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Bourse minéraux Sainte Marie aux Mines 2022, avec fossiles et gemmes.
Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 23>26 juin 2022

Les musées sont-ils des trous noirs ?


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Je reprends ici une réponse faite ailleurs, pour avoir un sujet bien identifié.

Parmi les idées reçues et fausses qui courent, courent, courent, il y a celle musée =visible par tous, collection privée = trou noir.

Sur quoi repose cette affirmation, largement reprise et véhiculé, comme d’autres (les beaux cailloux partent aux usa, le commerce des minéraux nuit à la collection, les collectionneurs font de nombreux dons au musée voire lègue très souvent leur collection à un musée, les minéraux sont de plus en plus cher, etc).

Bien commençons par les musées, et en premier lieu le Museum National à Paris. Depuis la fin des années 80, début des années 90’, la galerie de minéralogie a été entièrement vidée, il n’y a plus sauf expos temporaire, bien rares, de minéraux présentés. Il reste la « salle du trésor », avec quelques beaux objets, mais peu, bien peu. Ou sont les quelques dizaines de milliers de spécimens revendiqué par le Museum ? En tiroir, depuis 25/30 ans, et pour la plupart, bien plus 60 ans environ pour la plus grande partie des spécimens donnée par le colonel Vésigné, ils n’ont jamais été exposés d’ailleurs il me semble, et pour beaucoup d’autres spécimens, ils sont en tiroir depuis des siècles ! Depuis leur entré au Museum au XIXème par exemple. Visible dites-vous ? Au cas par cas alors, tiens demandé à voir tel ou tel spécimen, pour une publication par exemple… Une connaissance l’a fait il y a peu, on lui a répondu que, ben, « on » ne savait pas où étaient les spécimens… Ceci dit, je remercie vivement le Museum d’avoir accepté ma demande de prêt d’objets dans le cadre de l’expo Chessy à St Marie en 2008, un beau souvenir d’avoir pu réunir autant d’objets prestigieux.

D’autres musées ? La plupart des spécimens à Grenoble ont été mis en réserve dans les années 80’, la plupart des spécimens sont en réserve depuis presque 200 ans (collection Schreiber et Gueymard, il y a plus de 50.000 spécimens en tiroir à l’Ecole des Mines, visible dites vous ? A Jussieu, c’est différent, Pierre Bariand a beaucoup échangé pour récupérer quelques pièces majeures, bcp de choses en vitrine, Strasbourg est injoignable, j’ai tenté de les contacté en 2009 avec une autre personne pour l’expo Vosges à St Marie, impossible de joindre quelqu’un, visible les spécimens ? Et ceux de la fac de Rennes, Caen, ou de l’Ecole des Mines de St Etienne ? Les collections historiques de Toulouse ? Marseille ? Nice ? Fac de Chimie de Mulhouse ? J’en passe… Sans parler des musées l’étranger !

De nombreux auteurs ou photographes ou responsables de publication se plaignent de l’accessibilité des musées, ce sont pourtant des structures publiques… Même chose ailleurs, aux USA par exemple, voir divers articles dans le Mineralogical Record.

D’un autre coté, les collections privées, certes pas ouvertes au public, mais il suffit de contacter le collectionneur, de se présenter, et de solliciter un visite, c’est oui ou non, j’ai personnellement eu la plupart du temps très bon accueil. Et là, accès direct aux spécimens, belles discussions, objets choisis, des ensembles cohérents, avec par exemple des thématiques régionales, de pays, d’espèces, etc. Ces collectionneurs sont le plus souvent ok pour des photos à des fins de publications. Voire ils en font eux même, par exemple le livre sur le Beix en 2009. Ils sont le plus souvent ok pour des prêts pour des expos, très réactif en tout cas aux sollicitations.

Ma conclusion est que les musées en France cachent la plupart de leurs objets, et ces objets cachés sont très peu accessibles. Au contraire, les collectionneurs privés sont assez facilement contactable, et l’on a souvent bon accueil, on voit souvent leurs meilleurs spécimens dans des expos ou en photos dans des publications.

Un petit mot écrit rapidement, qu'en pensez-vous ?

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Salut,

Première lecture rapide : plutôt bien pensé dans l'ensemble.

