Jump to content

Géoforum est un forum de géologie, minéralogie, paléontologie, volcanologie et, plus généralement, un site dédié aux Sciences de la Terre et au patrimoine géologique. Les discussions s'organisent dans des espaces spécifiques, il existe un forum géologie, un forum minéraux, un forum fossiles, un forum volcans, etc. Une galerie de photos de minéraux ou de roches, de photos de fossiles, ou encore de sites géologiques ou de volcans permet de partager des albums. Il est possible de publier des offres d'emploi de géologue, ou des demandes d'emploi ou stage de géologues. Venez poser vos questions, partager vos connaissances, vivre votre passion !

Quelques-uns des principaux sujets de Géoforum

Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais.
Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais les 30 et 31 mars

Principaux sujets de Géoforum.


Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais.
Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais les 30 et 31 mars

iguanodons bernissartensis leur mort élucidée


ANDRE HOLBECQ

Recommended Posts

@jjnom Ok, je m'en doutais. Et le deuxième lien que je pointe, était déjà mentionné par GDP.

J'ai du mal quand même avec ces karsts très profonds (1000m). En tout cas intéressantes structures. Quelqu'un connait il des exemples actuels?

Et pour les iguanodons, c'est à la Tv, alors c'est vrai.

http://www.notele.be/list77-les-reportages-de-notele-sur-l-entite-de-bernissart-media46854-l-origine-de-la-mort-des-iguanodons-de-bernissart-resolu.html

Link to comment
Share on other sites

Merci c'est une bonne explication theorique. Est ce qu'ils considerent les fontis a l'origine du piegeage des reptiles ? C'est la dessus que j'ai un doute identique a jef06

Les poissons qui sont avec les dino c'est bizarre en enfondrement, voire carrement pire

Link to comment
Share on other sites

Résultat de quelques lectures:

Au sujet des "bons nageurs":

- Les anciens considéraient les Iguanodons comme semi aquatiques (analogies avec les Iguanes actuels). Actuellement, on les considère comme des terrestres stricts.

- Dollo qui avaient examiné les Iguanodons de Bernissart peu de temps après leur découverte avait noté que les ligaments, notamment ceux rattachés à l'axe vertébral étaient calcifiés. Ce qui devait générer une belle rigidité peu compatible avec la nage.

Au sujet de la posture opisthotonique: certains y ont vu le résultat de souffrances par suffocation (N.B.: la noyade est aussi une asphyxie). Le dernier papier sur le sujet affirme que cette posture est la posture standard prise par les cadavres d'animaux à long cou en milieu aquatique et qu'il convient de se poser des questions quand ça n'est pas le cas: https://www.researchgate.net/publication/235972941_Reisdorf_Wuttke_ESM Autrement dit, cette posture serait acquise post mortem et non pre ou peri mortem.

 

il y a 15 minutes, Next50MY a dit :

Est ce qu'ils considerent les fontis a l'origine du piegeage des reptiles ?

C'est qui ils?

Pour l'instant pas d'autres crans à Iguanodons dans la région. De nombreux équivalents sont remplis de matériaux fluviatiles, sans macrofaune. Ca fait de Bernissart un cas unique jusqu'à aujourd'hui.

 

Link to comment
Share on other sites

"Je conçois tout à fait que le puits ait pu fonctionner par des affaissements saccadés mais il n'y a pas forcément concomitance avec les hécatombes."

 

tu as levé le doute alors.

 

Ces reptiles se sont enlisés en passant dans une vase argileuse

ça parait simple, pourquoi cette hypothese serait-elle mauvaise ?

 

ce schema qui illustre le fonti est-il controlé par 2 forages et (?) des galeries horizontales ?

 

Link to comment
Share on other sites

il y a 31 minutes, Next50MY a dit :

Ces reptiles se sont enlisés en passant dans une vase argileuse

ça parait simple, pourquoi cette hypothese serait-elle mauvaise ?

Parce qu'elle ne répond pas à la question: pourquoi n'y a t'il que des Iguanodons adultes qui se soient fait piéger?

"Je conçois tout à fait que le puits ait pu fonctionner par des affaissements saccadés mais il n'y a pas forcément concomitance avec les hécatombes."

Au contraire, j'entretiens le doute. Y a t'il vraiment eu hécatombe? On peut aussi imaginer des morts étalées dans le temps (échelle dizaines d'années) et 4 enterrements avec une charge relativement épaisse. Le résultat est assez semblable sur le plan de la géométrie à l'échelle 10m. Très différent à l'échelle du dcm. Mais pas moyen de trancher sans + d'infos fines sur la sédimento.

