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Quelques-uns des principaux sujets de Géoforum. - Pistolet nettoyeur haute pression pour minéraux et fossiles.

Matériel de géologie et d'outils pour géologue.
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BUT

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  1. Merci à tous pour les réponses et infos. Steff4412: J'ai un peu cherché, et c'est vrai que la discrimination entre réalgar et cinabre semble a priori très facile: 1/ Le réalgar est sensé avoir une odeur caractéristique "douceâtre et sucrée" (<Bariand-Cesbron-Jeffroy). J'ai consciencieusement reniflé l'échantillon, et n'ai perçu que la banale "odeur de pierre" de la matrice. Mais je n'en tire pas de conclusion hâtive: il y a en effet beaucoup de matrice et peu de minéral rouge, et je n'ai pas l'odorat d'un cochon truffier. 2/ Essais de chauffage: Cinabre et réalgar sont tous deux très volatils. Cinabre: - chauffé en tube ouvert, il se volatilise et un anneau brillant de micro-gouttelettes de mercure se condense à l'extrémité froide du tube; avec en prime odeur de SO2 - le mercure s'évapore rapidement et disparaît si l'on poursuit le chauffage Réalgar: chauffé en tube ouvert, il se volatilise avec apparition d'un anneau blanc de As2O3 + odeur de SO2 et d'ail C'est tentant; mais avant d'essayer quoi que ce soit, je vais me documenter pour savoir quelle quantité de matière il faut tester au minimum. Ma crainte est que, si je ne mets pas assez de matière dans le tube, la fugitive condensation du mercure passe inaperçue (dans l'hypothèse cinabre). Idem pour les odeurs. Or, pour récupérer un millimètre cube de minéral rouge pur, il me faut sacrifier une fraction significative de l'échantillon. Deux ou trois autres morceaux ont été récoltés; mais j'ai perdu le contact avec ceux qui pourraient les détenir (définitivement avec l'un d'eux qui est mort). C'était un chantier avec un tunnelier, pas mal de soutènement à cause de l'instabilité des terrains, des venues d'eau significatives et de la boue partout, un éclairage de tunnel, etc. Nous n'avons donc malheureusement pas eu le loisir de faire de la prospection dans la faille, et de toute manière nous n'étions pas là pour ça. Pour la petite histoire, l'un des gars présents était persuadé que les mouches rouges étaient des projections de gouttelettes de peinture provenant d'un bombage des topographes. C'est vrai d'ailleurs qu'avec l'éclairage local le doute était possible, au moins à première vue. Mais lui n'en a pas démordu jusqu'à ce que nous soyons sortis de la galerie et que nous ayons cassé un morceau pour lui prouver qu'il y en avait également dans la masse.
  2. Bonjour Pour les passionnés des Hautes-Alpes (un petit coucou au passage à Laurent), une petite contribution à l'inventaire minéralogique du 05. Ce minéral rouge non identifié a été récolté en souterrain vers la fin des années 1980 (je ne me souviens plus la date avec précision), pendant les travaux d'excavation de la galerie hydroélectrique de Javanon (entre Lazer et Eyguians), dans une faille relativement importante (zone tectonisée de plusieurs mètres de large). La galerie a été creusée dans des terrains jurassiques marneux puis calcaires (du CallOx au Bathonien). Mais il y a beaucoup de Trias dans les environs immédiats, avec des soupçons de diapirisme dans les gypses. En tout cas, effet de la tectonique ou du diapirisme? les terrains étaient très perturbés, les niveaux calcaires en particuliers complètement pétouillés. Le minéral est rouge dans les tons groseille très mûre, rubis ou grenat selon l'éclairage, avec un éclat adamantin assez vif. Il se présente en mouches millimétriques ou inframillimétriques dans une matrice en grande partie cristalline, quelque peu friable, d'aspect saccharoïde, de couleur blanche à gris plus ou moins foncé, dans laquelle on voit briller de nombreuses faces losanges avec un vif éclat vitreux ou