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jph
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Gisement des falaises des vaches noires calvados
jph a répondu à un sujet de elasmo dans Forum Fossiles et Paléontologie
Bonjour au Forum, Je me permets de revenir sur ce projet de création de réserve naturelle sur le littoral de la Basse-Normandie qui est loin d’être clos dans la mesure où : i) l’enquête publique approche ; ii) il reviendra sur la table dans le cadre d’autres futurs dispositifs du même type dans d’autres régions et iii) il faut sans doute profiter du débat autour de ce projet pour promouvoir une approche positive et réellement active de la protection du patrimoine géologique et plus particulièrement paléontologique en développant de façon structurée la science participative dans ce domaine. Tout d’abord, les problèmes liés aux fouilles : sauvages, excessives, altérant réellement des sites de grande valeur patrimoniale, motivées par un esprit mercantile sans background scientifique,… peuvent parfaitement être gérés dans le cadre d’une législation spécifique et nuancée ne ciblant que les excès réels sur des sites paléontologiques d’importance, en somme spécifique à des sites très précis, bien délimités et non horizontales. Les autres problèmes sont gérables dans le cadre légal général : droit de propriété, mise en danger d’autrui, dégâts à des biens privés ou collectifs ou vandalisme ils ne nécessitent pas de mesures ciblant de façon méthodique et discriminatoire l’ensemble des collectionneurs considérés et traités a priori comme un bloc homogène et assimilés comme étant tous des malfaiteurs. Soutenir l’idée que l’interdiction générale de ramasser des fossiles est due à quelques excès n’est pas cohérent. C’est juste un prétexte utilisé par certains pour avoir le plaisir d’interdire même si ce peut être une solution de facilité : quelques excès locaux de fouilleurs conduisant à des mesures générales plus faciles à gérer, mais en fait sans intelligence. L’interdiction municipale de ramasser des fossiles sur l’ensemble du territoire de Montreuil-Bellay du fait de quelques trous abusifs creusés par une minorité d’irresponsables témoignent d’une certaine incapacité des autorités. L’arsenal légal existant permet de sanctionner les fauteurs de trouble sans faire du ramassage de fossiles un acte illégal, ce qui équivaut à considérer la collection de fossiles elle-même comme une activité si pas illégale en tout cas répréhensible. Faiblesse de l’autorité qui se transforme en excès de rigueur, par facilité, inculture et paresse. Et ce n’est certainement pas le cas des falaises marines ; il y a peu de fouilles sauvages dans ce contexte qui est techniquement difficile, est très visible (ce n’est pas au fond d’un ravin au fond d’une forêt loin de tout et à l’abri des regards). Des fouilles brutales de grande envergure y sont finalement peu intéressantes et sont dénuées de sens pour les collectionneurs dans des sites où la mer et les éléments fouillent en permanence (et cela avec une grande violence et une capacité d’érosion et de dégradation bien supérieure à celle de quelques fouilleurs peu scrupuleux ou déraisonnables). Dans une certaine mesure c’est également valable pour les badlands de l’Aveyron, de la Drôme ou des Alpes de Haute Provence où l’érosion est permanente. Dans ces sites la fouille sauvage sans discernement est permanente et faite par la nature elle-même. Une fois de plus il me semble que la mesure d’interdiction de ramassage de fossiles est la mesure cosmétique par excellence. Montrer du doigt un petit groupe de citoyens (les collectionneurs de fossiles) en le désignant en bloc comme malfaisant permet d’afficher une mesure soi-disant forte en ne touchant réellement pas aux groupes qui causent de réels dégâts à l’environnement. Les chasseurs, l’extraction de matériaux par dragage en mer (qui déstabilisent à grande échelle la dynamique des fonds marins et donc du linéaire côtier), la pêche industrielle intensive, l’agriculture intensive qui empoisonne la totalité des chaînes alimentaires et banalise l’environnement avec des effets désastreux sur la biodiversité (il ne faut en effet pas se faire d’illusion sur l’application réelle des mesures concernant les prairies évoquées dans un document de la DREAL, les agriculteurs font toujours ce qu’ils veulent et personne n’ose les toucher de peur de représailles). Sur le site de la DREAL (https://www.normandie.