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Lucailloux

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  1. Xing, L., O'Connor, J. K., McKellar, R. C., Chiappe, L. M., Tseng, K., Li, G., & Bai, M. (2017). A mid-Cretaceous enantiornithine (Aves) hatchling preserved in Burmese amber with unusual plumage. Gondwana Research, 49, 264-277.
  2. Qu'elle est belle cette St Crépin... Avec cette drôle de boule d'aragonite. T'as une idée de la date de découverte ?
  3. Tes calcites sont un peu dissoutes en effet mais elles présentent bien sur les lames schisteuses ; ça vaut le coup de persévérer pour en trouver de plus fraîches !
  4. Le quartz ne s'oxyde pas, c'est déjà un oxyde (SiO2). Par contre on peut dire quartz avec des oxydes (de fer, de manganèse, de cuivre, etc...) dessus ou dedans ; qu'est-ce qui te fait penser au quartz ? @Falcon074 Tu trouves des cailloux intéressants, ce serait sympa de tout regrouper dans le même sujet en nous donnant plus d'infos sur le lieu de découverte, des photos du caillou dans son milieu naturel, tes observations, tes réflexions, tes interrogations.
  5. Les mêmes par HAL https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01704673/document https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01708921/document
  6. Intéressant... Est-ce qu'il y a des structures particulières à observer dans le "pivot"? (Et d'ailleurs pourquoi ce terme ? )
  7. De toute façon on peut discuter et échafauder des théories à l'infini, sans avoir le caillou en main on s'en remet aux tests de @Falcon074 (magnétisme, dureté, densité et photos macros) qui ne montre pas une grande motivation à faire avancer sa demande de détermination...
  8. Les péridotites serpentinisées désignent un ensemble de roches dont la teneur en serpentines va, schématiquement, de quelques %serp à 99%serp. Ça fait du monde ! Il y a aussi de nombreux contextes possibles pour la serpentinisation, c'est une altération qui prend place à différents moments de la vie d'une lithosphère océanique. On pourrait se poser la question inverse : pourquoi dans certains cas on ne reconnaît pas la fabrique primaire des serpentinites ? Ben pas de bol, les serpentinites se déforment facilement. Elles peuvent être (très) foliées, (micro)plissées, bréchifiées, mylonitisées. Avec un taux de déformation croissant, on risque de plus en plus d'oblitérer complètement la fabrique primaire (péridotitique ou autre) par découpage, déplacement et transposition des foliations/litages primaires dans les nouvelles structures. Comme les serpentinites jouent le rôle d'un niveau de décollement (=découplage), aussi bien dans les prismes d'accrétion que plus profondément dans la zone de subduction, c'est très fréquent d'en retrouver à la base des écailles tectoniques. C'est notamment le cas dans les nappes de flyscsh internes (piémontais) alpins où elles sont associées à des radiolarites (cf. la doc ci-dessus). Inutile de préciser pour ces occurrences-ci leur état lamentable... Sur cette cassure fraîche on voit bien la foliation ; on regarde donc "en coupe", sur un plan presque perpendiculaire à la foliation et on ne voit pas de belle surface bien lisse. Pour moi, la cassure esquilleuse en petites lamelles verdâtres est assez caractéristique.
  9. Très jolie pièce ! Je le trouve pas mal avec les oxydes, ils donnent un certain relief.
  10. +1 avec Géologiste, ça fait bien serpentineux avec ces fibres blanchâtres (chrysotile?).
