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Géomorpho

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  1. Y a pas de mal ! C'est bien du L.P.A., pas de L.P.N.A. dans les clichés que j'ai transmis. A+ Géomorpho
  2. Sur la roche + ou - saine échantillonnée à 400 cm de profondeur (1er cliché), les plagios sont déjà un peu altérés (début de dissolution), mais pas encore d'illitisation à ce niveau. Cela intervient plus haut, entre 200 et 100 cm de profondeur, c'est à dire dans l'arène.
  3. Voici les vues microscopiques de l'arène issue de l'altération du gneiss trondhjémitique, un peu plus haut dans le profil d'altération (135 cm de profondeur) :
  4. Allez, voici la réponse : c'est une TRONDHJEMITE (gneissique) ou gneiss trondhjémitique. C'est une variété de tonalite dans laquelle les plagioclases, nécessairement abondants, sont des oligoclases. On appelle parfois ces roches des PLAGIOGNEISS en raison de leur richesse en plagios. A côté des plagios, on trouve du quartz en abondance, et quelques minéraux secondaires (biotite, grenat et antiperthite ici). Ces roches, assez rares, se retrouvent surtout dans les terrains archéens et protérozoïques (ici, c'est un gneiss d'âge paléoprotérozoïque du Nordeste brésilien). Une autre originalité de cette roche, qui tient aussi au climat semi-aride de la région, est qu'elle s'altère en produisant de grandes quantités d'illite issues de l'altération des plagioclases au niveau de l'arène (dissolution des plagios, suivie d'une néoformation d'argiles 2:1 K dans les cavités de dissolution). C'est plutôt atypique, l'illite provenant généralement de l'altération des muscovites et des feldspaths K. Je peux envoyer un tiré à part PDF d'un article sur le sujet pour ceux que ça intéresse... A+ Géomorpho
  5. Pas d'amphibole dans cette roche (c'est aussi pour ça que diorite ne marche pas).
  6. Le terme gneiss ne donne pas d'indication sur la composition minéralogique, c'est plus une indication de la texture de la roche (alternance lits clairs-lits foncés). Donc on peut faire temporairement abstraction de la texture gneissique (pour info c'est un paragneiss) pour se concentrer sur la composition minéralogique, comme si on devait définir la nature d'une roche granitoïde. Alchimiste a proposé diorite ce matin, on n'est pas loin... Charnockite, non.
  7. Ce n'est pas un gneiss albitisé, au sens où il aurait subi une altération albitisante. D'ailleurs, les plagioclases sodiques ne sont pas de l'albite pure, ce sont des oligoclases (An25-An30 : composition vérifiée au microscope pétrographique et au MEB par microanalyses). Grenat et feldspath potassique (orthoclase sous forme antiperthitique) sont seulement des minéraux accessoires dans cette roche. La réponse ce soir si personne ne trouve avant. A+ Géomorpho
  8. Gneiss riche en plagioclase sodique, oui ! Serge est sur la bonne voie ! Le nom exact maintenant...
  9. Une vue au MEB (cartographie élémentaire) pour aider à l'identification minérale précise (même vue que le 2e cliché de lame mince en lumière polarisée)
  10. Ok pour l'aspect général, vendu pour gneiss. L'originalité de ce gneiss provient de sa composition minéralogique, d'où la lame mince... La réponse attendue sera donc sous la forme Gneiss trucmachinique, ou Trucmachin gneissique, au choix.
  11. Une photo de l'échantillon à partir duquel a été confectionnée la lame mince, car cette dernière n'a pas l'air d'attirer les réponses...!
  12. Oui, il ne s'agit pas d'un échantillon de roche parfaitement saine (échantillonné à 400 cm de profondeur), il y a quelques cavités de dissolution ça et là, mais les cristaux sont dans l'ensemble peu altérés, cela ne doit pas gêner l'identification.
