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Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


mr42

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  1. C’est le fond du problème. Celui qui renonce aux moyens énergivores de communication devient inaudible.
  2. Les chutes Victoria connaissent une sécheresse exceptionnelle. https://www.theguardian.com/world/2019/dec/07/victoria-falls-dries-to-a-trickle-after-worst-drought-in-a-century
  3. Je les attends avec impatience mais ça ne vaut pas tes quartz!
  4. Alors l’objet restera avec son mystère. À conserver pour l’originalité.
  5. Merci Kayou. Ta "botte d’asperges" est étrange. Elle n’a pas d’identité : pas même un lieu d’origine ? Quelles dimensions ?
  6. 0,6 ohm, c’est un peu élevé mais ça correspond bien à un métal un peu encrassé. Question suivante : cuivre natif ou résidu d’activité humaine ? Quel lien avec les premiers cailloux ? Il pourrait s’agir de scories et d’un morceau de métal venant d’un même site d’extraction. Le traitement de la chalcopyrite doit donner des scories riches en fer.
  7. Bel effort mais attention à ne pas aller trop vite, ça devient contre-productif. La dualité onde-particule ne s’applique pas qu’à la lumière. Le meilleur exemple est l’utilisation des électrons dans un microscope électronique. Les atomes également peuvent diffracter. En pratique, on n’a pu le réaliser qu’à très basse température, ce qui n’est pas le cas de la lithothérapie à moins que le praticien ne soit lui-même un peu givré. De tels effets ne peuvent être mis en évidence qu'avec des expériences très sophistiquées qui n'ont rien à voir avec les incantations des lithothérapeutes.
  8. Bonjour, Curieuse collection ! Une première remarque concernant le « détecteur de métaux » pour smartphone. La plupart des smartphone utilisent un minuscule magnétomètre qui sert en fait de boussole pour connaître l’orientation de l’appareil. En théorie, il pourrait être utilisé comme détecteur mais il n’est pas conçu pour ça. Si le test à l’aimant est négatif, le smartphone n’apprend rien de plus. On sait en gros qu’il n’y a pas de métal ferromagnétique dans ce caillou : fer, nickel, cobalt et la plupart de leurs alliages sont exclus mais il reste tous les autres métaux. Pour en revenir au caillou numéro 5, sur les dernières photos, c’est vrai que ça ressemble à du cuivre : à vérifier avec un vrai détecteur de métaux, avec un ohm-mètre ou un test chimique dont jjnom a le secret. La question de base est pourtant celle-ci : qui a rassemblé cette collection aussi atypique et dans quel but ?
  9. Merci pour ce document très intéressant. Il y a eu un gros travail des archéologues sur ce secteur. je ne sais pas s'ils continuent.
  10. Incollable le frangin ! La Haute Marne a été une grande région métallurgique du Moyen-Âge jusqu'au 19ème siècle. L’aimantation n’est pas un mystère, ces résidus contiennent souvent de petites particules de fer. https://www.persee.fr/docAsPDF/geo_0003-4010_1904_num_13_69_6581.pdf
  11. Désolé, je n’étais pas remonté aussi loin. Retrouver des restes de bas-fourneau, c’est un travail d’archéologue. Est-ce que les scories sont loin du niveau max ? Il n'y a pas urgence, elles sont là depuis des siècles...
  12. Intriguant, ces petits tas de scories… Il faudra que j’y fasse un tour quand je repasserai dans le secteur. Elles pourraient correspondre à des scories de bas-fourneau. C’étaient des installations assez rudimentaires qui ont très bien pu disparaître sans laisser de traces. Il y a aussi des morceaux avec une coloration ocre : peut-être des fragments de paroi de four ? Un texte datant de 1843 confirme que ces scories sont beaucoup plus anciennes. 42% de fer, ça fait quand même beaucoup pour un déchet: métallurgie du plomb? https://books.google.fr/books?id=vHRFAQAAMAAJ&pg=PA113&lpg=PA113&dq=annales+auvergne+1843+thinières&source=bl&ots=kzsL-FgxLZ&sig=ACfU3U3v6fBDcIJ9i8gD8R00DjNXdYytgQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjVi7GKvsTlAhVI1hoKHWe9D4EQ6AEwAXoECAcQAQ#v=onepage&q=annales auvergne 1843 thinières&f=false
  13. Bonjour et merci pour cette information. Oui, c’est un matériau fréquent. Depuis la discussion avec Eric67, j’ai retrouvé des objets similaires en 3 occasions : - sur un tas de scories des anciennes fonderies d’antimoine de Basbory, en Haute-Loire, - sur les haldes des mines de Charrier dans l’Allier, - dans la collection Bécé. Je reste sur l’éponge de titane faute de mieux mais il s’agit peut-être de plusieurs matériaux différents...
