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mr42

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Tout ce qui a été posté par mr42

  1. mr42

    identification

    Bonjour, C'est l'aspect typique d'une scorie de bas fourneau. Ce n'est pas un résidu de combustion.
  2. Je me souviens avoir assisté au perçage d’une galerie dans une mine de fer en Lorraine. Les artificiers avaient foré un trou central de 20 ou 30 cm de diamètre et tout autour, une série de trous plus petits, à peu près le diamètre de l’objet de Terrien. L’explosif était placé dans les petits trous, c’était des bâtons de sciure de bois imprégnée d’oxygène liquide. Je ne sais plus avec quoi ils obturaient les trous.
  3. C’est Gaël qui a raison. Une extrudeuse n’aurait pas laissé les traces obliques qu’on voit sur certaines photos : il y a visiblement eu un « usinage ». Ces marques peuvent très bien s’expliquer par les veines du terrain traversé par le forêt. On voit aussi une dissymétrie, comme s’il y avait un haut et un bas, un trou horizontal rempli par une matière fluide. Mauvaise idée, il pourrait rester des traces d’explosif !
  4. Tout à fait : Ça fait plutôt matière organique. Qu’est-ce que ça donne si on expose un petit fragment à la flamme d’un briquet ou d’une bougie ?
  5. Saintes n’est pas un grand centre industriel, rien qui puisse expliquer la présence de cet objet. Mais encore une fois, on a souvent retrouvé ce genre de matériau dans des endroits incongrus. Pourrait-on voir ces photos?
  6. Bonjour Terrien et bienvenue, Voilà une belle énigme ! Ce qui frappe en premier, c’est la forme très régulière. Naturelle ou intentionnelle ? Ensuite, on remarque ces veines légèrement inclinées par rapport à l’axe de la pièce, particulièrement nettes sur les photos 3 et 6. Si c’est du bois, il a été retaillé. De quelle matière est-il fait ? Certaines parties sont lisses, d’autres ressemblent plus à du mâchefer. On voit aussi une croûte qui a tendance à se désolidariser. Qu’est-ce qui fait dire silice ? La dureté a-t-elle été testée ? Il faut arrêter de voir des fonderies partout. D'accord, il y a eu combustion mais dans quelles circonstances?
  7. mr42

    Résidu de fonderie

    Très intéressant ce document et en plein dans le sujet. A défaut d’une analyse chimique de l’échantillon de Zeolite, on peut tester l’hypothèse d’une scorie pyrométallurgique liée à l’extraction du zinc. Le candidat serait le D4 de l’étude dont l’analyse est donnée par la table 1. Selon cette étude, les constituants majeurs sont SiO2, CaO, Al2O3 ainsi que Fe2O3. Pour ce dernier, en milieu réducteur, il devrait surtout s’agir de FeO. Zn est minoritaire, entre 1 et 2 %. Normal, c’est le zinc qui était extrait. Première remarque : avec cette composition, on s’attendrait à une densité autour 3,5 alors que Zeolite a trouvé 4. Il devrait y avoir plus de fer que dans le D4. Avec la composition D4, on serait plutôt sur gehlenite quadratique, wüstite et spinelle cubiques, et quelques trucs de la famille des olivines... Ça devrait faire quelques angles droits comme on en voit sur la première photo. Pour les autres angles, il est difficile de se prononcer alors que l'orientation du plan de coupe n'est pas bien connue Quelques pistes : https://www.jstage.jst.go.jp/article/isijinternational/advpub/0/advpub_ISIJINT-2016-099/_pdf
  8. Je ne connais pas assez les météorite pour affirmer que ce n’en est pas une. Mais ça fait quand même bien déchet de fonderie. On voit nettement une face anguleuse criblée de trous et de quelques inclusions et la face opposée plutôt boudinée et assez lisse, aspect typique d’un peu du métal liquide tombé sur un sol irrégulier. Comme il y a du nickel, ce serait plutôt un alliage moderne. Je suppose que c’est bien du métal, un matériau fragile n’aurait pas survécu avec une forme aussi bizarre. Serait-il possible de vérifier avec un détecteur de métaux ou de tester la résistance électrique ? Des forêts où les scories se ramassent à la pelle, j’en connais quelques unes. Pourrait-on savoir plus précisément d’où ça vient ?
  9. mr42

    Résidu de fonderie

    C’est clair, il doit y voir une bonne teneur en fer mais ça n’en fait pas pour autant un résidu de la métallurgie du fer. Quand on veut produire du fer, on en laisse le moins possible dans les scories. Quand on veut produire du plomb, on rajoute du fer dans les scories pour faciliter la réduction...
  10. mr42

    Résidu de fonderie

    Non, c’est très intéressant. Sur la dernière photo, on doit voir la surface de l’échantillon tel qu’il s’est formé. L’autre photo doit correspondre à une cassure et montre plutôt l’intérieur. Ça ressemble de moins en moins à un déchet sidérurgique récent. De ce que j’ai déjà vu (mais je suis loin d'avoir tout vu) on se rapproche de certaines scories de bas-fourneau (un truc pré-industriel, bizarre pour Decazeville) ou alors des métaux non-ferreux… Seule une analyse chimique permettrait de connaître l’origine de cet échantillon.
  11. Sur le fond, nous sommes d’accord, le domaine supercritique ne constitue pas une phase particulière et ses limites sont conventionnelles. Je reconnais que mon point de vue est un peu biaisé mais c’est quand même le raccourcissement des distances intermoléculaires qui permet le rapprochement du gaz et du liquide. Un article qui montre que le débat reste ouvert : http://web.stanford.edu/group/ihmegroup/cgi-bin/MatthiasIhme/wp-content/papercite-data/pdf/banuti2017seven.pdf
  12. mr42