Je "corrige" juste un poil sur ce que je connais : la collection de la fac de Rennes (Campus Beaulieu, bât 5 - Géologie) est ouverte à tout public, visible quand on veut (aux heures ouvrables bien évidemment). Elle évolue avec le temps et en souvent en fonction des grands thèmes d'études du labo (il y a donc aussi des vitrines "roches") ou de l'actualité. C'est une collection relativement modeste mais qui vaut le détour pour les minéralisations armoricaines entre autres choses...Mais, et je rejoinds Théo là-dessus, il y a aussi une quantité de cailloux (ou de pièces paléonto) qui "sommeillent" dans les sous-sols depuis ... pfff j'sais pas !

EricT

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deux ou trois petits points que je relèverais :

-fac de Rennes : en prenant rendez vous tout est visible ... (à moins que cela est changé depuis quelques années (dernière visite...)

-Muséum d'histoire naturelle de Nantes : refus catégorique pour des photos pour une publication (en gestation avec louis do...) sauf en payant !!

-et enfin : très peu de collectionneurs acceptent de prêter des échantillons ... (si on compare au nombre total de collectionneur ayant déjà une collection qui tient la route ; donc en "éloignant" ceux qui n'ont qu'une collection basique (une grosse majorité de nous tous!!))

sur ce dernier point il faut noter que ceux qui acceptent sont souvent sollicités !!

et certains des grands prêtent volontiers des échantillons même de grande valeur ...

après chacun fait comme il veut !!!

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Peut-être ai-je lu un peu vite, je réponds un peu vite, aussi à un sujet qui mérite ample réflexion !

Les collections en caisses sont légions, déjà à l'époque où l'esprit muséal consistait à essayer de montrer un maximum de choses, les tiroirs s'emplissaient…

Depuis quelques décennies, la mode est de n'exposer qu'un spécimen par minéral, voire groupe ou famille… L'aspect didactique y a beaucoup perdu, seul l'aspect esthétique - quand ce n'est pas " tape à l'œil " s'y retrouve…

Pour compléter le tout, la minéralogie est en berne : la plupart des musées ont emballés les collections minéralogiques, pour s'axer sur autres choses…

Il est vrai que l'accès aux " réserves " n'est pas facile partout (il y a parfois de très bonnes raisons à invoquer !)…

On peut dire la même chose, à propos des personnes que l'on aimerait rencontrer, qui sont de moins en moins disponibles… (c'est très rarement de la mauvaise volonté).

Il faut aussi avouer que certains échantillons mis en réserve, non plus, parfois, qu'un intérêt historique : les méthodes de prélèvement, les critères de conservation, ont évolué, souvent dans le bon sens. Si bien que, beaucoup de ces échantillons, s'ils sortaient des réserves, fileraient dans les poubelles ! De toute façon, il y a tellement de choses dans certaines réserves que plus personne ne sait quoi et encore moins où …

Essayez de vous faire montrer un objet, dont vous connaissez l'existence, mais qui est parti dans les réserves depuis longtemps…

L'accès aux collections privées est sans doute plus facile… (Mon hésitation à leur propos est principalement liée, chez moi, à un trait de mon (fichu) caractère : j'ai horreur de demander…)

Des " trous noirs ", il y en a partout ! dans toutes les disciplines !

Des gens ouverts et passionnés, il s'en trouve partout, aussi ! heureusement !

Comme toujours, et en toutes choses, il faut, surtout, se garder de généraliser ! À+

Édit : je tiens à préciser que des " trous noirs ", je n'ai pas besoin d'aller en chercher aux States, j'en connais dans le quart sud-est français !

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On exige visiblement tous beaucoup des institutions publiques... mais quel prix est-on prêt à donner pour que nos musées fonctionnent de façon optimale ? Les compétences, les moyens financiers, la volonté, l'intérêt général, etc. sont autant de paramètres selon moi qui rendent aujourd'hui ce fonctionnement compliqué (Cf. le Règne Minéral n°91). Comme l'a souligné L.-D. Bayle, tout n'est pas tout noir, tout n'est pas tout blanc, et en l'occurrence, la revue se voit ouvrir les portes plus souvent qu'on ne le croit.

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Éric-T va me faire remarquer que mon tableau est un peu noir… Et Roger vient d'écrire " tout-haut " ce que je sous-entendais " tout-bas "…

Heureusement le message de Louis-Do est un constat rassurant ! C'est à toi, Louis-Do, que l'on ne dira assez merci !

(Mon niveau d'optimisme est un peu bas, mais ça va aller mieux dans deux jours !)

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Comme le dit très bien papyfred : "Comme toujours, et en toutes choses, il faut, surtout, se garder de généraliser !"

