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STR

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  1. Le matin du 14 juillet, dans mon jardin, à l'ombre du soleil levant. Ce n'est pas qu'il est farouche, mais il fuit les admirateurs ...
  2. Merci à Bathollovien pour les précisions sur les hydrobies. Pour ce qui est de me séparer de quelques grammes de ce résidu, c'est prévu, dès que j'ai le temps ...
  3. Un échantillon qui se situe à la limite du sujet. Limite temporelle car il est récent ou sub-récent. Limite spatiale car son emplacement indique précisément le lieu où se situe la frontière entre le domaine continental et le domaine marin. Malgré cela je le place ici car je le trouve intéressant ! (Opinion toute personnelle). Pour la petite histoire, je ne l'ai découvert qu'à la suite d'une erreur d'interprétation sur le terrain. Je me promenais comme d'habitude en regardant où je mettais les pieds lorsque j'ai aperçu on horizon d'argile bleue que je supposais dater du Crétacé. Les conditions d'affleurement étant compliquées, l'observation difficile, et rien d'évident ne sautant aux yeux, je décidais de prélever un échantillon afin de l'observer tranquillement à la maison (les argiles bleues contiennent souvent des microfossiles très bien conservés). Arrivé chez moi j'ai donc lavé minutieusement ce prélèvement à l'eau claire afin d'en éliminer la fraction colloïdale. L'opération terminée, je me suis immédiatement rendu compte de mon erreur. Ci après une photo du résidu sec que j'ai obtenu. De toute évidence mon échantillon provenait d'un dépôt récent ou sub-récent. Ce qu'il y a de bien avec les dépôts de cet âge, c'est qu'il est généralement possible de pousser jusqu'à l'espèce la détermination de ce qu'ils contiennent. Dans le cas présent, deux choses sont remarquables : - ce résidu est constitué à plus de 90% de coquilles de gastéropodes, entières ou sous forme de débris. - seulement trois espèces constituent la quasi totalité de ces 90% Les 10% restant sont constitués de débris végétaux (mais beaucoup sont partis lavage), d'ostracodes, de foraminifères, et de fragments d'autres invertébrés plus ou moins identifiables. On a donc : - des coquilles d'hydrobies, peut-être Peringia ulvae, https://en.wikipedia.org/wiki/Peringia_ulvae - des coquilles de Truncatella subcylindrica, https://en.wikipedia.org/wiki/Truncatella_subcylindrica - des coquilles de Myosotella myosotis, https://en.wikipedia.org/wiki/Myosotella_myosotis Les hydrobies peuplent les milieux très peu profonds et très calmes des eaux douces, saumâtres, ou marines. Truncatella subcylindrica habite la zone supratidale, dans la vase, sous les plantes halophiles ou sous les blocs rocheux. Myosotelle myosotis est un gastéropode pulmoné ; il occupe le même habitat que Truncatella subcylindrica. Une telle taphocènose, aussi restreinte dans sa composition est donc un très bon indicateur de la limite entre les domaines marins et continentaux. Il se trouve que j'ai prélevé mon échantillon dans la région méditerranéenne, en France. Il se trouve également que la localisation de mon prélèvement ne correspond pas à la zone supratidale actuelle. Une image pour étayer mon propos ; la couche d'argile bleu d'où provient mon échantillon est située en son milieu. Quelques déductions. - Ce dépôt n'est pas actuel mais sub-actuel : durant tout le quaternaire, le niveau des océans à beaucoup varié. - Ce dépôt indique précisément la localisation horizontale de la frontière entre le domaine marin et le domaine continental, à l'époque de sa formation. Pour connaître cette époque, il suffit d'effectuer une datation au radio carbone sur les débris végétaux contenus dans cette argile (il en reste quelques uns dans le résidu que j'ai obtenu ; ce sont les petits grains noirs qui sont visibles sur les clichés). Deux détails sont ici favorables à une bonne précision de cette localisation horizontale: . la surface de la zone est en pente . en Méditerranée l'amplitude des marées est très faible. - Ce dépôt indique précisément la localisation verticale du niveau de la mer, à l'époque de sa formation. Deux détails sont ici favorables à une bonne précision de cette localisation verticale : . ce dépôt est peu épais, quelques dizaines de centimètres . ce dépôt repose directement sur des calcaires du Crétacé, ces deux dernier détails limitent les imprécisions liées au compactage des sédiments. Il résulte de tout ce qui précède que cet échantillon est ce que l'on nomme un SLIP , acronyme de Sea Level Index Point. Les recherches actuelles concernant les niveaux marins durant le Quaternaire sont pratiquement toutes focalisées sur la zone atlantique. C'est le cas pour la publication suivante . Cette publication récente est en français, en libre accès, et c'est la plus intéressante que j'ai pu trouver sur le sujet. -> https://journals.openedition.org/quaternaire/7269
  4. Vraiment très intéressant, clair et utile. Cela donne envie de se pencher de nouveau sur certaines choses non déterminées ... Merci.
