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EricT

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  1. Bonjour, Il traine pas mal de XLS sur le net, spécifique à telle ou telle roche pour les analyses CIPW. Pour ma part, j'utilisais WinRock (ça doit être la version 8 quelque-chose maintenant) qui est téléchargeable et avec licence d'évaluation d'1 mois...ça calcule et ça plotte dans les diagrammes qui vont bien ... Pour le reste, ce n'est pas ma partie mais : A/CNK = indice d'aluminosité (calculs sur compositions en moles) = Al2O3/CaO+Na2O+K2O - Cela permet de déterminer les roches peralcalines des roches calcalcalines Pour FeO/Fe203, c'est a priori pour évaluer Fe2+ et Fe3+ : si LionelR passe dans le coin, il t'en mettra quelques pages ... Pour Fe2O3calc, c'est sans doute parce qu'on a analysé un FeO* total à partir duquel peut sortir un Fe203calculé qui sera différent (méthode choisie et minéraux incriminés) d'un Fe203 analysé
  2. Ok, c'est une tectonique tégumentaire de propagation de front de déformation en avant-pays : chevauchements émergeants sans doute peu pentés, peu de déformation des couches, sauf locale. Pour les pendages, la coupe de Gilly est déjà une coupe interprétative : il a dessiné un synclinal accentué de la manière avec laquelle on les représente souvent dans ce type de contexte tectonique mais le rebroussement au nord (au contact du chevauchement) est certainement trop accentué sur une si grande distance (par contre, comme dit Kayou, couches peut-être rebroussées ou poly-plissées très fortement à proximité de l'accident). La coupe de l'Aven Abel, un poil plus à l'Ouest, montre déjà des choses beaucoup moins pentées (mais c'est elle-aussi une coupe interprétative). Bref, le jeu dans ce type d'exercice est de dessiner quelque-chose de cohérent localement (affleurements "plats", pendages locaux), régionalement (tectonique d'avant-pays), tectoniquement (tectonique en plats et rampes ?, plis faillés déplacés ?, "pendages régionaux"), stratigraphiquement (ne pas inverser la colonne strati si ce n'est pas justifié, examiner l'épaisseur des couches et sa variabilité latérale), cartographiquement (épaisseur à l'affleurement, respect des lignes de contact, respect du profil topographique fin) mais tu as forcément une part non négligeable "d'imagination" quand tout le reste est "d'équerre" (surtout pour ce qui se passe "dessous") Sinon, OK avec les remarques de Kayou ci-dessus
  3. Bon début il me semble. Néanmoins, la lecture des pendages sur la carte montre rarement des choses supérieures à 30°, souvent beaucoup moins ... Or si l'on regarde ta coupe, par endroit, on a presque du pendage vertical (voir Oxfordien par exemple) - Donc comme dit Kayou : respect des pendages : c'est à dire des plis beaucoup moins marqués. Attention également aux choses vraisemblablement de second ordre : par exemple, au sud de la faille, tu n'es pas dans l'obligation de dessiner un grand synclinal : la faille peut très bien tronquer un grand monoclinal incliné vers le nord avec des ondulations faibles... La conservation de l'épaisseur des couches est un vieil "adage" qui était prôné par certains profs mais JAMAIS dans la nature, une couche n'a une épaisseur constante (biseau sédimentaire, changement de faciès, portion récifale - surtout dans le Jurassique par ex, tectonique synsédimentaire etc etc) : la première chose que l'on apprend quand on commence à faire des coupes "professionnelles" (Université, Pétrole etc) est de vite oublier cette idée (en restant cohérent quand même). Bon courage, cela me semble bien parti ... Ajout qqs minutes plus tard : strictement parlant, la faille n'est pas indiquée comme chevauchante. "Scolairement", il n'est donc pas (forcément) nécessaire de lui donner un pendage : cela peut-être un bon décrochement avec composante verticale : là, c'est la connaissance régionale qui compte : puisque tu notes "chevauchement du Casteou d'Infer", c'est que tu as d'autres infos ?
