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Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais.
Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais les 28 et 29 mars

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mr42

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Tout ce qui a été posté par mr42

  1. Il faudra que je vérifie tout ça. Pour l'instant, ce ne sont que des pistes, je ne suis pas retourné sur le terrain.
  2. Quelques précisions sur la production du silicium qui est quand même différente de celle de l'aluminium. La matière première est généralement du quartz mais seuls certains gisements de quartz de haute pureté conviennent, surtout pour du silicium de qualité électronique. On en extrait à la Chapelle-Agnon près d'Ambert, 63. Le quartz est fondu dans un four à arc en présence de carbone. Le quartz est réduit selon la réaction SiO2 + 2C -> Si + 2CO vers 2 à 3000°C. On obtient dans un premier temps du silicium de qualité métallurgique pur à 98 ou 99 %. Pour la qualité électronique, le silicium est d'abord transformé en trichlorosilane qui est un liquide volatil. Ce dernier est purifié par distillation puis reconverti en silicium.
  3. De nombreux minéraux ont été ou sont toujours utilisés comme pigments pour les peintures. Certains ont déjà été cités mais il y en a beaucoup d'autres. Pour rester dans le sujet en ne parlant que de minéraux naturels ou peu transformés : Rouge vermillon : c'était à l'origine du cinabre naturel (certaines fresques de Pompei) remplacé très tôt par du cinabre de synthèse et finalement par d'autres pigments moins toxiques. Bleu outremer : lapis-lazuli ou lazurite, souvent remplacé par l'azurite puis par des pigments de synthèse en raison de son prix. Le bleu de cobalt était à l'origine de la smaltite fondue avec du sable pour obtenir un verre coloré. Les ocres jaunes ou rouges déjà citées auxquelles on peut rajouter les terre de Sienne, terre d'ombre, de Cassel , naturelles ou brûlées. On y trouve en diverses proportions goethite, limonite, hématite avec parfois de la pyrolusite (brun Van Dyck). La terre verte est à base de glauconite. Dans les bruns, on trouve également le bitume. Le réalgar, l'orpiment, la malachite ont aussi été utilisés comme pigments. Le minium a déjà été cité mais n'est pas un pigment naturel. Liste certainement incomplète...
  4. Leucogranites près de Palogneux.
  5. Non, ça ne passe pas, l'image a été réduite. Pour voir les détails, il faut aller sur Google Street entre l'Hôpital-sous-Rochefort et St Laurent...
  6. Suite de la photo précédente.
  7. Merci pour tes encouragements. Mon problème, c'est que je ne suis sur place qu'une partie de l'année. Mais je ne perds pas complètement mon temps. Voici par exemple une belle série de 50 m visible sur Google Street qu'il faudra que j'aille explorer de près. Elle se trouve à peu près au centre de la vallée de l'Anzon près de l'Hôpital, orientée N70, l'ouest étant à gauche. C'est une taille d'image un peu inhabituelle, j'espère que ça passera bien. Il faut cliquer et faire défiler.
  8. Les failles et leurs témoins ont été examinées à maintes reprises par des générations de géologues. Il sera difficile de trouver des éléments nouveaux. Les cartes et leurs notices donnent beaucoup d'éléments. Les anciens écrits de Gruner restent des références, le vocabulaire est souvent obsolète mais les descriptions sont remarquablement précises. Ne pas oublier non plus que les failles sont souvent cachées. Gruner a bénéficié de démolitions sur le château de Rochefort. Inversement, il faudra rechercher les travaux récents, les routes ou ouvrages qui n'existaient pas de son temps. Les anciennes cartes d'état-major accessibles sur Géoportail sont très utiles pour connaître le contexte de l'époque. Notre chance, c'est de bénéficier des connaissances scientifiques actuelles ainsi que des outils internet tels que Géoportail, Infoterre ou Google Earth. Tout à fait d'accord, il faut prendre du recul et là, ces outils sont précieux.
