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Bourse minéraux Sainte Marie aux Mines 2026, avec fossiles et gemmes.
Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 24>28 juin 2026

jjnom

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Tout ce qui a été posté par jjnom

  1. Quelques réflexions: Les sables avec kaolin ne posent pas problème. C'est le résultat de l'altération d'un socle granitique, notamment des feldspaths, sous un climat tropical humide et eaux acides (hydrolyse incomplète). Les résidus sont faiblement transportés et s'accumulent au pied d'un relief (de faille peut-être). C'est un gisement secondaire avec des teneurs en kaolin élevées. Ce qui est + complexe à comprendre, ce sont les silicifications. Et le comportement de la silice en solution et dissolution, ben, pas évident. Pour le principal, la solubilité de la silice est fonction de la température et du pH. Elle augmente brutalement et très fortement pour des pH supérieurs à 9. Des mécanismes biologiques peuvent aussi entrer en ligne de compte. Sur l'idée de l'origine thermo minérale de la silice, je ne le sens pas bien car les sources thermo minérales du Massif Central sont acides. Elles ne promènent pas plus de silice que les eaux de ruissellement (sauf si chaudes). La température peut être un moteur avec une mise en solution augmentée dans les profondeurs du site de dépôt puis, par refroidissement, précipitation progressive en direction de la surface, l'arrivée d'eaux froides et acides depuis le Massif Central facilitant la chose. Pour valider un perturbateur profond, il faudrait aller chercher des teneurs anormales en Lithium ou Fluor, par exemple. Pour ce qui est du rôle de l'activité biologique, ben, on ne peut rien en dire, vu qu'il y a absence de fossiles. Soit le milieu était invivable, soit a été trop acide à un moment ou un autre pour avoir autorisé la conservation de la moindre coquille. Après, sur certains sites, on a évoqué les variations du niveau de la nappe phréatique, des évaporations facilitées par des zones plus perméables, des figures d'échappement de fluides consécutives, par exemple, à des séismes, l'infiltration d'eaux chargées en silice depuis une couverture gréseuse, ... La quantité de textes sur la grésification (dont les grès de Fontainebleau), les silex et cherts a vite fait de donner une idée de la multiplicité des hypothèses. D'autres points en France? Il me semble qu'on pourrait regarder du côté du Quercy. Je pense qu'il y a là-bas aussi des silicifications verticales (mais pas seulement). Reste le coup de Brissolat. Comme dessiné sur le site web, on aurait une colonne de grès entourée de kaolin dans un puits creusé dans le granite. 1) Certain que la colonne est en grès? 2) Est-ce vraiment une colonne? ou juste une excroissance? 3) Certain que le granite est bien présent tout au tour? Ca me semble vraiment bizarre. Les silicifications en milieu homogène, c'est déjà pas facile mais comme ici, en continental donc hétérogène, bon courage.
  2. On est parfois étonné du résultat après application de quelques cristaux de potasse...
  3. "Le trilame qu'il faut retenir", c'est là l'image classique. La présence de pyrite étant en relation avec des débris végétaux (la "couche noir charbon très friable"), probable que les difficultés soient proportionnelles à la taille des débris ou fonction de points d'accumulation préférentielle. La tourbe est récente (Quaternaire) et en subsurface, sans relation avec les débris pyritisés dans l'Yprésien. Petite curiosité: Philzou ne serait-il pas basé à Laventie?
  4. Désolé de ne pouvoir en dire plus. Ce que je rapporte est ce qui s'observe en général. Et, en général, l'argile des Flandres ne pose pas autant de soucis. J'ai vérifié la côte du toit des sables verts. Au cimetière militaire anglais de Estaires, il se trouve vers 51-52m de profondeur et 36m au Sud, à Lestrem.
  5. OK. J'avais cru comprendre qu'on avait dépassé les sables verts. On doit alors être à la base de l'argile d'Orchies dans laquelle on peut trouver un niveau de quelques cm de nodules gréseux et débris végétaux pyritisés. Mais bon, bizarre que ce niveau soit aussi difficile à traverser. En plus les picots brisés laissent à penser que des chocs se produisent au niveau de l'outil. Ca ne cadre pas bien avec un niveau dur continu. Il ne manquerait pas une clé dans la caisse à outils, des fois?
  6. Donc, on est dans un contexte d'altérites granitiques à faible transport d'âge éocène ou oligocène et avec silicifications. Ca, ça devrait attirer 2 forumeurs qui raffolent de ce genre de matériaux. Alors, le fait qu'il y ait plus de kaolinite en bas (près de la source) qu'en haut, ne prouve pas que la silicification soit le résultat d'un phénomène ascendant. A part ça quel(s) autre(s) argument(s) pour affirmer ascendant? Si vraiment ascendant, il y a d'autres phénomènes que l'hydrothermalisme qui pourraient expliquer une silicification. Quel(s) argument(s) pour avancer vers l'hydrothermalisme? Le BRGM serait passé à côté de quelque chose? C'est possible. Surtout si le manchon de kaolinite autour du grès à Brissolat est bien réel car comment expliquer ce manchon sans sable autour d'un grès sans kaolin (ou peu)?
