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icarealcyon

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Tout ce qui a été posté par icarealcyon

  1. Sur le granite orbiculaire de la Margeride, nous avons remarqué que la taille et la densité des orbicules varie beaucoup d'un endroit à l'autre du filon. Cela n'est pas trop évident sur le terrain à cause d'une sorte de progression graduelle dans un sens ou dans l'autre. Nous avons ici deux plaques sciées qui montrent les extrêmes en densité et dimension des orbicules. La plaque du haut mesure 36 cm de plus grande dimension. Meilleure vue de la plaque du bas Edit: vue de l'autre face de la plaque du bas
  2. Bonjour, il y a effectivement deux poissons, incomplets. Les écailles sont complètement différentes. C'est un nodule issu de la Formation Santana, Chapada do Araripe, Ceara, Brésil, datée de l'Aptien/Albien. Le plus grand poisson est un Vinctifer comptoni; le plus petit est probablement un Rhacolepis buccalis, à cause de la finesse de ses écailles, la tête étant largement incomplète et les nageoires manquantes, on ne peut être plus affirmatif. Ce sont deux espèces de poissons très courantes dans la Formation Santana. Attention : bien qu'exportés par dizaines de milliers à compter des années 70 à travers le monde, ces fossiles sont interdits d'exportation par le Brésil depuis 1991, donc à haut risque d'interception actuellement par les services des douanes, y compris françaises, comme plusieurs saisies récentes et médiatisées l'ont montré.
  3. La chondrite Capot Rey a été trouvée en 2004 au Niger. C'est une H5 bréchique avec des parties fondues (IMB), très peu altérée (W1) qui a dessiné au sol une ellipse de chute de 7 X 3.5 km. C'est une belle météorite pour illustrer le type H5, riche en métal avec assez peu de chondres "survivants" à cause du métamorphisme subi. L'abondance des grains de métal est ici illustrée par des inclinaisons différentes de la tranche. L'aspect bréchique s'observe en "éteignant" les particules de métal: L'autre face: J'ai retrouvé ma tranche de Gao-Guenie, une H5 aussi (chute du 5 mars 1960), pour comparaison, on voit qu'en 66 ans l'oxydation des grains de fer-nickel s'est largement diffusée dans la roche. Elle possède une large enclave de pyroxène, centimétrique, ressemblant à s'y méprendre à un claste de diogénite. C'en est peut-être un d'ailleurs.
  4. Bonjour, @jnoun11 mon fils vous a contacté En vous souhaitant une excellente journée, Cordialement Nathalie
  5. Pour ce que l'on voit de cette araignée, elle pourrait bien être une Lagonomegopidae. Mais pour en avoir la certitude, il faut voir la disposition et la taiile des yeux, la forme de la partie céphalique. C'est une famille ancienne, où ce sont les 2 yeux les plus latéraux qui étaient très développés par rapport aux autres. La famille s'est éteinte à la fin du Crétacé. Beaucoup d'espèces différentes dans l'ambre birman. Vous pouvez essayer de trouver des images de celles listées dans l'article ci-dessus pour comparer: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lagonomegopidae Un exemple parmi celles que j'ai pu identifier :
  6. Parfois, il faut retailler, amincir et repolir l'ambre pour améliorer les angles de vue. C'est très facile: papier abrasif carosserie à l'eau, grain 600 ou 800 puis 1000, bien rincer à l'eau l'ambre et le plan de travail quand on change de taille de grain, puis pâte dentifrice (du genre low cost, c'est le meilleur pour ça) appliquée avec un tampon de sopalin jusqu'à obtention d'un poli correct. C'est assez rapide.
  7. Bonjour, il s'agit de Dastilbe elongatus, ici un juvénile, de la formation Crato (Aptien) Chapada do Araripe, Ceara, Brésil
