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Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


Azogue

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  • Date de naissance 19/09/1910

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    je suis européen!
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    - La joie de connaître, d'étudier et de promouvoir, avec d'autres amis, ce qui (de mon point de vue) vaut la peine <br /><br />- Trepca-Stan Terg (Stari Trg) notamment !<br /><br />- et d'autres !!!

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  1. et moi de retrouver mes potes solides comme le tungstène (allusion à tes gites favoris)
  2. Ah, ce que j'adore le plus peut-être à Trepca, c'est les pseudomorphoses de pyrrhotite en galène. Ici, spécimen en forme de boule de 20 cm de diamètre. Et détail du précédent. Pseudomorphose de pyrrhotite en galène de Trepca (Kosovo)
  3. Azogue

    Sites minéraux alpes de hautes provence

    Et bien sur, les petites galeries le long de la route, dans les grès du Trias basal qui remonte dans la clue de Barles, pour le cuivre (galène, cuivre gris, bournonite, quartz, malachite et autres supergènes je pense). Je n'ai retrouvé qu'une seule mention de publication: Alpes-de-Haute-Provence : Digne-Sisteron - Mines polymétalliques de Barles-Verdaches et Saint-Geniez Dans : Archéologie Médiévale , 24, p. 552-553 Auteur(s) : Morin, Denis Publication : 1994
  4. Azogue

    Sites minéraux alpes de hautes provence

    Parmi ce qu'il y a dans le 04, il faut encore mentionner le gros filon de barytine de Saint-Geniez en Dromont, qui a été exploité pour la galène argentifère dans des temps très anciens. Je crois bien me souvenir qu'il est associé à un diapir de Trias gypseux, et il y aurait donc de la celestite avec que ca n'étonnerait personne. Dans le vieil article de Billioud (les mines des Basses Alpes, ci-joint en format PDF) on cite aussi différentes curiosités, comme un gite de plomb à La Malune, au sud de Barcelonnette, qui a été recherché dans les années 70 par un géologue minier de la Division Sud-Est du BRGM, mais en vain. La carte des gites minéraux de la France à 1/320 000 (avant celle à 1/500 000) a mentionné aussi à Gréoux les Bains un indice de plomb, sur la base d'une très ancienne source documentaire qui, elle non plus, n'a jamais été confirmée sur le terrain, même pas par des ruines de fouilles. D'une façon générale, il y a comme ça, sur les vieilles cartes géol., dans les specimens poussiéreux de tiroirs de musées régionaux, ou dans les archives départementales, la mention qu'il y a eu de la GALENE trouvée jadis dans tel ou tel site, en contexte purement sédimentaire, bien loin de tous les districts métallifères connus. Dans le 13, par exemple, on a cité un indice fantomatique de plomb dans le massif de la Sainte Baume près d'Aix en Provence. Après mure réflexion, il ne faut peut-être pas juger qu'il s'agit d'une bourde ou d'une plaisanterie. Ce ne sont certainement pas des concentrations supérieures au volume de la simple curiosité minéralogique, mais ca peut se faire. PH-1958-08-031_04.pdf L'archéologue minier Denis MORIN a procédé il y a une quinzaine d'années à une étude très intéressante des vieilles galeries de Saint-Geniez, mais je n'ai pas réussi à retrouver sur Internet le PDF de l'article (paru je crois dans un congrès national ou régional d'archéologie minière) que j'avais lu à l'époque: seulement le titre des rapports qu'il a publié ensuite.
  5. Azogue

