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Lucailloux

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  1. Dans les sepentinites, il y a juste des serpentines et éventuellement du talc, de la magnésite et des chlorites. Parfois quand c'est très chloritisé et déformé, c'est quasiment impossible de reconnaître avec certitude une serpentinite. Ici, la cassure écailleuse lisse et la couleur ne laissent pas vraiment de doutes. Et puis la magnétite automorphe dans ce genre de contexte, ça cristallise à haute température dans les péridotites. Pour ce qui est de la carte géol, il y a souvent des petits lambeaux de serpentinite qui traînent ça et là dans les sédiments des Schistes Lustrés (invisibles sur la carto au 50.000e). Parfois il y a aussi des petites boules de basalte qui traînent dans les sédiments... Bref les Schistes Lustrés c'est un ensemble avec plein de lithologies différentes dedans.
  2. Je savais même pas qu'il y avait de la galène à Doucy... Il y a d'autres sulfures ? Et des secondaires ?
  3. Super intéressant, je connaissais pas du tout. Pour moi, le développement d'un tel réseau de structures polygonales ne peut avoir qu'une origine mécanique (pas tectonique mais lié à des variations de volume). Pour former des fractures polygonales quasiment isométriques comme ça, il faut normalement un état de contraintes planes homogène, en tension. Dans le cas du refroidissement d'une coulée basaltique, dans la région où la perte de chaleur est homogène, la rétraction thermique est à l'origine de ce type d'état de contrainte. Dans des grès poreux saturés en eau proches de la surface, sous influence des variations de température saisonnières, on peut imaginer que les transitions de phase liquide-solide de l'eau (dont le dV est balèze) puissent générer ce genre de contraintes.. Puis des microfractures qui sont ensuite utilisées comme chenaux par l'eau, dissolution-précipitation etc jusqu'à ce que les fractures ne soient plus nettement visibles.
  4. Bel exemple ! Il y en a rarement sur les fractures/joints naturels, j'ai en revanche jamais vu d'exemple bien conservé sur faille, l'abrasion et la recristallisation ont tendance à masquer les figures de propagation.
  5. Avec plaisir ! J'attends avec impatience la fin du confinement.. On avait trouvé une paire de brookites avec les copains mais pas centimétriques, sur une druse de quartz clair un peu comme la dernière pièce de ton premier message. Un spot assez ingrat Je sais pas chez qui elle est maintenant, peut-être @José el Français s'il passe par ici..
  6. Il y a aussi de la fluorite violette en tout petits cubes millimétriques sur calcite.
  7. D'habitude les quartz à âme viennent plutôt de Wana dans le Waziristan.. Il ne semble pas y avoir d'âmes dans le Balochistan, qui est plutôt connu pour les quartz à inclusions d'hydrocarbures.
  8. Euh alors les publicités sur internet sont ciblées en fonction des utilisateurs et de leurs habitudes de navigation, c'est pas le forum qui choisit les annonces publiées, je dis ça je dis rien...
