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Livre sur les minéraux français
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icarealcyon

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    Paléontologie des vertébrés (ère secondaire) -Techniques de préparation et de conservation - Falaise des Vaches Noires - Toarcien caussenard - Minéralogie et paléontologie de France, Madagascar, Congo, Namibie - Ambre crétacé Birman - Météorites.

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  1. Le pire, c'est que j'ai ce numéro, et je me suis régalée à le lire quand je l'ai reçu, mais je n'avais pas encore fait le lien. Merci Gaël ! En tout cas, sur l'article en ligne on peut zoomer sur les photos. Exemple (on pouvait zoomer encore plus, mais il a vraiment une bonne tête !) : Donc, j'ai plus que certainement du Pachycormus, et dans les 2 lots. Hier soir, j'ai repris tous les fragments qui se sont séparés, effrités, etc... au premier nettoyage de la seconde lumachelle pour les nettoyer à leur tour. J'y ai déjà repéré 8 nouvelles dents, et ce n'est pas fini . C'est un tout autre boulot que de trier les ammonites ! Je n'ai jamais eu affaire à des micro-fossiles de ce type et de cet intérêt. Il importe de faire les choses sérieusement. Déjà, il me faut impérativement trouver une méthode de classement efficace (et le rangement, je ne suis pas très douée pour ça). La grande majorité des dents étant à peine visibles à l'oeil nu, j'ai marqué l'emplacement de celles repérées avec une touche de feutre bleu à proximité. Je vais conserver les pièces stockées par lumachelle d'origine, identifiée (site-horizon) puisqu'elles proviendront de gisements et niveaux différents. Déjà ça. Après ça se complique. S'ajoute le fait que les autres vestiges présents sur ces mêmes cailloux sont tout aussi intéressants (il y a en effet sûrement des plaques d'astéries). Donc à la base il faudrait commencer par numéroter et répertorier chaque morceau, avec photo. Puis le recours à la photo systématique des inclusions apparait incontournable pour s'y retrouver, et essayer de regrouper les dents, les radioles et plus généralement chaque catégorie identifiable par types, etc...avant de pouvoir se risquer à analyser les ensembles. Bref, rien que du bonheur
  2. Je ne l'avais jamais observée à ce niveau de détail. Vive la cardabelle (ou le baromètre des bergers) !
  3. Bonsoir à tous, voici ce que j'ai réussi à photographier (avec mon portable à un oculaire de la bino) parmi les micro-dents fossiles (de moins d' 1mm à 3,5 mm de hauteur pour la plus grande) observées dans cette lumachelle, située un peu plus haut que la précédente dans la série des marnes toarciennes: partie moyenne de la zone à variabilis. Si on la compare à la première, les restes de bivalves et gastéropodes y sont beaucoup plus petits, fragmentés et roulés; il y a de nombreux micro-coprolithes de poissons (rares dans la première lumachelle). Du moins, je suppose que c'est la nature de vagues petits objets cylindriques plus ou moins phosphatés, ocre pâle. Les bélemnites, le bois carbonisé et les dents broyeuses de macromesodon sont présents en quantités équivalentes. Les dents d'actinoptérygiens et de chondrostéens me semblent un peu plus fréquentes: 16 exemplaires, repérés à la surface d'une trentaine de fragments ramassés. Ces morceaux de lumachelle mesurent entre 3 et 10 cm de long, pour 5 à 20 mm d'épaisseur. Les radioles d'oursins y présentent des longueurs conservées parfois supérieures au premier gisement : on arrive à 2 cm ! La surface de ces radioles présente une ornementation très variée .Il n'y a aucun grain de quartz roulé. Comme pour la première lumachelle, les dents se repèrent au premier abord par la vive brillance de l'émail. Et une radiole d'oursin à la surface pour le moins rugueuse....
  4. C'est en effet la meilleure recette car ces cailloux gris sont friables et fragiles. Ils se délitent avec de nombreuses passées marneuses. Je connais à ce jour une bonne dizaine de ce type d'affleurement, situés dans différents horizons, aujourd'hui seulement deux explorés spécifiquement pour ces dents et les deux montrent déjà des différences. C'est un vaste sujet....je pense pouvoir poster ce soir les images de ce que j'ai trouvé dans la seconde lumachelle.