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-creation-d-une-reserve-naturelle-a4158.html) on peut lire ce qui suit : « Les principales orientations de gestion retenues sont : Le maintien de l’intégrité du patrimoine géologique et paléontologique. La restauration et le maintien des formations végétales de sommet de falaises. Le maintien de la diversité des habitats naturels. La préservation des populations d’espèces patrimoniales. » En fait la seule activité qui se retrouve limitée, drastiquement puisqu’elle est purement et simplement interdite, sur les sites en question est la seule dont l’impact sur la biodiversité est totalement marginal, pour autant qu’il existe (aspect couvert par les points 2, 3 et 4) Il y a d’autres exemples de mesures purement cosmétiques pour amuser la galerie. En Belgique, des secteurs de la Mer du Nord (en eaux territoriales belges et dans les zones attribuées à la Belgique) ont été désignés comme sites Natura 2000 d’importance européenne pour la biodiversité. Les autorités n’y prennent aucune mesure concrète de protection des fonds marins (systématiquement et continuellement labourés et bouleversés sur de grandes surfaces par le chalutage et soumis périodiquement à la pêche électrique, subissant des dépassements fréquents de quotas de pêche). Par contre, à grands renforts de conférences de presse et de communiqués de presse la pêche à la ligne par des plaisanciers a été interdite au nom de la conservation de la ressource et de l’écosystème. Pendant que l’administration contrôle et surveille de façon tatillonne quelques pêcheurs à la ligne qui attrapent quelques poissons elle n’a évidemment pas le temps d’aller voir ce qui se passe sur les chalutiers géants. Dans un de nos Parcs Naturels Régionaux, un contournement routier a été construit avec le creusement de vastes tranchées dans des couches fossilifères. Des agents de l’administration ont menacé de dresser des PV (pour « destruction de patrimoine dans un Parc Naturel » !, sans aucune base légale d’ailleurs) à des collectionneurs ramassant des fossiles de coraux dans les déblais et les fronts de taille du chantier. L’autorité publique commanditaire des travaux, les entreprises mettant en œuvre et les conducteurs des énormes engins pulvérisant et broyant le « patrimoine » n’ayant eux évidemment pas d’impact négatif. Mesures cosmétiques, pour amuser la galerie et prétendre agir, aux dépens des collectionneurs, peu nombreux et mal organisés, donc facile à montrer du doigt comme étant les « vilains ». Lorsque la DREAL et la Préfecture préconisent l’interdiction pure et simple de la collection et même du simple ramassage, en fait, et de façon sournoise, elle désigne en bloc les collectionneurs et paléontologues amateurs comme étant par définition, des malfaisants voire des malfaiteurs. Un tel amalgame pourrait relever de la loi contre le racisme, par extension de l’esprit de cette loi. La DREAL et la Préfecture pourraient dès lors être raisonnablement considérées comme en infraction, au moins moralement, et passibles de poursuites judiciaires du seul fait de l’interdiction totale visant et montrant du doigt un groupe précis de citoyens du seul fait d’une activité commune à ces citoyens. Peut-on admettre que des administrations, financées par l’ensemble des contribuables et dont la mission est de servir l’ensemble des contribuables, utilisent les moyens collectifs dont elles disposent pour mener une sorte de guerre idéologique contre un groupe de citoyens délibérément amalgamés sous le qualificatif de « pillards » dans trop de documents ? Et l’existence de la possibilité de dérogations ne les exonère pas, on sait très bien que de telles dérogations ne seront délivrées qu’à des copains et avec des délais de traitement insupportables. Si un amateur éclairé repère un os ou toute autre pièce d’intérêt qui commence à affleurer dans l’estran callovien par exemple, combien de marées et de mois seront passés avant une éventuelle autorisation de sauver ce patrimoine en l’extrayant (et dans ce cas vraiment sauvé, car seules la collecte et la mise en collections sauvent le matériel exposé sur un trait de côte en recul constant) ? Autorisation à délivrer ou refuser par des personnes n’ayant le plus probablement aucune compétence en paléontologie de terrain ni aucun intérêt pour le sujet ni de toute façon aucun background scientifique de façon générale. Mêmes personnes qui seront par contre, vu l’esprit négativiste dans lequel le texte a été concocté, biberonnées à l’idée selon laquelle un collectionneur est un destructeur du patrimoine. Par contre, en ce qui concerne le premier des quatre axes « Le maintien de l’intégrité du patrimoine géologique et paléontologique » il n’est nulle part, et pour cause, expliqué quelles mesures concrètes seront prises pour mettre fin à la destruction massive, bien réelle et quotidienne du patrimoine par les éléments