James Tandi (1956-2020) fut l'un des plus grands sculpteurs sur pierre du Zimbabwé. Fidèle tenant du courant classique, il déployait dans son travail une maîtrise technique et esthétique achevée, autant dans la représentation humaine qu'animale, une polyvalence bien rare. Il travaillait la verdite à l'ancienne, marteau et ciseaux, râpes, sablage et polissage entièrement manuels. Il maitrisait ce matériau assez dur et tenace à la perfection, alliant la finesse des détails à la solidité. En sculpture animalière, Il montrait un net penchant pour la représentation des phacochères, ces sangliers de la savane au "physique pas facile" mais vifs, drôles, intelligents et courageux, capables de mettre en déroute une lionne ou un léopard quand ils protègent leurs petits.
Cette sculpture en verdite multicolore à dominante vert mousse représente une laie phacochère et ses deux marcassins qui lui courent autour. Le socle porte les empreintes de leurs sabots, comme dans le sable fin de la savane. Ellle pèse 18 kgs et mesure approximativement 41 cm de long, 31 cm de large et 26 cm de haut. Elle nécessite actuellement quelques petites restaurations sans difficultés techniques particulières.
-Un repolissage des flancs des animaux pour effacer les traces de coups et rayures superficielles;
-les défenses de la mère, enlevées autrefois ( sans doute pour éviter des ennuis à la douane );
-son oreille droite ébréchée, l'oreille droite du marcassin le plus éloigné également écaillée, l'oreille gauche de la mère indentée.
Rien de bien méchant, sauf qu'il va me falloir trouver de la verdite dans ces teintes à tailler. Pour les défenses, plusieurs matériaux possibles, des roches de couleur ivoire: marbre, albâtre, calcaire dur, essais en vue.
La roche chromifère présente des taches vert émeraude. Localisée dans les Greenstone Belts du Zimbabwé, elle est datée à 3.2 milliards d'années.