  8. Bonjour Max, pour tenter une identification il faudrait pouvoir voir les détails de la tête.
  9. Chute du 12 février 1947 vers 10 h 30. Fer classé IIAB (à très gros cristaux), 5.9 % Ni, c'est donc une hexaédrite au vu de ce faible taux de Ni. J'ai déjà posté mes 3 individus de Sikhote-Alin plus haut sur ce fil. Apparemment, les chasseurs de météorite locaux n'ont toujours pas fini d'en trouver dans la taïga, 79 ans plus tard. Dans des conditions de recherche tout sauf confortables. Un reportage de 1995 qui met bien dans l'ambiance: https://www.meteorite-times.com/sikhote-alin-adventure-in-may-1995/ Concernant la complexe question de la classification des cailloux extra-terrestres, Matthew GENGE a créé ce tableau (libre de droits à condition de citer l'auteur) que je trouve très bien fait, et très riche d'enseignements. Personnellement, je vais me l'imprimer en poster:
  10. Un article clair pour s'y retrouver dans les différentes catégories de météorites lunaires:
  11. Elles sont bien polies par l'érosion éolienne désertique et d'une couleur d'ensemble brun sombre. Cela correspond à l'image que la plupart des gens se font des météorites à l'heure actuelle. Du coup ces pierres ressemblent superficiellement aux concrétions ferrugineuses des terrains calcaires, et à certaines scories métallurgiques. Or, une météorite pierreuse sous nos latitudes n'acquiert jamais cet aspect-là. Avec la proximité des Causses, nous avons régulièrement des "meteorite wrongs" à "Amène ton Caillou" Cependant un certain nombre, sinon toutes parmi ces anonymes NWA ont des choses intéressantes à raconter, à condition d'accéder à l'intérieur. Une chondrite L5 choquée, très sombre, presque noire: Foresburg (b), trouvée en 1957 dans le comté de Montague, au Texas Un zoom sur la partie inférieure droite de ci-dessus montre les chondres encore nombreux malgré le haut degré de choc, quelques vésicules, et surtout les inclusions métalliques mixtes troilite/FeNi natif qui ressortent en taches dorées/argentées :
  12. Le plus simple est de repérer l'endroit précis de la récolte sur la carte géologique, par exemple en utilisant le site infoterre: https://infoterre.brgm.fr/ Evidemment, en falaise ou en montagne c'est plus compliqué: la projection verticale des terrains, celle des cartes, peut être moins clairement lisible. C'est pourquoi pour les débutants, les cartes géologiques sont peut être plus claires sous leur forme papier, car on y trouve facilement la légende des couleurs utilisées, explication des symboles, etc... Et on peut utiliser en parallèle, pour se repérer plus facilement dessus, les cartes topo IGN au 25000è qu'on trouve très facilement. Cela est complété par la notice de la carte géologique (un commentaire rédigé très utile, sous la forme d'un petit livret) car dedans s'y trouvent décrits tous les terrains du secteur couvert par la carte, y compris la mention des fossiles les plus caractéristiques (quand il y en a). Il faut apprendre à quoi ressemblent ces fossiles caractéristiques, fréquents, reconnaissables même à l'état incomplet. Ce qui nous renvoie au guide Masson cité plus haut (perso il me sert encore, plus de 4 décennies de bons services...)
  13. Hélas non, car les difficultés sont cumulées: mauvaise conservation, petit spécimen (probablement immature au stade conservé) avec aucun signe caractéristique, à part que c'est plutôt un enroulement évolute, ce qui laisse pas mal de possibilités parmi les ammonites du Callovien terminal ("Marnes de Dives"), d'où ce spécimen provient. Il n'y a pas vraiment de méthode, à part de bien repérer l'âge du terrain, ça limite le nombre d'espèces possibles. Ranger les fossiles avec ces renseignements, si vous ne les identifiez pas tout de suite. - faire ensuite les recherches sur internet en partant de ce genre de mots-clé: par exemple "ammonite", "Callovien" ou "Oxfordien", "Vaches Noires" et cibler les publications ou les sites dédiés. Comparer avec les descriptions et les illustrations. Ne jamais oublier que l'identification passe par la vue de face, profil, détail de l'ornementation (côtes, tubercules, épines, sillons, carène, etc), et contour de l' embouchure de la coquille. Si vous trouvez un article en accès libre qui vous convient, archivez le PDF et constituez vous un dossier "ressources documentaires" ! -les livres ou les monographies; en ouvrage généraliste, il y a le guide paru aux éditions Masson "Fossiles de France et des régions limitrophes" de JC FISCHER -sur les Vaches Noires, la monographie parue en hors-série de la revue "Fossiles", un vrai trésor si vous arrivez à le trouver ...
  14. Les zones rose violacé seraient du rubis, à tester aux UV longs si vous disposez d'une lampe. Rubis= fluorescence rouge très forte ! Si c'est brésilien, voir Anagé, Bahia pour une possibilié d'origine plus précise. Pour les prismes rouge-brun, rutile est ma première impression à moi aussi...
