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Quelques-uns des principaux sujets de Géoforum - Pistolet nettoyeur haute pression pour minéraux et fossiles

Bourse minéraux Sainte Marie aux Mines 2020, avec fossiles et gemmes.
Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 25>28 juin 2020

Michel de Champigny

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About Michel de Champigny

  • Birthday 06/26/1958

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    Morigny-Champigny
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    Minéralogie- Géologie- Papillons-Orchidées-Alpinisme-Tennis de table

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  1. Excellent, très joli montage et bonne idée ! Le confinement stimule les neurones.
  2. Maroc: Carrière de Tazalarht, Province de Taroudant C'est relativement récent comme gisement (4-5 ans environ). les dépôts noirs grisâtres sont un mélange d'argile, de craie et d'un phosphate de cuivre
  3. C'est exactement la même chose. A Villecun on trouve les 2 variétés de cuprite: La cuprite sensu stricto avec des cristallisations parfois très complexes avec de cubes accolés les uns aux autres, comme des blocs d'immeubles compliqués, mais petits. Parfois la cuprite est massive sous forme d’encroûtements, d'imprégnations ou d'auréoles dans le basalte. Du fait des faces cristallines très réfléchissantes, la photographie de ces amoncellements de structures cubiques est particulièrement compliquée (voir Tempo et Debey). La chalcotrichite en aiguille. Les amas d'aiguilles peuvent être centimétriques et plus. Ces aiguilles sont souvent complètement silicifiées: on a des pseudormorphose de chalcotrichite en silice. Parfois les aiguilles présentent une gaine de silice avec en surface des aiguilles de malachite ou autres minéraux du cuivre ou bien des sortes de draperies de chrysocolle. Le cuivre natif est également souvent présent. Tous ces minéraux se trouvent dans des vacuoles du basalte, c'est ce qui fait le caractère pratiquement unique de ce gisement. Pour le fun, une petite que j'avais déjà publiée. Dimensions 5,4 x 4,1 mm
  4. Il suffit de mettre le bout de la langue dessus. Si goût salé intense mais différent du sel de cuisine commun, il s'agit de sylvinite, mélange de sel (halite) et de chlorure de potassium. C'est utilisé comme engrais (après avoir retiré le chlorure de sodium). Typique par exemple d'Alsace.
  5. Personnellement je n'ai jamais vu d'acide à 33% dans le commerce "libre" (où en trouves-tu ?). Le plus souvent ça tourne autour de 20%. Déjà à cette concentration le liquide est un peu suffocant si on met son nez dessus d'autant plus que souvent l'acide technique du commerce public n'est pas pur mais contient des impuretés soufrées qui lui donnent en plus une odeur d’œuf pourri (sulfure d'hydrogène, très toxique à forte concentration). Le plus concentré que l'on trouve pour les labo est à 37%, soit une concentration en acide de 12 moles/litre (12 N pour l'acide chlorhydrique). A partir de 6 à 7 moles/litre, la solution n'est plus suffocante à froid et c'est déjà une solution très efficace. Par contre quand on chauffe de l'acide chlorhydrique, des vapeurs d'HCl se forment très rapidement. Je rappelle que HCl est un gaz qui dissout dans l'eau donne la solution d'acide chlorhydrique du commerce. A moins de vouloir jouer au petit chimiste en sachant et maîtrisant ce que l'on fait, il faut absolument éviter de mettre de l'acide chlorhydrique dans de l'eau de Javel. Ça dégage instantanément une grande quantité de chlore. C'est peut-être joli, car jaune-vert, mais c'est hautement toxique: le chlore a été le premier gaz de combat utilisé pendant la première guerre mondiale avant l'ypérite. Autre petite expérience amusante (et pas dangereuse): si vous avez une solution d'ammoniaque, vous pouvez approcher 1 tissu imbibé avec la solution d'ammoniaque d'un autre tissu imbibé avec de l'acide chlorhydrique concentré. Vous verrez un magnifique nuage blanc se former instantanément (chlorure d'ammonium).
  6. Excellent reportage comme pratiquement tous ceux diffusés par cette remarquable émission de la RTS qu'est "Passe-moi les jumelles". A chaque fois que je regarde un de ses reportages sur You Tube, je ressens toujours un grand sentiment de quiétude, les paysages suisses peut-être...Pour les amateurs de montagnes (entre autre car il y a aussi de la diversité), cette émission est mon avis une référence. Pour ceux qui aiment l'alpinisme je recommande le reportage-hommage diffusé après la mort de E. Loretan, un modèle du genre. A une époque lointaine il y avait sur FR3 une émission du même type, dont le titre était tout simplement "Montagne". C'est dommage qu'elle n'existe plus depuis longtemps, audimat oblige sans doute.
  7. Bonjour, Si le montant demandé pour la collection est raisonnable par rapport à la qualité et la rareté des pièces, il est possible de proposer le rachat à une association de caillouteux amateurs. Soit l'association achète la collection, conserve dans son patrimoine certaines pièces (collection de l'association) et revend à prix coûtant les autres pièces à ses membres; soit les membres de l'association intéressés se réunissent pour rassembler la somme et se partage ensuite la collection au prorata de leur apport et de l'évaluation de chaque pièce. Une idée à creuser si vous avez une association proche de chez vous... Cdlt Michel
  8. Je ne sais pas si ce faciès de baryte y existe, mais le dessous de l'échantillon avec ce qui semble être de la dolomite rosâtre entourée de blende ou autre sulfure me fait penser à la mine de Peyreblanque et plus précisément à la carrière du Rivet dans le Tarn.
