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Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


Géomorpho

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  1. Salut, Deux synthèses assez complètes sur les silicifications d'origine continentale (normalement, la 2e est entièrement accessible via Google Books) : Thiry M. (1997) Continental silicification : a review. In : Soils and Sediments : Mineralogy and Geochemistry, H. Paquet & N. Clauer eds., Springer, p. 191-221. Thiry M. (1999) – Diversity of continental silicification features: Examples from the Cenozoic deposits in the Paris Basin and neighbouring basement. in : Palaeoweathering, palaeosurfaces and related continental deposits (eds. Thiry M. & Simon-Coinçon R.), Spec. Publ. Intern. Ass. Sediment., 27, p. 87-128. a+ Géomorpho
  2. Salut, Je confirme avec des précisions supplémentaires et des exemples : - Rebond post-glaciaire = mouvement épirogénique lent et positif d'origine isostatique - Réchauffement de la lithosphère (ex. underplating) = mouvement épirogénique lent et positif d'origine thermique - Refroidissement de la lithosphère (ex. subsidence post-rift) = mouvement épirogénique lent et négatif d'origine thermique - convergence océan-continent (= subduction) = mouvement orogénique rapide et positif d'origine tectonique a+ Géomorpho
  3. Salut, Voici les traductions que je propose : "acidular feldspar laths" : lattes de feldspaths acidulaires ou aciculaires (pointues) "volcaniclastic sediments" : sédiments volcano-clastiques (sédiments composés de débris volcaniques) "thin-bedded tuff" : tuf volcanique finement lité "megaripple bedforms" : méga-ripple-marks (http://www.geowiki.fr/index.php?title=Ripple-marks) "basaltic pebbly sandstone" : grès conglomératique à galets basaltiques "basaltic tuffaceous sandstone" : grès tufacé à passées basaltiques Il s'agit bien du C14. Pour l'OSL, il s'agit d'une méthode de datation par luminescence optique appliquée aux minéraux silicatés (quartz et feldpath surtout). Elle permet de dater la période d'enfouissement d'un sédiment initialement exposé à la lumière et au rayonnement cosmique. Par rapport au carbone-14 qui ne permet pas de dater des sédiments au-delà de 50 000 ans, l'OSL permet de dater des sédiments vieux de 800 000 ans au maximum. Et pour dater au C14, il faut disposer de matériaux organiques tels que des restes de bois, de charbons ou de macrofossiles piégés dans le sédiment. Si on ne dispose pas de tels restes, on peut éventuellement dater la fraction humique du sol ("humic" et non "humin"), considérée comme relativement stable. Donc pour répondre à ta question, la fraction humique n'est pas plus fiable qu'autre chose ; on peut l'utiliser quand on ne dispose pas de restes de bois, charbons ou macro-fossiles. Et quand on n'a pas du tout de quoi dater au C14, alors on peut avoir recours à d'autres méthodes de datation comme l'OSL. a+ Géomorpho
  4. Salut, Pour commencer, un petit éclairage concernant la terminologie : le terme "pénéplaine" est un terme ancien, un peu désuet aujourd'hui, car étroitement associé à la théorie du cycle d'érosion de William Moris Davis (1850-1934), l'un des pères de la géomorphologie. Selon cette théorie, qui obtiendra d'ailleurs un immense succès auprès de l'école française, l'évolution du relief se ferait en 3 étapes selon une vision très anthropomorphique : 1/ "Stade de la jeunesse" : les reliefs se caractérisent par des pentes fortes, sur lesquelles ruissellent torrents et rivières qui creusent et accentuent le relief au sens strict. 2/ "Stade de la maturité" : les rivières continuent à inciser les reliefs tout en élargissant les vallées ; l’énergie des reliefs diminue quelque peu alors que s’instaure un équilibre entre la fourniture de matériaux et leur évacuation vers l’aval. 3/ "Stade de la vieillesse" : est atteint après une longue évolution ; les pentes sont beaucoup plus faibles, au point de créer une topographie très aplanie, la « pénéplaine », dominée par quelques reliefs résiduels ou « monadnocks ». Comme tu le peux le constater, le terme "pénéplaine" est synonyme de plaine d'érosion, mais cela n'exclut pas la présence de reliefs résiduels s'élevant au-dessus de la topographie aplanie. Concernant maintenant le Limousin, il se trouve que cette région a été l'objet de nombreuses controverses au sein de la communauté des géomorphologues depuis un siècle. 