naturels. L’existence de l’érosion continue et puissante n’est même pas évoquée dans les documents que j’ai pu consulter. C’est après son passage devant le « Conseil National de la Protection de la Nature » et le « Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Normandie » que l’interdiction de ramasser du matériel libéré naturellement a été intégrée. Le passage devant ces institutions de protecteurs de la nature vieux jeux et son résultat relèvent d’une confusion entre les mesures à prendre pour la préservation de la biodiversité actuelle (les êtres vivants et les biocénoses actuels) et la protection du patrimoine géologique. En conservation de la nature il est clair que des prélèvements excessifs dans des populations animales ou végétales faibles ou fragilisées peuvent déstabiliser et compromettre ces populations. C’est particulièrement le cas pour des populations de petite taille. Prélever excessivement les floraisons d’une espèce d’orchidée dans une petite population va compromettre la production de graines et, à terme, la viabilité et le maintien de cette population. Ce qui est vrai pour le vivant ne l’est pas pour des fossiles. Les fossiles présents dans une couche données le sont dans un nombre donné qui ne variera pas, ils ne se multiplient pas, il n’y a pas de renouvellement. L’ammonite dégagée sur l’estran, qu’elle soit ramassée par un collectionneur ou laissée à la merci des élément naturels, ce sera de toute façon une ammonite de moins dans le gisement. Interdire de la ramasser ne la sauve pas. Interdire de la ramasser ne la protège pas, au contraire l’interdiction est la garantie de la destruction. Le problème vient donc bien, au moins en partie, de la transposition profondément erronée de mesures, efficaces en conservation de la biodiversité vivante actuelle, à du patrimoine fossile. La disposition du texte doit être dénoncée, et nous devons la dénoncer, comme étant, en réalité et concrètement, l’organisation délibérée par l’autorité de la destruction totale du patrimoine. Le coupable de la destruction du patrimoine ce ne sont donc pas les collectionneurs mais bien l’autorité qui oblige à laisser les éléments du patrimoine livrés aux élément naturels. L’autorité se rend donc de facto coupable de vandalisme actif. La confusion est l’extrapolation de ce qui est techniquement justifiable et pragmatique en ce qui concerne des êtres vivants à du matériel fossile. Illustration supplémentaire de la confusion et du manque de clarté dans les idées et la pensée qui se généralisent avec l’effondrement de l’enseignement et de la culture (mais pas du foot pour lequel il y des milliards). Le résultat des courses est donc bien, dans ces futures Réserves Naturelles, dédiées à la biodiversité, que c’est la seule activité qui ne porte pas atteinte à la biodiversité sur laquelle on légifère en l’interdisant. Administrations et politiques ont la haine des gens cultivés. C'est pour cela qu'ils détruisent systématiquement l'enseignement et font la guerre à la science et à la culture. Un premier communiqué du Paléospace, en soutien clair et sans réserve au projet de législation, se réjouissait de la façon suivante « Le classement en réserve offre des moyens adaptés pour mettre en œuvre une gestion des milieux, approfondir la connaissance et développer la mise en collection du patrimoine géologique, complète le musée du Paléospace,… ». Il ne fallait pas s’attendre à mieux de la part d’un groupe de fonctionnaires. Interdire de collecter quoi que ce soit serait donc « un moyen adapté » pour « développer la mise en collection du patrimoine géologique », le surréalisme à l’état pur : ne pas collectionner est l’outil idéal pour développer des collections. Que « Le classement en réserve » « complète le musée du Paléospace » en dit long sur l’état d’esprit de cette institution par ailleurs rémunérée pour faire la promotion du projet. Depuis, et sans doute face à la contestation et au ridicule du projet, le Paléospace a rétropédalé dans un communiqué du 22 juin 2022. Mais trop tard, je pensais éventuellement léguer ma collection à cette institution, parmi d’autres, mais ce ne sera pas le cas. Ces gens courent à la gamelle. Leur communiqué du 22 juin contient un appel à être intégré (« Pourquoi le Paléospace n’a pas été intégré à l’un de ces deux conseils scientifiques alors que c’est la structure qui a le plus publié scientifiquement ces dernières années ? »), appel du pied à peine discret pour bénéficier de l’une ou l’autre mission bien rémunérée. Une question qui pourrait être posée dans le cadre de l’enquête publique est la suivante. « A partir du moment où tout ramassage de fossiles libérés par l’érosion est interdit aux