  9. Un exemple: goethite dans quartz, entre le col du Tichka et Ourzazate, trouvaille perso. Une autre: inclusion de goethite dans un quartz hématoïde de Sidi Rahal (Maroc) Et enfin: gaine de microcristaux de quartz sur des gerbes de cristaux de goethite. Région du Tichka
  10. Bonjour, Ces grosses boules de marcasite proviennent souvent des calcaires champenois. Quand elles sont cassées, elles se contaminent très vite par des bactéries qui vont les attaquer en produisant de l'acide sulfurique.Cet acide va encore accélérer le processus de dégradation produisant cette espèce de mousse jaunâtre (constituée entre autre de soufre) que tu observes ainsi que de très fines aiguilles blanchâtres (des sulfates ferreux) très poudreuses. La production d'acide sulfurique s'autoentretient et conduit progressivement au pourrissement général de l'échantillon. De plus on observe effectivement une odeur de fer rouillées (les sulfates de fer), la production de vapeurs sulfureuses qui en vitrine sont susceptibles d'attaquer et corroder tout ce qu'il y a autour. Les marcasites du Cap Blanc Nez subissent souvent les mêmes problèmes. Non cassées, la couche d'oxydation en surface les protègent en général, mais il arrive aussi qu'elles se dégradent suivant le même processus par des microfissures présentes au départ dans l'échantillon. On observe alors l'apparition de tous ces produits de dégradation au niveau de ces fissures et progressivement l'échantillon entier peut tomber en poussière. Pour les éviter et éventuellement tenter de stopper le processus, on peut laver abondamment l'échantillon, le faire tremper dans l'alcool à 90 ou 95 ° pendant plusieurs heures puis mettre l'échantillon dans un four à 150° pendant 15 à 30 mns. Il faudra ensuite le conserver au sec et éviter de trop le manipuler. Cdlt Michel
  11. Je me disais aussi que ce bleu était caractéristique !... On ne voit pas de traînées d'avion dans le ciel, donc on est près d'un aéroport à l'arrêt ! Je me sauve...
  12. Bonjour, Le fluorure de calcium pur n'est pas fluorescent. La fluorescence de la fluorite est liée à la présence d'impuretés (divers atomes métalliques notamment) dans le réseau cristallin du minéral. Par conséquent suivant les conditions chimiques lors de la formation du gisement, on peut observer ou non le phénomène. Ces conditions au sein d'un même gisement peuvent varier d'un endroit à un autre à n'importe quelle échelle depuis un échantillon (certaines parties fluorescent alors que d'autres non) jusqu'à des endroits particuliers d'une mine. L'autre phénomène que tu appelles rémanence se nomme en réalité phosphorescence. Lors de l'excitation des atomes provocant le phénomène lumineux par les photons UV, des électrons absorbent l'énergie de ces photons. Devenant plus énergétiques, ils sont instables à leur position d'origine et changent alors de couche électronique autours du noyau atomique. Cette nouvelle position étant également instable, les électrons vont revenir à leur position de départ en libérant une partie de l'énergie qu'ils ont reçue sous forme de photons moins énergétiques que les UV, donc notamment dans le visible d'où la couleur observée. La plupart du temps, ces sauts électroniques sont extrêmement rapides et la fluorescence semble (je reviendrai plus bas sur ce verbe) cessée instantanément dès qu'on éteint la source d'UV. Dans d'autres cas, la redescente des électrons vers un état stable peut être plus longue et on observe alors une luminosité résiduelle après avoir éteint la lampe UV. Cette phosphorescence peut durer plusieurs secondes. En réalité, même si on a l'impression que l'émission de lumière s'arrête immédiatement après la coupure de la source UV, l'arrêt de la fluorescence quand on éteint la lampe n'est pas vraiment instantanée, mais les durées de fluorescence sont si courtes que cela parait immédiat. Des appareils de très hautes précisions (spectrofluorimètres à temps de fluorescence) existent permettant de mesurer le temps pendant lequel les molécules excitées reviennent à leur état stable quand la source UV est éteinte. On mesure des temps de l'ordre de la micro ou nano seconde (peut-être même moins, je ne sais plus). Ces appareils équipés de monochromateurs permettent également d'étudier le comportement des molécules en fonction de la longueur d'onde d'excitation. Avec des lampes très énergétiques (au xénon par exemple), on peut ainsi étudier les temps de fluorescence en fonction de la longueur d'onde émettrice depuis les UV très lointains (juste avant les rayons X) jusqu'aux UV de nos bonnes vieilles lampes de minéralogistes amateurs (250 à 365 nm). Certains appareils possèdent plusieurs monochromateurs: un sert à sélectionner la longueur d'onde d'excitation et le ou les autres servent à déterminer précisément des spectres de fluorescence, en plus de la durée. Merci pour la question qui permet de passer quelques moments de confinement ! cdlt Michel
  13. L’huître ressemble à une Ostrea crassissima de l'Hérault. Loupian par exemple, une carrière où il y avait un banc d'huîtres comme ça sur plusieurs mètres, imbriquées les unes dans les autres, pratiquement impossibles à extraire. Mais sur les côtés, il y avait des parties sableuses où les huîtres étaient entières et assez facilement extractibles. La carrière a complètement disparu et est remplacée par un lotissement...
  14. Oui, mais quand ça brûle, ça émet du CO2 et de la vapeur d'eau qui participent à l'effet de serre (24 fois moins il est vrai !). Essayons d'imaginer une seconde un troupeau de vaches dans un pré avec un bougie allumée attachée au bon endroit. La nuit, ça ferait peut-être penser à un volcan, surtout en Auvergne !
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