  4. Vache les mecs, vous assurez grave en photo !! Superbe série d'Arbouët de Tempo et magnifique assoc pour Spath ! Pour répondre à Lucailloux, souvent à Arbouët, y'a de l'huile qui irrise les calcites et fluos...
  5. Bonsoir, Ce n'est pas trop mon domaine mais je crois que le plus souvent, ces phénomènes sont observés lorsqu'une partie de la Formation a été protégée naturellement des attaques d'altération. Dans le cas du Jurassique qui t'intrigue, peut-être qu'une partie des marnes a été protégée par une couche imperméable sus-jacente (Jurassique, Crétacé, Tertiaire ?) aujourd'hui disparue. Une autre possibilité est un très fort drainage des eaux acides (géomorphologie) : peu de temps de résilience et infiltration modérée sur une partie de la Formation (altération ralentie), et concentration des eaux vers une autre partie de cette même formation (située altimétriquement plus bas ou phénomène lié au pendage des couches avec circulation le long de certains bancs ou interbancs). Peut-être explorer ces pistes là en sachant qu'il doit bien y en avoir d'autres ! Eric
  6. Bonsoir, Oui, les silex proviennent de la dégradation de la plateforme crayeuse crétacée qui était bien plus développée que ce qu'il en reste aujourd'hui sur le Massif armoricain (d'ailleurs, il n'en reste rien à part ces silex justement). Les alluvions des principaux fleuves côtiers bretons contiennent quasiment tous une proportion non négligeable de silex; les marées de tempête en ramènent fréquemment sur les côtes. Il en reste également des reliques éparpillées à des niveaux altimétriques proches de 180-200m en Bretagne et on estime aujourd'hui qu'une grande partie du Massif, sinon tout le Massif, était inondé lors des grandes transgressions de la fin du Crétacé. Ensuite, l'altération tertiaire a fait de gros dégâts et toute la craie (sans doute peu épaisse quand même) a été bouffée; il en reste un affleurement (et un seul !) près de Morlaix. Le forage du graben asymétrique de Rennes (faille bordière Ouest bien connue des minéralo = Pont Péan) par le brgm et la fac de Rennes avait, pour un des buts, de voir si sous le Tertiaire, on n'aurait pas conservé un peu de Crétacé crayeux (ou autre)...mais non, on tape directement dans le Paléozoïque. Donc pour répondre à Serge : non, plus de sédimentaire aujourd'hui mais il y a eu ... Il y a actuellement une thèse en développement sur ce sujet (silex, surfaces continentales successives depuis le Crétacé inférieur...) à l'Université de Rennes au labo Géomorpho-Sédimentologie... Eric
  7. Bonsoir, Une localisation précise de la trouvaille aiderait certainement ... On peut penser à un fragment de cuirasse pisolithique (partie supérieure d'un profil d'altération météorique, dégradée et soumise à une érosion). Les pisolithes sont des boules de limonite (je crois) qu'on nomme souvent "minerai de fer sidérolithique"... Peut-être un début de piste ? Eric
  8. Cela ressemble très fortement à certaines cinérites du Massif armoricain ... [Roches pyroclastiques - cendres - à grain fin, cassure conchoïdale typique, couleur variant du blanc au crème foncé - pour le Massif armoricain parce qu'il en existe des plus sombres ailleurs - montrant des lits ou litages, associées au sédiments et volcanisme du back-arc sud-armoricain] Sinon, voir aussi les grès fins hypersiliceux de la Fm du grès armoricain (blancs, stratifiés, cassure conchoïdale également) mais à Peumerit, c'est un peu loin ... Ps : cassure conchoïdale (vient de "coquille") = cassure franche courbe et lisse que l'on retrouve souvent chez les roches à grain très fin ...