collectionneurs, eux-mêmes souvent beaucoup plus compétents et raisonnables que les artisans des futures réserves, quelles sont les vraies mesures techniques concrètes envisagées pour « en même temps » empêcher les éléments naturels de détruire le patrimoine naturel (donc empêcher l’érosion et le retrait du trait de côte) et laisser l’évolution des sites se poursuivre de façon naturelle, cette dynamique du trait de côte étant importante pour la biodiversité des sites littoraux qui est, à juste titre, un des chevaux de bataille des futures réserves ? Nous supposons que cet aspect des choses a été étudié de façon approfondie et a reçu des réponses techniques efficaces et efficientes, même si cela ne transparait dans aucun des documents actuellement disponibles. Nous demandons clairement que ce très intéressant travail préparatoire et ses résultats soient rendus publics. » (Je guette avec intérêt la circonvolution qui servira de réponse, si tant est qu’il y ait une réponse). Une deuxième question à poser dans le cadre de l’enquête publique. « Considérant que l’activité des collectionneurs amateurs (souvent éclairés, compétents et conscients des enjeux scientifiques de certaines pièces qu’ils trouvent, voir à ce sujet le niveau remarquable de beaucoup d’intervenants sur Geoforum et l’activité de la FFAMP) permet la remontée vers les institutions scientifiques de matériel scientifique et patrimonial qui serait très rapidement détruit par l’action de la mer et des éléments naturels, son interdiction supprime de facto cette remontée. Le résultat mécanique en sera la perte totale, pour la science, de tout le matériel dégagé par l’érosion. A côté du personnel qui semblerait être déjà prévu (sous réserve de vérification) pour faire de la répression, nous imaginons que dans leur grande sagesse la DREAL et la Préfecture ont d’ores et déjà prévu le recrutement et le financement d’une équipe de fonctionnaires (réellement motivés, réellement compétents et correctement rémunérés) pour remplacer l’activité qui sera interdite aux collecteurs et observateurs bénévoles, désignés de facto comme des ignares et des malfaisants. Ce qui, dans le souci d’efficacité pour la conservation du patrimoine affiché par la DREAL et la Préfecture, implique bien entendu que plusieurs membres de cette équipe seront en permanence sur place, dans chacun des sites concernés, du lever du soleil au coucher du soleil, indépendamment des horaires de bureau et des conditions météorologiques, y compris durant les week-end et les congés annuels. Nous nous réjouissons déjà de voir les résultats positifs d’une telle équipe de choc et de haut niveau et de nous délecter des nombreuses publications scientifiques de qualité qu’elle ne tardera pas à produire sur base de l’abondant matériel qu’elle va sauver, par son labeur 7 jours sur 7, du pillage par les collectionneurs éclairés et de la violence des éléments. Pour cela nous souhaitons vivement connaître, en tant que citoyens et contribuables, les détails organisationnels et le volume des moyens humains et budgétaires d’ores et déjà prévus et inscrits à leurs budgets annuels par la DREAL et la Préfecture. Nous souhaitons également connaître les profils recherchés dans le cadre de ces recrutements, l’organigramme prévisionnel et le planning de recrutement et de lancement de l’activité. Nous espérons également que les recrutements se feront en transparence et par les voies légales. » Finalement, à part quelques mentions relevant de la cosmétique, l’éducation ne fait pas partie du projet si l’on excepte quelques visites guidées sur commande par le Paléospace, « la DREAL, qui instruit la procédure de création, s’est associée au Département du Calvados, qui intervient sur de nombreux secteurs concernés tant en sa qualité de propriétaire que de gestionnaire d’espaces naturels, pour sensibiliser le grand public à ce projet, valoriser ces sites et pour mettre en place des sorties nature ». En somme expliquer pourquoi on interdit (mais comment expliquer l’inexplicable ?) et faire quelques balades sympas, sans collecte de fossiles, pour avoir l’air de faire quelque chose. L’idée d’une science participative ou « science citoyenne » telle qu’elle est pratiquée dans de nombreux pays et de nombreuses disciplines des sciences naturelles (botanique, ornithologie, étude des papillons, étude des odonates) n’a évidemment pas effleuré les auteurs du texte. Mais peut-on reprocher à des ignares d’être des ignares ? Ici l’éducation se limite à des visites guidées. Si ça se trouve, en expliquant même que collectionner des fossiles c’est très vilain, comme le pratique la Réserve Géologique de Haute Provence. En somme, avoir une