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STR

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    PALEONTOLOGIE<br />STROMATOLITES

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  1. Un plis qui vaut le détour !!! -> https://www.facebook.com/earthscienceportal/photos/pb.521090714690047.-2207520000../2289670371165397/?type=3&theater Je vous mets le titre : STRUCTURAL GEOLOGY: Ferdernrothern mountain (3180m) in Bernese Alps , Switzerland ... spectacular folds from the collision between Africa and Europe . • Photographer Bernhard Edmaier
  2. Il y a quelques jours, je suis tombé sur cet article qui souligne le lien existant entre stromatolites et oolites. Le résumé en français énonce exactement ce qu'était le fond de ma pensée : " ... ooïdes et stromatoïdes, donc oolithes et stromatolithes, qui partagent la même nature duale, organique et minérale, ne sont que les membres extrêmes d'un ensemble de structures carbonatées d'origine microbienne. " De plus, à la fin de ce court article, une illustration remarquable est proposée ; ne pas hésiter à cliquer sur les images afin de les ouvrir en plein format ! -> http://paleopolis.rediris.es/cg/21/09/index.html Pour illustrer ce message, et dans le même ordre d'idées : un échantillon de l'Hettangien du Languedoc. Il s'agit d'un édifice de nature stromatolitique, reposant sur un banc recouvert d'oolites. L'échantillon ; une trentaine de centimètres de largeur. En haut de l'image: la surface du banc, recouverte d'oolites. En bas de l'image, le bord de l'édifice. La surface de l'édifice stromatolitique ; des oolites y sont piégés.
  3. Une information qui devrai redonner de l'espoir à tous ceux qui présentent sur ce forum leurs découvertes de nodules de pyrite ou marcassite et autres échantillons de roches diverses et variées . NB : il s'agit d'un petit film de présentation d'une découverte récente. -> https://www.youtube.com/watch?v=ufba42k5p74
  4. Une découverte aussi improbable qu'exceptionnelle. Comme quoi, quand la bonne personne regarde le bon caillou, les connaissances peuvent avancer d'un bond. Le PDF de l'article peut être téléchargé librement, profitez-en ! ( Il suffit de cliquer sur "Download PDF", en haut de le page ) -> https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S1342937X21001453?token=7E2ECBE5BB1E30B9CA4CEF12B79724F89D31C6197672B04AD14CDEB45A7C374AB63975572D389C9A89FA9157BB484195&originRegion=eu-west-1&originCreation=20210618131220
  5. Depuis que je suis gamin, je me promène régulièrement sur les bords du Golfe du Lion. Et je suis fasciné par l'observation des milieux que l'on y rencontre : les plages, les étangs, les canaux, les flaques, les laisses de mer, les chenaux, le fond des criques, les marais salants, les rochers, etc ... A chaque fois qu'un événement violent se produit, plusieurs jours de fort mistral et tramontane, sécheresse d'été sévère, épisode méditerranéen, tempête avec vent de sud est, au niveau de tous ces lieux se forment d'impressionnantes accumulations de restes d'organismes qui finissent par blanchir au soleil sous l'effet de la formation de cristaux de sel. Dans ce cas, l'association sel - organismes s'apparente à un cimetière. Mais, dans les même lieux, la formation de saumures et d'évaporites peut constituer un véritable Jardin d'Eden pour certains organismes. Dans l'actuel, l'association d'évaporites avec des organismes vivants (ou morts) est donc extrêmement répandu. Ce phénomène est universel sur l'ensemble des côtes de la planète et il existe depuis que la vie existe sur Terre, cela fait donc un bout de temps. Alors pourquoi rencontre-on si peu fréquemment le type d'association objet de ce sujet ? La réponse en images. Nous sommes sur la Côte Bleu, entre Martigues et Marseille. C'est la fin de l'été, et deux mois de sécheresse se sont écoulés. A cet endroit, les calcaires du Burdigalien qui plongent en pente douce dans la mer sont creusés de cuvettes qui se remplissent d'eau de mer à chaque tempête. Mais de tempête, il n'y en a pas eu depuis le début de l'été. Et l'évaporation n'a laissé au fond des cuvettes qu'une couche d'évaporites. Une vue de dessus de la cuvette qui se trouve en bas à gauche de l'image précédente ; le bout de mon pied donne l'échelle. De plus prés, au centre de l'image précédente. On distingue bien les cubes et les trémies des cristaux d'halite qui se sont formés. On remarque aussi une couleur brun jaune ; c'est la couleur du biofilm photosynthétique à cyanophycées tapissant le fond de ces cuvettes qui transparaît au travers de la couche de sel. Toujours de plus prés, sur le bord de cette même cuvette. La cristallisation de sel adopte ici une forme moins habituelle. A gauche et en bas de l'image on voit des coquilles de Melarhaphe neritoides : https://doris.ffessm.fr/Especes/Melarhaphe-neritoides-Littorine-bleue-1576. Au milieu de l'image, en bas, certaines de ces coquilles sont même incluses dans la croûte de sel. Mais comme toujours, la période estivale à une fin. Et cette année là elle se termina par un épisode méditerranéen : trois jours de pluie diluvienne. Et, sur place, exactement au même endroit, j'ai pris la photo suivante. Plus la moindre trace de sel (je le sais car j'ai goûté l'eau de la cuvette, et c'était de l'eau douce). Dans la première série d'images, tout semblait mort. En réalité, tout n'était qu'endormi ! Toutes ces petites littorines se sont réveillés, sans exception. Et elles ont faim ! Cela tombe bien, car le biofilm tapissant le fond de la cuvette est est lui aussi sorti de sa léthargie. Et aussitôt formé aussitôt mangé, ce qui explique que la roche nue soit visible sur d'aussi grandes surfaces. Il est intéressant d'observer la présence de bulles d'oxygène dues à l'activité photosynthétique de ce biofilm sur pratiquement toutes les surfaces. Sur les surfaces totalement broutées la présence de bulles d'oxygène traduit la persistance du biofilm dans la porosité de la roche. Si l'on se rapproche encore plus il est possible de voir des détails. Les tentacules céphaliques de certains individus sont visibles. Mais ce qui se remarque le plus, ce sont les déjections de ces petits gastéropodes. Après deux mois de jeûne, ils ne s'arrêtent pas de manger, et ceci entraîne cela ... NB : pour tous les clichés de près, il est intéressant de zoomer.