    Sites minéraux alpes de hautes provence

    Tu peux t'irriter si tu veux (Stef ne le fera pas puisque nous sommes de bons potes) mais GT, dans ces fiches de la BSS, ca veut dire GITE, c'est tout. Je le sais, puisque c'est à moi que mes chefs de l'époque ont imposé d'écrire ces deux lettres dans l'enregistrement informatique. Que chacun en fasse ce qu'il voudra ! Geoforum est ainsi fait que chacun peut apporter sa contribution s'il pense que c'est utile, ou polémiquer !
  6. (à propos de la belle carotte de sondage postée par Max Tom le 22 novembre, qui est indiquée "de l'Alpe d'Huez"): Il n'y a eu aucun sondage "minier" dans cette partie des Alpes, ni percutant ni encore moins carotté comme ici. Les plus proches ont été faits, au nord, sur les filons à F-Ba de Saint-Jean de Maurienne (Rocheray, Sapey, Montvernier), zinc de Nantuel, et (au sud-ouest) sur les minéralisations à zinc dominant du Trias de Laffrey (concession de La Peirere) (rien à voir avec le "filonieau" de sidérite à beaux quartz et sulfures de Cu si cher à notre coeur). Le gros filon de barytine du plateau de Brandes n'a pas été sondé. Quant aux recherches archéologiques faites à Brandes ou ailleurs, elles ne comportent jamais des sondages de roche "dure" carottée ! Parfois, il y a des "sondages" certes, mais dans les formations meubles de surface!
  7. Azogue

    Sites minéraux alpes de hautes provence

    Bonjour, Je viens de tomber sur un post de ...2009 de Stef4412 dans lequel Stéphane nous expliquait que, dans infoterre et dans la BSS, quand on voit écrit GT, ça veut dire Grattage... C'est une bonne plaisanterie, mais en réalité, cela veut dire ...GITE. Lorsque l'inventaire minier métropolitain a été lancé par le Brgm en 1976 (suite au choc pétrolier), il existait déjà la Banque des Données du Sous-Sol, dans laquelle étaient répertoriés les sondages d'eau, les forages géotechniques de génie civil, les puits pétroliers ou que sais-je; les concepteurs ont tenu à ce que les indices et gisements métallifères (signalés de la sorte aux sociétés de prospection minière) soient intégrés dans la MEME base de données (ce qui a été un casse-tête parce que le fichier au départ n'était conçu que pour les données de "forages". Pour les distinguer, la mention GT a été ajoutée dans l'onglet qui permettrait ainsi, si on voulait, de ne trier les données informatiques que sur ce critère là, de "GITE".
  8. Bonsoir David83 ! Je suis heureux (après coup) de lire et de comprendre que votre ballade en Oisans a été un grand plaisir. Je te répondrai, moi, deux choses: 1. C'est une chose assez rare, que dans un couple, les deux personnes s'intéressent à la même chose. Quand bien même il y en aurait un des deux qui est plus passionné/mordu/connaisseur que l'autre, je crois que ce qu'il faut privilégier, c'est la joie d'avoir le même centre d'intérêt; et de cultiver/préserver/continuer/développer éventuellement, et surtout jouir de cela, qui est une chance FRAGILE ! 2. Il y a quelques régles générales de prospection, et en même temps il n'y a pas de règle. J'aime toujours citer mon expérience du filon de La Gardette: En juillet 1968, profitant de la grève générale des examens de géologie de la Fac de Nice où je suis étudiant, je pars en Oisans avec un copain, et nous parcourons toutes les galeries du filon de La Gardette, en observant minutieusement comment se présentent les rares géodes encore présentes au plafond de la galerie. Opération blanche. Pronostic défavorable: "il n'y a plus rien à tirer". Visite de mine d'aucun succès. En 1969, un autre copain revient de la bourse de Chamonix avec une géode monstrueuse de quartz de La Gardette, achetée à prix plus que raisonnable: Michel Comte (un cristallier de ses connaissances) a parcouru les mêmes galeries que moi, mais quinze jours plus tard que moi. Dans une des géodes d'allure insignifiante que j'avais photographiées (de guerre lasse) en couronne, il a eu "le nez" d'essayer d'enfoncer le manche de son marteau: il s'est enfoncé de 20 cm. Il a alors fait jouer la barre à mine, voire la poudre, et "bingo": récolte miraculeuse. En juin 2009, je suis chargé (officiellement) de visiter les mêmes galeries de La Gardette, pour essayer de sauver son patrimoine exceptionnel (le livre de 2014, des souvenirs d'un grand cristallier, Sebastien Khayati, m'a fait la joie de rendre hommage à ma mission de "bons offices" d'alors). Je parcours les mêmes galeries qu'en 1969, et je me trouve vraiment surpris, tout au bout d'une de ces galeries, de trouver que "ca ne passe plus": la galerie est bourrée de cailloux à ras le plafond, alors que je me souviens très bien d'avoir photographié, là, en 1969, une immense et profonde chambre de dépilage qui s'enfonçait dans le noir absolu, dans les géodes du filon. Un cristallier me donnera la solution quelques semaines plus tard: en fait, je ne me suis pas trompé d'endroit, mais c'est un cristallier qui, ayant entrepris de vider en secret le filon à un autre endroit de la galerie, n'a eu d'autre idée que de déverser ses déblais dans "mon trou" pour ne pas rejeter les déblais de son travail au jour, à la sortie de la galerie, où on les aurait aperçus de Bourg d'Oisans : Donc, les paysages changent, les jugements changent, mais les géodes sont bien au même endroit ! Conclusion: le secret, c'est de ne jamais se décourager.
  9. Azogue