Le schéma est basé sur les travaux miniers du 19° siècle et 4 sondages (carottés) récents.

Pour ceux que des phénomènes karstiques profonds intéressent taper dans un moteur de recherche "breccia pipe Arizona" Des fontis de 2000m de haut quand même et, comme par hasard, ils vont s'ancrer dans du ... Missisipien (qui inclut notre Viséen). Bizarre, bizarre.

 

Link to comment
Share on other sites

D'une part la fossilisation ne garantit pas la conservation systematique de tous les individus notamment si il y avait un courant. Par ailleurs il y a peu de chance qu'une fouille de l'ensemble des niveaux fossilifère ait été menée.

La preuve étant l'extension des niveaux puisque des ossements sont observés en forage carotté.

ce qui est bizarre c'est l'absence de sédiment décrit sur le locus des squelettes versus l'abondance des interp et scenarii.

Qu'il y ait des bactéries et sulfures dans un marais ou un lac avec de la matiere organique est normal. Mais c'est l'état postérieur après diagenèse qu'il faut analyse d'abord pour la cristallisation et la perte de l'eau prend du temps. Après compréhension des processus de diagenese et rétablir les épaisseurs beaucoup plus importantes que l'état actuel et géométries avant compaction. Après toutes ces analyses envisager les possibilités d'environnements.

Sur l'état de conservation il semblerait qu'on ait un équivalent de Messel.

les commentateurs veulent faire un film avec des interp precises : il en reste 200 pourquoi 200 et pas 150 ?

MDR !

 

Si le sédiment est disloqué rien d'étonnant si des bestiaux de plusieurs tonnes s'enlisent et s'enfoncent dans les sédiments lithifiés du fond. Une (autre) hypothèse de berges disloquées en plaine alluviale est facile à envisager (cf les schemas de Gael).

Qu'est-ce qui garantit que tous soient morts en même temps ou ne serait ce pas un piege naturel avec une accumulation qui s'est étalée sur des millénaires ?

 

Les bêtes à l'agonie qui suffoquent ça c'est un delire hollywoodien. Je compatis (les petits pleurent sur les berges qui s'éboulent). Mais il y a les paramètres comm et obtention des budgets....

 

beau gisement par ailleurs et des perspectives infinies d'études.

 

est ce que des diagraphies ont été enregistrées dans les forages (Gamma-ray, sonic par ex) ?

où sont conservées les carottes et déblais ? Existe-t-il des images des carottes ? Des analyses de la teneur en matière organique ?

 

bonne chance !

Link to comment
Share on other sites

Il y a 11 heures, jjnom a dit :

 

Pour ceux que des phénomènes karstiques profonds intéressent taper dans un moteur de recherche "breccia pipe Arizona" Des fontis de 2000m de haut quand même et, comme par hasard, ils vont s'ancrer dans du ... Missisipien (qui inclut notre Viséen). Bizarre, bizarre.

 

Intéressant, et surprenant aussi, mais je crois que c'est 2000ft, soit environ 610m. Enfin dans le cas des breccia pipe de l'Arizona, les karsts apparaîtraient très tôt, dés le mississipien, avec une reprise au Jurassique. Dans le cas des crans, la karstification est supposée débuter au jurassique. 

En tout cas cela ne change pas grand chose au destin de ces iguanodons.

@next

Il y a des études en cours https://www.naturalsciences.be/fr/news/item/2820, et il y a eu de la tomographie sismique, une revue des carottes etc..., André Holbecq a ouvert ce sujet suite à une conférence récente.

 

Pour ce qui est de l'H2S, et une possible venue en grande quantité, sous l'anhydrite il y a de la dolomie, contenait elle des hydrocarbures? Les réactions chimiques entre les hydrocarbures et l'anhydrite aurait pu créer des poches de gaz H2S qui à la faveur de failles aurait pu remonter vers la surface. Géo-poésie?

591aabc76cc60_Captureh2s.JPG.0eec19f558b337d43a11972ca798aa6b.JPG

 

Link to comment
Share on other sites

:help:

si l'H2S était présent à chaque dépot contenant des sulfures on ne serait pas là pour en discuter.

l'H2S est instable mais il faut se faire expliquer ceci par certains mineralo qui maitrisent le sujet.

l'auteur confond état actuel et l'époque qui a connu un milieu reducteur et encore on peut douter :

Si il y avait autant de vertébrés terrestres et aquatique c'est au contraire un milieu propice.mais peu importe l'important a notre epoque c'est le budget, n'est ce pas ?

