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C’est lourd et bien oxydé, il doit y avoir du fer métallique.
Ça pourrait être une loupe de fer venant d’un bas fourneau.
Qu’est-ce que ça donne avec un détecteur de métaux ?
Ça se confirme, il y a surtout du métal. Dur mais fragile, c'est fréquent pour un ferro-alliage. La croûte est très mince, elle vient probablement du séjour dans le sol.
Ferro-chrome ou autre chose, seule une analyse chimique permettra de le dire.
L' odeur? Ça arrive sur une cassure fraîche. Mais ni le fer, ni le nickel n'ont une odeur particulière.
Si c’est du ferro-chrome, ça va être très dur : une scie diamantée…
En ce qui me concerne, une photo bien nette du coin qui est cassé suffirait. Il me semble distinguer des cristaux.
Ce qu'il faut surtout, c'est voir l'épaisseur de la croûte non métallique.
Si tu as une loupe assez puissante, tu dois pouvoir nous dire si cette l'épaisseur de cette croûte se compte en mm ou en dixième de mm ou encore moins...
Bonjour Néodyme,
l’identification de cet échantillon pose encore des questions.
Je n’ai que peu d’échantillons sous la main mais suffisamment pour voir que deux alliages de compositions voisines peuvent présenter des aspects très différents.
J’avais commencé un sujet sur les ferroalliages pour aider à l’identification.
Ce serait bien de le compléter, on en voit souvent passer sur le forum.
https://www.geoforum.fr/topic/40221-ferroalliages/
Pour en être certain, il faudrait une découpe propre mais sur le coin qui est cassé, on ne voit pas de croûte épaisse. J’ai plutôt l’impression que l’objet a gardé des traces plus ou moins adhérentes de son séjour dans le sol.
Les scories sont beaucoup plus légères que le métal. Dans un four à arc, elles surnagent et on n’aurait pas un noyau central métallique entouré de scories silicatées sur toutes les faces.
Même si c’est un peu loin du Giffre, ça reste une possibilité.
Les photos sont nettes, les tests aussi : c’est un bout de métal avec une surface plus ou moins ternie et rien d’autre.
La forme grossière confirme qu’on est loin d’un produit fini. C’est typiquement le cas des ferro-alliages qui sont des produits intermédiaires destinés principalement à l’élaboration d’aciers inoxydables… Ils étaient utilisés par diverses usines des environs. On peut en retrouver un peu partout.
On a à peu près tout pour conclure.
Le détecteur sonne et ça ne réagit pas à l’aimant. C’est donc du métal.
Densité autour de 7,2 aspect massif, dureté élevée, trouvé au pays de l’électrométallurgie.
Encore un ferro-alliage. Pas de silicate là-dedans.
Le plus probable : ferro-chrome qui était une spécialité de l’ancienne usine du Giffre.
Peut-on être plus précis sur le lieu de découverte ?
Il y a eu une grosse production de zinc et de plomb dans le Languedoc. Les deux sont possibles mais je pencherais plutôt pour le zinc. Si la réaction à l’acide est faible, c’est peut-être parce que le métal est encrassé ou oxydé. Refaire le test à l’acide en décapant un petit bout avec une lime.
Même heure à quelques minutes près. J'ai de la chance, une terrasse sans vis-à-vis. Seul problème, les lumières de la ville dans le lointain.
Dommage pour ta colline, la tectonique te réglera ça mais elle n'est vraiment pas pressée.
Exactement, en faisant attention car c'est quand même un acide.
Si c'est du zinc, des tas de petites bulles d'hydrogène vont apparaître. Pas besoin de le laisser très longtemps.
Il ne faut pas non plus devenir trop rigoureux.
Le post a été créé par Tempo pour parler d’une technique de microphotographie.
Les fossiles posent des problèmes différents des minéraux et sont très intéressants pour montrer ce que l’on peut faire avec la méthode Tempo. Voir en particulier les reflets nacrés sur les photos prise par Elasmo, des choses qu’on observe rarement sur des minéraux.
Bonsoir,
Les deux et ça va souvent ensemble.
Le problème est bien posé mais je ne sais pas si quelqu’un a la solution. Et vous n’avez qu’un petit aperçu de la situation quand on le vit au quotidien.
On essaie de cadrer, parfois ça marche, parfois on désespère. Il y a aussi des moments où on s’énerve et c’est tout à fait normal. Bravo pour la patience. Mais ne pas ne faire un sujet de défoulement comme on a pu le voir dans le passé.
Il n’ y a pas à faire d’exception.
Bon courage à tous.
Intéressantes explications.
Peut-on vraiment parler d’un archétype de tsunami dans le cas de la baie Lituya ?
Ce qui est frappant dans un tsunami, c’est aussi la propagation silencieuse à grande distance.
Ici, le phénomène est resté confiné dans un fjord.
On est dans la même situation qu’au barrage du Vajont.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_du_Vajont
De telles scories sont généralement formées en milieu réducteur pas compatible avec chrome 6. On s’attendrait plutôt à Cr +3 dans les verts.
Le jaune est possible avec des composés de molybdène de bas niveau d’oxydation.
Mais la couleur est rarement un bon guide.
Ça se précise. Il s'agit d'une usine de ferro alliages. Ils ont produit beaucoup de choses dont du ferromolybdène par aluminothermie. Il pourrait s'agir de scories issues de ce procédé. Ça expliquerait la présence de corindon. À confirmer par la dureté.
Les métallurgistes soviétiques avaient de nombreux minerais sous la main, ils ont essayé des tas de procédés, laissé peu de publications…
Résidu métallurgique très probable mais impossible d’en dire plus sans analyse.
Belle histoire et beau reportage.
Dans la nature, les deux plus vigoureux auraient peut-être poussé les plus faibles hors du nid.
Grâce à vous, les 4 ont survécu.
Avez-vous pensé à laisser pousser quelques chardons dans votre jardin ?
Qu’ils aient voulu faire de l’argent avec, rien d’étonnant. Dans la Russie post-soviétique, c’était le principal gagne-pain de beaucoup de gens. Mais je ne pense pas qu’ils se soient lancés dans la fabrication d’un truc aussi improbable alors qu’ils avaient toutes sortes de reliques à brader. C’est quand même plus compliqué que les collages marocains.
Scorie métallurgique très probablement.
Seuls des spécialistes pourront en dire plus. Peut-être contacter le CNRS à Orléans ?
http://www.iramat-ceb.cnrs-orleans.fr/spip/spip.php?article130