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Vente et achat de minéraux français et cristaux du monde sur Internet.
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BUT

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Tout ce qui a été posté par BUT

  1. L'hypothèse "Quartz", pour les cristaux gris à enveloppe blanche, collerait bien avec leur éclat gras. Quoi qu'il en soit, alex.tre nous régale avec ses découvertes. La promiscuité des skarns et des lentilles pegmatitiques conduit à des puciers psychédéliques.
  2. Cette photo est en effet plus nette. Mais comme je suis très myope, avec un punctus proximus de quelques centimètres, j'avais déjà repéré en partie basse de la photo et dans la plus grosse boule cette microstructure en "habit d'Arlequin", avec des tas de petits losanges imbriqués et zonés (coeur blanc cerné d'un losange rose, ou l'inverse, selon les endroits). Je me suis demandé si c'était un double réseau de microfissures qui donnait cet effet "paquet de calissons", ou un arrangement de microcristaux.
  3. Ces coupes sont vraiment très "pédagogiques". Quand les lames minces auront été interprétées, vous serait-il possible, phoscorite, de nous faire un peu de vulgarisation - à l'usage des non spécialistes - sur le contexte susceptible de rendre possibles ces deux transformations: - le Grossulaire qui se développe au détriment de la Vésuvianite - l'amphibole qui se développe au détriment du pyroxène. Un peu à la façon de ce que le Centre de Géologie de Briançon fait pour les scolaires qu'ils emmènent en excursion géologique dans le massif du Chenaillet, autour de la thématique des faciès granulite - amphibolite - schiste vert - schiste bleu - éclogite, et des transformations minéralogiques associées aux changements de faciès.
  4. Très joli. Merci pour cette coupe très parlante. Les noyaux gris-brun-rougeâtres au coeur des boules grises sont très nets sous les deux flèches, et au total je crois en avoir repéré une bonne douzaine. Dans la moitié inférieure de la photo, les boules grises, en particulier la plus grosse fléchée, ont un éclat terne et un aspect persillé, comme si elles étaient très hétérogènes à l'échelle micro. Dans la moitié supérieure, les boules grises semblent avoir une texture plus homogène à l'échelle micro, et l'éclat est moins terne, tirant plus sur le gras voire le vitreux. J'ai isolé ci-dessous une "poupée russe" avec un coeur gris-brun-rosé, une première auréole gris-rosé plus claire, une deuxième auréole encore plus claire et une enveloppe blanche. A se demander si cette enveloppe blanche fait partie elle aussi de la pseudomorphose d'un défunt grenat, ou si c'est juste un minéral qui emballait les grenats. Je pencherais plutôt pour l'hypothèse "emballage", mais avec un doute cependant.
  5. Bonjour Ce sont des veines de minéraux blancs qui traversent le matériau brun (anciennes fractures désormais ressoudées et scellées). Pour s'en convaincre: casser le galet. Mais ce serait peut-être dommage... D'ailleurs, à propos de l'encoche: la première photo montre qu'un de ses côtés se trouve dans le prolongement d'une des veines blanches, et l'angle intérieur de l'encoche se trouve au point de rencontre de trois veines blanches (deux veines perpendiculaires et une veine oblique). Les veines ont favorisé la cassure qui a donné naissance à l'encoche.
  6. Il faut d'abord aller sur le sujet "Minéralogie du Dauphiné (Isère)", et ensuite aller à la page 283 de ce sujet.
  7. Oui, c'est l'appellation générique des termes intermédiaires de la série Forsterite-Fayalite. Ce n'est pas rare dans les basaltes.
  8. Bonjour Ces trois nouvelles photos permettent d'avancer: - Le matériau rougeâtre tendre qui nous a intrigué au début du sujet n'est effectivement qu'une pellicule superficielle d'altération (la deuxième des trois photos ci-dessus le montre clairement). - Le galet ne serait probablement pas un minerai de fer économiquement intéressant: la Calcite (plus éventuellement Dolomie) semble y prédominer largement, même en dehors du lacis de veines blanches. - Mais il contient malgré tout des oxydes de fer hydratés ("Limonite", de couleur brun rouille, bien visible sur la première des trois photos ci-dessus), et peut-être également de la Sidérite (parties marron ou beige, ne tirant pas sur la couleur rouille). D'ailleurs, si l'on étudie très attentivement la première des trois photos ci-dessus, on y distingue d'assez nombreux losanges de couleur beige, marron ou marron rouille (certains d'entre eux présentant même un zonage de couleur, avec un coeur plus foncé et une enveloppe plus claire). Ce sont peut être des sections de cristaux de Sidérite, en voie de limonitisation lorsqu'ils sont de couleur rouille. Juste pour info, dans le sujet "Minéraux du Dauphiné" (page 283), j'ai posté un morceau d'un bloc trouvé en Val Saint-Hugon, dans le lit d'un torrent sec, qui présente comme votre galet une croûte superficielle d'oxydes de fer et un coeur beige. Le coeur est probablement constitué d'un mélange de Sidérite, de Dolomie et d'Ankérite microcristallines. La croûte d'oxyde est plus épaisse que sur votre galet; ce qui peut résulter d'une différence de structure et de teneur en fer, mais aussi du fait que ce bloc a beaucoup moins bougé que votre galet.