    Mineraux Chenaillet

    Sorry, je vois ta demande seulement aujourd'hui alors que tu es probablement déjà de retour ! Il y a deux ou trois livres assez récents qui expliquent bien tout, tu les auras peut-être vus en vente dans les librairies de Briançon. Il y a surtout des sites à couper le souffle si on ne s'interesse pas qu'à remplir sa vitrine de minéraux: les laves en coussinets du Chenaillet effectivement (surtout les petites falaises le long du téléski du Rocher de l'Aigle), l'ancienne mine d'argent du Fournel, visite uniquement guidée: départ Chateau Saint-Jean à l'Argentière
  10. Azogue

    Les minéraux de Corse

    Ah, merci à vous tous pour ces échanges revigorants, Franck69, Michel, Pietraquadrata, et jusqu'à Théo qui nous fait rajeunir de 40 ans (oh, 50 même) avec sa boite (délicieuse) de chez Deyrolle ! Boîte qui, à moi, me fait penser avec tendresse à l'un de mes anciens chefs (au début de ma carrière), Paul SAINFELD, lorsqu'il était l'un des adjoints de Claude GUILLEMIN comme conservateur de la galerie de minéralogie de l'Ecole des Mines de Paris. Il avait la sympathique manie de ranger les petits échantillons dans le tiroir des boites d'allumettes, qui lui servaient à allumer ses affreux cigarillos ! Ah, quel homme bon, bienveillant, discret mais combien savant. Je lui dois beaucoup. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard de parler de lui sur ce post-ci: en effet, c'est Paul Sainfeld qui a été le premier géologue minier du BRGM a se voir chargé de l'étude du potentiel minier de la Corse, après guerre, lorsqu'il est rentré en métropole après sa période outremer notamment en Tunisie. Je vous précise à tous, pour ceux qui ne connaissent pas ce livre, que le guide le mieux fait pour découvrir les anciennes petites mines de la Corse, c'est MINES ET MINEURS DE CORSE, par Alain Gauthier lui aussi. Voir la photo ci-joint, Editions Albiana également, 392 pages, 2011). Mas peut-être cela a déjà été dit par l'un d'entre vous plus haut dans le post; alors, sorry). Puisqu'on parle beaucoup de Matra dans ce post, je tiens à porter mon témoignage perso, à présent que je suis retraité et donc indépendant, voire irresponsable : J'ai campé au pied des haldes lors de la préparation d'une partie de ma thèse de métallogénie, entre 1970 et 1973. J'y ai creusé à la pioche, cassé des quantités de cailloux, sans masque; je les ai manipulés à l'infini, j'ai respiré cet air, parfois de très près pendant des heures sous ma bino, et j'ai toujours bon pied bon oeil aujourd'hui (bientôt 69 ans). Vos échanges me font repenser (aussi) à un échange que j'ai eu avec l'un des anciens maires, un jour vers 2007 que j'étais repassé sur le site: j'ai eu la joie de le rencontrer au village et, le félicitant pour son bel âge et sa bonne forme apparente, je lui ai dit: "ah, j'imagine que désormais vous faites bien attention à l'eau que vous buvez? Quand vous m'avez vu étudier la mine en 1971, on ne savait pas qu'il y avait tant de danger. A l'époque, ce n'était pas connu de tout le monde, ni même bien quantifié par des géologues". Et il m'a répondu: "oui, nous faisons attention désormais, mais de toute façon, cela fait des générations que nous avons bu de cette eau, et vous voyez, on est toujours là". (d'ailleurs, l'alimentation en eau du village est distincte de l'eau de la mine, depuis des