  11. Sympa tes photos de terrain, merci du partage. Les formes bizarres, c'est des figures de charge, elle se trouvent sous les bancs gréseux surmontant un niveau plus fin (silts ou argiles) ; c'est très courant dans les flyschs. https://ivanbour.files.wordpress.com/2013/07/tp-structures-sc3a9dimentaires.pdf
  12. Balade Google Earth en Péninsule de Taïmyr, Sibérie septentrionale. Contexte régional : modifié d'après Lorenz et al (2006b) 1a. Plis à vergence SE, chevauchements varisques et décrochements dextres 1b. Prolongement NE : Cartographie d'après Egiazarov (1967) et Bezzubtsev et al (1983), in Lorenz et al (2006b) ; situation des images satellite en rouge Avec ça on peut légender les photos 1a et 1b : la bande blanche plissée = Vendien (Briovérien) - Devonian ; les terrains gris-marrons au SE de la bande = couverture Carbonifère - Trias ; les terrains gris qui affleurent mal au NW = Néoprotérozoïque (vieux socle calédonien). 2. Au large, la Terre du Nord (Severnaïa Zemlia), un archipel de la marge continentale sibérienne. Sous une couverture glaciaire, la plus grande île laisse entrevoir son intimité géologique : Plutôt prometteuse cette île de la Révolution d'Octobre... Géol du secteur d'après Egiazarov (1967), in Lorenz et al (2006b). Au milieu, la Révolution d'Octobre. Au menu : - socle calédonien : néoprotérozoïque flyscheux (cf. Briovérien armoricain) et cambrien gréseux, déformation fin Cambrien (cf. Calédonides scandinaves) - discordance majeure ordovicienne marquée par un conglomérat de base Photos de terrain, discordance socle-couverture (Lorenz et al 2006a) Grès rouges et tufs ordoviciens colorés (Lorenz et al 2006a) -déformation dévono-dinantienne (varisque, cf. Ouralides) du socle calédonien et de la couverture paléozoïque.
  13. Tu trouves ça dans quoi ? On dirait des septarias ?
  14. Salut, Là il y a plusieurs minéraux sur chacun de tes cailloux ; en fait ce sont plutôt des roches, qui se débitent comme tu l'as dit en feuillets. Dans le premier caillou, tu as aussi distingué différents minéraux constituants de cette roche (un gris translucide=quartz, un rose=feldspath alcalin, un gris verdâtre=plagioclase?) et on peut voir que toute la roche, donc tous les minéraux, se débite en feuillets et que ce débit (si tu suis sa direction du regard) traverse sans distinction les différents grains minéraux. Il ne peut donc pas s'expliquer uniquement par le clivage du mica, qui se restreindrait aux grains de mica (et d'ailleurs j'en vois pas). C'est un débit qui est dû à la déformation de toute la roche, qu'on appellera dans ce cas une foliation ; tu peux aussi observer des sortes de petites rainures sur les surfaces de foliation, ce sont des linéations. J'appellerais ce premier caillou, en termes barbares, un orthogneiss (rhyolite ou microgranite porphyrique) à foliation protomylonitique(?). Le second est constitué surtout de mica ? Pour faciliter l'identification, ce serait bien de pointer sur une carte l'endroit de la découverte et soit de mieux faire la mise au point des photos, soit de trouver les mêmes cailloux en plus gros.
  15. Essaie de taper "vuggy silica" ou "vuggy quartz" sur ton moteur de recherche. En bref, c'est tout ce qui reste d'une roche après son altération par un fluide hydrothermal très acide : de la silice et quelques argiles. Ça peut faire des espèces de brèches comme sur ton caillou, les trous marquant l'emplacement des minéraux digérés par le fluide. C'est possible dans un contexte magmatiquement actif (les Andes par ex.) ; lorsqu'un magma (mou et chaud) s'intrude dans un encaissant, il refroidit et commence à cristalliser pour devenir une roche (dure et froide, comme un granitoïde). Là le magma 'perd les eaux' et les gaz (=fluides) qu'il contenait, ceux-ci migrent à travers l'encaissant et réagissent chimiquement avec lui, modifiant sa minéralogie (les géologues aiment bien parler d' "altération hydrothermale" pour désigner ces réactions chimiques entre une roche encaissante qui n'a rien demandé et un fluide bouillant). https://fr.wikipedia.org/wiki/Intrusion_(géologie) Les vuggy silica et les skarns (pour eux c'est un peu différent) sont deux possibilités de modifications minéralogiques liées à une intrusion magmatique, mais il en existe plein d'autres en fonction de la nature (=chimie) de l'intrusion et de l'encaissant, et de nombreux autres paramètres.