  9. Ce sont peut-être des cristaux d'Olivine, avec un début d'altération, révélé par les espèces d'irisations bleu violacé visibles sur les cristaux (à moins qu'il ne s'agisse d'un effet optique dû aux conditions de prise de vue).
  10. Il y a beaucoup d'anciennes mines de fer dans la haute vallée du Breda, en amont d'Allevard, et dans la vallée de son affluent le Bens (Val Saint-Hugon). Le premier galet vient peut-être d'un filon de minerai de fer. Le matériau rouge pourrait être un mélange de sidérite, d'oxydes de fer hydratés, de minéraux argileux et de grains de silice. D'ailleurs, c'est peut-être juste une altération superficielle, parce qu'il semble qu'il existe plus en profondeur un matériau brun qui ressemble à de la sidérite cristalline massive. La cassure du galet s'est faite en suivant plus ou moins la veine de calcite qu'on voit "horizontale" et très épaisse sur la première photo, "verticale" et plus mince sur la deuxième photo (elle passe entre deux cristaux bleutés). Cela donne l'impression que le galet est presqu'entièrement constitué de calcite à l'intérieur. Mais sur les détails que je joins ci-dessous on voit qu'il y a, en dehors de la veine de calcite, un minéral brun avec des clivages. Des photos de ces parties brunes, en gros-plan et plus nettes, seraient intéressantes. Les cristaux bleutés quant à eux pourraient être de l'hématite. Pour le second galet, ce n'est pas une certitude, mais il pourrait être d'origine anthropique, à savoir un résidu de l'industrie sidérurgique, qui remonte à loin dans la région (certaines mines étaient peut-être déjà exploitées du temps des Allobroges, qui sont arrivés en Savoie et en Grésivaudan au quatrième siècle avant JC).
  11. Bonjour Est-ce une illusion d'optique ou bien les veines blanches font-elles légèrement saillie hors du matériau rouge (sauf à un endroit sur la première photo à gauche)? Si c'est bien le cas, cela confirmerait que le matériau rouge est plus érodable que les veines de calcite. Cela pourrait être un mélange de minéraux argileux, d'oxydes de fer et de Calcite ou de Sidérite un peu pulvérulente (mauvaise cimentation des cristaux de carbonates entre eux à cause des minéraux argileux intercalés).
  12. Bonsoir En cherchant (vainement) sur Internet le document de Pierre Termier sur la mine des Clausis, j'ai trouvé, dans un rapport public du BRGM, une photographie d'un échantillon de marbre à calcite rouge. Cela ressemble beaucoup au caillou de la première photo. Au passage, il semble que Pierre Termier ait utilisé au départ l'appellation "cipolin à l'aspect truité", par analogie avec les ponctuations rouges sur les truites. C'est au fil des années que l'adjectif "truité" s'est corrompu en "fruité" dans les publications ultérieures. Référence du rapport BRGM (R 39901 - Décembre 1997): "Appui aux administrations, aux archéologues et aux collectivités pour les procédures d'abandon de concessions minières et leur revalorisation touristique en région PACA".
  13. Probablement un reste de filonnet d'Epidote en limite d'un galet.
  14. Effectivement: il faudrait voir si la matrice blanche plus ou moins jaunâtre est constituée principalement de Calcite. Auquel cas cette roche pourrait être ce que Pierre TERMIER dans sa description de la mine (en 1904) a dénommé de façon pittoresque les "cipolins fruités". Les auteurs plus récents parlent de "marbre à calcite rouge". Il s'agit de marbre à mouchetures rouges millimétriques, qui sont en fait des cristaux de Calcite teintée en rouge par des microcristaux d'Hématite. Ce marbre peut également contenir des traînées de mouchetures grises. Mais je n'en ai jamais vu.
  15. Bonjour Puxti Poum Pour les aiguilles noires: un pyroxène (Aegirine par exemple) ou une amphibole (Riebeckite ou Ferroglaucophane). Pour la pierre blanche avec des inclusions rouges et vertes, il faudrait une photo plus nette. En matière de minéraux rouges, Grenats et Cuprite ont été signalés sur la mine des Clausis; mais j'ignore comment ils se présentent. Attendons les avis des bons connaisseurs de cette mine.
  16. N'hésitez pas à poster des photos au retour. L'exploitation a dû cesser aux environs de 1914-18. Je serais curieux de savoir à quoi ressemblent la carrière et les installations industrielles de nos jours (il y avait également une scierie de marbre, dont le fil était certainement actionné par un dispositif hydraulique, vue l'époque) . Un siècle, cela permet à de gros arbres de s'installer. Cela laisse également le temps de remblayer la carrière, ou de construire un lotissement!
