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BUT

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  1. Bonjour Sur les deux premières photos, le minéral en lames brunes striées longitudinalement, avec localement une pellicule superficielle couleur "rouille", peut également évoquer le Disthène.
  2. Oui c’est très probablement un marbre ou un calcaire très pur, compte tenu de l’effervescence en présence d’acide chlorhydrique dilué, de la borne supérieure de dureté et de l’aspect. Mais la densité de 3,2 est probablement aussi erronée que l’estimation initiale à #2. Dans cette gamme de densité il y aurait bien l’Anhydrite (densité voisine de 3), qui est également soluble dans l’acide chlorhydrique selon Mindat. Ce que j’ignore, c’est pour quelle concentration d’HCl elle est soluble, et s’il y effervescence. Par ailleurs, s’il y avait dégagement de dioxyde de soufre vous auriez remarqué l’odeur. Donc Anhydrite peu probable.
  3. Bonjour Il y a des calcaires bitumineux dans le secteur, par exemple à Saint-Martin-les-Eaux : des calcaires à patine blanche ou très claire, qui sur cassure fraîche se révèlent gris foncé presque noir, et sentent très fort le pétrole. J’en ai ramassé à l'affleurement, dans le cirque de roubines situé immédiatement à l’Est du village, au niveau des lieux-dits "Les Patatonis" et "Ravin de l’Agasson". Et juste à l’Ouest, de l'autre côté du petit serre qui sépare le cirque du village, en contrebas de la route, il y a une source clairement sulfureuse (odeur). Par ailleurs il y avait une mine de soufre à Biabaux, à deux kilomètres de Saint-Martin-les-Eaux. Enfin on exploitait autrefois le gypse, ainsi qu'une espèce de lignite, dans le secteur du Col de la Mort d’Imbert, à trois kilomètres à l'Est de Saint-Martin (à l'autre extrémité de l'amphithéatre de roubines). D’ailleurs la toponymie du secteur est éloquente : "la Charbonnière", "la Gipière", "les Gipières". Cf. Geoportail. Il y avait d'autres mines de lignite au Bois d'Asson, vers Saint-Maime. J’ai visité une galerie de la mine des Tapets avec mon père, il a une soixantaine d’années, et nous avions en effet trouvé du soufre en nodules dans le calcaire. C’est un professeur d’Université, rencontré en randonnée dans la vallée de l’Ubaye, qui nous avait donné une bonne douzaine de tuyaux sur des sites géologiques d’intérêt dans les environs d’Apt, avec tous les plans d’accès détaillés dessinés de mémoire... Modif: j'ai trouvé un document intéressant sur l'origine du soufre du bassin d'Apt (gypse, hydrocarbures et bactéries) : Rapport BRGG-A0504 - "Etat des connaissances géologiques relatives au bassin solfifère d'Apt-Forcalquier" - J.P. DESTOMBES - 28 JANVIER 1953 Carte extraite du document :
  4. Il est facile de mieux approcher la dureté: raye (ou est rayé par) l'ongle, la Calcite, le verre ? Une mesure de densité peut également être utile. Marbre ou calcaire à grain fin: densité # 2,5-2,7 / dureté # 3 (raye l'ongle). Effervescence en présence de HCl dilué. Gypse: densité # 2,3 / dureté = 2 (rayé par l'ongle)
  5. Bonsoir. Peut-être un fragment de bloc de sel pour les vaches ou autre bétail? Dans ce cas, l'aspect fondu résulte des coups de langue qui laissent une pellicule de salive, ce qui provoque une dissolution puis recristallisation superficielle... Une densité de 2 est compatible avec un bloc de sel à structure saccharoïde présentant une petite porosité (densité du sel à porosité nulle # 2,17).
  6. Sans surprise. La forme, l'éclat et la couleur des cristaux, et même la matrice, orientaient vers l'Adamine. En particulier, le cristal visible au centre de votre deuxième photo, en forme de burin, est le jumeau du cristal visible lorsqu'on affiche la page "Adamite" sur Mindat, sur la photographie du milieu.
  7. Bonjour Il faudrait vérifier l’essai de dureté car l’Adamite ne raye pas le verre.
  8. Vues de près les lamelles ont des contours très irréguliers, et je ne vois toujours aucune forme caractéristique des cristaux d'Erythrite. Donc Muscovite manganésifère.