lustres, heureusement). Attention, je précise bien que la toxicité de l'arsenic, elle est bien réelle et il ne faut surtout pas la prendre à la légère. Mais je nuance. Cela dépend de quantités de facteurs: durée de l'exposition, nature ionique de l'arsenic (arsenic 3, arsenic 5...), dose subie, etc., et puis il y a des gens qui sont plus résistants et d'autres plus fragiles. Je ne dis pas que c'est une raison pour ne RIEN faire. MAis je dis qu'il faut croire que je n'étais pas fragile (tout au moins à l'arsenic; par contre, en hiver à Nice j'attrapais tous les microbes qui passaient). Il y aurait d'ailleurs beaucoup à commenter, sur Geoforum, sur la dangerosité des minéraux . Cela a été fait pour les minéraux naturellement radioactifs. Et que dire de la LITHOTHERAPIE, qui aujourd'hui fait plus de chiffre d'affaire que la vente des cristaux, sur les bourses ! Mais il y a des énergiologues très sérieux qui m'ont dit aussi de bazarder tous les sulfures de Trepca qui surchargent la vitrine de mon salon, parce qu'ils diffusent trop d'énergies négatives, nocives, implacables, écrasantes pour l'équilibre de l'organisme et de l'esprit. Mais je leur ai répondu que, moi, je suis le gardien de la centrale nucléaire, donc je suis déjà vacciné . A ce sujet, si vous avez des pièces jugées néfastes dont vous êtes obligés de vous séparer, moi je vous les rachèterai (à bas prix bien sûr); tel J.-C. en son temps, je veux bien prendre les risques à ma charge, pour sauver votre santé. Enfin, et ceux qui suivent l'actu l'ont vu dans la presse ou à la télé, il y a quelques temps: on a fini par comprendre que l'eau du petit ruisseau qui coule tout naturellement sur le filon de réalgar depuis un petit million d'années, la Presa, entraine de l'arsenic jusque tout en bas, sur la côte, dans les alluvions de la Bravone. Cela a commencé bien avant l'arrivée du premier Homme en Corse, et bien avant l'ouverture de cette petite mine. Du coup, les pouvoirs publics ont été saisis, et tout un programme de diagnostic a été réalisé, qui (très probablement) va aboutir à la prise de mesures drastiques sur le site de Matra. Je ne sais pas si on arrivera à complètement "sarcophager" le filon et les haldes, ou si on va les emporter en décharge ailleurs (par camions?!? improbable !). Mais je vous conseille de vous dépêcher de prélever des cristaux si le risque sanitaire ne vous arrête pas, parce que, lorsque les haldes auront été confinées sous un couvercle étanche (géotextiles, argiles etc.), ce sera absolument illégal et sanctionné, d'aller faire un petit trou dedans !
  11. Mea culpa, mea culpa... Je découvre un peu tard que Quily a déjà été évoqué dans le post de notre Guide à tous: Cassitérite : La Villeder versus Quily, comment les reconnaître ? Commencé par Théophraste, 2 Février, 2009
  12. Merci à tous de dévoiler ces splendeurs de notre cher socle Armoricain, notamment à Sophil et 1Frangin pour nous monter ce que c'était Quily. Pour Quily, il faut ajouter que ce gîte se trouve dans le voisinage de la fameuse ancienne mine d'étain de La Villeder. Que ce soit dans cette mine comme dans quelques petits filons dispersés dans le voisinage, il y a eu plusieurs trouvailles de cassitérite de toute beauté. Le cas de Quily est particulier parce que ça a été une découverte très récente.
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