  16. C'est le soufre le problème... D'après ce que j'ai compris, il se dissocie souvent de la pyrite pour partir en phase gazeuse/aqueuse, ce qui génère des lacunes superficielles(?) en S ~homogénéisées par diffusion dans le réseau (apparemment sans vraie superstructure comme pour la pyrrhotite). Sur les cristaux expérimentaux, les valeurs typiques de x sont comprises entre 0,02 et 0,18, une gamme qui correspond bien à la quantité de soufre perdu par dissociation [Fiechter, S., Birkholz, M., Hartmann, A., Dulski, P., Giersig, M., Tributsch, H., & Tilley, R. J. D. (1992). The microstructure and stoichiometry of pyrite FeS 2−x. Journal of materials research, 7(7), 1829-1838]. J'ai pas trouvé le Kd, si quelqu'un a envie de le calculer... C'est un phénomène prédominant à haute température, pour une entropie élevée : dans la publi citée, des cristaux croissent à 850K par CVT (donc à partir de disulfure gaz et fer métal, ce qui est très différent de la nature) d'une part, alors que d'autre part un échantillon de poudre de pyrite industrielle est porté à 630K et passe de 0,02<x<0,18 à 0,24<x<0,40. Mais qu'en est-il des pyrites diagénétiques par exemple, où il faut plutôt compter sur une cristallisation aux alentours de 350-400K à partir d'ions sulfate et fer(II) en solution ? C'est sûrement le même type d'équilibre pyrite-sulfates à l'oeuvre, induisant les mêmes lacunes en soufre mais cette fois-ci j'ai pas trouvé d'article sur la stoechiométrie. Quoi qu'il en soit, il faut être dans des conditions telles que le soufre peut partir mais pas le fer, donc plutôt en conditions réductrices saturées en fer et cristallisantes, autrement dit cette sous-stœchiométrie serait plutôt réalisée pendant la cristallisation et pas pendant l'altération de la pyrite ?
  17. C'est très résistant, même au pistolet haute pression ils restent collés des fois. Test à l'aiguille : c'est mollasson et ça peut se décoller = lichen.
  18. @antakari Ouais, j'ai essayé ! Ça pète à cause des inclusions fluides, surtout dès que tu dépasses 100°C. Mais si ton quartz est bien cristallisé (sans inclusions), il devrait rien lui arriver avant 1600°C. @la roche 85 Super intéressant cette forme en chou-fleur que tu obtiens, avec des ramifications qui suivent les lignes de courant ; pas impossible que cet habitus botryoïdal soit caractéristique du cuivre précipité très rapidement par réaction redox (les fronts redox existent aussi dans la nature).
  19. Très belle série... La natrolite a une belle couleur, elle paraît presque bleutée ?
  20. J'y vois une texture bréchique avec dissolution (type cargneule ou 'brèche de dissolution') et une recristallisation (de calcite, silice, prehnite ?) en ciment entre les clastes. Si c'est de la calcite ou prehnite-pumpeyllite, ça m'évoque plus une ambiance skarn avec diopside, scapolite, épidote, vésuvianite, grenat, wollastonite et autres calcsilicates (t'as ça autour ?). Ce qui me gêne un peu c'est tout ce quartz ; une autre solution serait de l'altération hydrothermale siliceuse bien aggressive type silica vugs. On peut aussi avoir un mélange des deux, ou un truc qui n'a rien à voir... Ce qui pourrait aider : - observer d'autres petits minéraux - regarder de plus près les fragments de roche à peu près sains sur la première image => c'est quoi? En tout cas, j'appellerais pas ça un conglomérat (qui a une connotation sédimentologique) mais une brèche d'altération.
  21. Alors ça c'est intéressant. On dirait qu'il se passe quelque chose entre le mica et l'anatase...
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