  5. Bonjour à tous, merci pour votre intérêt ! Et vos précieuses informations . La "vision" que je me faisais de cette mer des Causses se trouve bouleversée par ces trouvailles. La présence d'oursins de différentes espèces, les squales, les actinoptérygiens à priori très variés... Hier, j'ai été échantillonner rapidement une autre lumachelle située dans un niveau différent (z. à variabilis, la première étant située dans la z. à bifrons et à 2 km de distance). Je suis passée un nombre incalculable de fois à côté, sans soupçonner son intérêt. A première vue, elle contient également des dents, des piquants d'oursins en fragments plus allongés, des bélemnites et des fragments ligneux, mais aucun grain de quartz et les coquilles de mollusques sont beaucoup plus fragmentaires et usées. Les dents par contre ne montrent pas ou très peu d'usure, à part la racine corrodée. Je vais trier les morceaux à la bino, et vous présenterai les photos de ces nouveaux spécimens dès que ce sera fait. Voici des photos de cette seconde lumachelle en place (niveau "caillouteux" gris-beige au centre de la première image) Lumachelle associée à du bois flotté A propos des fossiles ovales pour lesquels Gaël penche pour Macromesodon et Elasmo des ostracodes, j'ai réussi à prendre en photo un revers d'un de ces objets. et deux autres, qui montrent un petit rebord sur le pourtour. Cela aidera peut-être à trancher. Ils sont infiniment plus nombreux dans les deux lumachelles échantillonnées que les dents de poissons, rapport de 10 pour 1 au minimum ! Dire que je suis enthousiaste est un mot faible . Une nouvelle possibilité de recherche se présente à moi. Elle possède beaucoup d'avantages, et même, ce qui n'est pas négligeable, physiquement parlant, car la récolte de ces échantillons demande peu d'efforts. A mon âge, je ne peux plus faire le dahu comme à 20 ans. Il n'y a qu'à se baisser, mais c'est justement ça qui est parfois difficile !
  6. Ce contraste de couleur à la pointe est visible sur plusieurs dents simples. Je pensais à une usure de l'émail, mais c'est une possibilité qu'il y ait des dents d'actinoptérygiens dans cet ensemble. La dent à pointes multiples présente elle aussi cette couleur différente aux pointes. Chez d'autres spécimens, la couleur de l'extrémité reste identique, mais devient translucide. L'absence d'écailles ganoïdes dans cette lumachelle est étonnante au regard des autres vestiges conservés, mais je n'ai certainement encore fait le tour complet de ce qu'il y a à découvrir.
  7. Ces lumachelles ouvrent une fenêtre unique sur une faune présente dans cette mer toarcienne des Causses, dont les vestiges sont apparemment absents des marnes noires "normales", ou tellement diffus dans la masse qu'ils passent parfaitement inaperçus. Comme le souligne à juste titre Caterpillar, ces micro-fossiles sont des plus discrets. Les oursins sont remarquablement absents parmi les fossiles ordinaires de ces terrains. Les dents, qu'elles soient de poisson, de squale ou de reptile marin, manquent à l'appel. La plus grande dent ci-dessus (la première découverte) mesure 4 mm de hauteur, avec la pointe montrant une cassure peu usée, mais entière elle n'aurait probablement pas excédé 6 mm); celle qui présente 5 pointes hors du sédiment mesure 1,2 mm de hauteur ! Les autres sont encore plus menues, certaines à la limite de la résolution au plus fort grossissement de ma bino russe. Mais, tout comme les piquants d'oursins, elles sont très variées de forme. La concentration de ces minuscules fossiles interpelle. Qu'est-ce qui a permis ce phénomène ? Ces lumachelles ne correspondent pas à un niveau donné. Elles sont de faible ampleur, discontinues et très peu épaisses (1 à 1.5 cm d'épaisseur ou moins) et très fragiles. Cela me fait penser à des concentrations de débris dans de légers creux du fond marin, sous l'influence du courant. Les éléments les plus denses de l'ensemble (qui ont peut-être agi comme des pièges pour les débris plus légers) sont les rostres de bélemnites et les grains de quartz. Ces derniers peuvent mesurer jusqu'à 3 à 4 mm de diamètre. Leur présence même, et leur aspect bien arrondi, poli, presque brillant est étonnant dans ce contexte marqué par ailleurs par une sédimentation extrêmement fine.
  8. Oui et les contours sévèrement accentués par les préparateurs brésiliens, comme souvent. Dommage car c'est un beau sujet.