  9. Bonsoir, Perso, je trouve la couleur très esthétique et la fraîcheur des fluos pas si mauvaise que ça...Si j'avais découvert un affleurement comme le tien, je pense que je m'y accrocherai un peu... Je ne connais pas le Burg. Sans doute que les collectionneurs qui sont allés gratouiller dans le coin sauront mieux répondre. Dans les Pyrénées Atlantiques, les filons de fluo(+/- calcite) d'Arbouët présentent parfois ce même type de choses (baryte et quartz en moins) : la fluo massive y est très fracturée ne donnant généralement que des clivages grossiers ressemblant très fortement à tes photos (la couleur dominante étant plutôt jaune à Arbouët)...Sur les épontes ou s'individualisant au cœur de la masse clivée de fluo, il y a des zones remplies d'argiles bien collantes où on peut trouver de beaux cubes ou arêtes bien automorphes, de belle apparence, pas un poil altérés. A Arbouët, le principal agent destructeur est très certainement l'altération de surface. D'où ma remarque préliminaire : tu as peut-être dans cet ensemble des domaines ayant été protégés où, si le mixage quartz-fluo n'est pas complet, tu peux avoir de bonnes surprises... Donc dans un premier temps et par rapport à ce que je connais ailleurs, je suis de l'avis de Cédrick sur l'altération d'un ensemble quartz-fluorine. Pour écarter une phase de laminage tectonique (ou de brèchification), il faudrait connaître la tronche des barytes automorphes, voir si la lentille dans son ensemble présente des évidences de déformation, voir quel est l'état de surface des faces libres de fluo (s'il y en a), voir quelles sont les relations géodes de quartz et ensemble "broyé" ... bref, avoir une description et un aperçu un peu plus large des affleurements.
  10. Bonsoir, Merci pour le partage ! Question (débile peut-être, je ne sais pas) : on avait jusqu'à maintenant l'habitude de lire (Fex, Mgy)SiO3-perovskite ou post-perovskite dans les papiers scientifiques (où je ne comprends pas tout...). Si le Ruff et l'IMA donnent le nom de Bridgmanite à la MgSiO3-perovskite (puisque c'est apparemment la formule générale retenue dans les deux cas), a-t-on une appellation (tout au moins officieuse) pour la FeSiO3-perovskite ?
  11. Le coeur (basque) sur la main ... si c'est pas beau ça !
  12. J'avais loupé le début ... très beau reportage documenté, terres enchanteresses et jolies images ... une belle balade ... NB: si tu as encore la main et si tu pouvais remplacer dans le texte "glacière" par "glaciaire" ce serait nickel !
  13. Bonsoir, On peut penser à des phénomène similaires pour la Patagonie : selon la lecture des études récentes qui me restent pauvrement en mémoire (recherches CNRS/ISU Rennes et Paris et collaborations chiliennes et argentines), la Patagonie (plus exactement la partie des Terrasses Patagoniennes à l'Est) devrait son soulèvement lent, régulier et de grande ampleur à une réponse mantellique (convection ascendante - flux vertical) à la subduction Nazca-Antarctique. S'en suivrait une déformation lithosphérique sans fracturation (pas de tectonique sensu stricto) en bombement (et donc orogenèse = création de relief) en arrière de cordillère...C'est résumé (mal) et je n'en connais pas vraiment plus (et surtout pas le ou les modèle(s))... Donc voir peut-être des publications là-dessus ??
  14. Avec le nom (donné par Cristallier sur l'ancien post), on a la Société; avec la Société on a l'adresse et avec ça, via Gogole ou autre, tu dois pouvoir trouver le téléphone ... Piritas de Ambasaguas S.L. (inscription au registre du commerce en 2011, 2012, 2013 ... pas trouvé pour 2014 ...) Mr Urruchi Barron Manuel, Administrador delegado Siège social : Calle la Rioja, 4 - 310004 Pamplona - Navarra
  15. Oui, c'est un peu problématique comme truc et je ne maîtrise pas tout là-dedans (loin s'en faut) mais je dirais en attendant les réponses moins approximatives que la mienne : - basaltes ou gabbros océaniques --> schistes verts --> subduction --> amphibolites sensus stricto --> schistes bleus ... (donc notion de contexte géodynamique) - Marnes --> métam HP, BP (enfouissement, chevauchement, épaississement crustal - etc etc) --> faciès métamorphique "schistes verts" --> MP, MT --> faciès métamorphique "amphibolites" (sans notion particulière de contexte géodynamique, défini par d'autres critères) = amphibolites par abus de langage.
