Merci pour les réflexions.
Pour la couleur les fines sont effectivement rouille, couleur de la latérite, alors que les sables sont blancs, d’où le contraste quand c'est trié.
Le matériel basaltique représente une fraction trop faible de ce qui peut être érodé pour être perceptible dans le sable, et on ne retrouve que quelques galets de la saprolite a peu de distance du dyke.
Si j'ai beaucoup tiqué sur ce cas bien que n'ayant jamais travaillé sur des latérites, c'est pour une raison un peu théorique : quand une zone d'altération se forme, si les réactions de dissolution précipitation qui se produisent sont gouvernées par la cinétique, on ne s'attend pas, a priori, a observer un front de réaction aussi brutal, mais des transformations plus progressives dans l'espace. On obtient des fronts nets quand les réactions chimiques sont suffisamment rapides (relativement à la vitesse de percolation) pour se produire dans un petit domaine d'espace. Les théoriciens du transport réactif définissent pour caractériser cette compétition entre transport et cinétique un nombre adimensionnel (dit de Damkohler).
Si c'est bien un front de transformation chimique que l'on observe ici, cela impliquerait que les vitesses de percolation sont très très basses dans ce matériel, a priori peu perméable il est vrai.