  5. Nous sommes dans la Crau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crau Devant nous, un bief de l'une des très nombreuses ramifications du Canal de Craponne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Craponne Sur les parois de ce bief un biofilm recouvre le dépôt de limon de la Durance. Et un gastéropode discret broute ce biofilm. Il s'agit de Bithynia tentaculata : http://doris.ffessm.fr/Especes/Bithynia-tentaculata-Bithynie-commune-1860 Un simple roulage entre le pouce et l'index permet d'éliminer la plus grande partie du limon et des algues qui servent de camouflage à cette espèce. la première des deux photos suivantes permet de se rendre compte que leur population n'est pas homogène. la seconde est la meilleure que j'ai pu obtenir pour individu.
  6. La photo est prise à Paris, devant la gare d'Austerlitz. La lave de Chambois vient d'Auvergne : http://www.andesite.eu/lave-de-chambois
  7. Ça peut aussi servir à faire disparaître les trous des chaussettes fatiguées. Boule à repriser en marbre griotte du Mont Peyroux, Hérault, début du XX ème siècle. Je connais ces détails car je sais qui l'a confectionnée. De plus près, en plus des goniatites, on peut voir un joint stylolithique (ligne irrégulière sombre subverticale), et bien sûr, en surface, les traces des coups d'aiguille.
  8. Ça sert à faire des cauchemars ... Une utilisation méconnue du basalte (lave de Chambois, c'est écris dessus) ...
  9. Quelques images provenant d'un affleurement du Pliocène continental de l'Hérault. L'affleurement. Hélix gaspardi. Planorbis Thiollierei Un bloc contenant les végétaux que broutaient ces petites bêtes
  10. J'ai pris ces photos il y a quelques semaines. J'ai trouvé cette bestiole, que je ne connaissait pas auparavant, dans mon terrain. Ce que je peux vous en dire, c'est que l'expression "allure de tortue" n'est pas du tout adapté à cette espèce. Je ne sais pas comment elle est arrivée là ni où elle est parti, mais il y a de l'eau pas très loin ; ceci explique sans doute cela. Car renseignements pris, il s'agit de la cistude d'Europe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cistude Je ne me suis même pas risqué à la prendre en main ... Regardez un peu les griffes de sa patte arrière sur le dernier cliché !
  11. Nous sommes toujours ici. C'est à coté de chez moi et je vais souvent m'y balader. Ce n'est pas une île mais sous certains aspects, cela y ressemble. C'est la Chaîne de l'Estaque, entre Martigues et Marseille. Et si je suis à cet endroit, c'est pour vous parler de Tudorella sulcata. https://en.wikipedia.org/wiki/Tudorella_sulcata Son aire de répartition est en pointillé sur le pourtour et les îles de la Méditerranée occidentale. C'est une espèce discrète, que l'on ne rencontre pas souvent en train de gambader. Et, dans la garrigue de la Chaîne de l'Estaque, pour savoir si le lieu où l'on se trouve en abrite une population, le mieux est d'observer les "coins repas" de ses prédateurs. Sur ces surfaces dégagées de moins d'un mètre carré, les reliefs des festins s'accumulent sur de très longues périodes. Ci-après, deux exemples qui montrent la présence de Tudorella sulcata. NB : les coquilles vides se décolorent avec le temps. Vous pouvez cliquer sur les images pour voir plus de détails ! Premier exemple : Deuxième exemple : Vivants, ils ne sont actifs que par temps humide depuis plusieurs jours, avec une température suffisante. Le reste du temps, c'est à dire presque tout le temps, ils roupillent dans les vides qui se trouvent sous les surfaces rocailleuses. Quelques images : Ici, en pleine activité : Question : comment une espèce aussi farouche, qui ne se déplace que quelques jours par an, et à une vitesse d'escargot, a-t-elle pu se disperser sur les rives et les îles de la Méditerranée occidentale ? Il n'est bien entendu pas raisonnable de penser qu'elle ai pu voyager avec l'homme. La réponse est ici https://www.academia.edu/1857389/Temporal_speciation_pattern_in_the_western_Mediterranean_genus_Tudorella_P._Fischer_1885_Gastropoda_Pomatiidae_supports_the_Tyrrhenian_vicariance_ .