  13. Je retente avec un nouveau spécimen, car le 1er a été expédié en moins de 5 minutes hier soir. Je propose cette fois uniquement une vue à partir d'une lame mince au microscope polarisant (la 2e image est un zoom de l'encadré sur la 1ère) :
  14. Bravo Kayou et Alchimiste ! C'est un marbre dolomitique à muscovite d'âge paléoprotérozoïque qui vient du nord-est du Brésil. C'était apparemment trop facile ! Je retenterai plus tard avec une plus difficile ! A toi de jouer Kayou ! A+ Géomorpho
  15. A nouveau sur la bonne voie Alchimiste ! Peux-tu préciser, car ce n'est pas une simple dolomie...
  16. OK, alors voici le spécimen de roche à identifier :
  17. Peut être une brèche volcanique alors (le ciment pourrait ressembler à des cendres volcaniques) : brèche ophitique ? lherzolitique ?
  18. Salut! Moi je vois plutôt une roche sédimentaire, une arkose ? A+ Géomorpho
  19. Salut, Ces formations correspondent au "Keuper" des Allemands. Ce sont des marnes bariolées (= irisées) qui présentent donc des couleurs vives et variées, et se délitent à l'air en fragments polyédriques. Dans le Jura, ces marnes correspondent aux assises supérieures des marnes triasiques. A+ Géomorpho
  20. Salut, Vu l'échelle de temps que tu souhaites analyser (quelques années à quelques décennies), il n'est pas question de géologie, en effet. Il s'agit plutôt d'analyser les effets du réchauffement climatique, de la déforestation ou encore de la pollution industrielle, sur l'écosystème du lac et ses environs. On peut trouver des choses là-dessus sur le web. Quelques liens pour commencer les recherches : http://www.naturavox.fr/Le-changement-clim...Lac-Baikal.html http://www.actualites-news-environnement.c...emperature.html http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/info-...st-danger-.html A+ Géomorpho
  21. Salut, La NAO n'est pas l'équivalent exact d'El Nino, car elle n'implique pas de bouleversements de la circulation océanique et des courants marins, seulement des changements de la circulation atmosphérique. Il existe des oscillations océaniques de surface et de profondeur dans l'Atlantique tropical, mais elles sont beaucoup moins spectaculaires que dans le Pacifique tropical, ceci principalement en raison de l'étroitesse du Bassin atlantique. Trois El Niño atlantiques ont eu lieu en 1963, 1968 et 1984 sur la partie est du Bassin. Leur fréquence est donc moins importante que sur le Pacifique. Il existe très peu d'études sur l'El Nino atlantique, justement parce qu'il est moins fréquent et moins spectaculaire, mais des recherches scientifiques sont actuellement en cours afin de modéliser les oscillations océaniques affectant l'Atlantique tropical. Des chercheurs de l'IRD ont aussi montré récemment l'influence d'El Nino altantique sur les pêcheries au long des côtes de l'Afrique de l'Ouest : cliquer ici pour en savoir plus A+ Géomorpho
  22. Salut ! Comme ça, sans cassure, ça ressemble fort à un galet de péridotite transporté par le Durance, en provenance des massifs ophiolitiques alpins (en particulier : ophiolites du Chenaillet en amont du bassin versant de la Durance). Sur la dernière photographie, la plus claire, il me semble pouvoir distinguer de l'olivine en abondance (tâches verdâtres) et des cristaux de pyroxène (petites tâches sombres), possiblement accompagnés d'amphibole et de grenat, à moins que ce ne soit pour ces derniers l'effet visuel du cortex d'altération du galet. Cette composition minéralogique, alliée à une structure grenue et la lithologie connue du bassin versant amont, s'accorderait bien avec l'identification proposée. Si d'autres peuvent confirmer, cela éviterait peut être à notre ami de casser son galet, qui peut aussi avoir une valeur sentimentale et/ou esthétique ? A+ Géomorpho