activité culturelle et/ou scientifique c’est très vilain. Et attention qu’on ne s’y trompe pas, toute l’évolution de certains esprits est claire, on va vers la généralisation du fait que collectionner des fossiles (ou des minéraux) est une activité fondamentalement mauvaise et illégale. La dialectique est souvent clairement orientée, le qualificatif de pillard étant régulièrement collé comme une étiquette infâmante sur le dos des collectionneurs amateurs. Au Royaume Uni la démarche est très différente et nettement plus intelligente. Sur des sites web dédiés ou des pages web dédiées au sein de sites web d’institutions (exemple : https://jurassiccoast.org/visit/fossil-collecting/ site du « Jurassic Coast Trust » la structure officiellement en charge de la gestion de la Jurassic Coast, site du Patrimoine Mondial) on trouve : les listes et localisations précises des sites où il est possible de collecter des fossiles ; les conseils sur la façon d’aller en collecte ; les conseils de sécurité ; les avis sur le type de public con cerné (genre : facile pour les enfants, dangereux et nécessite un équipement spécial, …) ; une mise en contexte géologique ; l’outillage nécessaire ; les trouvailles possibles, les limitations légales locales ; et aussi des recommandations sur l’intérêt de signaler à un musée local ou à une université des trouvailles sortant de l’ordinaire. L’usage d’outillage léger n’est pas proscrit. C’est une approche pas du tout répressive ni négative. Au contraire on explique où, quand et comment chercher des fossiles et lesquels mais aussi que ce qu’on trouve, entre des banalités, peut parfois avoir un réel intérêt scientifique et que dans ce cas il faut « faire remonter » la pièce. Cette approche reconnaît avec bon sens que ce qui n’est pas collecté est perdu à coup sûr et organise consciemment la « remontée » des pièces d’intérêt scientifique. Le Jurassic Coast Trust a même, en temps plein, un « Jurassic Coast Fossil Warden » qui va à la rencontre des personnes qui cherchent des fossiles sur le terrain. Il leur donne des tuyaux sur la façon de chercher et de trouver, en même temps les conscientise sur l’intérêt potentiel que peuvent avoir certaines pièces et regarde ce qu’ils ont déjà trouvé pour les orienter et éventuellement leur indiquer que ce qu’ils ont trouvé est digne d’intérêt scientifique. N’est-ce pas plus intelligent que de rémunérer du personnel pour simplement faire la chasse aux collectionneurs ? Dans un tel contexte il y a évidemment du matériel qui se perd : destruction par l’érosion (cas largement dominant) ; ramasseur lambda qui ne se rend pas compte de l’intérêt d’une pièce qu’il vient de ramasser ; collectionneur qui connaît l’intérêt mais se la garde sous le coude ; mercantis (mais ils sont peu nombreux en réalité car c’est très peu rémunérateur contrairement aux légendes urbaines à ce sujet) ;…. Mais, avec une interdiction absolue de ramasser ce sont 100% des pièces qui se perdent à coup sûr. Promouvoir systématiquement et activement une telle approche, via Geoforum, la FFAMP et les nombreuses associations et clubs régionaux serait une réponse beaucoup plus efficace, positive et constructive que la simple opposition, au cas par cas, à des projets successifs qui érodent progressivement et sournoisement la possibilité d’exercer notre passion et la contribution réelle qu’elle apporte à l’avancement des sciences. Pensé et organisé en tant que tel, le développement de la science citoyenne dans le domaine de la paléontologie et de la minéralogie est la meilleure réponse aux nuages noirs qui s’amoncellent. Il faut le faire de façon structurée avec les scientifiques éclairés, comme Eric Buffetaut et élaborer un vrai projet, avec un vrai projet éducatif porté par les pouvoirs publics, je sais je rêve, le foot c’est beaucoup mieux. Le reste, pétitions et autres, sans être inutiles et qui doivent bien sûr être faits, risque de n’être que des combats d’arrière-garde. Et n’oublions pas cette petite provocation : c’est un amateur qui a construit l’Arche de Noé et des ingénieurs de haut niveau qui ont construit le Titanic. Apparemment pour certains c’est incompréhensible mais ils trouvent que c’est génial de décider, dans leur petit coin, que pour une bonne sauvegarde du patrimoine, 100% du patrimoine doit être détruit. Jph Docteur en botanique et conservation de la nature (titre de la Thèse de Doctorat : « Bases écosystémiques (biogéochimiques) de la gestion conservatoire et restauratoire des prairies semi-naturelles de la Fagne-Famenne et de la Lorraine belge. ») Membre fondateur, en 1972, du « Groupement des Jeunes Protecteurs de la Nature-GJPN », actuellement toujours actif sous le nom