 

les karsts effondrés sont à la mode et c'est du domaine du speculatif et schematique mal argumenté

 

en tout cas, passionnant et merci pour les liens.

 

beau sujet, avec beaucoup d'infos du net. Délicat aussi car les auteurs travaillent en ce moment sur le sujet et des intervenants ici en rapport avec les auteurs ?

Link to comment
Share on other sites

Apparemment rien du côté hydrocarbures (au sens pétrolier) dans la région. Mais je note que la réaction matière organique + anhydrite, tout à fait envisageable dans le contexte de Bernissart, est bien + productive que celle des bactéries sulfato-réductrices.

Il existe toujours un site web  qui avait été ouvert à l'occasion des sondages du début des années 2000. Quelques infos techniques: http://bernissart.fpms.ac.be/index2.htm

Il y a eu des diagraphies succinctes à fins de corrélations entre les forages et une tentative de tomographie qui ne semble pas avoir très bien fonctionné. Il y a quand même une vue d'un log des argiles wealdiennes. Ca a tout l'air d'un dépôt bien tranquille sur toute la hauteur.

Ce doc affirme qu'il n'y a aucune trace de remaniement ou de courant: http://bernissart.fpms.ac.be/Artscient/tunnels_et_ouvrages_souterrains_juin1989.pdf

Encore un truc bizarre: Il y a bien 4 lits avec des Iguanodons mais il semblerait que toute la faune de poissons ait été trouvée dans un 5° niveau distinct des 4 autres.

On aurait 4 fois des Iguanodons sans poissons et 1 fois des poissons sans Iguanodons...???

Parmi toute la faune d'eau douce, un Pycnodonte. Ce qui pourrait vouloir dire que la mer n'était pas bien loin.

Un dernier lien avec un coupe schématique situant mieux le contexte géologique: http://popups.ulg.ac.be/0037-9395/index.php?id=1128&file=1&pid=1125

Link to comment
Share on other sites

Il y a tout ce qu'on cherche dans le dernier article de Dupuis

l'argumentation du puits naturel c'est observé à quel prof ?

la dissolution des évaporites expliquée par les circulations de fluides c'est ça ?

l'incertitude demeure, c'est déduit d'une sone d'affaissements entre le forage de Douvrain et celui de Saint-Ghislain.

le premier ayant rencontré des faciès bréchique remplaçant - selon les auteurs - les dépôts évaporitiques

IMG_8353.thumb.PNG.4295b13b8da20d905592eff633d543e3.PNG

 

mais ils ont déjà effectué le boulot des dépots centres (subsidences successives) et l'interp en horst / graben, ce qui est assez logique pour conserver rapidement les bestiaux imprudents (les petits pleurent toujours, les doudous sont tombés dans la boue, l'oncle Emile qui patauge avec des lachers de Méthane ça les fait rigoler :pluie:)

Link to comment
Share on other sites

salut jnom,  en effet après vérification que j'ai faite les poissons ou actinoptérygiens comme on dit maintenant  sont lacustres,  donc autant pour moi, j'étais resté sur des écrits anciens qui parlaient de delta fluvial parfois envahis par la mer;  mais ça ne change pas grand chose à cette histoire , non ? 

 

"'appréciation "bon nageur" ne repose donc que sur des critères morphologiques. Ca n'en fait que des nageurs occasionnels."

 

L'anatomie comparée est une science indispensable qui avec l'actualisme fait des "miracles"  pour comprendre la vie des fossiles; toute la paléontologie se base là dessus ! Et si tu compares les vertèbres caudales d'un sauropode avec celles des hadrosaures et iguanodontidés, c'est vraiment le jour et la nuit!  Les premières sont des fouets, absolument pas un organe propulseur aquatique, les secondes très aplaties, sont  caractéristiques d'organes propulseurs aquatique, cela tombe sous le sens; pense à des animaux actuels concernés par ces "détails". Là encore j'observe, je compare, je déduis, c'est la méthode hypothéticodéductive à laquelle on est obligé de se soumettre, parce qu'on n'a pas d'autre façon de procéder! Et si les varans  sont des nageurs  occasionnels, les iguanes pas du tout, notamment les iguanes marins des Galapagos, compare le squelette des queues, filliforme pour les premiers, large et aplatie pour les seconds. 