nacré, ainsi que quelques stries de cisaillement. Cette matrice est complètement "claffie" de petites mouchetures rouges. Compte tenu de la taille des cristaux rouges, impossible de mesurer la densité ou la dureté. La poussière est du même rouge, dans la nuance la plus claire (groseille). En ce qui concerne la matrice, j'ai testé sa dureté et sa réaction à un acide faible. Je précise que je viens de faire ces tests il y a quelques heures (cela ne remonte pas aux années 1980!): je voulais donner un maximum d'information avant de poster, pour anticiper les questions les plus élémentaires. J'ai sélectionné une face losange d'environ 2mm et j'ai essayé de la rayer à l'ongle, avec un mouvement de va et vient. Elle n'a pas été rayée; mais mon ongle a été un peu rogné par l'arête du losange à chaque mouvement. J'ai fait la même chose sur un cristal de gypse bien authentifié, avec le même ongle, et au bout d'une dizaine de va et vient j'avais creusé une rainure de presque 0,5mm de profondeur. La matrice n'est donc pas du gypse. Même si les nombreuses faces losanges évoquent plutôt des cristaux rhomboédriques, il fallait quand même le vérifier parce qu'il y a énormément de gypse dans le secteur: lieu-dit "La Plâtrière" à côté de Lazer, grosse faille derrière Montrond, lieu-dit "Les Clavelas", etc. Par ailleurs, la pointe d'un cutter a rayé une de ces faces losanges, pas très facilement, en laissant une poudre blanche. Des esquilles de cristaux blanc nacré à face losange n'ont pas réagi au vinaigre blanc, et sont restées au fond du vinaigre. Alors que des esquilles de calcite bien authentifiée, de mêmes dimensions et même plus grosses, ont réagi et se sont mises presque immédiatement à flotter à cause des bulles qui naissaient sur leur contour. La matrice n'est donc pas de la calcite. Etant donné que ces faces losanges évoquent des cristaux rhomboédriques, la matrice pourrait être de la dolomie plus ou moins mêlée d'argile dans les parties grises. En ce qui concerne le minéral rouge, il y a plusieurs possibilités. Sans prétendre à l'exhaustivité: - blende très rouge comme à La Mure? La blende est en effet signalée par le BRGM à l'ancienne carrière d'Eyguians (dans les fissures du calcaire; mais noire) et à Laragne près de la ferme de L'Argentière ("mielleuse " ou "rougeâtre"); - un "argent rouge"? Le lieu de découverte est en effet assez proche de ce toponyme de "L'Argentière" où il a été trouvé de la galène; mais rien n'indique qu'elle soit significativement argentifère; - réalgar, cinabre? Ces minéraux n'ont jamais été signalés dans ce secteur pour autant que je sache. Compte tenu de la taille des cristaux, une identification précise sera difficile sans moyens technologiques avancés. Je précise que l'échantillon a été conservé à l'abri de la lumière, emballé dans du papier, dans un carton fermé, depuis sa découverte. Il n'en est sorti que deux ou trois fois pour de très courtes durées. Ceci pour expliquer comment il a pu conserver sa couleur vive, au cas où cela serait un sulfo-arséniure sensible à la lumière. Sur les photos, les carreaux du papier mesurent 5mm.
  3. Merci jojo38 pour cette belle suite de spécimens de La Table.
  4. Voici la suite de l'étude MNHN. Je la poste quand même, au risque d'encombrer le forum, car elle me semble intéressante au vu de la discussion que nous avons entamée avec jojo38. En effet, elle montre à quel point les minéralogistes se trouvaient désarmés, pour l'étude des minéraux argileux (et des zéolites, et de nombreux autres minéraux pour lesquels la structure spatiale a au moins autant d'importance que la formule chimique), tant qu'ils n'ont pas disposé de techniques d'investigation permettant de déchiffrer et comprendre ladite structure (diffraction des rayons X, microscopie moderne, etc). Mlle Caillère était une pointure de la Minéralogie, mais avec seulement une ACP et une ATD elle ne pouvait pas aboutir à un diagnostic correct.
