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icarealcyon

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À propos de icarealcyon

  • Date de naissance 03/03/1961

Profile Information

  • Genre
    Femme
  • Lieu
    Lozère, France
  • Intérêts
    Paléontologie des vertébrés (ère secondaire) -Techniques de préparation et de conservation - Falaise des Vaches Noires - Toarcien caussenard - Minéralogie et paléontologie de France, Madagascar, Congo, Namibie - Ambre crétacé Birman - Météorites.

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  1. Bonjour Gryph, super les paroniceras et oxyparoniceras. Ce qui m'impressionne chez ces deux genres, en plus de leur profil unique, c'est la régression observable de la suture. J'aurais toutefois un petit doute sur les spécimens 7, 8, 9 et 10. Ils sont très juvéniles donc je peux me tromper, mais un exemplaire au moins possède sa chambre d'habitation: le 10, et pour moi, il appartient au genre voisin nain onychoceras (forme differens-tenue). Ces minuscules ammonites sont effectivement difficiles à distinguer des jeunes paroniceras (souvent déjà un peu plus renflés à ce stade de croissance) et elles se rencontrent dans les mêmes niveaux. A la différence des paroniceras, ils présentent souvent la chambre d'habitation et surtout possèdent des côtes plus ou moins émoussées. Pour oxyparoniceras, deux espèces sont reconnues actuellement: O. telemachi à carène marquée, tranchante, et O. suevicum où elle est plus émoussée, contribuant à un aspect plus globuleux. Demain, je vais faire une planche illustrant les différences qui peuvent être rencontrées, visibles surtout sur la tranche. Le pseudo-test est parfois présent sur certains individus de paroniceras et oxyparoniceras: on voit qu'il est couvert de fines stries serrées, qui rappellent un peu l'ornementation du test des phylloceras.
  2. icarealcyon

    Provenance d'une fluorine ?

    A propos de la variété de la fluorescence, j'ai trouvé ceci...https://www.fluomin.org/uk/fiche.php?id=29
  3. icarealcyon

    Provenance d'une fluorine ?

    Merci pour cette identification bien étayée Jojo38 ! La personne (anonyme) qui a constitué cette collection entre les années 50 et 80 a dû aller collecter au Mexique, par elle-même ou en achetant des spécimens aux mineurs, ça parait de plus en plus évident au vu du nombre de pièces comparables. Le nettoyage d'origine de ces pièces était resté très sommaire, pas des spécimens de bourse minéralogique ! L'aspect de certains minéraux annexes (le quartz, la calcite) et la même argile plastique donnent quand même l'impression d'une parenté du gros bloc incolore (qui devient plus jaune à la lumière artificielle comme je l'ai constaté hier soir) avec la petite bleue. Peut-être un autre filon aux cristaux moins typés dans la mine de Naica, ou un autre site mexicain à la géologie comparable. Je vais chercher en ce sens. La couleur de fluorescence intense du bloc est vraiment peu ordinaire, cela pourrait éventuellement constituer une piste. J'en étais encore, il y a peu, au stade où pour moi une fluorine était fluorescente en bleu ou sinon, non... Les 2 El Tule identifiées plus haut sont rouge magenta, et cette dernière est blanc-jaune vif
  4. Bonjour Gryph, Non, ce sont bien tous, d'après moi, des Polyplectus discoïdes. Ils admettent une petite marge individuelle dans le renflement de la coquille, dans la densité de costulation (qui reste toujours très nombreuse et très serrée). On peut observer à l'occasion une légère tendance à la fasciculation de la base des côtes autour de l'ombilic, une vague ondulation des flancs (1,2,3,et surtout 9 sur ta planche). Tous ceux trouvés dans le Toarcien supérieur sont groupés dans P. discoïdes, pour une fois c'est simple comme bonjour ! Mais...(évidemment il y a un "mais" !) de rarissimes formes ont été rencontrées dans le Toarcien moyen des Grands Causses. L'aspect de ces polyplectus de la z. à bifrons et variabilis est décrit dans le tome 2 du Club Millavois de Géologie: ils sont relativement plus épais, avec des côtes plus larges et moins nombreuses que le P. discoïde classique; la forme trouvée dans la z. à variabilis présente une tendance à la fasciculation des côtes/flancs légèrement ondulés. L'ennui, c'est que des formes correspondant exactement à ces critères se trouvent également dans le Toarcien supérieur. Comme le rappelle le Club Millavois de Géologie, tous les intermédiaires s'y trouvent aussi (en Lozère, on en trouve de la sous-zone et horizon à thouarsense (obs personnelle) jusqu'au sommet de la Z. à aalensis (d'après R. JATTIOT et V. TRINCAL (2015). Dans les années 80, Jean GUEX avait mentionné l'existence de formes "T. moyen" de polyplectus dans la province méditerranéenne (Tyrol, Maroc, Portugal) rapportés à Polyplectus pluricostatus. Mais plus récemment, d'autres auteurs (JIMENEZ et RIVAS (1992) et KMENT (1998) considèrent que pluricostatus n'est qu'un variant de P. discoïdes, qui aurait donc connu une assez grande "longévité" (pour le Toarcien ) En résumé, ce sont des P. discoïdes aussi, facile pour la carte d'identité ! Donc, si les spécimens de polyplectus sont découverts dans un fond de ravine, tout en bas, dans un gisement couvrant tout le Toarcien, le doute sur leur niveau d'origine peut avoir un sens, à défaut de leur identité. Pour ma part, depuis 1986 et mes débuts dans les Terres Noires aveyronnaises, je n'en ai jamais trouvé en place dans le Toarcien moyen. Ce sont vraiment, on peut l'affirmer, des individus rares.
  5. icarealcyon