L'exemple de la collection de la FAC de Rennes est intéressant et très vrai.

Dans tous les grands musées il y a plus dans les réserves que dans les vitrines...........au musée international de la Préhistoire aux Eysies de Tayac, il y a plus de 6 millions d'objets........... il faudrait de très grandes vitrines pour tout exposer !!! (idem en peinture, archéologie etc...) Il faut bien sûr que les réserves soient gérés sérieusement et utilement...... (moyens matériels :desole: ; soutien sans faille des organismes publics :sourire: ; personnel motivé :sourire: ...etc) mais par principe je me méfie toujours beaucoup de la théorie qui consiste à dire que le "Public" c'est nul, le "Privé" c'est très bien ! .........c'est d'autant plus facile à dire que l'on fait tout pour que le "public" se dégrade et n'apparaisse aux yeux de la population que par ses côtés négatifs........... si tout était privé je pense bien que pour la majorité d'entre nous ça ferait drôle !

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papy dit : Les collections en caisses sont légions, déjà à l'époque où l'esprit muséal consistait à essayer de montrer un maximum de choses, les tiroirs s'emplissaient…

Depuis quelques décennies, la mode est de n'exposer qu'un spécimen par minéral, voire groupe ou famille… L'aspect didactique y a beaucoup perdu, seul l'aspect esthétique - quand ce n'est pas " tape à l'œil " s'y retrouve…

oui c'est aussi la réflexion que je me fais !!

pô partout !! heureusement !!!

perso on est pas près de faire dans l'esthétisme à outrance ... une fluo massive régionale (ben oui ya un peu de régionalisme quand même !!) a autant sa place que les deux grosses pièces du beix !! et qu'une petite pièce ancienne moche avec son étiquette !!

pourtant on a essayer à moultes reprises de nous pousser dans ce sens ....

d'autres petits musées font de même (pas dans la course à l'esthetisme) ...

je regrette fortement cette idée muséographique idéalisée ... ça n'est pas l'image de la minéralogie !! (la fluo ce n'est pas que des octaèdres roses par ex ....) ce n'est pas la fluo qu'il faut montrer mais les fluos !! c'est à dire toutes les formes couleurs et indices (enfin un maximum ...) : enfin ça c'est notre vision des choses !!

et les visiteurs apprécient !!

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mais quel prix est-on prêt à donner pour que nos musées fonctionnent de façon optimale ?

Voir par exemple le prix que l'Etat paie pour des musées glacés et morts, tels les musées d'"art contemporain"....

La seule différence, et c'est là que le système bloque, c'est qu'en minéralogie il n'y a pas de copain à faire exposer, vu que l'artiste est inconnu. Pas de réception hebdomadaire aux petits fours ni de bling bling, alors quel intérêt pour les décideurs ?

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Théo, tu prends peut-être un virage trop rapide en schématisant de la sorte la vision des gens, je crois que tu exagère un peu en parlant "d'affirmation largement véhiculée sur le forum", car ça reflète très peu ce que je lis au fil des pages.

Pour revenir à nos moutons, bêêê... euh, non, voici ma vision :

- Une pièce dans un musée public, c'est la chance d'être vue de visu par un "non initié", un quidam qui au départ ne court pas après les minéraux...

Même si 99% des pièces sont en effet "gaspillées" dans des tiroirs, eh bien le 1% sera accessible à un auditoire large, et ça permet aux enfants de penser à autre chose au'à la nouvelle Play Station.

Il faut aussi avouer que gérer un stock de 250.000 pièces, avec un effectif de 3-4, je vois pas comment ça peut marcher.

- Le collectionneur privé, lui joue un rôle différent, comme l'explique très bien Louis-Do, sur un thème plus spécifique, et qui intéresse plus le passionné.

C'est la diffusion des connaissances dans un cercle plus restreint, que ce soit par l'intermédiaire de photos, ou par une visite de collection, mais ça reste entre gens déjà initiés.

Donc la démarche est complètement différente.

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Il va falloir que j'aille à Rennes un de ces jours !

Noté pour Nantes, pas très accessible donc, il y a aussi La Rochelle, quo vadis la bas ?

Parmi les "mort", j'ai oublié Lyon...

On demande bcp aux musées publics justement parce ce qu'ils sont publics, c'est à dire des lieux où sont présentés des objets appartenant à la collectivité. Le stockage ne peut s'entendre que pour faire tourner les objets, ou en vu d'expo temporaires, de prêts extérieurs, etc. Etre ouvert au public et disponible, c'est leur raison d'être.

