Merci @elasmo, c'est 36 ans de réflexion pour ces trigonies ...
L'idée dans l'immédiat c'est de retrouver le tour de main. Un peu comme en joaillerie, si on s'arrête de pratiquer c'est tout un apprentissage à refaire. Ce n'est pas comme savoir nager ou faire du vélo...
J'ai conservé une douzaine de bruts des Vaches Noires à dégager, du bon boulot en perspective. En plus de la reprise prévue de certaines pièces, parmi mes premières belles trouvailles, au dégagement largement perfectible. Le plus dur, je le garderai pour la fin: c'est une Kosmoceras sur bloc des Marnes de Dives avec des zones fortement indurées, difficulté ardue compte-tenu de la complexité et la finesse de l'ornementation. A l'époque j'avais commencé, puis renoncé.
Un bloc contenant une Parawedekindia arduenense m'a bien occupée ce week-end, et m'a permis de me re-familiariser avec la consistance particulière de l'Oolithe de Villers et surtout, la présence très fréquente d'épibiontes soudés sur les coquilles ( ). Comme pour la Myophorella, c'est uniquement un dégagement à l'aiguille et au scalpel sous microscope binoculaire, après un dégrossissement prudent de la face choisie avec un petit marteau et une aiguille de cordonnier.
Le bloc brut (l'ammonite se devine en haut):
Les côtes ventrales de la bête émergent naturellement du bloc, elles sont très fragiles.
C'est la face qui est choisie, la part de bloc à enlever est en-dessous de la partie apparente de l'ammonite.
Après dégrossissement de la face, la forme spiralée émerge peu à peu :
Etat ce matin:
Etat ce soir:
Les soirées à venir (plus détendues maintenant que le gros oeuvre est fait) seront occupées à paufiner le nettoyage: des marnes sur la costulation, de l'ombilic, du pourtour extérieur. Je renonce à enlever le paquet de vers marins incrusté en bas à droite sur l'ammonite, trop risqué et pas embêtant.