  9. Sympa, on aura une photo du spécimen une fois nettoyé ?
  10. Sympa, je me rappelle de cette coupe le long de la route, spectaculaire !
  11. Un sujet que je connais plutôt bien pour avoir fait pas mal de biblio et de terrain là-bas... Très bonne vidéo de vulgarisation, les illustrations sont claires et les termes utilisés simples, bravo pour ton travail ! Ceci dit, on pourrait préciser que le retrait de slab (=slab roll back en anglais) n'est pas le comportement 'normal' d'une plaque plongeante, qui au cours de la vie d'une zone de subduction a tendance à rester stable, ne pas s'effondrer et se déplacer relativement peu sur la surface du globe terrestre (exemples actuels au Japon et sous les Andes pour ne citer que les plus connus). Ce phénomène de retrait intervient généralement lors de la fin de vie d'une subduction et précède souvent la rupture ("mort") de la plaque plongeante ; pour reprendre l'exemple corse (qui n'est pas le plus simple, parfois comparé à Taïwan cf les articles de Malavieille et al), le retrait de la plaque plongeante adriatique intervient à la fin de l'Oligocène après rupture d'un premier slab 'alpin', une brève période de collision entre la Corse-Sardaigne et une autre petit morceau de continent nommé AlKaPeCa, puis initiation d'une nouvelle subduction adriatique (à matériel continental, c'est celle-ci qui va se retirer) de sens inverse. Voir la coupe conceptuelle en figure ci-dessous que j'avais produite pour mon mémoire de master, modifiée d'après Molli & Malavieille, 2008. En tout cas c'est un phénomène très intéressant qui a eu lieu en plusieurs endroits de la Méditerranée dans le contexte général de convergence entre l'Afrique et l'Eurasie, notamment en mer Égéenne. https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-01926801/document (Jolivet et al, 2018 ESR)
  12. @flag quelle période parce qu'il n'y a pas eu de travaux sur l'Île Barbe depuis... au moins une génération !
  13. Jolie Assunção, très riche.. Pour les "micas d'uranium" (et même les vrais micas) en général, je ne pense pas qu'on puisse discriminer les espèces de faciès lamellaire sans analyse avec certitude... on est souvent tentés de s'orienter vers un pôle ou l'autre en fonction de la couleur, mais comme pour les carbonates et les vrais micas c'est rarement une bonne idée.
  14. J'aime beaucoup le RM mais j'accorde un peu plus de crédit aux articles publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture par des spécialistes dont l'analyse pétrographique est le métier... Ceci dit je ne connais pas cet article dont tu parles, je ne devais pas être abonné à l'époque, donc je ne peux pas juger de sa pertinence.. Je ne parle pas des brookites à âme (ça existe ?), mais bien des monocristaux qui montrent une zonation foncée centrale et triangulaire, si c'était bien la question de départ ? Pour répondre à ta question ci-dessus : ça dépend ce que tu entends par maclé ! Les inclusions foncées triangulaires soulignent probablement dans la brookite la limite entre les secteurs de croissance du cristal. On peut en effet considérer que ces secteurs sont orientés cristallographiquement les uns par rapport aux autres, et donc qu'ils suivent une "loi de macle" pour constituer au final un seul individu cristallin. D'ailleurs dans les chiastolites très développées, les terminaisons du prisme au contact de la croix d'inclusions carbonées forme parfois un angle rentrant, ce qui est une caractéristique des individus maclés. On peut donc au choix, considérer que le cristal de chiastolite est un seul individu, ou alors un ensemble de deux ou quatre sous-individus maclés, ce qui est peut-être plus précis !
  15. Je sais pas trop d'où sort cette histoire de niobium, ça me paraît un peu farfelu... Plusieurs auteurs Américains décrivent des inclusions préférentiellement distribuées en forme de sablier (comme dans les pakistanaises) ; les pétrographes appellent ces textures du "sector zoning" (qui désigne selon les auteurs des zonations purement chimiques, une distribution géométrique d'inclusions solides / fluides ou encore une distribution géométrique de secteurs maclés). C'est une question de mode de croissance des cristaux, comme pour les andalousites 'chiastolites' pour lesquelles les inclusions de matière carbonée proviennent de la matrice pélitique piégée à l'interface des compartiments du cristal en cours de développement ("pyramides de croissance").
  16. Oui spinelle (magnétite +- titanifère et chromite).
  17. Bonjour, Alors il faut savoir que les techniques de datation utilisées depuis les années 70-80 ont beaucoup évolué ; aujourd'hui on considère que les résultats qui avaient été donnés par la méthode K/Ar sur roche totale ne valent pas grand chose (de façon générale les techniques sur roche totale ne fonctionnent pas). Je ne connais pas le contexte ni la doc mais à ta place je me fierais aux données de datation les plus récentes.
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