    Provenance d'une fluorine ?

    Bonjour à tous, l'enquête sur la (les) provenance(s) de ces vieilles fluorines orphelines progresse: pour certaines, elle parait même bouclée . Pour le spécimen 1, j'ai poussé ma vieille bino russe et mon éclairage dans leurs derniers retranchements Excellent exercice, riche d'enseignement ! Je croyais qu'il n'y avait pas grand'chose... finalement il y a beaucoup de monde au revers de cette petite fluo bleue, tout est question d'échelle ! Je n'ai pas su mettre en évidence de la blende telle que je la reconnais d'habitude visuellement. Je me base sur le fait que le minéral métallique noir présent en grains ne montre pas de réflexions internes sur de très fins éclats détachés, ils restent complètement opaques. Ces éclats ont une cassure quelconque, pas de clivage. On dirait la cassure de la pyrite. De même, je ne suis pas arrivée à mettre en évidence de la galène de manière certaine. A un endroit peut-être, profondément corrodée, noyée dans des produits à éclat vitreux... Par contre, il existe des petites cavités, tapissées de cristaux gris/crème (cérusite/ anglésite ?) qui pourraient éventuellement correspondre à des cristaux de galène disparus. Mais surtout, j'ai observé au moins un cristal tétraédrique net très allongé, dégagé sur toutes ses faces, et du coup je me suis rendu compte que ce que je décrivais plus haut comme: est en fait la même chose, et ce n'est pas tant gris-noir que bronze plus ou moins foncé. Une autre fluo polysynthétique présente beaucoup de points communs avec cette petite bleue, et je pense donc qu'elles proviennent du même gisement. Même éclat vif de surface des cristaux, même argile plastique ocre extrêmement tenace ou indurée sur certains cubes, présence de calcite en enduit partiel, même cristaux de quartz hyalin en prismes allongés couchés. Je ne l'ai reçue qu'hier. La couleur réelle est plutôt incolore, pas jaune comme sur ma photo (la faute à mon APN, au soleil oblique, ou sa fluorescence ). Présence de cristaux systématiquement en briquets, incolores, posés partout sur la masse polysynthétique (plus de 3 kgs...et entièrement flottante) Il existe des nuages de toutes petites taches violet-bleu incluses, presque en surface, d'un côté de la pièce. A la bino: inclusions fluides allongées, chacune avec bulle, en profondeur dans la fluo ; très rares inclusions de sulfures en grains arrondis. Il n'y a pas de telles inclusions dans la fluo bleue, qui est gemme à part quelques rares voiles. En surface, certaines plages de cristaux en prismes allongés incolores ne sont pas du quartz, mais seraient gypse ou célestite. Au-dessous du bloc, une très petite cavité (5 mm) est tapissée de barytine lamellaire blanche, avec minéral noir en grains brillants en enduit partiel. Et là où j'éprouve ma plus grosse surprise, c'est sa réaction aux UV: un blanc-jaune très fort, bien rendu sur mes photos ! Je suis perplexe ! La pièce 1 présente pour sa part une forte fluorescence bleue indigo.
  6. icarealcyon