De bonnes connaissances e zoologie et un bon sens de l'observation permettent  de faire d'excellentes comparaisons... 

 

" on peut aussi se demander ce qui fichaient tous ces Iguanodons herbivores dans le lac. Venus boire un coup? faire trempette?

 

Evident mon cher Watson !  Ils viennent bouffer une végétation luxuriante et probablement moins coriace que celle qui existe sur terre ferme. Les iguanodons on des batteries de dents multiples qui travaillent en biseau pour râper du coriace, plus une articulation supplémentaire du maxillaire supérieur qui s'écarte latéralement lorsque la mandibule inférieure remonte, tout cela pour donner un mouvement de cisaille extrêmement performant; ils devaient même très probablement avoir des joues pour maintenir la bouillie dans leur gueule; c'était de gros "masticateurs"! Bref ils étaient au restaurant ! Ils broutaient, et en baissant la tête pouvaient évidemment se trouver dans une nappe de H2S;  on ne quitte pas une bonne bouffe même si ça pue! Et on se fait bêtement avoir...  comme ce vautour que j'ai vu atterrir sur une carcasse de buffle intacte, qui tourne de l'oeil, laisse chuter sa tête mollement et s'effondre tué par le CO2 dans une petite vallée d'Indonésie proche d'un volcan à mofettes.   

Tout ceci est "vraisemblable" car basé sur des faits observés. 

"J'aimerais bien trouver un papier qui détaille la sédimento mais rien en libre accès apparemment."

 

malheureusement  ça n'existe pas,  mais c'est à l'étude m'a -t-on dit  ... patience ... 

Link to comment
Share on other sites

"Encore un truc bizarre: Il y a bien 4 lits avec des Iguanodons mais il semblerait que toute la faune de poissons ait été trouvée dans un 5° niveau distinct des 4 autres.

On aurait 4 fois des Iguanodons sans poissons et 1 fois des poissons sans Iguanodons...???

Parmi toute la faune d'eau douce, un Pycnodonte. Ce qui pourrait vouloir dire que la mer n'était pas bien loin."

 

Merci! Cela m'avait éhappé ... en effet 

"un Pycnodonte. Ce qui pourrait vouloir dire que la mer n'était pas bien loin."  et on en revient donc à mon scénario originel. 

Pour la question "sans poissons" on pourrait peut être mettre cela sur le dos d'un incomplète prospection en mine où il y a peu de lumière et où surtout les ossements gigantesques ont provoqué un surintérêt au désavantages des petits fossiles, à cette époque cela a été souvent le cas même ailleurs. 

tu sais très bien que la découverte de fossiles est aussi une chance, et qu'ils sont rares. Divers raisons peuvent expliquer qu'un type de fossile manque à l'appel; de plus  le terrain est très loin d'avoir été exploré en détails; il est certain qu'il puisse nous réserver des surprises. Si c'était une carrière cela eut été bien meilleur et surtout plus facile. Maintenant il ne reste qu'à trouver des crédits immenses pour rouvrir la mine, etc ...  Bon courage!

Link to comment
Share on other sites

:help:

si l'H2S était présent à chaque dépot contenant des sulfures on ne serait pas là pour en discuter.

l'H2S est instable mais il faut se faire expliquer ceci par certains mineralo qui maitrisent le sujet.

l'auteur confond état actuel et l'époque qui a connu un milieu reducteur et encore on peut douter :

 

Je n'ai pas dit cela!  Je dis qu'à chaque effondrerment consécutivement on peut avoir une remontée d'H2S qui était prisonnier en profondeur, maintenu  par les argiles imperméables; elles se fissurent  et laissent s'échapper le gaz sous pression. 

Dans un marais  à végétation luxuriante, tropicale, on se doute bien qu'il n'y ai pas de courants d'air pour évacuer rapidement l'H2S et qu'une brutale mise en place d'une nappe gazeuse puisse suffire à intoxiquer tout ce qui y vit. 

Je ne confond pas l'état actuel et celui de l'époque, je fais un parallèle entre des situations de biologie tout à fait comparables avec même des observation actuelles.Cela s'appelle l'actualisme et c'est la seule méthode employée en paléontologie, en tout cas par les évolutionnistes  (pas les créationnistes, mais ça , c'est justement leur grosse tare dans leur pensée). 

Link to comment
Share on other sites

argiles wealdiennes. Ca a tout l'air d'un dépôt bien tranquille sur toute la hauteur.