  7. Je pense que vous êtes en train de pousser un matelas de nodules de pyrite dans l'argile. Le tout petit avancement constaté est lié au fait que ces nodules ne sont pas maintenus suffisamment pour que l'outil les use. De ce fait ils roulent sur le fond et l'outil saute ce qui provoque les casses de picots. Le demi mètre à l'heure doit correspondre au lessivage de l'argile. Le deal est de décoller les nodules soit pour les broyer (dents) soit pour les remonter avec l'argile (lames). Poursuivre à l'outil à picots me semble être la plus mauvaise solution et il vaut mieux, pour le porte-monnaie, flinguer un outil à dents qu'un outil à picots (bon, là, c'est déjà fait)
  8. 837, c'est pour les quartzites et les granites...ou le grès. Les outils à picots, c'est fait pour user, pas pour découper Et le tricône à dents? genre 225?
  9. A en croire ce rapport du BRGM (page 17), la silicification a l'origine des colonnes ne se constaterait qu'au sommet de la formation. Ce qui fait plus penser à une phénomène per descensum qu'à un phénomène hydrothermal. http://infoterre.brgm.fr/rapports/81-SGN-200-RHA.pdf
  10. Si l'idée est de traverser l'agile de Louvil pour aller à la craie, on est parti pour 10 à 12m de galère. C'est + l'argile qui pose problème (mais la pyrite, avec sa dureté, n'aide pas). L' "'argile" de Louvil est très variable dans ses proportions en sable et argile. Elle peut aussi se montrer très raide, compacte. Mais si on la mouille, on a vite fait d'encrasser les outils dans une pâte. C'est souvent cette formation qui pose le + de difficultés aux foreurs locaux. Le type d'outil le + souvent utilisé pour ce genre de terrain est le trilame à gradins quand on opère en technique rotation. Ca permet de tailler des copeaux dans l'argile. Reste à avoir ensuite les moyens de les remonter.
  11. Sur quoi repose l'association grésification en colonne et hydrothermalisme?
  12. Densité à 4,66. Compte tenu que l'échantillon n'est certainement pas pur, la pyrite est le candidat le plus probable. Les nodules pyriteux ne sont pas rares dans les sables verts (sables de Leforest). Par altération (oxygénation), en carrière, ils se transforment en nodules de limonite de couleur rouille. Dans la formation (argile de Louvil) sous les sables verts, elle est encore plus fréquente car protégée par l'encaissant argileux imperméable. Il n'y a pas une réaction mais une chaine de réactions qui préside à la formation de la pyrite. Pour faire court, le point de départ est la richesse du sédiment en matière organique. On trouve fréquemment des débris végétaux dans l'argile de Louvil.
  13. A Estaires, je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre que de la pyrite. Quelle couleur les sables? Verts?
  14. Pas tout à fait: voir article 3.3 de la circulaire. Clairement, si un site est protégé, c'est pour que tout un chacun ne puisse pas aller y faire n'importe quoi compte tenu de la valeur scientifique de l'endroit. Concrètement une évaluation est effectuée suite à une demande transitant par la préfecture. Certain que le commerçant ou l'individu atteint de collectionnite égoïste aigüe se verra opposer un refus. Celui qui prospectera sérieusement, scientifiquement et qui remontera des infos (rapport, photos, voire échantillons) se verra gratifié d'accès plus aisés par la suite. Celui qui obtiendra une première autorisation sans jamais remonter d'info, aura bien peu de chances d'en obtenir une seconde. Le côté pénible est le formalisme de la demande (qui suppose aussi un délai...). Ca n'est certes pas un simple mail ou coup de téléphone de demande d'autorisation à un proprio.
  15. ??? Pas de Jurassique dans le secteur. Un beau synclinal de Crétacé avec quelques plaques de Miocène. On pourrait préciser encore + la localisation?
  16. Bien aussi l'impression que c'est un morceau de pillow.
  17. Ben oui mais Jurassique sup et Bajocien, ça ne le fait pas. Possible d'avoir une localisation + précise que "Gard"?
  18. A la grosse: 3000g/12/11/10 cm = 2,27 Silicium: densité 2,33. Ca semble cadrer. Une mesure de densité + précise pour confirmer. Dureté silicium à 6,5. A vérifier avec un quartz.
  19. Et si elle était mesurée cette densité?
  20. Eh bien, la carte confirme ce que j'avançais le 29/12. Montagne Ste Victoire = Jurassique et Aix en Provence = Miocène (plateau de Bibenus). Et cette carte comme les derniers messages montrent aussi que sans localisation précise, ça peut partir dans toutes les directions. Maintenant, si Bathollovien est certain de son Hélicidé, ça aura du mal à cadrer avec un Jurassique marin... A l'attention de Caenozoic: concernant la photo de Cayron: la région au S de Gréoux présente un miocène continental et lacustre rouge:formation de Vinon sur Verdon. Mais, encore une fois, sans localisation précise, on peut se faire piéger facilement.
  21. Il y a eu un sujet récent sur le désert de Platé. Il y a du Crétacé inférieur et beaucoup de Tertiaire aussi (Nummulitique). Pas de houiller à moins qu'un bloc dans un poudingue ou une brèche...Mais ça ne me semble pas être du Lépido. Avec le prolongement par une espèce de tige cylindrique, ça fait penser à une fructification¨...
  22. jjnom