  16. Il y a déjà eu un sujet là-dessus : http://www.geoforum.fr/topic/7750-ambassaguas/ Je ne sais pas si cela a évolué depuis ...
  17. Autrefois, on m'avait appris que le vocable "schistes verts" était réservé normalement au métamorphisme des basaltes et gabbros d'une croûte océanique, qu'il y ait subduction ou pas: c'est un métam hydrothermal BP, BT qui n'est pas lié à un enfouissement mais qui est une réponse au refroidissement progressif de la croûte océanique et à l'hydratation par la colonne d'eau océanique sus-jacente. Mais ça c'était avant ... maintenant, je pense que le concept est (sans doute abusivement mais c'est pratique) étendu largement à toute roche présentant les caractéristiques d'un métamorphisme non hydrothermal dans le domaine de définition des "schistes verts" du schéma d'Eskola... NB : je viens de voir ton post ci-dessus au moment où j'écrivais ... Si l'on est rigoureux, "Schistes verts" ne devrait par définition ne s'appliquer qu'aux roches basiques d'origine océanique. Dans tout autre cas, c'est une roche qui présente les conditions du métamorphisme dans le faciès schistes verts comme défini par Eskola ... donc en gros par rapport à ton post précédent : métabasaltes ou métagabbro de croûte océanique = schistes verts; marnes modifiées = roches métamorphisées dans les conditions du faciès schistes verts etc ...
  18. Salut, Il n'y a pas de raison que la détermination par des mecs de elf de la grande époque (celle où elf faisait également dans le minier, notamment pyrénéen) soit erronée pour la lame qu'ils ont échantillonnée. C'est sur qu'un échantillonnage plus large et dispersé sur le bloc avec plusieurs lames aurait été idéal mais il doit être difficile de pouvoir péter des bouts de monument classé juste pour le fun et sans que cela soit réellement essentiel ! Même si elles n'ont pas été décrites sensu stricto dans ce secteur (mais elles sont connues pas très loin, par exemple dans le Massif de Cauterets oriental, parfois même sous forme de grosses enclaves de larvikites mélanocrates au sein des granodiorites de la première couronne) des monzonites ne dénoteraient pas vraiment dans le paysage magmatique du coin...Après effectivement, quelle époque (je mets un p'tit billet sur du varisque quand même) ? Vous publierez quelque-chose en fin d'étude archéo ?
  19. Salut, Pour l'hypothèse d'une syénite, j'ai quand même un gros doute. Elle ne pourrait pas provenir de la région d'Ogeu ou plus au sud car on n'est pas du tout dans l'aire d'alimentation du méga-glacier d'Arudy...Mais, bon, je suis d'accord, ce n'est pas très probant comme argument. Il existe d'autres affleurements de syénite au sud de Buzy et à l'Ouest d'Arudy (là, on est bien plus proche du "menhir") dans le Bois du Bager : les géologues et minéralogistes connaissent bien ces syénites car elles sont très leucocrates, à analcime - et analcime cristallisé automorphe en vacuole - et surtout à très grandes baguettes pluricentimétriques de pyroxène (aegyrine) qu'on ne peut pas louper ! Ta démarche d'un comptage strict serait exactement la bonne jjnom parce que effectivement, dans le secteur d'alimentation des moraines glaciaires (pour rester sur le menhir), on a une foultitude de trucs très semblables en apparence et également en composition et tout cela sans réelles limites de faciès : on se situe très certainement (si la détermination initiale de monzonite est acceptable, ce que je ne sais pas) dans la lignée monzonite - quartz monzonite (adamellite) - monzogranite et c'est effectivement le comptage statistique du quartz (sur plusieurs lames) qui lèverait (peut-être) l'ambiguïté (à mon avis, on aurait un nuage de points assez étalé dans cette partie du Streickeisen). Et ça, c'est si les plagios restent plus ou moins constants : s'ils sont variables, on peut passer facilement dans des monzodiorites etc etc...Bref, pas simple. Mon sentiment, d'après ce que je connais du "magmatique" du secteur où les monzonites "pures" sont quasi-inexistantes (à ma connaissance et en tous les cas jamais signalées dans les écrits divers) et en prenant en compte les possibilités d'alimentation glaciaire, est que l'on est certainement assez près de la frontière entre une monzonite quartzique et un monzogranite...et donc plutôt plus proche d'un apport d'un matériel varisque plutôt que mésozoïque... Eric PS : oups, honte à moi, depuis le début, je confonds la position des deux sites archéologique (dolmen Calhau de Teberne et cromlech de Lou Couraus). On n'est donc pas sur celui au nord d'Arudy comme je le croyais, mais celui au nord de Bilhères, situé sur le pourtour d'une vaste langue glaciaire également. Donc oublier le couplet sur les syénites de Buzy puisque situées au nord mais garder potentiellement celui sur l'alimentation par blocs varisques ! A Bilhères pour le coup, le glacier a effectivement pu être alimenté en partie par le Massif de lherzolite du Turon de la Técouère, en longeant la barre par le plateau de Roland. Mais je ne connais pas bien le secteur et je ne sais pas s'il y a des monzonites ou des syénites associées ...Mais exit irrémédiable pour les "séries syénitiques d'Ogeu" puisque également très au nord...