de « Jeunes et Nature ». Membre fondateur des « Réserves Naturelles – RNOB » devenues ensuite Natagora. Fondateur du Réseau Idée (Réseau d’Information et Diffusion en Education à L’Environnement). Anciennement : Membre du Conseil Supérieur Wallon de la Conservation de la Nature Membre du Conseil Supérieur Bruxellois de la Conservation de la Nature Membre du Conseil Wallon de l’Environnement Membre du Conseil Bruxellois de la Politique Scientifique Chargé de mission Conservation de la Nature et Education à l’Environnement à Inter-Environnement Wallonie. Directeur Général des « Réserves Naturelles – RNOB », devenues ensuite Natagora, la principale ONG belge francophone de conservation de la nature, propriétaire et gestionnaire de nombreuses réserves naturelles. Auteur de nombreux plans de gestion de réserves naturelles. Expert auprès de l’Union Européenne pour l’encadrement et le suivi de la mise en œuvre de programmes de conservation et restauration de patrimoine naturel (projets LIFE – Nature). -
fossile de serpent ou sculpture????
jph a répondu à un sujet de juan144 dans Demandes d' identification de fossiles
Personne pour fermer le fil? jph -
Préparation bloc Bajocien inf.
jph a répondu à un sujet de EK80 dans Forum Fossiles et Paléontologie
Superbe, Bravo, jph -
Identification pierre avec cristaux blancs
jph a répondu à un sujet de arno75 dans Demandes d' identification de minéraux
Comme Le Sablai, C'est clairement du quartz jph -
Merci Le Sablais. J'ai été y faire un tour. Délicieux, Belle journée à vous, jph
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Excellent, j'ai eu bon. Merci pour ce beau moment. jph
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D'accord avec jjnom c'est à peu près ce que je voulais dire en écrivant "couche détachée d'une concrétion". Icetea piste intéressante mais les nodules pyrités c'est toujours du côté Blanc Nez (albien) que j'en rencontre. Je n'en ai jamais rencontré au Gris Nez. Attendons des photos plus nettes et plus précises. jph
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Bonjour, Certainement pas œuf de dinosaure dans ce site. Par contre pour dire exactement ce que c'est c'est moins évident. Peut-être simplement une couche détachée d'une concrétion. Des photos nettes de détails de la face externe (convexe), de la face interne (concave) (en particulier les différentes taches blanches) et de la tranche aideraient peut-être des connaisseurs du site. Belle journée à vous, jph
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Merci pour le partage, jph
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Identification d'une pierre noire grumeleuse oxydée
jph a répondu à un sujet de Calade dans Demandes d' identification de minéraux
Bonjour, Falaise crayeuse près de Calais c'est donc le Blanc-Nez. En fait ces concrétions y sont fréquentes. Elles résultent, au cours de l'évolution du sédiment, de la recombinaison du fer et du soufre en milieu réducteur (absence d'oxygène). En d’autres termes elles ne se sont pas déposées en tant que telles en même temps que le sédiment, elles se forment après formation du dépôt sur base du fer et du soufre présents initialement à l'état dispersé dans le sédiment. Cordialement, jph -
Identification d'une pierre noire grumeleuse oxydée
jph a répondu à un sujet de Calade dans Demandes d' identification de minéraux
Bonjour, C'est un nodule de sulfure de fer. Pyrite ou marcassite difficile à dire sur base de ces photos (la différence est le mode de cristallisation: cubique pour la pyrite et orthorhombique pour la marcassite). Belle journée à vous, jph -
Silex ou chert siliceux, en tout cas une concrétion siliceuse. Cordialement, jph
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Sahara sea monsters exhibition at Stenberg museum in Hays kansas
jph a répondu à un sujet de jnoun11 dans Geology, mineralogy and paleontology
Merci Jnoun, Cordialement jph -
Bonjour, C'est du silex. Pas du tout la structure radiée d'une bélemnite. Belle journée à vous, jph
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Identification d'une pierre qui fait penser à une griffe - Gironde Créon
jph a répondu à un sujet de DanBa dans Demandes d' identification de fossiles
La sagesse des commentaires m'étonne, particulièrement par rapport à la première photo de la série... OK, je sors. jph -
os ou vertèbre inconnue de l'Yprésien du Bassin Parisien (France)
jph a répondu à un sujet de elasmo dans Demandes d' identification de fossiles
Si Elasmo ne trouve pas, qui peut trouver? Bonne soirée, jph -
retour au pays de fossiles exportés illégalement
jph a répondu à un sujet de fossilo19 dans Conférences, sorties, voyages, expositions,...
