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icarealcyon

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Tout ce qui a été posté par icarealcyon

  1. L'association azurite-cérusite est connue dans le secteur de Mindouli (M'Passa) et M'Fouati depuis au moins les années 60. Mais ces pièces gardaient une notoriété surtout locale. Pareil, les années 60 et 70 ont été la grande époque pour Tsumeb, avec un rayonnement et une distribution bien plus larges que les congolaises. Un petit plus pour distinguer les M'Fouati: les cristaux de cérusite, blancs crème, sont souvent (mais pas toujours) maclés en flocon de neige.
  2. L'atmosphère de Vénus est épaisse et corrosive certes, il n'empêche que la vitesse de libération sur Vénus est inférieure à celle de la Terre. De même qu'il s'en échappe de la Terre. A priori, il a été trouvé des éclats de roche/minéraux terrestres sur la Lune, et sur Terre des météorites qui ressemblent fort aux roches archaïques, ou au réservoir astéroidal de la proto-Terre comme NWA 5400 : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0012821X19300202?dgcid=author https://www.lpi.usra.edu/meetings/lpsc2010/pdf/1492.pdf Pour Vénus et Mercure, le seul moyen certain d'établir une filiation avec des météorites trouvées sur Terre serait d'y poser une sonde et y faire de l'analyse directe de roches, ou en rapporter, comme pour la Lune et Mars. D'ici-là, ce sera toujours sujet à discussions.
  3. Pas connues à ce jour sur Terre, en théorie ce ne serait pas impossible qu'elles existent, bien que certainement rares, ne serait-ce qu'à cause du Soleil qui constitue l'attraction majeure. La vitesse de libération sur Vénus est légèrement plus faible que celle de la Terre, et pour Mercure elle est de 4.3 km/s. Des modélisations d'impacts récentes ont cependant permis d'envisager des cas possibles de mise sur orbite autour du Soleil d'éjectas dans une direction opposée au Soleil pour Mercure et Vénus ...
  4. Je ne pense pas à la France, mais au Congo Brazzaville. Tsumeb possible aussi. Pas du tout Chessy ni autre gîte français à azurite. Peut être trop petit pour Tsumeb ; compatible avec M'Passa ou MFouati, Congo Brazzaville.
  5. Parmi les achondrites non groupées, il y a la très étrange NWA 7325 et ses pairs: NWA 8409, 8014, 5517, 8486, 11119 (pour ceux que j'ai pu repérer). Un petit spécimen de 1g de NWA 7325, ou comment la couleur peut être présente chez certaines totalement exotiques: Cet alien est exotique par sa minéralogie: plagioclase très enrichi en calcium, diopside chromifère, extrêmement peu de fer présent pour une météorite; anomalie positive pour l'europium et appauvrissement pour toutes les autres terres rares... On a évoqué un objet issu de la croûte de Mercure, dont on sait depuis la mission Messenger qu'elle (la croûte) est extrêmement appauvrie en fer, sans champ magnétique. Sinon, cette roche à la texture de gabbro est issue d'un planétoïde formé très près du Soleil et semblable au proto-Mercure.
  6. Bonjour, une dissolution sélective sur un ciment ancien de mauvaise qualité, due à la formation de gypse, ou de salpêtre préférentiellement sur certaines couches du mortier et qui ont été insuffisamment mélangées ?
  7. Pour moi, c'est un Grammoceras striatulum. Répandu à profusion dans l' horizon à thouarsense, plus fréquent que ce dernier.
  8. Tanière de Filistata insidiatrix
  9. Une howardite, pierre individuelle très fraiche, d'une chute non observée: NWA 6560, 8.80g La croûte de fusion noire et brillante montre de belles lignes de fuite, comme pour toutes les achondrites HED, avec des irisations au soleil, qui soulignent son aspect vitreux: L'intérieur est gris-vert, on reconnait sous la bino des clastes de diogénite, sous la forme d'orthopyroxène vert translucide, et quelques petits clastes clairs d'eucrite basaltique, avec un ou deux minuscules grains de FeNi.