  20. Comme je te rejoins !!!! Quel souk* ces foutues nomenclatures que personne n'a le courage de synthétiser (et ça se comprend) ! Les granites monzonitiques sont ultrafréquents en amont du bloc "menhir". Les plus connus par les minéralogistes forment la première couronne du pluton de Cauterets occidental et sont les derniers à s'individualiser dans le complexe zoné (faciès tardifs). Au sein de ces monzogranites périphériques, F. Debon (thèse 1972 et articles suivants) a distingué des domaines à "adamellites" qu'il ne cartographie pas (et pour cause...). Je me balade fréquemment dans ces zones à "adamellite" et franchement, sans lame, c'est injouable de distinguer entre les deux faciès. Au cœur du Massif, il y a également des faciès monzonitiques, étroitement mélés à des faciès granodioritiques, tonalitiques et même des trucs qui ont des signatures de trondjhémite et qui n'ont, d'après nos chères classifications, rien à faire là (contexte géodynamique différent). Plus au sud encore (mais normalement, les blocs en étant issus ont peu de chance de se retrouver de se coté de la chaîne), on trouve dans le pluton de Panticosa (petit frère au sud du pluton de Cauterets) des faciès que les espagnols décrivent comme des monzonites granitiques (sic !)...Enfin, en bordure du Massif des Eaux-Chaudes (juste sous la discordance des nappes du Cézy, à l'entrée de Soussouéou si quelqu'un connaît...), il y a également, non cartographiés (en tous les cas non reporté au 1/50.000), des panneaux entiers de monzogranites divers et monzodiorites... Donc monzogranite, adamellite, monzonite, monzonite granitique : je crois que tout cela se vaut, à la fois en termes de lithologie (warning = dans le cas de cette partie de la chaîne) mais également et en termes de signification géodynamique. Par contre, une syénite c'est très différent (en nature) mais surtout en "histoire". S'il y a doute, c'est vrai que la solution de faire une lame se tient largement ... *Enfin, non, prises séparément, ce n'est pas le souk mais c'est quand on les mélange ou que l'on en utilise deux pour une même description que ça se complique !
  21. Bonjour, Pour les Pyrénées (feuilles Laruns, Gavarnie, Vielle-Aure etc), on parle plus souvent d'adamellites (en gros, une monzonite riche en quartz) ... Peut-être voir par là. Comme mentionné par jjnom, les syénites vraies sont excessivement rares et dans des contextes particuliers qui ne sont pas corrélés aux phénomènes varisques (à l'opposé des adamellites)...
