La question n'est en effet pas idiote du tout, il n'y a pas de réponse simple en revanche.
Déjà la calcédoine est le nom de tout un tas de variété commerciales de "silices", encore plus aujourd'hui avec l'avènement de la litho et de ses appellations toutes aussi délirantes les unes que les autres.
En théorie « calcédoine » devrait être utilisé pour :
- les variétés de quartz constitués de cristaux microscopiques ou submicroscopiques (des variétés microcristallines de quartz) : agate, jaspe, chert, chrysoprase, onyx, pietersite, etc.
- des agrégats de cristaux de quartz microscopique et submicroscopique à croissance parallèle (« fibreuse »). Des fibres longues à croissance rapide et des fibres plus courtes à croissance lente. Ca forme des habitus botryoïdaux, arrondis ou en stalactites qui montrent souvent des bandes concentriques perpendiculaires à l’orientation des fibres
- des échantillons botryoïdaux de silice mais pas de l'agate, du jaspe ou une autre sous-variété.
Et en théorie aussi « opale » ne devrait pas être utilisé pour désigner une espèce minérale car c'est un mélange variable de cristobalite, tridymite, composé de silice amorphe, etc.
L'opale est structurellement classée en trois types :
- Opale-CT (cristobalite et tridymite) ;
- Opale-C (cristobalite) ;
- Opale-A (amorphe, avec Opale-AG (Amorphous-Gel qui contient des billes de silice amorphe) et Opale-AN: (Amorphous-Network qui contient des billes de silice amorphe beaucoup plus petites et manque de couleurs).
Les mélanges opale-A / opale-CT / opale-C sont fréquents.
Pour démêler tout ça il faut généralement une analyse assez poussée permettant de définir la composition (et notamment les teneurs en eau pour l'opale) mais aussi la structure cristalline (l'opale est amorphe, pas la calcédoine) aux RX.
Ceci dit (sauf si le gisement a été très étudié et qu'il soit mentionné autre chose) je pense que "calcédoine" va très bien à ton échantillon.
A+