  6. Je vais en parler bientôt. Oui et non. Car j'ai observé des fossiles d'organismes à corps mou, et des fossiles de parties molles d'organismes, très bien conservés, en compagnie de cristaux d'évaporites. Je l'ai lue avec intérêt. Mais aucun site que je connais ne correspond à un milieu similaire à celui étudié par l'auteur.
  7. Pas hyper clair pour moi... Formation des evaporites, je pige, mais dépot des organismes, ca veut dire enfouissement ? Je ne sais que vous répondre car je ne vois pas ce qui vous échappe ... Merci ! C'est effectivement un foraminifère, au milieu de l'image, dans sa partie haute, mais je ne me suis pas encore penché sur son pedigree. En ce qui concerne les cristaux d'évaporites, ce qu'il faut savoir, c'est que bien souvent plusieurs substances cohabitent l'une à côté de l'autre. Pour être précis, il faut argumenter, et, pour être franc, je ne suis pas encore prêt. C'est juste une photo pour illustrer ce premier message. J'ai observé l'association fossiles avec évaporites dans une demi douzaine de lieux différents en France, de différentes époques. Je pourrai donc alimenter ce sujet durant encore longtemps (je ne suis pas rapide !). Il suffira d'être patient.
  8. Evaporites ou pseudomorphoses d'évaporites, avec fossiles ou microfossiles Quelques remarques préliminaires. - Pourquoi un titre en anglais ? Pour être visible par les moteurs de recherche. -Ce titre peut être écrit dans l'autre sens : "Fossiles ou microfossiles, avec évaporites ou pseudomorphoses d'évaporites" La signification est strictement le même. -Ce qui importe dans ce sujet, c'est que formation des évaporites et dépôt des organismes soient contemporains l'un de l'autre. Cette addition de deux sources d'informations complémentaires permet de beaucoup mieux comprendre le contexte du dépôt. -A contrario, la présence d'évaporites ayant migré dans des dépôts fossilifères où elles ne se trouvaient pas au départ, est hors sujet. -J'ai mis ce sujet dans le forum géologie, car il intéresse un grand nombre de disciplines de la géologie ; Minéralogie, Paléontologie, Paléogéographie, Paléoclimatologie, Taphonomie, Micropaléontologie, Sédimentologie, Géochimie, Pétrologie, etc ... -Les participants de Géoforum savent généralement bien ce que sont les fossiles ; le forum "Paléontologie et fossiles" est dédié à ces derniers. Par contre, pour les évaporites, les choses sont peut être moins claires ... Je mets ici deux liens vers des documents intéressants. Un cours généraliste de l'ULB, didactique et clair, voir chapitre IV, les évaporites : http://www.geolsed.ulg.ac.be/sedim/sedimentologie.htm#EVAPORITES Une excellente publication sur les évaporites, je n'ai pas trouvé mieux : https://www.researchgate.net/publication/237838492_Geochemistry_of_Evaporites_and_Evolution_of_Seawater Je finis ce message avec une petite image, histoire de donner envie à d'autres de participer.
