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phoscorite

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Tout ce qui a été posté par phoscorite

  1. Bonjour @elasmo Je ne sais pas si ce qui t’intéresse vraiment c'est la bathymétrie (i.e. en milieu marin la profondeur à laquelle se déposent les couches sédimentaires) ou bien l'histoire d'enfouissement des ces couches (du fait de la subsidence, du tassement). En général, on reconstitue la bathymétrie a partir des faciès ou des figures sédimentaires : cette information est fournie par la granulométrie, les figures de courant, rides de vagues, de tempestites, de contourites, et des restes benthiques ou pélagiques, des traces de fouissement... Ça c'est du boulot de sédimentologue et ça se fait sur un log (sondage ou coupe) donc c'est une information localisée et il en sort une courbe de Z (bathymétrie) en fonction du temps pour la position (X, Y). L'histoire d'enfouissement s'étudie à l'échelle du bassin, avec une série de logs, ou de coupes corrélées via la strati séquentielle et/ou les bestioles. C'est surtout utile pour comprendre l'évolution des porosités, des perméabilités, et les effets diagénetiques ; du bon boulot de géologue pétrolier. Pour ce qui est du Bassin Parisien, il y a le papier de synthèse, mais pas facile à lire de Guillocheau, ci-joint. Il y a aussi les rapports des travaux effectués, notamment au BRGM, à l'occasion des études sur l'enfouissement du CO2 en France, parce que un site d'étude avait été choisi pour un pilote d'injection du CO2 dans le Dogger, et qu'à cette occasion le BRGM et d'autres avaient repris et essayé de faire la synthèse de toutes les coupes sismiques disponibles, plus les nombreux logs des forages géothermiques dans le centre du bassin parisien. Donc on a une assez bonne idee en 3D de la forme du bassin. ée en 3D de la forme du GeodinActa_2000_Guillocheau_BassinParis.pdf
  2. Lame mince arrivée, youpi.... quoique : La qualité laisse à desirer, le fabriquant a beaucoup rogné le sucre, et les parties les plus interessantes, en periphérie et surtout en bas, ont disparu. Il ne reste que le centre de la lame mince... grrrr On y voit la boulette située le plus en haut de la photo, et surtout l'assemblage de feldspath (blanc) + quartz (gris) qui est au-dessus Voici une vue composite (en LPA) de la zone interessante : Le feldspath (en haut et a gauche) est un plagioclase acide, sans zonation de composition, avec des paillettes de séricite. Les trainées dentelées dans le feldspath sont des arrachements (on voit l'araldite noire), la lame ayant été confectionnée sans ménagement. Il n'y a dans cette partie que des gros plagioclases, du quartz (non corrodé) et un peu de schorl, c'est donc une pegmatite ou un granite très leucocrate. La boulette, en bas et à droite, a un cœur constitué de quartz engrenés (avec un peu de muscovite) et une couronne micacée à texture très fine qui ressemble terriblement a de la pinite (cordiérite rétromorphosée en muscovite + chlorite, en gros). En haut a droite de la photo, on voit une forme prismatique rectangulaire, plus précise sur cette vue réduite de la même plage : Ici encore, c'est un assemblage de muscovite (les teintes vives du deuxième au troisième ordre) et de chlorite (gris-noir en LPA). Comme la chlorite n'est pas pléochroïque en LPNA, je suppose que c'est du clinochlore (pauvre en Fe). Je n'en suis pas sur, mais il me semble qu'il pourrait rester quelques petites plages de cordiérite (grise aussi, mais sans clivage) dans le centre de la forme rectangulaire. Les autres boulettes que l'on voyait sur le sucre ne sont pas visibles, elles ont été abrasées complètement, mais on voit le départ d'une deuxième couronne de pinite dans un coin de la photo. Le sucre qui m'a été retourné montre ceci. Cette fois, on voit bien le schorl dans la partie pegmatite, mais il ne reste qu'une seule boulette dans la partie basse. Miracle, on devine une forme automorphe... de grenat. Je reviens vers vous un peu plus tard pour vous dire ce que j'en pense. NB pour @alex.tre, la roche noire massive trouvée a coté est une tourmalinite (probablement une éponte tourmalinisée de la pegmatite)
  3. Bonjour En voyant cette photo très parlante je me dis que je suis peut-être allé un peu vite en pensant a une base de banc de grès retournée... En fait, quand les fentes de dessication s'ouvrent, elles laissent un espace qui peut être comblé par du sable fin déposé ultérieurement. Quand ça s'érode, cette partie plus sableuse peut aussi rester en relief, comme on le devine sur la photo de @jean francois06 Donc pour savoir si on a une face dessus ou dessous, il faut chercher la continuité de remplissage (ou pas) entre le contenu des fentes et le niveau fendu. En plus, autant que je me souvienne, le Permien est rarement en série inverse.
  4. Pas un minéral, ça n'a pas de forme cristalline, plutôt des fragments de roche. Du calcaire si ça fait effervescence a l'acide
  5. Vous voulez dire que le couteau la raye ? Voir si le blanc peut être de la baryte (très dense) ou mieux du gypse (blanchit et décrépite au chauffage) Comme @le sablais, j'ai l’impression que c'est une brèche cimentée par un minéral blanc qui se dissout facilement et laisse les autres éléments (anguleux) en relief.