  9. Ce n'est pas un sujet simple, je suis d'accord. C'est sans doute prétentieux de s'attaquer à un truc pareil mais je suis tombé dedans il y a longtemps et j'aimerais comprendre. Si on ne regarde que les grosses failles, on est à une sorte de point triple : - la bordure ouest du bassin du Forez qui est à peu près nord-sud, - la faille de l'Hermitage N110 à 120, - la faille du Forez N140 à 150. Avec deux épisodes majeurs : - la faille de l'Hermitage appartient à un important événement varisque, pas certain qu'elle ait rejoué par la suite, - le bassin du Forez est lié à l'orogenèse alpine. Quant à la faille du Forez bardée de cicatrices, elle a peut-être bien participé aux deux guerres. Pas étonnant que le secteur soit haché menu...
  10. L'idée de pull apart me va bien mais je l'aurais placé plus au nord-ouest. C'est la difficulté des cartes géologiques numérisées, on a du mal à voir les courbes de niveau. Je préfère me laisser guider par le relief et voir a posteriori si ça colle avec la géologie. Si on admet le tracé 1, alors on retrouve la forme classique mais ça n'explique pas la partie sud-est. J'ai entouré les seules zones que l'on puisse considérer comme des bassins. La partie nord-ouest du pull apart est quand même assez chahutée.
  11. De plus, la solution 1 présente une continuité avec une autre faille située plus au sud. Les premières études relatives à la faille du Forez semblent être celles de Gruner en 1841. Le tracé de Gruner est repris par les cartes et documents actuels sauf à l'extrémité sud-est que Gruner voit dans le prolongement de la vallée de Sail et donc du tracé que j'ai retenu. Les documents récents retiennent souvent pour la faille du Forez (FF) un tracé plus à l'est. Quoi qu'il en soit, là où Gruner voyait une faille, il y a bien quelque chose et d'une certaine importance comme indiqué sur la notice du BRGM : « les failles situées de part et d'autre du village de Jomard à l'Ouest de Marcoux, et l'importante zone mylonitique qui les accompagne » Là encore, la faille du Forez apparaît comme un ensemble de plusieurs fractures. Il est intéressant de noter que la faille de Gruner (FG) se trouve bien alignée avec la bordure est de la vallée de Sail.
  12. Merci pour vos commentaires. Pour répondre à la remarque de Quaternaire : en amont du confluent du Lignon et de l'Anzon la situation est relativement claire. A partir de ce point je vois 3 ou plutôt 4 possibilités : 1 - remonter la vallée du Lignon vers Sail, 2 - aller tout droit en suivant la faille qui part du village de Leigneux, 3 - descendre la vallée du Lignon en direction de Boën. 4 - considérer qu'à partir de là, il n'y a plus rien à signaler, juste des vallées très ordinaires. Ce qui semble évident sur la carte géologique peut poser problème vu du terrain. Pour y voir plus clair, j'ai tracé une coupe à partir de la carte IGN. La solution 2, la faille de Leigneux est à peine visible dans le paysage alors que AA est marquée par un rejet vertical de 150 à 200 m. Si c'est la même faille alors il faut envisager une histoire plus compliquée mais comme EricT le fait remarquer, il y a probablement eu plusieurs phases. La solution 1 oblige à prendre un virage mais on conserve le même profil et le même rejet que dans la vallée de l'Anzon. Le Lignon vient buter sur un mur continu comparable à celui qui canalise l'Anzon. La solution 3 serait comparable à la 1 mais le virage serait plus raide.
  13. En résumé, la faille du Forez telle qu'elle est tracée sur les cartes apparaît comme un élément d'un faisceau plus complexe. La vallée inférieure de l'Anzon s'inscrit alors entre les deux principales lignes de ce faisceau et prend l'aspect d'une sorte de petit graben ou plutôt de demi-graben pour tenir compte de la dissymétrie de la vallée. L'origine pourrait être trouvée soit dans une zone de transtension entre les FF et AA, soit dans un effet collatéral du mouvement d'expansion qui a créé la plaine du Forez. Votre avis ?
  14. Toujours sur géoportail, la carte du relief met en évidence entre FF et AA une zone différente des plateaux qui l'entourent.