  12. Sur l'un des côtés : des coupes transversales de planorbes. Ci-après quelques éléments végétaux dont je n'ai pas poussé plus avant l'observation. Sur l'une des faces, des planorbes vues de profil.
  13. Merci aux participants. A elasmo pour sa planche, parfaite, comme d'habitude, et à Bathollovien pour ses liens, que je ne connaissait pas. Dans le cas suivant, la carte géologique de la région de découverte n'est d'aucune utilité. Le lieu ... Ceci explique cela ... L'objet. Un galet siliceux de alluvions de la Loire. A première vue il n'a rien de spécialement enthousiasmant ! Mais une fois mouillé, photographié sous l'eau ci-après, il se révèle plus intéressant. Ne pas hésiter à cliquer sur les images pour voir plus de détails. Une face : L'autre face : Un côté : Il s'agit d'une accumulation de débris biologiques d'origine continentale formée sous une mince frange d'eau. Le tout épigénisé par de la silice. On peut y voir des organes végétaux et des gastéropodes d'eau douce du genre Planorbis : https://www.google.com/search?q=planorbis&rlz=1C2GGGE_frFR472FR472&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjD3JOLrJbiAhULTBoKHRR5DKEQ_AUIDigB&biw=1300&bih=697 . Et il y à certainement encore d'autres choses à observer. C'est ce que j'appelle un "échantillon orphelin". Je l'ai personnellement récolté, mais il ne m'est pas possible d'en avoir d'autres exemplaires ( à moins bien sûr que quelqu'un sur ce forum ait une information différente). Je ne connais pas l'affleurement dont il est originaire (s'il existe encore). Donc je ne peux connaître son âge précisément (mais approximativement, sans doute que oui). Des clichés macro vont suivre ...
  14. Le groupe monophylétique des Gastropoda est apparu très tôt dans la période des temps fossilifères : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gastropoda . Leur présence chez nous est attestée au nord de la Montagne Noire dès le début du Cambrien : https://palaeo-electronica.org/content/pdfs/366.pdf . Ces premiers fossiles du Cambrien sont issus de dépôts marins Mais dans l'Actuel on retrouve les gastéropodes dans tous les milieux de la planète, à l'exception des zones gelées en permanence. En France les gastéropodes continentaux actuels sont représentés par plus de 300 espèces dont l'habitat peut être terrestre ou aquatique : http://spn.mnhn.fr/sites_partenaires/malaco/wp-content/uploads/sites/6/2015/04/Malaco_2011_HS_Gargominy_Ripken_001_108.pdf . Si vous parcourez le net à la recherche de leurs ancêtres, vous découvrez que la plupart des fossiles de gastéropodes continentaux proviennent de sédiments déposés entre le Tertiaire et l'Actuel. Helix ramondi de l'Oligocène - Miocène du Massif Central en fait partie : http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img370-2011-12-05.xml . C'est une "star" dont on parle d'ailleurs régulièrement sur ce forum. Mais les périodes antérieures peuvent également fournir des fossiles de ce type. A titre d'exemple, et bien que provenant d'une région très éloignée de l'Europe, je ne peux m'empêcher de vous signaler ce gastéropode terrestre du groupe des Cyclophoroidae conservé avec ses parties molles dans l'ambre Albien - Cénomanien de Birmanie : https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S0195667118300326?token=F3B9E510E60BA837F2FFB1FD6A9E7C39DB17F47549259FAA45A57BE8D5713A4DCE6A660D853CEF0CA75DBD495B685990 . Evidemment, je suppose que la plupart fossiles de gastéropodes continentaux de France et d'Europe qui seront partagés dans ce sujet ne seront pas aussi " extraordinaires", mais ils n'en seront pas moins intéressants ... pour ceux qui s'y intéressent.
  15. Aedes albopictus ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Aedes_albopictus ) à parfois le don d'être exaspérant ... Et, en retour, de provoquer un mouvement d'humeur regrettable ...
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