J'aime le titre "fossiles préhistoriques", les journalistes toujours au top. Par ailleurs on peut s'interroger sur ce qui va vraiment arriver à ces fossiles quand on repense au sort du Musée National du Brésil, totalement détruit par un incendie en 2018 avec les 20 millions d’objets de ses collections pour cause vétusté, manque d'entretien et équipement anti-incendie dérisoire. Belle journée au forum, jph -
Les compétences d'Elasmo me soufflent toujours. Merci d'être là et de contribuer si souvent, jph
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Bonsoir Charo, Merci pour ce partage, J'ai enregistré et sauvegardé. Pour qu'un jour il en reste au moins une trace. Qui parle encore de tous ceux qui furent actifs, généreux et dévoués et sont partis sur la pointe de pieds? Nous devrions plus penser à cet aspect humain des choses. Géoforum pourrait être le réceptacle/la mémoire, sous une forme ou une autre, de ceux qui ont été compétents, actifs, généreux, participatifs, contributeurs positifs (réguliers ou moins réguliers). La recherche et l’archivage de documents, comme le lien fourni par Charo, seraient une des sources parmi d'autres. En y ajoutant tout ce que les disparus on publié, papier ou en digital sur des forums, les expos auxquelles ils ont contribué, les animations et visites guidées qu'ils ont organisé et assuré, ... le champs est vaste, tant est vaste le champs d'action des amateurs en minéralogie et paléontologie. Perso je n'ai pas les compétences pour créer une telle "section" au sein du forum. Mais ce serait sans doute très bien d'avoir un fil général dans lequel serait mis en valeur tout ce qu'ont fait et apporté ceux qui sont partis fouiller ailleurs pour toujours. Sans eux nous ne serions pas bien avancés, pourquoi les effacer? Nous ne sommes morts que quand plus personne ne pense à nous. La liste est longue de Hallucigenia à Philou en passant par Kekefossiles et Paleoman et tant d'autres. Belle soirée à tout le forum, vous êtes une "bande" formidable, jph
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Triste nouvelle en effet. De telles disparition laissent de vrais vides dans notre petit monde de fossileux et caillouteux. En personne je ne l'ai jamais rencontré mais nous avions échangé différents messages dans un esprit très positif. Une personnalité attachante et son travail avec les enfants dans "la p'tite classe" témoignait d'un engagement, d'une ouverture d'esprit, d'un vrai dévouement et d'un esprit de partage. Comme le souligne Charo, un passionné aussi du "Poitanjou". Une pensée émue et mes condoléances à sa famille et à ses amis à qui il manquera assurément. jph
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Identification et localisation
jph a répondu à un sujet de Mlekyou dans Demandes d' identification de minéraux
Bonjour, La deuxième sans doute pyrite. On distingue des cristaux qui semblent bien être dans le système cubique. Belle journée à vous, jph -
Joli bloc, Un petit passage au vinaigre concentré, genre "vinaigre blanc le moins cher possible" dans n'importe quelle grande surface, lui donnera plus de couleurs. Bon rinçage après pour éviter les odeurs "vinaigre" qui perdurent. Bonne soirée, jph
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Fossile jurassique ?
jph a répondu à un sujet de Tommy76 dans Demandes d' identification de fossiles
OK avec Elasmo, jph -
Merci Trenen, Remarquable et le lien est très riche en informations. Et dans ce cas il y a une vraie protection du site. Pas une "protection" interdisant simplement de prélever des pièces dégagées par l'érosion et condamnées à être détruites en peu de temps par les éléments. Je pense aux sites où l'utilisation d'outillage "lourd" (interprétation laissée aux agents verbalisant comme au Cap Blanc Nez) est interdite ce qui risque d'être bientôt aussi le cas pour la côte jurassique de Normandie. Bien à vous, jph
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En tout cas ça a de la g..... jph