  15. Le truc devient plus net si on superpose sur géoportail le réseau hydrographique aux photos aériennes. La ligne AA peut être prolongée avec plusieurs traits caractéristiques : l'alignement de plusieurs cours d'eau, l'Anzon, le Lignon et quelques ruisseaux de moindre importance, une bande boisée presque continue qui suit cette ligne. Dans ce secteur, les parties plates à une altitude raisonnable, fonds de vallées ou plateaux, sont généralement cultivées. Les zones boisées correspondent le plus souvent à des pentes trop raides pour être cultivées. une profonde dissymétrie du réseau hydrographique. Au sud-ouest de cette ligne, de nombreux cours d'eau viennent à sa rencontre avec une orientation majoritairement N70. Au nord-est de cette ligne, on ne voit guère qu'un affluent notable qui se raccorde avec un angle très fermé. Riedel n'est pas loin... Pour la partie sud, il existe plusieurs options, il faudra en discuter...
  16. Une vue dans la direction opposée.
  17. Il existe en particulier une faille qui est nommée selon les documents faille du Forez, grande faille du Forez ou faille orientale du Forez et désignée par FF sur les schémas suivants. Sur la vue aérienne où j'ai reporté quelques unes de failles du secteur, on voit qu'elle prend une position curieuse vis-à-vis de la vallée de l'Anzon : - en partant de l'amont (la partie la plus éloignée) la vallée et la faille commencent par se suivre sur quelques km puis se séparent, la faille entame une large courbe et commence à escalader le versant gauche de la vallée alors que la rivière continue à peu près tout droit. - le long de la rivière, j'ai indiqué par AA (pour accident de l'Anzon) une série discontinue de tronçons de failles indiqués sur la carte géologique, feuille de Noirétable et qui disparaissent brusquement dès qu'on arrive sur la feuille de Feurs. De toute façon, s'il existe une faille à cet endroit, elle doit rester le plus souvent cachée sous des sédiments récents. Du point de vue de la pétrologie, FF sépare le granophyre de Boën (an nord-est) de divers granites.
  18. Lors du sujet précédent (à la recherche du granite blanc) vous avez apportés d'intéressants commentaires sur le rôle des failles. Merci à tous les contributeurs. En relisant toutes vos explications, de nouvelles questions surgissent et je préfère ouvrir un nouveau sujet avant que ça ne devienne trop embrouillé.
  19. Pour stopper la réaction en jouant uniquement sur la dilution de l'acide, il faut quand même aller assez loin. C'est une bonne affaire pour le fournisseur qui te vend de l'eau plate avec juste quelques gouttes d'acide. La différence peut aussi venir de la qualité de l'aluminium qui est rarement pur. Ce qu'on appelle couramment aluminium recouvre en fait de nombreux alliages à base d'aluminium qui sont plus ou moins sensibles à HCL. Les objets en aluminium anodisé qui sont protégés par une fine couche d'alumine devraient réagir beaucoup plus lentement et dans la limite des défauts de cette couche: il suffit d'une rayure pour relancer la réaction.
  20. Eric94 et 1frangin connaissent certainement le sujet mieux que moi, ils ont probablement raison. Mais quand même, la limonite est aussi un des composants fréquents de la rouille. Si tu as un aimant sous la main, ce serait facile de vérifier s'il y a du fer à l'état métallique. Pas besoin d'un aimant puissant, n'importe quel gadget magnétique comme ceux qu'on accroche sur les frigos devrait faire l'affaire.
  21. Désolé de jouer les trouble-fête mais est-ce bien naturel? On dirait un bout de ferraille pris dans du béton... Il suffirait de le tester avec un aimant pour trancher.
  22. Quel pied pour les centenaires!!!
  23. Une wolframite de 1,4 kg de la région de Pulacayo, Bolivie.
  24. A voir ou à revoir... https://plus.google.com/+DonKomarechka/posts
  25. J'en profite également pour situer les deux faciès de leucogranites (voir messages 3, 12 et 19) à savoir : - un faciès blanc sans biotite qui devrait répondre aux critères d'Eric (message 6), - un faciès gris avec biotite qui ne satisfait pas au deuxième critère d'Eric. Le faciès gris pourrait être rapproché du granite du Forez-Velay et en particulier de cette enclave de gamma 3m encerclée par le gamma 1 près de Marcoux. Il faudra que je fasse un relevé plus systématique de ces deux faciès.
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