    Introduction aux requins fossiles et actuels

    Merci pour cette belle synthèse Elasmo !
  7. Mon p'tit Noël : une pièce malgache, Mandronarivo, province de Toliara. A la lumière solaire, la surface et surtout les arêtes des cubes présentent une fluorescence bleue qui magnifie le vert émeraude profond. En vrai, elle est plus intense que sur ma photo. De même, comme pour beaucoup de fluo, je n'arrive pas à rendre sa couleur de fond réelle avec mon Canon.
  8. Certains gastéropodes recouvrant leur coquille avec leur manteau quand ils sont actifs n'ont pas de périostracum mais une couche de nacre à la surface du test (pas irisée et aragoniteuse, c'est vrai) les Cypraeidés, les Ovulidae, les Olividae...
  9. pyb vainqueur de la course à l'identification d'un phylloceratidae bien peu ordinaire
  10. Il me manque la taille des spécimens pour être tout à fait sûre de mon avis, mais s'ils sont égaux ou supérieurs à 4 cm de diamètre, alors d'accord avec votre typologie, à 100%. C'est du très très rare ! Merci pour le lien !
  11. icarealcyon

    Rumbo al Sur

    + 1 pour les inclusions de fines baguettes de schorl. Peut-être d'autres surprises à venir, pas encore visibles sur ces magnifiques quartz. Merci Antakari de nous faire superbement partager cette aventure al Sur !
  12. icarealcyon

    Les plus beaux faux spécimens minéralogiques

    Je n'en sais fichtre rien. Il y a substance ionisante et substance ionisée, ok. Mais ce que je sais, c'est que la DCCRF a enquêté sur le cas de ces topazes bombardées à la fin des années 90. Apparemment la radioactivité" résiduelle" (sic ) constatée sur certaines pierres serait liée au mode d'irradiation, cf tableau suivant https://www.gems-plus.com/articles/topaze-traitements.html
  13. Pour les besoins de ce topic, j'ai trié mes phylloceratidae (je ne saurais assez vous remercier, vous tous contributeurs, pour m'avoir donné l'impulsion nécessaire à ce classement/rangement de ouf Voici donc mes meilleurs spécimens de phylloceras heterophyllum. Ils proviennent, pour les plus grands individus, des deux zones les plus susceptibles d'offrir plus de spécimens: zone à bifrons, et zone à thouarsense (horizons doerntense à fallaciosum et sûrement également au-delà, Jjnom), sans que je puisse détecter de notable différence morphologique. J'ai recherché sur ces individus les caractères présentés par Gryph sur un de ses spécimens, conduisant à faire le rapprochement avec C. thevenini (sillons très effacés sensibles surtout sur le pourtour ombilical) Je n'ai pas d'équivalent. Deux spécimens présentent de vagues sillons ou dépressions sensibles surtout vers l'extérieur du tour: le quatrième de la ligne du haut en partant de la gauche, et le premier à gauche de la ligne d'en dessous, mais ça n'en fait pas des calliphylloceras. Un zoom sur un petit individu présentant une belle épigénisation de la coquille Mes calliphylloceras présentent une certaine variation individuelle dans la profondeur du sillon et le renflement de la coquille, sans que ce soit lié à une évolution dans le temps. Conservatrices ces bestioles...Mais avec elles, j'ai retrouvé une drôle de bébête que j'avais un peu oubliée. D'après mes souvenirs, elle est du Toarcien moyen, sommet z. à bifrons/base de la z. à variabilis. Je vous la présente, si quelqu'un a une idée...
  14. Rien n'est simple ici ! c'est pourquoi j'ai présenté d'abord un hildoceras "fin de race" du sommet de la z. à bifrons, et ensuite des bien classiques de la zone moyenne, la différence ressortant davantage aux yeux. Entre ces deux horizons, la faune de bifrons présente de nombreux individus couvrant tout le spectre entre quadrata et angustisiphonata, avant de passer à semipolitum, la tendance "dominante" allant vers moins de formes évolutes et puissamment sculptées, et plus de formes plates, tendant à l'involution et au déplacement du sillon du tiers interne vers le milieu du flanc...Mais tout ce petit monde coexiste un bon moment dans sa diversité, surtout sensible chez les juvéniles. Il n'y a pas très longtemps, j'ai vu un grand individu hélas déjà trop corrodé, présentant cette magnifique morphologie quadrata dans un niveau élevé, où il n'y avait pratiquement plus que des formes plates et involutes. Je me suis dit, "Comme quoi, ils existaient encore !" Oui mais c'était la fin, et pour les autres elle approchait aussi .
  15. Voici maintenant une planche de juvéniles récoltés dans la zone moyenne à bifrons pour les trois rangées du bas, illustrant leur polymorphisme, et l'individu isolé en haut a été récolté dans l'horizon à semipolitum .
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