  5. Bonsoir jojo38 Je suis au courant. C'est pourquoi je n'ai pas parlé de "palygorskite", mais d'un "minéral argileux". Quant à Mlle Caillère, elle évoque "un minéral de faciès palygorskitique", ce qui est parfaitement correct, car elle considérait que le terme "palygorskite" correspondait à un faciès et non à une espèce minérale. Elle savait fort bien que les divers minéraux alors affublés du nom de "palygorskite" n'appartenaient pas tous à la même espèce minérale. D'ailleurs, la conclusion de son étude n'est pas "palygorskite", mais "kaolinite", sur la base des moyens d'investigation dont elle disposait à l'époque (ACP et ATD). C'est la raison pour laquelle je poste à propos de ce rapport du MNHN, qui n'est qu'une étape dans l'histoire de l'étude de ce minéral. La science se construit dans la durée, et toute connaissance est historiquement datée. Si dans un avenir plus ou moins proche survient un regain d'intérêt pour les propriétés des argiles, pour des applications en Biologie, en Informatique ou autre, le minéral de La Table aura peut-être encore l'occasion de changer de nom. Personnellement, parmi tous les noms qui lui ont été attribués, c'est "Allevardite" que je préfère. Merci quand même de votre louable intention de ne pas me laisser dans l'erreur.
  6. Anecdotique, mais susceptible d'intéresser une poignée de régionalistes: je poste ci-après la première page d'une étude du minéral argileux de La Table effectuée par le Museum National d'Histoire Naturelle en 1936. Des duplicata de ce rapport, dactylographiés sur papier pelure, avaient été envoyés par le Museum à la Société Savoisienne d'Histoire Naturelle. Mon père en avait récupéré un exemplaire dans un dossier qu'un membre de cette Société avait constitué sur le minéral de La Table vers 1940 (avec quelques échantillons de cette argile). A l'époque, les principales analyses quantitatives avaient été une mesure du poids spécifique, une analyse chimique pondérale et une analyse thermique différentielle (pas d'examen aux rayons X). Je pourrai publier les quatre autres pages de cette étude si elle suscite de l'intérêt.
  7. Bonjour gaeldeploeg, caterpillar: grand merci pour votre aide. nanil: merci pour les infos sur la découverte de Velaux. Mon débris est sensiblement moins ancien puisque, selon la carte géologique, les microsites que je prospectais dans les vignes d'Ansouis correspondent au Tortonien marin. En ce qui concerne la taille, le fragment mesure dans les 3cm, avec la pointe cassée, et l'autre extrémité aussi. On peut donc estimer que la pièce entière mesurait dans les 4cm. Je ne me rends pas bien compte si c'est gros pour un crabe. Ceux que j'ai vu sur les plages de Méditerranée étaient tout petits, et les seuls crabes que j'aie mangé étaient en boîte...
  8. Bonjour Je suis intéressé par tout avis sur la nature de ce vestige trouvé dans la molasse miocène sur la commune d'Ansouis (84). Je visitais régulièrement plusieurs affleurements où l'on trouve la faune classique de cette molasse: dents de requins, de raies, de daurades, de crocodiles, épines de raie, plaques de tortues, fragments d'os de poissons, débris d'oursins, balanes, huitres, pectens, etc. Ce fragment fait partie des quelques vestiges que je ne suis pas arrivé à identifier. Les carreaux sur les photos mesurent 5mm de côté.
  9. L' idée m'avait également effleuré d'une pseudomorphose de gypse par de la barytine ou de la célestine, ou un terme intermédiaire de la série: après tout ce sont trois sulfates, et les cations sont au moins partiellement substituables. Mais je n'en ai jamais vu ni entendu parler. Ce qui bien sûr ne veut pas dire que cela n'existe pas ("there are more things in the sky and in the earth than in all your philosophy"...) Juste un bémol pour une possible pseudomorphose du gypse: c'est un sulfate hydraté, alors que les deux autres ne le sont pas. Donc il faut que l'eau s'essore d'une façon ou d'une autre.
  10. La cristallisation "en étoile" visible sur une face est intrigante, et rappelle effectivement certains gypses de Sinard. Mais en plus "gondolé", et par ailleurs les gypses de Sinard présentent des angles aigus bien nets qu'on ne retrouve pas ici. Mais de gré ou de force, si la dureté et le comportement au feu ne collent pas, il faut laisser tomber le gypse. D'autant plus que, à partir d'une densité de 4, on sent assez bien, juste en soupesant à la main, que c'est plus dense que les cailloux courants calcaires ou siliceux (densité 2,6-2,7), et donc a fortiori plus dense que le gypse. La sidérite a une densité #3,9-4 et une dureté de 3,5-4,5, mais cristallise plutôt en rhomboèdres, épais ou au contraire aplatis, voire lenticulaires. La couleur du spécimen est compatible avec la sidérite, mais la cristallisation pas trop. Sinon, en admettant une erreur conséquente sur la densité, on peut envisager l'anhydrite (densité#3, dureté 3-3,5), ou l'aragonite (densité#2,95, dureté 4-4,5). Mais je ne sais pas trop si cela a du sens, dans l'ignorance du lieu de provenance et du contexte géologique local (si ce n'est "Terres Noires"). Bonsoir.