  6. Bonjour Avec une photo SVP...
  7. Bonjour Pour les fentes de dessication, OK. Si le maillage est en relief, comme on en a l'impression sur les photos, cela signifie que la face qui est photographiée est en fait la face basale d'un petit banc de grès qui s'est deposé juste par dessus une argilite qui avait séché et formé les fentes ("mud cracks" pour les anglophones). Peut être pouvez-vous vérifier que la roche qui porte ces empreintes est bien un grès (le quartz raye le verre et le couteau) plutôt qu'une argilite.
  8. Oui, la zinnwaldite, ça ressemble a de la phlogopite en macro, et c'est souvent repris par (et englobé dans) de la muscovite normale dans les zones greisenisées. Notre @lois.monnierdoit en avoir des exemples sur Beauvoir.
  9. Donc un milieu typiquement pauvre en Mg, avec des rapports Fe/Mg et Mn/Fe plus élevés que la moyenne. Difficile de cristalliser une biotite magnésienne la-dedans. Les cailloux sont toujours très chouettes, et on retrouve encore les contacts corrodés.
  10. La phlogopite coexiste rarement avec la muscovite. Dans une pegmatite, ce serait vraiment insolite. Mais ça peut arriver dans certains systèmes hydrothermaux qui lessivent le Fe, @zunyitedoit connaitre dans la zone albitisée Nord Pyrénéenne. Peut-être qu'à Ambazac on est dans une situation similaire.
  11. Merci bien. Dans la dissolution-précipitation, il est toujours très difficile de savoir si les réactions sont couplées, ou simplement se succèdent. On arrive après la bataille.
  12. Merci pour le lien. Je suis allé voir par curiosité. Très académique, en effet.
  13. Les zonations entre muscovite et micas lithinifères (pas seulement lépidolite) sont fréquentes dans les granites à métaux rares de la famille sodolithique (type Beauvoir, Argemela au Portugal). L'interprétation, c'est une autre affaire, l'histoire post-magmatique de ces intrusions étant ... longue (pour faire court).
  14. Très bizarre, ce caillou vert et blanc. Pas de forme cristalline visible, les inclusions blanches dans le vert ne ressemblent pas non plus a des fragments de roche. On dirait presque un verre (artificiel). On aimerait bien voir l'autre face (tout blanc ?)
  15. Super ce papier de Médard, tu en as d'autres sur les gogotes ?
  16. Bien grignotée sur les bords, très parlant. Merci Alex
  17. Bonjour Fluorite je pense. Vérifiez la dureté (se raye au couteau) et la densité si vous pouvez Si c'est elle qui raye le couteau, améthyste c'est mieux
  18. Salut Alex Pas si courant quant même que la muscovite entoure complètement la biotite. Probablement plus facile a réaliser dans une pegmatite. Dans les granites a deux micas, on les voit souvent accolés, mais pas souvent emboités. Les biotites cristallisant souvent sur les faces des feldspaths, il n'y a de place que d'un coté pour une surcroissance. De plus, il est fréquent que le contact biotite-muscovite ne soit pas régulier, la formation de la muscovite, plus tardive, se faisant en partie au détriment de celle de la biotite, d'ou des contacts un peu "corrosifs". Champ 3mm, à gauche les muscovite(s), pas un monocristal mais plusieurs petits cristaux a peu près orientés comme la biotite (au centre)
  19. Difficile d'aller plus loin sans microsonde. Pas vu de triphylite, ni d'elbaite dans cette lame. Pas vu non plus de K feldspath albitisé. La graftonite me parait une possibilité raisonnable pour le présumé phosphate tardif. NB: la roche a albite saccharoide est déformée, les macles d'Ab sont tordues, sans parler des quartz qui sont granulés ; le phosphate tardif (quel qu'il soit) n'a pas l'air d'avoir subi cette déformation. Pour la transformation de l'amblygonite, je n'ai trouvé que ceci, qui peut etre assez similaire : tiré du papier en fichier attaché OreGeo2017_Rao_Nanping pegmatite post-magmatic phosphates.pdf
  20. Merci. La pseudomorphose est toujours un peu mystérieuse. Déjà vu des blendes pseudomorphosées en galène, mais la baryte, franchement, on a du mal a imaginer un mécanisme plausible.
  21. Assez inattendu... C'est décrit quelque part ?
  22. Merci Amede Un autre exemple d'amblygonite transformée (enfin je suppose) dans la même zone : Et, pour finir sur mes interrogations, il y a dans le cadre 6 de la lame mince une zone drusique avec des fantomes de cristaux d'un autre phosphate : Les formes des cristaux sont assez différentes, et les produits secondaires contiennent de l'apatite, des argiles et une purée presque isotrope. Les interstices entre ces cristaux sont surtout remplis de quartz. Si quelqu'un entrevoit ce que ca a pu etre ? Un phosphate tardif, je presume, mais il y en a tant...
  23. Dans la partie gauche du sucre, la texture est grenue, les cristaux d'albite font quelques millimetres, et il y a une bande sombre dans laquelle les amblygonites devaient etre beaucoup plus abondantes : la section marquée 5 en donne une idée. On voit a droite la texture fine et orientée et a gauche les grandes albites plus grenues, le tout traversé par des veines envahies de muscovite. Les amblygonites retromorphosées forment des taches asses abondantes, surtout visibles en Lumière Naturelle. Dans le détail, l'amblygonite a l'air d’être remplacée par des produits de basse biréfringence : Par endroits, ces produits, tres sombres en LPA, ont l'air vermiculés, ce qui pourrait laisser penser qu'il y a en fait deux phases secondaires qui s'interpenetrent (un phosphate + une argile ?) Si quelqu'un a déja vu ce type de transformation dans des phosphates, je suis preneur.
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