  17. Bonjour. C'est donc une roche carbonatée. Elle contient d'ailleurs des débris d'origine biologique: je n'y avais pas pris garde au premier abord, mais on distingue bien, en partie basse de la première photo en début de sujet, d'assez nombreux glyphes rouges en forme de C, ou d'agrafe, ou de parenthèse, qui peuvent être des coquilles vues en coupe. Certains détails des nouvelles photos confirment la présence de débris de fossiles. La roche doit contenir également des inclusions siliceuses, si elle raye le verre au moins à certains endroits. Il existe en Valais des roches calcaires dans les tons de rouge dans les niveaux jurassiques (en particulier dans le Malm coralligène). Il existait même au 19ème siècle une importante carrière à Truchefardel (Yvorne), qui exploitait cette formation comme pierre décorative: le marbre dit "Rouge de Suisse" a eu une certaine notoriété à cette époque. On peut en voir sur certaines parties de la cathédrale Saint-Pierre à Genève. Cette carrière se trouve à l'extrémité Est du lac Léman, donc probablement en aval du lieu de découverte de votre pierre. Mais il est tout à fait possible qu'il y ait d'autres affleurements en amont, dans la vallée du Rhône ou de ses affluents. Quelle que soit l'altitude des affleurements, des fragments ont pu être transportés par le glacier du Rhône et plus tard par le fleuve.
  18. Du quartz avec les empreintes en creux de cristaux disparus?
  19. Merci. Au moins cela resserre un petit peu le champ des recherches. D'ailleurs, toujours à propos de pseudomorphoses, je serais curieux de connaître la dureté des Andalousites pinitisées que vous avez postées l'été dernier. Mais rien ne presse; un jour où vous aurez l'occasion de les manipuler.
  20. Merci. Pour ne rien laisser au hasard: est-ce que ça rayerait le Quartz?
  21. En effet, pour un Almandin, le groupe des Chlorites (et la Chamosite en particulier) présente l'avantage de recycler efficacement le silicium, l'aluminium, le fer, et même le magnésium si le grenat initial est un terme intermédiaire entre Almandin et Pyrope. Mais le minéral présenté par alex.tre raye le verre. Il faut donc chercher plus dur que la Chlorite. Après, des tas d'autres réactions sont envisageables, au moins du point de vue stoechiométrique. Par exemple: Almandin + 2 H2O --> Sillimanite (ou Andalousite ou Disthène) + Greenalite Pyrope + 2 H2O --> Sillimanite + Lizardite Almandin/Pyrope + 2 H2O --> Sillimanite + "Groupe Kaolinite-Serpentine" (i.e. un "cocktail" de minéraux dudit groupe permettant de retrouver la proportion Fe/Mg dans le grenat de départ). Mais j'ignore totalement si cette transformation est possible dans la nature, et si oui sous quelles conditions thermodynamiques. Puis il faut également répondre à la question: "pourquoi ces grenats sont-ils modifiés, et pas les autres à quelques mètres?"
  22. J'ai présumé "à l'instinct" qu'il ne s'agit pas d'une roche carbonatée. Mais phoscorite a raison de le pointer: il faut en premier lieu tester pour savoir si c'est carbonaté ou silicaté. Peut-être bien que c'est une roche carbonatée: sur la première photo, on distingue plusieurs traces rouges en forme de "C" ou de parenthèse, qui pourraient être des coquilles vues en coupe! Sinon, en ce qui concerne le "Verrucano", le terme est relativement discrédité en France, parce que jugé trop flou, non sans raison: il est en effet apparu en Toscane pour désigner une formation bien précise, et a été repris ensuite pour désigner diverses formations alpines, qui n'avaient pas grand'chose en commun avec la formation à l'origine de l'appellation. Mais il en va tout autrement en Suisse, où le terme "Verrucano" désigne non pas une roche ou un faciès de roche, mais un contexte générique de formation (comme les termes "Molasse", ou "Schistes lustrés", ou "Flysch"). En l'occurrence, le Verrucano est le remplissage de dépressions ou fossés continentaux permiens par des résidus d'érosion des flancs du fossé, avec parfois des roches volcaniques. De ce fait, l'appellation recouvre une très grande diversité de roches: des brèches et conglomérats, mais aussi des argillites, des grès, avec ou sans débris volcaniques, etc; et pour la couleur: rouge, vert, gris, etc. C'est très déroutant pour un français accoutumé au Verrucano du Queyras, avec les dragées de quartz rose ou blanc, les fragments de liparites, et le ciment quartzitique plus ou moins bien fritté.
  23. Oui! Parce que si c'est calcaire, ce n'est pas du Verrucano! Il faut donc voir comment les différentes parties (blanches, roses, rouges lie de vin) réagissent à l'acide chlorhydrique, et si elle rayent le verre ou pas.
  24. OK, je me doutais bien que c'était un artefact, mais sait-on jamais? En tout cas ce clafoutis de vacuoles vertes est du plus bel effet (en tout cas pour un amateur d'Epidote...).
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