  9. Bonjour, ces 2 fossiles sont les deux faces d'un unique nodule. Le poisson est un Tharrhias. Il date du Crétacé inférieur ( étage aptien) et il provient effectivement du Brésil, plus particulièrement de l'état de Ceara, Chapada do Araripe, où se trouve la formation geologique infra crétacée Santana dont ce poisson est un exemplaire classique.
  10. Il semble que la réponse faite au premier message ne vous convenait pas, il n'empêche que c'est la seule et évidente réponse.
  11. Bonjour, vous pensez à un collage? Dans ce cas un test de fluorescence pourrait vous donner le fin mot de l'affaire ( les colles sont en général fluorescentes).
  12. J'ai récolté hier des petits fragments lumachelliques comme on en rencontre à l'occasion dans le Toarcien moyen, dans la zone à bifrons. A première vue, c'est très banal: minuscules débris coquillers divers et variés cimentés par de la marne indurée et de la pyrite. Sauf que...sur un de ces cailloux quelque chose brillait. A la bino, bingo ! c'est bien une mini-dent de mini-requin ! Et pas toute seule... Certaines dents sont si petites que je n'ai pas réussi à les photographier correctement, pas assez de lumière. En tout, il y en a plus d'une dizaine, réparties à la surface de 6 petits fragments de lumachelle. Il y a aussi des piquants d'oursins ! Où diable sont les tests ? Dans plusieurs fragments, une multitude de minuscules bébés ammonites pyritisés Mystère pour ces minuscules (et fréquents) objets ovales (<0.5 mm) à surface très complexe et sillonnée. Au revers, ils sont concaves. Des dents de poisson de type broyeuses, isolées ? Un petit inventaire résumant vite fait de ce que j'ai pu reconnaître aujourd'hui à la bino (et avec une lumière exécrable) dans ces cailloux gris : -débris ligneux carbonisés, -grains de quartz roulés, incolores, -petits bivalves variés, test présent, -petits gastéropodes variés, test présent, -rostres de bélemnites, -ammonitelles pyritisées, -aptychi, -articles d'encrines (pentacrines), -fragments de piquants d'oursins de types différents (leur dimensions minuscules m'interpellent: s'il n'y a pas tri dû aux courants marins, ce sont vraiment des oursins nains !) -coraux solitaires, -bryozoaires, -dents broyeuses de poissons (?) et de mini-squales: pour ces derniers, la racine apparaît systématiquement corrodée, l'émail très brillant (ça aide à les repérer !). C'est tout pour aujourd'hui ... "You know what ? I'm happy !"
  13. Parmi les crustacés de ces niveaux, il y en a un qui m'est plus particulièrement cher car il m'a été dédié en 2015 par les spécialistes qui l'ont étudié au MNHN (MM Denis AUDO et Sylvain CHARBONNIER): Gabaleryon coquelae Voici l'holotype: -en lumière normale -en fluorescence eryon1 en microfluorescence .jpg.tif Un des paratypes en vue ventrale (contre-empreinte de l'exemplaire ci-dessus, image C)
  14. Tours initiaux de turbinidae genre Angaria?
  15. Hé oui, en passant ce n'est pas si loin de mes origines (Metz)... Merci pour cette doc précieuse que je vais étudier à fond De très belles pièces peuvent sortir de ces niveaux lorrains/luxembourgeois mais pour ça les chercheurs locaux doivent garder l'oeil aux travaux publics. Les affleurements naturels ne sont pas légion là-bas, contrairement au Languedoc. Bon, ils ont eu le chantier TGV comme opportunité majeure... Essayer de corréler les terrains infra-toarciens lorrains et languedociens serait un exercice intéressant. En particulier, je recherche depuis un moment un équivalent caussenard au fameux "bone bed" lorrain, sans succès à ce jour. Voici le plus "complet" des poissons que j'aie trouvé dans les schistes-cartons sensu stricto, il mesure 10 cm de longueur conservée. Il a été trouvé en éboulis, naturellement dégagé, en bordure d'une piste agricole fraîchement tracée, et je regrette amèrement de n'avoir pas réussi à trouver la contre-empreinte. Je pencherais pour un petit lepidotes, à cause du réseau d'écailles ganoïdes visible en négatif et la forme des os des maxillaires, mais c'est juste une idée.
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