    Résidu de fonderie

    Densité et magnétisme incompatibles avec un laitier de haut fourneau. Plutôt scorie de convertisseur ou alors, voir du côté des non-ferreux. Pourrait-on voir une photo de l’ensemble de l’échantillon ?
  13. On passe de façon continue du liquide au supercritique ou du gaz au supercritique, on ne peut pas parler de changement de phase. Seule la transition liquide <> gaz est bien définie. Les limites du domaine supercritique sont conventionnelles. On passe de façon continue du liquide au supercritique ou du gaz au supercritique, on ne peut pas parler de changement de phase. Seule la transition liquide <> gaz est bien définie. Les limites du domaine supercritique sont conventionnelles.
  14. mr42

    Résidu de fonderie

    Plutôt d'accord mais il faudrait peut-être aussi regarder du côté de la métallurgie du zinc autrefois installée à Penchot.
  15. Pas d’accord, le fluide supercritique se caractérise par l’absence de changement de phase lorsque l’on passe de T<Tc à T>Tc mais à condition que p reste supérieure à pc. C’est bien la pression qui détermine l’état supercritique. H2O et CO2 ont été abondamment étudiés, c’est beaucoup plus compliqué avec les fluides magmatiques. Le dernier article donne quelques indications mais curieusement, il ne parle pas de pression et fait de la teneur en eau le paramètre clé. En fait, la teneur en eau doit fortement faire varier le point critique. J'ai essayé de trouver des données pour la silice pure mais le sujet est loin d'être réglé. L'article ci-après donne une pression critique de 130 à 640 MPa pour SiO2 pure contre 22 MPa pour l'eau. La teneur en eau peut donc fortement modifier la pression critique. https://www.researchgate.net/figure/Critical-point-parameters-estimated-for-SiO-2-within-semi-empirical-wide-range-EOS_tbl1_259483281
  16. mr42

    Résidu de fonderie

    Tout à fait, il y a même un sujet qui leur est dédié. https://www.geoforum.fr/topic/35726-les-scories-métallurgiques/ Jolies cristallisations, fayalite possible. Quelle est l’origine de cette scorie ?
  17. On en revient toujours au même problème. Si on dépasse la pression critique, il n’y a plus d’ébullition. Il doit exister une profondeur en-dessous de laquelle aucune ébullition n’est possible.
  18. Peut-on encore parler de fluides volatils alors qu’on est très probablement en conditions supercritiques ? https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/fluide-supercritique.xml
  19. L'article en anglais dit bien qu'il s'agit d'un cluster, donc d'un amas. Des fragments se sont détachés pendant le nettoyage. Ce sont des "saphirs étoilés de haute qualité"
  20. Une photo de la bête. https://www.bbc.com/news/world-asia-57981046
  21. mr42

    identification

    Pour l’analyse, ça ne va pas être évident, il y a certainement des gens qui savent faire chez Acelormittal ou alors à la fac de science de Marseille. Il faudrait trouver quelqu’un qui y travaille.
  22. mr42

    identification

    On est pas loin de Fos-sur-Mer mais c’est peut-être trop ancien. Solmer a démarré dans les années 70. Il y a une autre possibilité, les anciennes aciéries de Saint-Louis à Marseille mais c’est plus loin. Elles ont fermé en 1906. Elles étaient spécialisées dans le ferro-manganèse et ça pourrait bien y ressembler. Voici une photo de ferro-manganèse, ce qu’on appelle aussi spiegeleisen (en allemand : fer-miroir). Les traces dorées pourraient être un début d’oxydation. La faire analyser, c’est une bonne idée, c’est la seule façon de savoir avec certitude.
  23. mr42

    identification

    On a déjà trouvé ce genre de matériau dans des endroits bizarres. D’après ton pseudo, j’ai l’impression que tu viens de Marseille ou des environs. Est-ce par là que cet objet a été trouvé ? C’est vrai qu’il n’est pas symétrique, on a l’impression que le refroidissement s’est fait surtout par un côté. Une goulotte ou une rigole, dans une aciérie, ça peut être quelque chose d’assez grossier. La couleur, ça dépend aussi de ce qu’il lui est arrivé s' il a passé des années dans le sol.
  24. Il vaut mieux dire carbure de silicium. Le mot carborandite ou carborundum en anglais vient d’une erreur historique. Quand il a été fabriqué pour la première fois, il a été pris pour du corindon (corundum en anglais) contenant du carbone d’où le mot carborundum. Aujourd’hui, il est clair que les formules chimiques SiC et Al2O3 n’ont rien en commun. Ce n’est pas un produit de labo mais un produit industriel qui existe sous différentes formes et couleurs. Les abrasifs industriels sont souvent dans les verts. La variété dite moissanite est incolore.
  25. mr42

    identification

    Topaze, puisque tu es dans la métallurgie, on peut être plus précis. Ce n’est pas un acier mais un produit intermédiaire, je penserai plutôt à un ferro-chrome, c’est à dire un alliage contenant 50 à 70 % de chrome avec du fer et un peu de carbone. Il est inutilisable en tant que métal mais il sert à la fabrication d’aciers inoxydables : on le fond au four à arc avec de l’acier ordinaire, du ferro-nickel etc... on le décarbure... On voit nettement qu’il s'est solidifié dans une goulotte et qu’on n’a pas cherché à lui donner une forme précise. C’est un métal à la fois très dur et cassant. La cassure que l’on voit est habituelle pour ce type de matériau et avec autant de chrome, il est quasiment inoxydable.
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