  10. Une L3-2 fraiche (W1) aux chondres multicolores, NWA 5507: https://www.lpi.usra.edu/meteor/metbull.php?code=49207
  11. Je crois observer une section quadratique pour ces aiguilles grises, qu'en pensent les collègues ? D'après le résultat des tests, on se dirige vers un minerai sulfuré, probablement d'antimoine, dans une gangue de calcite avec probable barytine massive et/ou peut-être gypse. Stibine ou sulfosel d'antimoine... Sur ces nouvelles photos, les cristaux en rayons semblent envahis par des cristaux granulaires, plus gris jaunâtres, ou bronze terni: marcasite, pyrite ou arsénopyrite ?
  12. Cela permet de déterminer la dureté, et la dureté est un des critères d'identification d'un minéral. Les autres critères de base, c'est la densité, la couleur de la trace, la forme cristalline si on leut observer des cristaux... Il raye quel "métal" ? de l'acier ? du fer ? aluminium ? autre ? Vous avez rayé quoi avec ce caillou : un couteau de table, une casserole en inox, en alu, une boite de conserve ? etc... Il convient d'être très précise dans les termes employés, car tous ces "métaux" ne présentent pas du tout la même dureté. Pas vraiment, car les résultats de vos tests sont apparemment contradictoires pour ce que l'on comprend. Il manque le test de trace sur porcelaine dépolie (le dessous dépoli ou non glaçuré d'une tasse, assiette ou plat en porcelaine ou en faïence dure) .
  13. Bonjour, des Cerithidae , genre Rhinoclavis. C'est actuel, Océan indien et Indo-Pacifique, Mer Rouge...
  14. Bonjour @Acer, sanglier.
  15. Les LL3 ont typiquement très peu de matrice entre les chondres, et elle est le plus souvent fort sombre, ce que l'on observe bien sur ces images. Une L5 assez étrange qui refait surface de temps à autre, depuis sa découverte initiale en 1957 à Oman: Ghubara Encore très fraîche à l'intérieur, elle montre une matrice quasiment noire, des chondres gris verdâtres un peu déformés, et des clastes fondus d'une roche claire, ou à éléments clairs, qui seraient les restes d'un impacteur de type chondrite à enstatite, voire une aubrite. d'où son classement en L5 xénolithique.
  16. Plutôt de la brochantite (cf forme cristalline, https://capgaronnemineralogie.fr/index.html)
  17. Une achondrite lunaire à la lithologie inhabituellement claire: Al Khuwaymat 004. C'est une brèche formée de clastes d'anorthosite, et d'olivine en grains agglomérés en petites plages (gris plus sombre) dans un fond gris-beige clair à l'aspect fondu, parfois vésiculaire, riche en plagioclase. Le MB précise que ce plagioclase est recristallisé en cristaux aciculaires, mais c'est hors de portée de ma bino. Un petit plus: cette tranche montre des clastes d'anorthite bien blanche. C'est la plus claire, et aussi la plus riche en FeNi observable sur mes 7 brèches lunaires. Ces grains sont parfois visibles à l'oeil nu, ils sont répandus partout. Oued el Amim 001, une autre brèche claire, qui montre une altération aqueuse secondaire au niveau de ses olivines (transformation en hiddingsite) : Extrait de son étude parue au MB n°113 : "Oued El Hamim 001 (OEH 001), Ajdabiya, Libye, découverte : 2024 Météorite lunaire (brèche fragmentaire) Caractéristiques physiques : Trois grosses pierres d’apparence identique ont été trouvées ensemble. Leur surface extérieure, altérée par le désert, est de couleur brun clair et ne présente aucune croûte de fusion. Les surfaces polies, obtenues par sciage, révèlent des fragments de feldspath blanc, des clastes de tailles variées, le tout enchâssé dans une matrice à grain fin gris-vert. Pétrographie : (C. Agee, UNM ) L’analyse et l’imagerie par microsonde électronique révèlent une brèche fragmentaire lunaire contenant des clastes de minéraux et des roches. Les phases majoritaires sont le plagioclase, le clinopyroxène et l’olivine. Les phases minoritaires comprennent le spinelle chromifère, l’ilménite et la troïlite. L’olivine altérée est omniprésente. De couleur rougeâtre et présentant de faibles valeurs de signal à la microsonde, elle semble avoir été transformée en une phase de type iddingsite. La cartographie par microsonde met en évidence des limites de contact entre l’olivine non altérée et l’iddingsite, confirmant l’hypothèse d’une altération secondaire. Des domaines de fusion par choc vésiculaire sont fréquemment observés. Géochimie : (M. Spilde, UNM ) Plagioclase An 94,3 ± 0,4 Ab 5,6 ± 0,4 , n = 3 ; olivine Fa 24,8 ± 3,6 , Fe/Mn = 91 ± 12, n = 5 ; pigeonite Fs 22,2 ± 0,7 Wo 9,9 ± 1,0 , Fe/Mn = 49 ± 4, n = 4 ; augite sous-calcique Fs 15,8 ± 1,1 Wo 32,2 ± 2,4 , Fe/Mn = 46 ± 2, n = 2 ; « olivine altérée » Fa 42,8 ± 2,7 , Fe/Mn = 144 ± 26, totaux de microsonde = 91,1 ± 1,6 (en poids %), n = 3. Classification : Brèche fragmentaire lunaire avec quelques olivines présentant des caractéristiques compatibles avec une altération aqueuse."
