de la deuxième. La grande plage pœcilitique qui polarise en bleu métallique est de l'olivine ; je ne vois ni coloration jaune en LPNA ni macles en LPA, et je doute que ce soit une humite, mais prudence, mon expérience en la matière est limitée. Les phlogopites ont une extinction un peu onduleuse, les feuillets sont déformés, ce qui était déjà évident macroscopiquement. Et un plan large de SA2B (5x3mm), avec de gros clinopyroxène en haut à gauche et en haut à droite, et beaucoup de phlogopite ; pas très intéressante et la lame est un peu trop fine avec beaucoup d'arrachements. Faire le lien avec ce qu'on voit sur les photos d'Alex va demander du boulot. Détails suivront.
  24. Effectivement, je me régale. Merci Alex. Le graphite est une très bonne idée et c'est assez logique. Pour le sulfure (?) en pompons, je n'ai pas d'objection à la pyrrhotite, mais comme on nous a dit qu'il y pouvait y avoir du Zn dans les spinelles, il doit y avoir pas mal d'autres possibilités. Malheureusement, sur ces minéraux-là, mes observations en lame mince ne peuvent rien apporter, je n'ai pas l'équipement en réflexion. Pour les spinelles et silicates, c'est plus clair. Je reviens vers vous asap.
  25. OK, désolé je n'avais pas vu les variations de chimie, juste les polymorphes
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