  15. Voilà voilà: pour les HED et les autres, et plein d'autres renseignements intéressants malgré que ça date de 2001 : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/j.1945-5100.2003.tb00305.x
  16. Bonjour n°1: pas Amaltheus ni Houlgate, et pas d'Amalthées aux Vaches Noires, mais une Grammoceras probablement striatulum pyriteuse et pas normande, peut-être des Grands Causses (Aveyron, Lozère, Hérault) et d'âge toarcien, ce qui la vieillit un peu... n°2: moule interne de gastéropode n°3: peut-être une Pseudogrammoceras si c'est bien du Toarcien, mais on ne pourra pas en dire beaucoup plus. n°4: Grammoceras, peut-être thouarsense n°5: Pas Peltoceras, mais Euaspidoceras faustum s'il est peu épais, subbabeanum s'il est plus épais par rapport à son diamètre n°6 une Cardioceratidae de l'Oolithe de Villers, mais bien trop usée pour qu'on puisse en dire plus... Celle du millieu, sciée et polie est une des innombrables ammonites malgaches plus ou moins massacrées dans un but artisanal. Généralement, celles-là sont albiennes; on ne peut pas identifier une ammonite sur une face polie d'un exemplaire coupé en 2 ou en en tranches. Pour la photo de l'ammonite sur bloc, il est quasiment impossible d'identifier un spécimen en aussi mauvais état, sur une photo floue, et sans contexte.
  17. Cette histoire de spinelle chromifère est intéressante, ne serait-ce parce que l'on a pas souvent l'occasion d'observer de telles couleurs de cristaux dans le petit monde des météorites. Je vais recevoir prochainement une lunaire: Oued el Amim 001 qui en contient également, c'est même le premier minéral listé dans les minéraux accessoires: https://www.lpi.usra.edu/meteor/metbull.php?code=83972 Mais elle n'a pas un aspect rosâtre comme Tisserlitine 001.
  18. L'article originel de J A Barrat et al. sur Erg Chech 002 est accessible en version intégrale ici: https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2026129118
  19. Le fait que le "rouge" n'est pas toujours en gains, mais aussi en taches diffuses autour et dans le grain.
  20. Est-on bien sûr que tout ce qui est rouge est spinelle ? parce qu'il y a de la diffusion...
  21. Des figures de Widmanstätten bien tordues, on dirait presque une Mont Dieu . Et aussi sensible à la corrosion, à ce que vous montrez.
  22. Je m'acharne parce que moi aussi, je cherche à comprendre. Je croyais voir une image d'ET... et le parallèle est bien venu ! Les dolérites terrestres sont soumises à des facteurs d'altération autrement puissants que ceux à l'oeuvre sur un astéroïde (autre que les conséquences d'impacts) et l'échelle des temps n'est pas la même. J'ai trouvé ça: https://lithotheque.fr/paleozoi/BarentonDolerite/alteration.html#:~:text=Cette boule de dolérite%2C localement,sur le trajet des filons. Cela n'expliquera pas un coeur de boule riche en magnétite, mais peut-être sa forme extérieure, la manière dont la roche résiste. Il est probable qu'une zone enrichie en magnétite rend la pierre autour plus tenace. C'est intéressant, il y a quelques filons de dolérite dans mon département, il faudrait que j'aille voir si ça fait la même chose.
  23. Les Campo Del Cielo, outre leur nombre et la taille colossale de certaines dans leur pays d'origine, sont surtout intéressantes pour leur richesse en inclusions silicatées: ces plages sombres sont pratiquement identiques aux achondrites primitives classées winonaïtes . Déjà posté plus haut mais remis ici une autre vue : un exemple de Campo très silicatée.
  24. Le champ de l'image sans doute très restreint, donc je ne vois pas spécialement ces phénocristaux en "périphérie" ou en entourage des amas de microcristaux, mais plutôt en toile de fond. Les micro-cristaux sont en amas localisés, les phénocristaux forment le fond. Les pyroxènes, olivines, plagioclases sont les minéraux pré- existants à la magnétite, l'augite, la pyrrhotite, l'ilménite, l'apatite, la maskélynite, etc... . La formation de magnétite, minéral secondaire, est une conséquence de leur altération, tout comme les autres minéraux issus d'exsolutions. Leur croissance n'est pas liée à un refroidissement lent, mais à une altération des minéraux constitutifs primaires. Ils sont donc beaucoup moins abondants et généralement sans possibilités de cristalliser largement.
  25. Bonjour Max, le sujet des métalliques existe déjà:
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