  14. C’est beaucoup plus ancien que l’Europe. La convention de Berne adoptée en 1886 et toujours en vigueur impose une durée minimale de 50 ans.
  15. Je crois que nous ne nous sommes pas bien compris. Aucun des ferroalliages présentés ici n’est naturel. On trouve en revanche des minéraux tout à fait naturels qui présentent des cristallisations semblables comme l'a signalé Jeando80.
  16. Également dans la boite métallurgie, deux éprouvettes Charpy qui illustrent bien la différence entre comportements ductile et fragile. https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai_de_flexion_par_choc_sur_éprouvette_entaillée_Charpy
  17. Oui, j’ai été le premier surpris. En fait, les tests physiques habituels (dureté, densité, magnétisme) ne sont pas d’un grand secours. Seule la chimie peut nous aider. Il y a aussi une grande diversité dans chaque famille : il est clair que les deux ferromolybdènes n’ont pas la même teneur en fer et les deux ferrotitanes non plus. Ça se voit à la spectrographie et les différences de magnétisme le confirment. Non, il n’y en a pas. Les alliages aluminium-silicium ont une densité autour de 2,7. Ici, seuls B et E seraient compatibles mais la composition chimique ne convient pas. À de rares exceptions près, tous les métaux sont formés de cristaux. On ne les voit presque jamais parce qu’ils sont généralement microscopiques et ne sont pas automorphes, un peu comme des grains de quartz dans un granite. Ici, c’est grâce à la porosité que des cristaux ont pu se développer librement. Les dendrites de C avec leurs facettes triangulaires sont typiques du système cubique, elles peuvent se former dans divers métaux. On peut quand même trouver des choses semblables dans la nature. Je me souviens de cristaux d’or natif vus dans une exposition qui présentaient le même aspect. https://www.mindat.org/photo-25619.html
  18. Ce sujet vise essentiellement l’aide à l’identification. Les ferroalliages sont utilisés en grandes quantités pour la production d’aciers spéciaux. Ils n’ont donc en général pas de forme définie. Il n’est pas rare d’en retrouver dispersés dans la nature et avec la multiplication des détecteurs de métaux, ils reviennent régulièrement dans les questions adressées à Géoforum. Grâce à l’initiative de Paterre que je remercie, je peux illustrer ce sujet avec quelques échantillons ayant appartenu à la collection de Monsieur Bécé qui fut Directeur des Aciéries des Vallées de l'Orne et de la Fensch : https://www.geoforum.fr/topic/39826-don-2-vieilles-collections/ Cette collection comprenait une boîte dédiée à la métallurgie avec, en vrac, plusieurs échantillons métalliques, deux éprouvettes Charpy, quelques objets accessoires et des étiquettes. Je m’en tiendrai ici à ceux qui s’apparentent à des ferroalliages. Voici une vue d’ensemble avec le repérage qui sera utilisé par la suite : et voici les étiquettes : Pas évident de relier les étiquettes aux échantillons ! Alors, j’ai fait quelques tests basiques : densité, magnétisme, résistance électrique. J’ai même testé sommairement la dureté : tous rayent le verre plus ou moins facilement, certains sont rayés par le verre. Ce ne sont pas des matériaux homogènes. Aucun ne raye le quartz. Sans tests de micro-dureté, il est inutile d’aller plus loin. Tous conduisent très bien l’électricité à part B dont la résistance est nettement supérieure à celle des métaux courants. Voici un résumé des résultats des tests : Au bout du compte, seule la spectrographie m’a permis d’y voir clair. De façon quasi-certaine, il y a deux ferromolybdènes (C et F) deux ferrotitanes (E et G) et une fonte grise. L’échantillon D ne semble contenir que du fer. Je ne peux pas tester les ingrédients non métalliques comme le carbone. C’est le plus dur de tous. Il est très fissuré. Il pourrait s’agir de fonte ou d’acier. Son aspect évoque plutôt un traitement en four à arc. L’échantillon B est assez étrange, l’élément majeur semble être le calcium (mais mes tests ne sont pas quantitatifs) avec du fer et du titane. Sa très faible densité et sa résistivité élevée sont atypiques. À voir du côté des mousses métalliques : peut-être une mousse de titane ? Certaines étiquettes son restées orphelines. Je n’ai trouvé aucune trace significative de vanadium ou de tungstène. V est facile à détecter, W plus compliqué mais les densités relativement faibles sont défavorables à un éventuel ferrotungstène. Rien non plus qui pourrait ressembler à un silico-aluminium. Les deux ferromolybdènes sont très différents. L’échantillon C présente de belles dendrites avec des faces octaédriques. L’autre ferromolybdène (F) ne montre que des grains très fins avec un début d’oxydation. Il en va de même pour les deux ferrotitanes. E ne montre aucun signe d’oxydation et présente quelques cristaux avec des angles droits très nets. G présente de superbes irisations mais aucune forme cristalline identifiable. On notera les profondes différences d’aspect entre deux échantillons de la même famille. Ne pas se fier aux apparences! Ce n’est un début. À compléter en fonction des trouvailles à venir.