Quand aux coûts, hum, c'est relatif, un musée de minéralogie comme Cham', Bourg d'Oisans ou Jussieu peut tourner avec peu de coût fixe (2/3 personnes, soit très peu de chose pour une structure publique, + nettoyage, électricité, eau, etc.) La vente de spécimens, livres et autres génère de l'argent, cela reste très raisonnable si c'est bien organisé.

On ne peut exiger autant de disponibilité d'un particulier qui a une famille, reçoit chez lui, travaille, à uen vie perso, etc.

Contrairement à ce que dit 1frangin, non, le contact avec les particuliers est assez facile, et le prêt d'objets de qualité sans être facile n'est pas si compliqué, il faut juste un projet, une assurance, une logistique à proposer, etc. Enfin, expérience perso.

Pour les musées d'archéo, c'est différents, il y a tout le matos de fouille, qu'il faut bien stocker, faute souvent de savoir qu'en faire, parfois, en douce, hop, on réenterre quelques m3... Idem pour la paléontolgoie, où bcp d'objets sont à garder car en relation avec une publication, description, etc. + là aussi tout ce qui vient de fouilles et dont on ne sait que faire, alors on stock...

Oui, gérer 250.000 spécimens à 4/5 c'est bcp, faut-il qu'il y ait réellement 250.000 objets, sans inventaires, juste un chiffre, à l'inventaire, des surprises parfois, et puis pourquoi garder autant d'objets ??? Pour quoi faire ? Exemple, 20.000 spécimens bien choisis pourrait suffirent...

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Faut-il rappeler que le matériel stocké dans les tiroirs n'a pas uniquement pour vocation d'être "joli".

Il sert ou servira pour des études avec ce que cela sous-entend comme prélèvement, etc. Et comme il est difficile de prévoir ce que pourront être les futures découvertes, et bien il vaut mieux - conserver- les objets.

On reste, je crois, bloqué sur ses convictions de collectionneur...

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oui l'accueil des privés est bon .. ya qu'a voir la prose à louis do !!

mais on demande souvent un prêt a un prêteur ... (tu vois ce que je veux dire...)

par contre je ne suis alors pas du tout d'accord avec : .../...gérer 250.000 spécimens à 4/5 c'est bcp, .../... et puis pourquoi garder autant d'objets ??? Pour quoi faire ? Exemple, 20.000 spécimens bien choisis pourrait suffirent...

non !!! les possibilités d'analyses gagnent du terrain ... et dans ces caisses trainent encore des inconnus !!! hop poubelle ?? non !!!! pas d'accord!!! et puis un échantillon d'un site n'est pas représentatif du site... c'est comme si on disait qu'il n'y a que des pyros vert olive aux farges !!! (bientot j'espère on verra !!)

(la gestion à 4ou5 de 250 000 pièces :ça doit pouvoir si le pouvoir veut bien ...(niveaux des fonds !!) )

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Pour ma part j'ai constaté des irrégularités dans étiquetage de certaines pièces de la collection du muséum d'histoire naturelle de Bordeaux. Certaine pyrites se décomposaient dans les vitrines... bref j'ai proposé par deux (ou trois fois je ne sais plus) mon aide bénévole à la responsable du musée et elle ne m'a jamais recontacté. Maintenant le musée est fermé pour rénovation et toujours pas de coup de fil. Je crois qu'on peut considérer ce musée comme un trou noir, bon après je ne suis pas minéralogiste et peut être que tout le monde s'en fout d'un petit étudiant chimiste bordelais... Toujours est il que je n'ai pu contacter personne.

Au niveau de la fac, je ne sais pas, je n'ai jamais fait de visite.

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On en peut tout garder, cf les textes de JC Bouillard, on peut garder intelligemment, un stock de La Gardette ou de Tsumeb de 3ème choix alors qu'il y a 20/30 de biens à coté, en réserve, cela ne sert à rien, etc. Les réserves de minéralogie, c'est surtout cela, rien de rare, du tout "courant" récupéré au fil des dons, des années, des récup' diverses, des achats "moyens", qui le sont encore plus 20 ou 30 ans après (ah, les "zéolites" d'Inde des années 70'), etc.

Bien sur les paragènes atypiques, clue du roua, cap garonne, comme exemple, on peut garder de longue série au cas où... Typiquement le genre de chose que les musées n'ont pas bcp d'ailleurs.