Ce doc affirme qu'il n'y a aucune trace de remaniement ou de courant: 

 

en effet les couches d'argile localisées là où les sondages ont été faits sont tranquilles et horizontales, donc pas de courant  et grand merci pour cette observation-conclusion. J'avais  pensé à un gigantesque remaniement en masse mais cette hypothèse ne me convient plus.

Par contre imagine un ascenseur sur lequel tu dispose une couche de sable, il descend d'un cran, tu remets une ouche, il redescend d'un cran, tu remets une couche, il redescend d'un cran, tu remets la 4ème couche. Entre chaque descente, imagine que des animaux et des plantes aient eu le temps de vivre sur chaque couche, pour finir  on a 4 strates fossilifères horizontales, et si avant chaque descente tu envoies un pet asphyxiant, le tour est joué expérimentalement, logiquement. 

Link to comment
Share on other sites

"mais ils ont déjà effectué le boulot des dépts centres (subsidences successives) et l'interp en horst / graben, ce qui est assez logique pour conserver rapidement les bestiaux imprudents"

en effet, bien vu!  subsidences successives) et l'interprétation en horst / graben  c'est exactement ce que je viens d'expliquer avec mon histoire d'ascenceurs avant de lire ton message

et de plus cela permet un enfouissement rapide d'où une excellente préservation des ossements. 

je me suis efforcé de répondre à chacun chronologiquement, avec plaisir. 

Link to comment
Share on other sites

au passage je vous fais connaître l'art et la manière de poser une hypothèse scientifique que m'a enseigné le professeur Ginsburg du Museum de Paris:

 

la crédibilité d’une hypothèse nécessite ceci:

1°/Etre bien étayée donc basée sur des faits

2°/Etre rigoureuse donc logique et sans hiatus

3°/Ne pas être en contradiction avec des faits établis

4°/Etre féconde:  plus elle explique de faits, et plus sa valeur est générale, plus elle a de chances d’être exacte.

 

j'ai essayé d'en tenir compte le plus possible et malgré le manque de données stratigraphiques et les résultats 'une étude en cours sur la géochimie du lieu revue et corrigée. Donc je ne détiens pas LA vérité, simplement l'hypothèse de Mr Baele me plait et je l'ai partagée avec vous. Je suis un grand partisan de LA REFUTATION comme méthode  me mise en doute d'une théorie ou d'une hypothèse, et je l'ai moi même pas mal pratiquée, mais uniquement à coups d'arguments. 

 

 

Link to comment
Share on other sites

Je vais essayer de répondre brièvement à cette suite de posts. Un préalable: je ne cherche pas à privilégier, ni à démolir une solution + qu'une autre, juste à accumuler des éléments fiables.

1) Avoir un appendice caudal sympa pour la nage comme un iguane, c'est une chose. Pouvoir s'en servir en est une autre. Tu ne prends pas en compte les tendons calcifiés.

2) Point d'eau et végétation, ça va ensemble mais la disposition des couches peut laisser imaginer un lac assez profond avec une étendue d'eau libre conséquente.

Que les bêtes meurent le nez dans l'H2S, dans une zone boisée ou marécageuse appétissante et périphérique, pourquoi pas. Faut ensuite que les carcasses fassent le reste du chemin  jusqu'au centre du dispositif et en restant dans un état globalement sympa pour les musées.

Ce qui suppose qu'elles se sont retrouvées très très rapidement à l'abri des charognards et dans un milieu réducteur (paraît même que des fragments de peau ont été récoltés).

3) Les gens du 19° siècle étaient des méticuleux. Suffit de parcourir les papiers de l'époque pour s'en rendre compte. S'il y avait des poissons avec les Iguanodons, ils ont du le noter. Je n'arrive pas à mettre la main sur les notes de Dollo. si quelqu'un y arrive, merci.

4) Pycnodontiformes selon Wikipédia: Pycnodontiform fishes lived mostly in shallow-water seas. Some species lived in rivers and possibly fed on molluscs and crustaceans.

Donc principalement marins mais il y a des exceptions, apparemment. Quelqu'un a entendu parler des invertébrés de Bernissart? Les mollusques notamment? Un lac sans mollusques, ça me fait bizarre.

5) J'y avais pensé au coup de l'enterrement sous une épaisse couche de sédiments qui se déposent en masse sur les bêtes. Après avoir vu le log de l'un des forages, je ne sens plus le système de l'ascenseur avec arrêt sur 4 étages. Si le système descend ne serait-ce que d'un mètre, instantanément, ça se verra dans l'enregistrement sédimentaire (voir les enregistrements sédimentaires dans le houiller avec la subsidence rythmée) et le bel ordonnancement en fines lamines (saisonnières?) va laisser la place à un autre faciès beaucoup plus grossier ou désordonné.