  19. Merci frangin pour la confirmation ! Je n’avais pas vraiment de doutes... C’est rare de voir les étapes du processus aussi nettes. L’autre intérêt de cet objet est de montrer qu’on peut trouver des cristaux centimétriques sur des scories.
  20. Voici une scorie avec des cristallisations assez exceptionnelles. Elle vient des environs de Dracy en Puisaye, c’est donc probablement une scorie de bas-fourneau d’époque gallo-romaine. Une face ne présente que des formes arrondies sans cristallisation nette avec quelques inclusions de matériaux divers. La face opposée est au contraire fortement cristallisée avec des facettes de grandes dimensions. On note en particulier une plage de 3 cm sur 2 qui brille comme un miroir. Ce miroir est presque plan. En regardant de plus près et en lumière rasante, le miroir présente des séries de lignes qui se coupent selon des angles constants. Ces lignes forment 6 ou 7 groupes dont chacun semble appartenir à un même édifice cristallin. Au centre de chaque groupe, plus ou moins net, une sorte de noyau de forme rectangulaire. Les lignes obliques sont parallèles aux diagonales de ces rectangles. d’autres lignes moins nettes sont parallèles aux côtés des rectangles. Dans le prolongement du miroir, on trouve une zone de cristaux tabulaires enchevêtrés. Chaque face est couverte des motifs rectangulaires fréquents sur les fayalites du secteur. Nous ne saurons pas dans quelles conditions cette scorie a cristallisé. On peut supposer que le miroir et les cristaux qui le prolongent se trouvaient à la surface libre d’une poche fondue qui s’est solidifiée lentement sans être dérangée. Ça n’explique pas pourquoi les cristaux se sont orientés selon la surface du liquide pour former ce miroir ni pourquoi, juste à côté, il sont devenus complètement désordonnés... On peut également supposer que les lignes du miroir sont les traces d’une croissance dendritique avec pour germes de petits cristaux rectangulaires de fayalite…
  21. Une bonne tête de déchet industriel pour le premier, quelque part entre la métallurgie, le verre et les matériaux isolants... https://www.semanticscholar.org/paper/Foamed-slag-glass-eco-friendly-insulating-material-Yatsenko-Goltsman/13e28e38bcbdac7f399d042586ce18f27b2fb5b9
  22. Hommage à la taupe du mont Coupet qui avait placé ce saphir sur le pas de sa porte. Entre bigleux, la solidarité n’est pas un vain mot. À compter de ce jour, elle et ses congénères bénéficient de sept années d’indulgence pour les dégâts occasionnés dans mon jardin. Taille du caillou : 5 mm.
  23. OK pour le poids, il faudrait aussi progresser sur le volume. Il y a plusieurs sortes d’aimants. Les gros aimants sont généralement des aimants ordinaires (gris foncé ou recouverts de peinture) pas très puissants. Est-ce que le petit est un aimant néodyme ? (ils sont recouverts de nickel et ont un aspect métallique brillant) Il est possible que l’on ait un faible magnétisme.
  24. Les inox ferritiques à 17 % de chrome (sans nickel) ont une densité de 7,7 et ils sont magnétiques (et très utilisés par les cuisiniers!) Les inox austénitiques (les plus courants sont à 18 % Cr et 10 % Ni) sont plus lourds (autour de 8) et ne sont pas magnétiques. Il ne faut pas trop se polariser sur la densité tant que l’on a pas une indication plus précise.
  25. Pas tant que ça. Ce n’est plus une fourchette, c’est un râteau. Un alliage ferreux reste possible.
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