Il est intéressant de demander aux conservateurs ou directeurs de collections minéralogiques combien de spécimens ont été demandés dans l'année, ou aux cours des 10 dernières années par des scientifiques pour de la recherche.... Très intéressant, très. En France comme à l'étranger. On peut avoir une idée de la réponse quand on se rappelle que le brgm à Orléans à liquidé une bonne partie de ses collections ou que l'Académie des Sciences de Philadelphie à vendu sa collection minéralogique faute de savoir qu'en faire, sa vocation étant de faire de la recherche "de pointe"... La plupart des structures, tout au moins à l'étranger, publient des rapports d'activité annuel, bon... Cf aussi le colloque au museum en 2007, des collections pour quoi faire ?

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Une précision quant aux collections des musées français (quelles que soient la nature de ces collections : peintures, minéraux, archéologie, ...) : elles sont INALIÉNABLES. Une fois un objet propriété de l'État, il ne peut être vendu. Les collections sont donc condamnées à enfler perpétuellement mais à fonctionner avec un budget qui ne suit pas. Au Canada par exemple, la gestion des collections est dynamiques : en minéralogie en particulier, des pièces sont vendues pour acheter de nouvelles pièces de meilleure qualité.

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Théo : c'est pas sur que 250.000 pièces différentes suffiraient à recouvrir de façon exhaustive la minéralogie mondiale (même si en l'occurence il y a des doublons) !

La mission d'un organisme comme le MNHN, c'est quoi ?

Recueillir et conserver en permanence un échantillonnage exhaustif de la minéralogie, notamment sur des gites à durée de vie limitée (mines, carrières, travaux).

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+ 1 !! je suis olivier !!! (ça toujours été le but naturaliste des MHN !!!toutes collections confondues...)

sinon rien n'empèche un musée de céder des échantillons !! privé ou public ... c'est comme de les prêtés de façon définitive ....(pô spécifique aux minéraux ...mais pas assez utilisé pour ces derniers!!)

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faux calcite 39, les objets des musées français ne sont pas inaliénable: c'est simplement très compliqué de faire aboutir une procédure de déacquisition...il faut réunir une commission(qui ne se réunie jamais), instruire un dossier motivé mais sur le papier c'est possible!

concernant les réserves un juste milieu serait souhaitable entre la réponse de Théo et celle d'Entre deux roches et cela ne serait pas compliqué à réaliser, suffit simplement de vouloir le faire: en plus 2/3 personnes suffisent, l'exemple de Lausanne, du Luxembourg, de Jussieu, de Grenoble et aussi de l'Ensmp(mines paris) est là pour nous rassurer. Il n'y a pas besoin de dilapider le trésor public pour gérer une collec de minéraux, soyons sérieux cinq minutes!

il faut quand même reconnaître que dans les musées français présentant de la minéralogie c'est l'hécatombe; et dans ceux ouvert encore combien présente encore des collections avec un niveau sérieux???là encore il y a des contre-exemples rassurants comme Grenoble, Bourg d'Oisans, Chamonix, Autun, ... d'autres renaissent comme Dijon,Le Puy en Velay et surtout Clermont qui à fait de gros efforts ces dernières années. Ce qui est inquiétant c'est Nice, Lyon, Strasbourg(théoriquement ouvert mais injoignable), saint Etienne, Bordeaux; Toulouse devrait réouvrir tout prochainement,

c'est en très bonne voie.

la situation reste quand même extrêmement préoccupante ...

@+

Alain

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La collection de Bordeaux était tout juste sympathique, il y avait deux trois choses de localités peu vues, pas mal de fossiles vu que la région grouille de falluns (aujourd'hui protégés). Cela dit je ne pense pas que la collection se trouvera dans le nouveau musée, déjà elle était au dernier étage au fond et surtout le musée a mis en place un programme le temps des travaux : des intervenants se déplacent dans les écoles pour présenter les sciences naturelles, mais pas de géologie et pas de minéralogie. La collection est pourtant regardable il y a véritablement matière à présentation aux écoliers !

Peut être n'y a t'il pas eu de motivés ? Peut être que la minéralogie n'intéresse pas ? Peut être n'y a t'il pas de demande ? Il n'y a qu'à voir les questions parfois déconcertantes de simplicité mais qui ne sont pas traitées par la science (cf l'origine de la couleur bleue de la baryte), si j'avais le temps je pourrais y répondre ! Cependant il est quasiment impossible de faire de la recherche qui ne rapporte pas, tous les volets fondamentaux de mon travail (et de bien d'autres) dérivent de propriétés anecdotiques mais intéressantes de matériaux destinés à l'industrie.