Allez, continuez à bien réfléchir.

Link to comment
Share on other sites

Oui la clé de la conservation iso-Messel :

- milieu réducteur a l'endroit ou se maintient l'animal

- recouvrement rapide et integral à l'abri des charognards sur de vastes zones (ce qui peut s'expliquer par un enfoncement sous le fond vaseux plus facilement qu'un apport brutal de sediments sur de vastes surface... dans ce cas => consulter les concepts de Mutti)

- l'incapacité de remonter sur les berges abruptes ou bien l'accumulation de cadavres par un fort courant vers une zone à forte subsidence

l'analyse de Dupuis et Vandycke 1990 est compatible avec cette idée générale que vous apportez d'effondrement par dissolution des depots saliferes cumulée à un subsidence tectonique.

Link to comment
Share on other sites

Au fait où est partie l'anhydrite dissoute ?

c'est très compact de l'anhydrite à ces profondeurs... (vendu pour le placo, une autre idée de financement, oups)

Il faudrait quand même réfléchir que l'anhydrite est avec le sel une des meilleures couvertures (perméabilité extrêmement faible) pour les fluides sous pression dans un réservoir poreux et perméable !

petite remarque en passant.

 

en revanche les évaporites fluent et se déforment assez rapidement, c'est plutot la piste à explorer plutot que la dissolution... c'est pour les accrocs de l'Ypresien si ils passent par ici (Re-oups)

 

Donc les effondrements sont associés aux karsts des niveaux calcaires liés aux evaporites si ils s'operent à ces niveaux sur le bassin 

Link to comment
Share on other sites

Au sujet de la perméabilité et de la RDM de l'anhydrite Zeichstein, un équivalent litho-strati :

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2009JB006954/full

 

essais via cellule triaxiale avec eau et CO2

pour des études de stockage profonds de CO2, entre autres sujets.

 

les perméabilités sont extremement faibles, aucune surprise.

 

quelles sont les études les plus récentes évoquant l'origine de l'eau sulfatée ?

L'article de Karstologia 1995 évoque une exploitation géothermique de la couche d'anhydrite.

Certaines reponses aux questions d'André doivent être connues par les géologues qui ont réalisé l'étude du site géothermique.

Link to comment
Share on other sites

Et pourtant... Il en est parti des paquets.

L'anhydrite découverte dans un puits géothermique de la région de Mons se situe, statigraphiquement en équivalent latéral d'une formation appelée Grande Brèche, connue dans tout le synclinorium de Dinant, jusqu'à la vallée de la Meuse. On lui avait donné des tas d'origines possibles par le passé comme synsédimentaire, olisthostrome, ... Finalement on en arrive à une brèche de dissolution.

Voir ici à partir de la page 189: http://iris.univ-lille1.fr/bitstream/handle/1908/2890/DP11_101-4.pdf?sequence=1

Link to comment
Share on other sites

Oui je vois ça !

Dupont Nicolas, Licour Luciane, Rorive Alain, "Géothermie en Hainaut" in Echo Karst (2014)

 

https://docnum.umons.ac.be/Access/WebOpenAccess/GetDocument.aspx?GuidTicket=8346db4b-c58d-4f70-9a8e-c608ef451144&Filename=echokarstN98_Geoth.pdf

ici il y a une ref de 2012

 

et avec celle que tu as apporté on comprend mieux.

 

c'est plutot les karsts des calcaires paleozoiques qu'il faut impliquer pour ces effondrements.

l'anhydrite est presente dissoute car les evaporites sont au contacts des zones fracturees ou effondrées où circulent les fluides.

 

En tout cas des eaux sulfatées peuvent sans doute baisser le pH (c'est sans doute abordé qq part) et augmenter le degré de karstification.

mais de là à générer de l'H2S...et tuer les bestiaux en troupeau ?

 

il faut faire remonter du gaz acide de 1000m via un puits naturel ? C'est ça le concept ?

 

je viens de parcourir l'article de 1981. Très complexe: karst et failles.

des aquiferes en connections par failles ...woou.

J'espere que les cimentations ont été faites aux bons endroits pour les aquiferes AEP !

Si un sujet est à l'étude pour les Iguanodons il faut digerer tous ces dossiers, c'est énorme.

Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

×
×
  • Create New...