  22. Ma méthode donnait presque 3cm pour le cube .... pas trop naze finalement ! Une jolie photo ?
  23. Là je trouve que vous êtes un peu de mauvaise foi. Si l'on procède de façon empirique (et au second degré au moins...) : la mesure de l'avant-dernière phalange de mon index gauche fait très exactement 2cm - C'est bizarre mais c'est ainsi. Supputons alors que Mr Duboeuf soit (à peu près ?) un humanoïde de type caucasien, on part du postulat que sa mesure à lui ne doit pas varier drastiquement, en tous les cas dans le domaine d'un écart-type covariant à la moyenne (ne sont pas tous dans le bon ordre) et que l'on peut juger acceptable ... On dit donc : Mr Duboeuf à une phalange de l'index gauche dont la longueur avoisine également 2cm (c'est un risque, mais prenons-le* !). Si l'on reporte cette mesure sur l'échantillon pris dans ses plus grandes dimensions en y incluant une partie éventuellement cachée par un pouce dont la mesure doit elle aussi se situer dans la gamme de celles des Homo sapiens sapiens caucasienensis, on arrive assez facilement à ce résultat d'une précision redoutable à 4 chiffres après la virgule : en gros 7cm X à peu près 5cm...Donc les dimensions données sont réalistes ... grosso modo ... En revanche, oui, la photo ne rend pas honneur au matos, c'est peu de le dire...dommage, ça a l'air bien mignon ... * si Mr Duboeuf est un yéti, la démonstration est foireuse ...
  24. #856 : le courroux fait déraper le vocabulaire, assurément ! Pas d'abnégation dans un domaine où l'on s'inscrit plutôt que l'on ne s'oppose. Mais pas mal de dénégations certainement ... (Mine84 : je demande pardon d'avance : absolument inutile, j'en conviens ) Vos chicaneries avisées sont plaisantes à lire (quoiqu'hermétiques parfois) et donnent à réfléchir ... Mais, je te trouve bien péremptoire, Lionel, pour les licornes...
  25. Bonsoir, C'est toujours confus ... L'existence de crêtes (donc en gros d'un relief) n'est absolument pas synonyme de non-planarité des couches sédimentaires. Dans le cas que tu évoques, le relief est lié aux rejets de failles normales, visibles car peu érodés et non recouverts par une sédimentation qui les scelle...De plus, comme l'a dit jjnom ci-dessus, dans ces domaines océaniques profonds, l'accumulation des sédiments n'est pas uniforme et surtout pas en strates continues : elle se fait préférentiellement aux pieds des failles et est quasi inexistante ailleurs. Pour le reste, peut-être quelques éléments de réflexion (non-exhaustifs et où il faudra faire le tri) : - Flux sédimentaire (érosion) et/ou construction carbonatée (plateforme) ne sont pas du tout de la même nature ni du même ordre de grandeur entre l'épicontinent (ou l'intracontinent) et le fond des océans (voir argiles, limite de solubilité des carbonates etc)... - Les taux de subsidence des bassins intracontinentaux et marges passives (en gros plateaux continentaux) sont de plusieurs ordre de grandeur supérieurs à ceux des domaines profonds océaniques... - Mésozoïque = niveau relatif de la mer montre une très large tendance à la montée (au moins depuis la fin du Trias jusqu'à la fin du Crétacé) et comme tectonique = en gros stable globalement --> ennoyage maximal et espace disponible sur marges plus important : accommodation max, épaisseurs max (par ex grand développement des plateformes carbonatées jurassiques et crétacées)... - Quant aux géologues (et au reste de l'humanité) : en géologie, si tu regardes un truc à l'échelle humaine, c'est rarement significatif. Nous ne sommes là que depuis 3 Ma (et très certainement, vu les stats sur la durée moyenne d'existence des taxons mammifères, pour bien moins de temps que cela encore)... Même si tu remontes comme tu le dis au Miocène, cela nous met qu'à 15Ma en arrière...C'est pinuts en comparaison des fluctuations au cours des temps géologiques : iI y a eu de très gros intervalles de temps, bien plus importants que ceux évoqués dans la phrase au-dessus) au cours des derniers 600 millions d'années (pour ne parler que du Phanérozoïque) où des mers et leurs sédiments se sont formés, ont disparu, se sont reformés, ont été digérés, subductés, plissés, métamorphisés etc etc...En cause...ben tout : eustatisme global, disposition des continents, importance des calottes polaires, vitesses de déplacements de masses continentales, orogènes etc etc ...
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