  11. Bonjour Le Gypse est facile à identifier: densité faible (#2,3), dureté 2, décrépite et se transforme en plâtre à la chaleur. Donc si vos tests de densité et de dureté - même approximatifs - sont à peu près bons, ce n'est pas du gypse (même si les photographies l'évoquent fortement). Sinon il y a la série Célestine-Barytine: Célestine: densité#4, dureté 3-3,5 Barytine: densité#4,5, dureté 3 Le strontium est assez présent dans une partie du département, notamment aux "environs" (au sens très large) de la très grosse faille qui passe à Eyguians.
  12. Moi aussi, après la suggestion de 1frangin et après avoir visionné beaucoup de photographies de serpentine, de trémolite ou néphrite, je penche pour serpentine (antigorite). De toute manière, la discrimination entre antigorite et trémolite peut être consolidée sans trop de difficulté sur la base de la dureté et de la densité: - dureté 3,5-4 pour antigorite et 5-6 pour trémolite - densité #2,55 pour antigorite et #3 pour trémolite. Mais je ne hasarderai pas un de mes peu nombreux spécimens d'apatite ou de fluorite pour des tests de dureté. Bien vu. Une des pierres dont j'ai posté les photos ne retient pas l'aimant, mais l'autre si, et seulement à un endroit bien précis: en face d'un petit filonnet noir qui la traverse. Elle contient donc un minéral magnétique. C'est vrai qu'il y a souvent de la magnétite ou des minéraux voisins (spinellides) dans les serpentinites, au moins sous forme de cristaux microscopiques. Et nous savons maintenant que l'endroit où j'ai ramassé ces pierres est surplombé par un massif de roches vertes renfermant des serpentinites. Pour en savoir plus sur l'endroit, il y a en premier lieu le Géoportail de l'IGN, qui permet d'afficher la carte topographique en tapant une adresse (ici: Cirque des Evettes - SAVOIE). A partir des indications de mon premier post, il est facile de repérer le secteur où j'ai ramassé les pierres. En ce moment sous la neige; mais c'est une jolie balade. Vérifiez quand même qu'il n'y a pas d'interdiction de ramasser les cailloux à l'heure actuelle. Pour autant que je me rappelle, le matériel est - au moins localement - abondant; mais les fragments ne sont pas tous translucides; donc c'est mieux d'avoir du soleil. En second lieu, sur le site Infoterre du BRGM, il est possible d'afficher la carte géologique et sa légende, et de la superposer avec la carte topographique (en jouant sur les pourcentages d'affichages des différentes "couches"; attention le mot "couche" est trompeur dans le contexte d'un site de géologie, car il s'agit ici des "couches" informatiques que l'on choisit ou non d'afficher sur l'écran, et non de couches géologiques). Enfin, j'ai trouvé un dépliant de vulgarisation du CAF très intéressant, qui contient une coupe géologique simplifiée passant probablement dans le secteur où j'ai trouvé les pierres, en tout cas non loin. Titre: "Un aperçu de la géologie autour du refuge d'Avérole. Haute Maurienne. N°6. Guide géologique pour randonneur curieux".
  13. Bonsoir En fait, on considère aujourd'hui que la néphrite n'est pas un minéral mais une roche constituée par l'enchevêtrement serré de microcrIstaux d'amphiboles de la série tremolite-actinolite. Depuis mon dernier post, j'ai trouvé des données sur la géologie locale, et effectivement le versant qui surplombe le secteur où j'ai trouvé ces pierres est constitué de roches vertes, y compris des serpentinites. La présence de serpentine en pied du versant, dans les mélanges de vestiges glaciaires et d'éboulis, n'a donc rien de surprenant.
  14. Bonjour Quebequartz En parcourant ce fil, je suis tombé en arrêt sur le quartz noir que vous présentez, et que je trouve également très beau. Le quartz vert orné de petites calcites de votre envoi suivant me plaît aussi beaucoup. Ce sont trois spécimens intéressants et originaux que vous nous avez montrés.
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