  9. Plutôt Muscovite, variété Alurgite, provenant probablement du Brésil (Ouro Preto). Mais ce serait bien d'avoir des photos rapprochées. Parce que mise à part la densité, mon seul autre argument pour le moment est de ne pas avoir repéré l'angle aigu caractéristique des cristaux lamellaires d'Erythrite, et c'est un peu mince.
  10. La densité est dans la fourchette de la Muscovite, mais n’exclut pas complètement l’Erythrite, compte tenu de l’inévitable incertitude sur la mesure. Aucun trait : le matériau s’émiette sans laisser de matière attachée à la porcelaine, tout part en soufflant dessus? Si c’est le cas cela montre que le matériau produit plutôt des esquilles que de la poudre fine. Cela va plutôt dans le sens de la Muscovite, mais sans être vraiment discriminant : c’est un comportement fréquent chez les matériaux à structure lamellaire.
  11. Sinon il y a encore l'Alurgite d'Ouro Preto. C'est une Muscovite manganésifère. Dureté 2,5. Densité # 2,75-2,9. Les lamelles sont flexibles également. Le problème est que l'Erythrite et la Muscovite ont toutes deux une dureté faible et très anisotrope. Difficile donc de discriminer entre les deux à l'aide de la dureté. Restent la densité et la trace: - Erythrite: rouge pêche à rose clair (plus clair que la couleur des cristaux) - Piémontite: rougeâtre - Alurgite: blanc rosé
  12. Voir si cela raye la Calcite. Les cristaux semblent, au moins par endroits, plus lamellaires que fibreux. C'est peut-être bien de l'Erythrite, même si l'on ne distingue pas l'éclat nacré et les clivages en losange. Les fines lamelles d'Erythrite sont flexibles.
  13. Le deuxième spécimen pourrait évoquer également une Piémontite du Maroc (Tachgagalt). Voir si cela raye le verre ou le Quartz : l'Erythrite est très tendre (Mohs # 1,5-2,5); alors que la Piémontite a une dureté de silicate "standard" (6-6,5). Une mesure de densité pourrait être utile, bien que le spécimen ne soit pas tout à fait monominéral: on distingue deux petites inclusions d'un minéral plus sombre et d'aspect écailleux (Alurgite? Hématite?). Densité voisine de 3 pour l'Erythrite, et de 3,5 pour la Piémontite.
  14. Et ce changement semble brutal (sous réserve de votre confirmation): pas de zone de transition progressive entre le sombre-opaque et le rouge-translucide. Un peu comme un doublet de joaillerie, où l'on colle une couronne "gemme" sur une culasse plus opaque ou plus réfringente. Le comble du procédé étant le "montage catalan" des grenats, où l'on place - de façon tout à fait officielle et déclarée, donc sans fraude - des pierres taillées à base plate sur un "paillon" métallique réfléchissant.
  15. Bonjour Alex Il arrive très souvent que sur un spécimen minéralogique - de grenats ou d'autres minéraux - les petits cristaux soient plus clairs et plus translucides que les gros cristaux (lesquels sont plus foncés et plus opaques). Mais dans le cas présent cela ne semble pas être une question de taille des cristaux. La position des cristaux rouges serait-t-elle compatible avec l'hypothèse d'une seconde génération de cristaux plus tardifs?
  16. En effet. L’exceptionnel, ce seraient plutôt les pompons d’un blanc immaculé, à remplir d’aise la Mère Denis.
  17. Superbes photos. Toujours à propos du premier spécimen publié par christian-antoine, voir l’intervention de christo du 22 avril 2019 dans le sujet "Minéraux pyrénéens", et les réponses consécutives, notamment l’article de Persée sur les calcaires métamorphiques à Quartz, Dipyre et Albite connus près de Biarritz, au contact des ophites.
  18. Bonjour On distingue deux belles sections hexagonales sur la première photo, côté droit, l'une en saillie et l'autre un peu en retrait à sa droite. Mais leur couleur est un peu plus sombre que celle des autres baguettes beige clair.