3 principaux types d'interprétation ont été proposés pour expliquer le relief du Limousin : - relief de faille, lié à une tectonique cassante d'âge tertiaire ou quaternaire ; - relief d'érosion différentielle, lié aux contrastes de résistance dans les roches du socle, notamment les granitoïdes ; - relief polycyclique, lié à un emboîtement de surfaces d'érosion (ou "pénéplaines") de plus en plus récentes. Plus récemment, des géomorphologues (C. Klein et J-C. Flageollet dans les années 70-80, Y. Lageat en 2000) ont montré que ces différentes interprétations pouvaient très bien se combiner. Voici en substance le consensus actuel : le relief du Limousin serait avant tout le résultat d'un bombement à grand rayon de courbure d'âge tertiaire, contrecoup de la phase pyrénéenne de l'orogenèse alpine. Ce soulèvement tectonique s'est accompagné très localement de rejeux de failles, créant des escarpements de faille.. En réponse à ce soulèvement global amorcé à l'Eocène, une reprise d'érosion sous climat tropical aride (fin Eocène-début Oligocène) aurait provoqué l'inscription d'une surface d'érosion emboîtée à la périphérie de l'aire soulevée, par des processus de pédimentation typiques des environnements semi-désertiques ("pédimentation mésonumulithique"). Une deuxième phase de soulèvement principal serait intervenue à la fin du Tertiaire (Plio-Quaternaire), entraînant une seconde reprise d'érosion correspondant plus ou moins à l'encaissement du réseau hydrographique actuel. Les 2 reprises d'érosion ont favorisé le déblaiement de roches tendres et ont conservé les roches dures en position de reliefs résiduels (phénomène d'érosion différentielle). Les glaciers quaternaires n'ont jamais atteint les plus hauts reliefs du Limousin. En revanche, les processus périglaciaires ont été très actifs au cours des périodes froides du Pléistocène (cryoturbation, cryoclastie, coulées de solifluxion...). En espérant à mon tour ne pas avoir été trop long, dans le but d'avoir été le plus complet possible... a+ Géomorpho
  5. Salut, Vu la composition et la texture (mais la photo n'est pas nette), je pencherais plutôt pour une granodiorite ou une diorite, tout au plus (pas plus mélanocrate que ça à mon avis). Donc probablement pas gabbro. Mais une macrophoto de meilleure qualité nous aiderait bien quand même... a+ Géomorpho
  6. Salut Quaternaire, Bonne année à toi et à tous les membres du forum. Très occupé depuis quelques mois par le travail, j'ai beaucoup moins le temps de venir sur le forum. J'essaie quand même d'y jeter un œil de temps en temps... A+ Géomorpho
  7. Salut, Une bonne synthèse, récente et assez complète, sur la réactivation épirogénique cénozoïque des massifs varisques, ici a+ Géomorpho
  8. Un dernier pour la route, très romantique celui-là : le "Beijo dos Lagartos" (trad. : le "bisou des lézards")
  9. Et ça continue dans le grès... : la "Pedra do Macaco" (la pierre du singe)
  10. Encore du grès, toujours au même endroit : la "Pedra da Tartaruga" (trad. : pierre de la tortue)
  11. Toujours dans les grès, même endroit : la "Pedra do Cachorro" (trad. : la pierre du chien)
  12. On continue avec un modelé gréseux : la "mapa do Brasil" (trad. : carte du Brésil), dans le Parc National de Sete Cidades, Piaui, au Brésil !
  13. Salut à tous Quelques photos brésiliennes pour commencer... Un modelé granitique original : la "Pedra da Galinha Choca" (trad. : Pierre de la poule couveuse), Ceara, Brésil. Noter au passage le beau système de cannelures le long des parois granitiques subverticales. a+ Géomorpho
  14. Salut, Voilà une bonne idée de sujet ! Quand Dame nature fait bien les choses... Je me charge de le lancer, avec quelques photos pour commencer. A tout' Géomorpho
  15. Salut, Complètement d'accord sur toute la ligne avec Quaternaire : - J'aimerais bien connaître l'origine de tes préoccupations scientifiques (master, doctorat ou simple passionnée de néotectonique ???) - Que sait-on de la sismicité actuelle et de la paléosismicité du coin ? - A priori, ça ressemble plutôt à des figures de sédimentation (stratifications entrecroisées, remplissage de paléochenaux) accompagnées de déformations syn-sédimentaires sans rapport direct avec la sismotectonique. A confirmer donc... A+ Géomorpho
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