Dans le Souf Algérien, l'environnement est fait uniquement de sable.
l'habitat traditionnel utilisait les seuls éléments "solides" pour construire les "toits": les "troncs" de palmiers et les roses des sables, les warda al-rimal.
https://www.rehabimed.net/wp-content/uploads/2011/02/160_ARG_Nabila Belhadj.pdf
Les systèmes constructifs traditionnels sont ces différents savoir-faire ancestraux, dans le domaine de la construction, appelés «arts de bâtir » que nos aïeux ont su transmettre de génération en génération de façon cognitive par l’application et l’exercice, autrement dit, par la « tradition ». Cette attitude a été également celle des soufis pendant très longtemps. Les sexagénaires soufis aujourd’hui parlent encore du rituel de l’acte de bâtir à El oued. Du ramassage à dos d’âne, à plusieurs mètres de profondeur dans les Ghoûts, des seuls matériaux de construction « solides » que leur offre la région, à savoir, le Lous, appelé également «la rose des sables », utilisé comme pierre d’appareillage, et la Tafza, ou la pierre de tuf, destinée à la fabrication du plâtre le « Gibs »par la cuisson dans des fours érigés à l’occasion de chaque chantier avec pour seul combustible des palmes desséchées et le peu de bois qu’on ramasse dans le Sahara. Le plâtre est utilisé selon sa qualité, dans toutes les mises en œuvre constructives. Pour le mortier de pose et de crépissage le « Timchent », l’exigence d’un plâtre bien cuit, bien qu’élevée, reste moindre que celle pour le plâtre destiné à l’enduit de finition. Car pour ce dernier, le plâtre doit être très bien cuit mais aussi de granulométrie très fine et homogène pour une étanchéité optimale mais aussi pour un meilleur aspect fini. Le seul bois disponible étant celui des stipes de palmier, celui-ci n’est utilisé que pour les linteaux au dessus des ouvertures. Les couvertures réalisées essentiellement en forme de coupoles, mais aussi en forme de voûtes, sont réalisées également en appareillage de Lous et de Timchent. Leurs formes rejettent les éventuelles pluies et éliminent le risque de charge que peut causer un dépôt de sable
sur les couvertures.
Sur le marché, à Ouargla.