  19. Bonjour Pour la deuxième pierre, il faudrait voir si cela raye le verre (test à faire sur les concrétions mamelonnées et sur les éléments bréchiques). Cela pourrait en effet ressembler à l'espèce de brèche siliceuse commercialisée sous l'appellation de "Youngite", et provenant de Guernesey / Wyoming. Voyez si cela réagit à la lumière ultraviolette. Normalement la "Youngite" réagit au rayonnement UV, souvent assez vivement (c'est attribué à la présence d'ions uranyle).
  20. Pour faire remonter le sujet, voici un spécimen d'Almandin et Staurotide, provenant du secteur des mines de mica du bassin de la rivière Mama en Bouriatie. Tout est un peu cassé, mais quand même reconnaissable.
  21. Attention un jeu de mots peut en cacher un autre : OK pour la résonance entre "canonique" (conforme à la règle) et le "canon" qu'on se jette en travers du gosier bien sûr. Mais il y en a un autre, réservé à ceux qui ont été gavés au latin et au grec il y a plus de cinquante ans. C'est une des interrogations qui m'ont poussé à lancer ce sujet: l'idée que l'étude des conditions de formations de ces paires bizarres pouvait incidemment éclairer certains aspects de la formation des polymorphes.
  22. Merci pour cette intervention très riche. Et désolé pour cette appellation de "Kir-polymorphe" si peu canonique, et en même temps tellement canonique... En me plaçant sous le patronage rabelaisien d'un illustre chanoine bourguignon, je pensais donner suffisamment à comprendre que le concept n'était pas destiné à révolutionner la science minéralogique. Pour donner suite, je modifie la définition des objets minéralogiques auxquels j'ai décidé de consacrer ce sujet : "Certaines paires d'espèces minérales proches par leur composition chimique, et non isotropes l'une de l'autre". De cette façon c'est à peu près verrouillé (encore que...). En effet, pas besoin de limite; ce sont plutôt les propriétés des deux espèces et leurs relations qui poussent à identifier une proximité. Un peu comme pour la calvitie: on ne sait pas exactement quand on devient chauve, mais à un moment donné ceux qui nous regardent n'ont aucun doute. Concernant le statut de la Mélanophlogite, j’ignore si l'IMA a eu des doutes, mais toujours est-il qu'elle classe actuellement l'espèce dans le groupe de la Silice, aux côtés d’une dizaine d’espèces toutes polymorphes du Quartz. Certains auteurs considèrent cependant la Mélanophlogite comme un polymorphe de la Silice. C'est bien sûr un non-sens puisque par définition les polymorphes ont la même composition chimique; mais ce n'est pas nécessairement une insulte à l'intelligence, si l'on fait abstraction des "hôtes" organiques pour ne considérer que la "cage" siliceuse. J'ai vu également au moins un auteur parler de "zéolite" à propos de cette espèce. Depuis la découverte - relativement récente - de deux autres clathrasils naturels, la question de la création d'un groupe des clathrasils est ouverte. Tout à fait : la présence surabondante, dans le milieu, de l'élément chimique qui différencie les deux espèces n'est pas décisive. C'est justement un des points qui m'intéressent. Le cas le plus intéressant est celui des mollusques qui synthétisent en même temps et au même endroit l'Aragonite et la Calcite, pour des parties différentes de leur coquille (parties bien définies et toujours les mêmes). C'est leur programmation génétique qui les y contraint, et non l'humeur ou la nécessité du moment.
  23. En effet, il n’est pas répertorié dans le Goldschmidt ! Il y a les no 428 et 577 qui ressemblent, mais avec les faces du cube au lieu de celles du dodécaèdre rhomboïdal.
  24. Grand’merci @baboune @3frangin et @Stef4412.
  25. Sur la page ”Pyrite” du Mindat sont présentées une dizaine de formes cristallines, d’après Goldschmidt (1913-1926): - no 1 : cube - no 2 : octaèdre - no 3 : dodécaèdre pentagonal ... - no 565 pour la dernière illustration. Cela donne une idée de la multiplicité des formes. Cela fait un moment que je cherche cet ouvrage de Goldschmidt, parce qu’il a également compilé les formes d’autres espèces minérales. Sans succès jusqu'à présent.
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