Je suis retournée à l'ancienne carrière de pegmatite qui m'a offert le spécimen de quartz fumé en page 11 du présent fil. 23 ans ont passé sans que j'y remette les pieds. Première surprise: l'endroit autrefois si effacé, sur le point de disparaitre du paysage, a été copieusement retourné récemment, avec en plus un trou de plus d'un mètre de profondeur - un terrier instable et dangereux- foncé en plein milieu des vieux déblais et l'arène granitique de la carrière. Seconde surprise: j'y ai retrouvé du quartz fumé de la même facture que mon vieux spécimen, dans les rejets de ces "creuseurs fous".
Etait-ce donc ça qui était recherché ? Pourquoi faire de tels dégâts et courir le risque de tout se prendre sur la g... ? Assez consternant de stupidité (je pense à un mot moins poli).
Ces pièces ont été pignées, mais elles présentent ces quartz torturés étranges, comme des lattes hexagonales empilées ou emboitées les unes dans les autres. La croissance épitaxique du quartz sur l'orthose est peu apparente, mais la couleur fumée à morion est bien présente. Et toujours, ces hachures, entres lesquelles le quartz a cristallisé en peigne.
Un spécimen de 17 X 13 cm, ingrat dans l'ensemble, mais avec des zones intéressantes et épargnées par les chocs:
Une autre avec un recouvrement partiel d'oxydes de fer:
Un minéral noir très dur (>6) à aspect de concrétion recouvre certains cristaux. Je penserais à des oxydes de manganèse mêlés ou recouverts de calcédoine ou opale.
Je préfèrerais ça à de la pechblende... Si c'était cette dernière, je suppose que le quartz serait bien bronzé au contact et aux abords, ce qui n'est pas spécialement le cas. Quelques très rares écailles d'autunite, minuscules, sont uniquement révélées aux UV, surtout sur l'orthose, au revers des pièces.