  18. D'après le MB, c'est une chondrite ordinaire classée H5.
  19. Bonjour, Oligocène (Stampien =Rupélien) des Alpes de Haute-Provence, district d'Apt-Forcalquier plus que probable. Un nématocère.
  20. Pour me faire pardonner : Crampon et articles en connexion de Millecrinus horridus, Oxfordien inférieur, Falaise des Vaches Noires, Calvados Pentacrinus sp désarticulé, Toarcien supérieur, Lozère:
  21. Des informations intéressantes ? Où ça ? Tout ce que vous avez retranscrit, pardon: copié-collé de votre "IA" consiste en un enfonçage de portes ouvertes et une compilation de lieux communs. Si vous débutez, tenez-vous loin de ces gadgets, ils ne vous apprendront rien. En Paléontologie, le moins qu'on puisse dire est que la pertinence des IA diverses et variées accessibles au grand public n'est vraiment pas au point. Ses vautrages, qui frisent la caricature comme ici, sont rigolos, mais pas plus. Et le style ampoulé, grandiloquent, "artificiel" se détecte de très loin, sans l'aide d'IA.
  22. OK, mais pour le coup cette Pholadomya ressemble à P Lirata, une espèce présente du Bajocien au Callovien. Peut-être du remaniement callovien dans votre Oxfordien, pas impossible. Les espèces les plus répandues à l'Oxfordien sont plus allongées, moins trapues, sans ornementation en croisillon aussi marquée.
  23. Ma plus récente entrée en collection est une brèche felspathique lunaire: Tin-Essako 005, découverte en 2020 dans le district de Gao au Mali, publiée en 2022 . https://www.lpi.usra.edu/meteor/metbull.php?code=75378 C'est une tranche de 14.78g, 9cm de plus grande dimension. Elle montre une partie fondue, très sombre, avec une texture fluidale, contrastant avec une partie bréchique plus "conventionnelle" aux enclaves de tailles et natures diverses, des monominérales, des "brèches dans la brèche" claires et sombres. Il présente également un grand claste (12mm) d'anorthite incolore, quasi-transparente (en haut à doite).
  24. Une texture ophitique: compatible avec une ophite terrestre, une eucrite... ou certaines shergottites comme Zagami ou NWA 6963 ... C'est essentiellement une question de composition: déjà, le plagioclase transformé en maskelynite pour les lattes dans les shergottites, car c'est le plus facile à mettre en évidence avec sa structure amorphe, parfois re-cristallisée, ce qui complique un peu les choses. Impossible à établir au simple visuel, sans analyse et la taille des lattes. Pour recourir à un comparatif, ce site permet d'observer plusieurs martiennes de façon rapprochée: https://www.virtualmicroscope.org/content/nwa-6963-basaltic-shergottite Je n'ai perso qu'une shergottite classée en collection à ce jour, Ouargla 001, et ses lattes de maskelynite sont très larges (+ ou -1mm),et partiellement recristallisées. Elle montre une texture gabbroïque plutôt qu'ophitique. Heureusement que l'analyse du MB me dit ce que c'est, car sur la face la plus finement polie de la tranche, dans un champ de vision suffisamment restreint pour escamoter la structure en lattes, ces lattes verdâtres et bien translucides pourraient mimer du pyroxène gemme, voire de l'olivine ! En pareil cas on voit toute l'importance d'une analyse sur lame mince et chimique. Elle est bien représentative de cette famille de brèches feldspathiques avec ses belles enclaves d'anorthite blanche. Avez-vous testé la fluorescence aux UV longs sur ces inclusions ? Il y en a (pas toutes) qui répondent en blanc intense.
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