    Aide identification svp

    Si la mesure de la densité a été faite correctement, ca n'est ni du fer ni de l'acier (d= 7,8). Ca cadrerait mieux avec la fonte.
  23. Entre Montagne Saintre Victoire (Jurassique) et Aix en Provence (Miocène), géologiquement parlant, il y a une grande marche à franchir. Une localisation plus précise du site de la trouvaille serait bienvenue.
  24. Même réaction. Si on ne lit pas le texte de Bruno83, on pourrait jurer que ça sort du Toarcien sup de St Quentin Fallavier où les Pleydellia sont légions. Méfiance pour ce qui est de Grammoceras. J'ai quelques kg de bestioles de St Quentin et des bouquins de L. Rulleau. A force de tourner les pages, on finit par même douter des genres et prendre des Dumortieria pour des Pleydellia et vice et versa...
  25. A voir la couleur du gastéro et celle des restes de gangue collés dessus, il y a des chances que la bestiole soit du Miocène et que ce soit un Hélix. Quelques noms de fossiles du Vindobonien local (notice carte géol Tavernes): Mastodon angustidens, Bithynia tentaculata, Helix carinulata var. subcarinulata, H. larteti, H. sylvana, H. vietula, Planorbis larteti, P. sp. aff. incrassatus. Bythinie, Hélix, Planorbe: que de l'eau douce.
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