Il y a en effet a peu près toutes les combinaisons possibles entre arseniates, sulfo-arséniates et sulfures de Co, Ni, Fe, seuls ou en solutions solides dans ce gisement.
Dans les années 1975-80 ou j'y ai trainé, les déterminations minéralogiques se faisaient sur section polie, avec l'aide du grand maitre Paul Picot et du MEB du BRGM. Donc pas beaucoup de points de comparaison avec la microminéralogie, malheureusement...
Comme dans tout gisement polymétallique, il y a des paragenèses primaires (de relativement haute température, disons mésothermales) et des paragenèses secondaires (dont l'erythrine). Un point assez marquant est que la répartition des arseniates, sulfo-arséniates et sulfures dans le gisement n'est pas quelconque : elle parait étroitement liée à proximité des serpentinites. La plupart des corps minéralisés se trouve dans des contacts entre serpentinites et d'autres roches (diorites quartziques a Tarouni, vulcanites acides a Tamdrost) et nous y avions relevé des zonations assez systématiques : skutterudites (arseniates) du coté du matériel ultrabasique, sulfures du coté des roches acides, sulfo arseniures entre les deux... Avec une zonation minéralogique assez similaire en ce qui concerne la gangue silico-carbonatée. Bref, l'impression d'avoir affaire a un gisement de contact basique-acide ou le gradient chimique (le pH) contrôle peu ou prou la minéralogie.