Étant dans la Recherche depuis plus de trois ans, tout travail est intimement lié à la présence de contrats qui sont signés avec des industriels qui désirent (exigent...) des résultats. Je ne suis pas certain que ce courant soit récent et on trouve certainement là les raisons de la poussière dans les musées puisque ce qui importe maintenant c'est ce qui rapporte de l'argent. Les bourses de thèse ministérielle qui permettent de faire de la science qui ne "sert à rien" sont de plus en plus rares. Je ne suis pas dans la minéralogie, mais je serai étonné que ce mouvement épargne les sciences de la Terre.

C'est peut être pour toutes ces raisons que plein de cailloux dorment dans des tiroirs qui prennent la poussière dans des musées qui ressemblent à des trous noirs alors qu'il en serait autrement si les scientifiques pouvaient vraiment faire leur travail et ainsi formuler des demandes pour que tout ça bouge un peu !!! Je ne crois pas que tout soit perdu, mais il faudrait peut être qu'on se bouge et qu'on redonne de l'énergie à la minéralogie hors des circuits classiques (bourses/clubs) : en organisant des manifestation dans les écoles pour faire bouger les jeunes. C'est peut être déjà comme ça dans certaines villes, mais à Bordeaux c'est bien mort !!!

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Si je puis me permettre une remarque sur les problèmes concernant les musées de minéralogie française ( je ne m'attarde pas sur la paléontologie car je ne suis pas spécialiste ), cette remarque n'a pas vraiment de lien directe avec le sujet premier mais répond à certain messages.

Pour ma part je suis d'accord avec le fait qu'une collection publique en tiroir est difficilement accessible même lorsque l'on connais le concervateur et que l'on étudie dans une école réputé .... Personnellement je n'ai pas réussi a voir l'arrière des musées, seulement l'exposition " artistique " conçue pour le grand publique.

Bref, le problème qui me gêne beaucoup plus lorsque je visite un musée connu, c'est de voir le manque d'intérêt du personnel et surtout le manque de compétence ....

En effet ( je suis obligé de citer pour m'appuyer sur un exemple concret ) prenons le musée national de minéralogie à Paris place Jussieu. Le musée est m'as t'on dis financé par l'université qui l'héberge. Soit. Pas de problème de ce coté là. Mais les gens qui assurent l'entrée du musée sont des étudiant des lieux qui se fiche totalement de la collection.

J'aime découvrir de nouvelle chose. Je suis donc aller une première fois pour les yeux. Une deuxième fois pour les explication et essayer d'en apprendre un peu plus. J'ai donc demandé si une visite guidée était possible, non pas au casque comme cela se voit dans les musées mais avec quelqu'un en chair et en os, c'est toujours plus agréable.

Celui qui me fait la visite en savait autant que n'importe quel type dans la rue. Il savait lire, il m'as donc lu les différentes classes cristallines comme je l'aurai fait avec mes propres yeux.

Je remercie JC Bouillard de m'avoir donner un peu de temps lors de nos entretiens. J'ai enfin lu la passion dans les yeux d'un concervateur.

Alors je comprend qu'une grande collection publique renferme des trésors qui ne seront pas souvent voir jamais exposées. Ce que je comprend moins c'est d'employer des gens qui sont incapable de différencier une améthyste d'une fluorite dans une exposition publique. Je trouve qu'on ne s'enferme pas dans un musée sans en savoir un minimum ....

Un musée ou encore une grande boutique. Quand je vois des vendeurs qui sont totalement incompétants ça me met hors de moi :grand sourire:

Enfin bon ... donc je rejoins l'avis de la plupart :

- Les expositions publiques c'est très bien mais insuffisant quand on commence a avoir des exigeances

- Les grands magasins offrent une bonne vue d'ensemble sur les différents minéraux du monde tout en changeant fréquement les stock ( ben oui c'est que les minéraux se vendent ) mais le service est vraiment très bas.

- Les exposition privée reste vraiment le meilleur moyen pour en apprendre plus.

Et je trouve étrange qu'un musée ne puisse pas vendre ses pièces sans engager des paperasses a n'en plus finir ... certaines pierres intéresseraient les amateurs j'en suis sûr et l'argent gagné peut effectivement servir a acquérir des pièces encore plus rares.

Bien long débat. Finalement rien ne vaut les expositions anuelle ou bisanuelle :)

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