  23. Il doit y avoir erreur, la gorge décrite fait 200 km de long pour 300-650 m de profondeur et 6 à 11 km de large. C'est, à quelque chose près, les dimensions et proportions morphométriques du Grand Canyon creusé par le Colorado, à la différence près que le Colorado a mis plusieurs millions d'années à créer une telle entaille dans le paysage terrestre ! 5 km de long pour 900 m de profondeur, cela correspond aux dimensions du détroit de Gibraltar s.l., et non à la gorge sous-marine résultant de l'incision détéctée par la bathymétrie et la sismique réflexion. Après, concernant la nature et la résistance des roches entaillées à Gibraltar, il semble que ce sont des flyschs et non des calcaires dans la section décrite par le papier. Les flyschs sont des roches réputées tendres, on peut donc envisager une incision sur une période bien inférieure au million d'année, de là à affirmer que moins de 2 ans ont suffi à creuser le canyon sous-marin, il n'y a qu'un pas qu'aucun géomorphologue n'aurait osé franchir... (sans parler de l'érosion régressive, que les auteurs estiment à 30-80 km toujours en moins de 2 ans !!!). L'échelle du millier d'années me conviendrait mieux (ce qui serait déjà extrêmement rapide sur l'échelle des temps géologiques !). Pour affirmer avec certitude sur quelle échelle de temps le phénomène a pu se produire, il faudrait cartographier, puis surtout dater les dépôts corrélatifs de l'incision, mais pour l'instant, ni les auteurs de l'article, ni personne sur Terre ne dispose de cela ! Les auteurs l'avouent d'ailleurs bien timidement à la fin de l'article, sans être complet (ou honnête ?) sur le chemin qui reste à parcourir pour arriver à de telles certitudes : "Future studies should determine the spatial distribution of the approximately 500km3 of rock eroded at the Gibraltar Strait during the flood climax." Géomorpho
  24. Salut, Le meilleur moyen de se faire une idée plus précise de ce que veulent nous démontrer les auteurs de l'article, c'est effectivement de lire l'article dans sa totalité, et de dépouiller le supplement material pour les plus courageux. Cela est possible en cliquant sur le lien suivant : PDF de l'article Ensuite, on peut se faire une opinion et essayer de juger, comme l'on fait les reviewers et chacun à son niveau, pour voir si les arguments déroulés dans l'article tiennent la route. Pour moi, les arguments donnés sont insuffisants pour prétendre démontrer un remplissage catastrophique de la Méditerranéne en moins de 2 ans, un scénario digne des films catastrophes holywoodiens ! Les données nouvelles issues des forages profonds et de la sismique sont intéressants, en ce sens qu'ils permettent de préciser la géométrie de l'incision et l'épaisseur des remplissages sédimentaires. La suite n'est qu'interprétation et hypothèses... Et en particulier, pour montrer qu'il s'agit bien d'une "inondation" catastrophique, il faudrait avoir des arguments sédimentologiques, ce que les auteurs n'ont pas encore... La géométrie de l'incision détectée par les auteurs pourrait très bien être le résultat d'une évolution un peu plus longue, comme cela était précédemment admis, ce qui serait davantage compatible avec les vitesses connues de subsidence locale et d'élévation du niveau global des océans pour cette période. C'est sûr que les modélisations numériques qui sont faites sont destinées à en mettre plein la vue (et ça marche apparemment), mais ces modèles reposent sur des hypothèses trop peu solides dans le cas d'étude présenté ici. Et puis il y a quand même un truc qui me dérange beaucoup dans ce papier, car j'y ai relevé une contradiction énorme : les auteurs affirment que l'incision ne peut être le résultat d'une dissection fluviale, mais ils utilisent un modèle numérique d'incision qui a été testé pour des rivières de montagne ! C'est pas très sérieux tout ça... Bref, contrat rempli pour Nature, qui vient de publier un article avec des données nouvelles très intéressantes (forages, sismique) sur une zone scientifiquement stratégique, avec une bonne dose de sensationnel quant aux interprétations plus ou moins solides qui en sont faites. A deliberately, provocative paper... A+ Géomorpho
  25. Moi, ça me fait plutôt penser aux produits d'une altération hydrothermale, c'est assez classique dans ce type de granite : l'altération des biotites produit de la chlorite (d'où la couleur jaune-vert). A+ Géomorpho
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