  9. Attention, au sol, ça caille (en altitude aussi ...) Paléoprotérozoïque du grand nord canadien (Sanikiluak, Nuvanut) Et la présentation qui va bien avec : http://www.lagunabacalar.org/Dominic_Papineau_simposio_2012.pdf
  10. N° 4 et N° 5 sont possiblement des morceaux de bois fossile. Mais les clichés sont beaucoup trop flous pour pouvoir être affirmatif. Si vous ne disposez pas de moyen de faire des photos nettes à plus fort grossissement, achetez vous une loupe de géologue X10. ->https://www.google.com/search?q=loupe+géologue+x10&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&ei=NoqBYPD4O4ek1fAPwe--qAc&oq=loupe+géologue+x10&gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAxQAFgAYPwqaABwAngAgAFqiAFqkgEDMC4xmAEAqgEHZ3dzLXdpesABAQ&sclient=gws-wiz&ved=0ahUKEwjw6_X5iZLwAhUHUhUIHcG3D3UQ4dUDCA8 Pour une somme modique (à partir d'une vingtaine d'euros) vous pourrez vous faire une opinion sur ce que vous avez trouvé lorsque cela ressemble à du bois fossile. En regardent les surfaces perpendiculaires aux fibres, surtout une fois mouillées, le bois silicifié montre des structures caractéristiques du bois.
  11. Non, je n'avais pas lu cet article, mais maintenant c'est fait. Il faut bien voir que plus on remonte dans le temps, plus les interprétations sont compliquées, et ce malgré les progrès considérables qui ont été faits dans les moyens d'investigation en quelques décennies. Les échantillons que j'observe remontent au Paléoprotérozoïque soit aux alentours de 2 Ga, l'article parle, lui , des premières traces de vie, que l'on décèle aujourd'hui avec un relatif consensus jusqu'au Paléoarchéen soit aux alentours de 3.6 Ga. A ma connaissance, tout ce que l'on a découvert de plus ancien, jusqu'aux environs de 4 Ga est encore débattu. En fait, ce qui manque le plus, ce sont le bons affleurements, avec de bons échantillons, dans un bon état de conservation. Pour en revenir à mes échantillons du Francevillien ; si durant le Paléoarchéen il a maintenant été démontré que la vie était déjà diversifiée, il n'est pas du tout étonnant que plus de 1.5 Ga plus tard elle l'ait été encore plus.
  12. Je me suis alors souvenu de l'échantillon N°2 et de l'interprétation que j'avais faite de le couche blanchâtre qui s'y trouvait. Et j'ai fait le rapprochement avec la lecture quelques années auparavant d'un numéro thématique de Palevol : "La reconquête triasique, l'aube de la biosphère moderne". -> https://www.sciencedirect.com/journal/comptes-rendus-palevol/vol/4/issue/6 ( Palevol est maintenant en libre accès ; merci aux auteurs et au MNH ! ) Le lien entre les deux est la notion de "taxon désastre". Car les fossiles que je vous montre depuis quelques temps sont un "taxon désastre" Mais lorsque j'ai fait ce rapprochement, ce n'était encore qu'une possibilité, qu'une théorie, qu'une hypothèse. J'ai du retrouver cet échantillon N2, trouver du temps, et passer à l'observation. En deux matinées, je suis tombé sur les images de ce groupe de globules. Et depuis, je n'imagine pas que cela puisse être autre chose.
  13. Pour la petite histoire ... La découverte de ces microfossiles a ceci d'original qu'elle résulte d'une réflexion. En effet, il y à environ deux ans, dans un moment de rêverie, je m'imaginais le Bassin de Franceville tel qu'il était durant le Paléoprotérozoïque. Je tentais de répertorier, de la manière la plus exhaustive possible, tous les milieux où, à l'époque la vie avait pu proliférer. Je commençais par les sommets Archéen du massif du Chaillu. Sur les flancs de ces sommets (hauts ?, enneigés ?), dans les profondeurs des éboulis, l'humidité permanente associée aux fragments de roche constituait un milieu favorable à la prolifération d'une communauté microbienne. Plus bas se trouvaient des sources ; sur leur parois, à la triple jonction de l'eau, de la roche et de l'air d'autres communautés microbiennes proliféraient. Encore plus bas, les ruisseaux devenaient rivières. Les sables et galets de leur lit permettait la présence d'une nappe phréatique qui elle aussi abritait une communauté microbienne. Au fond de ces cours d'eau, dans les endroits calmes et peu profonds, les galets étaient recouverts d'un biofilm microbien photosynthétique. Il y a 2.5 Ga, la tectonique était beaucoup plus active qu'aujourd'hui ; les failles jouaient plus fort et plus souvent, créant des barrages et des lacs. Au fond des lacs les sédiments fins s'accumulaient, mêlant la fraction minérale au peu de matière organique issue de l'amont (c'est ce que l'on appelle de la vase). Et celle-ci est un milieu où pouvait s'épanouir une riche communauté microbienne. Sans oublier les communautés microbiennes vivant dans la zone photique de la colonne d'eau et sur le fond prés des berges. A leur embouchure, les fleuves côtiers ont déposé en mer d'énormes quantités de sédiments. Ces sédiments, sables et graviers ont été remaniés par les vagues et les courants en hauts fonds et en cordons littoraux reliant les caps. Au début, les étangs située entre les cordons littoraux en formation et le continent ne contenaient que de l'eau de mer. Puis, les cordons se fermant, l'eau devint saumâtre, pouvant passer de douce à saumure en fonction des aléas climatiques. Enfin, l'érosion combla ces basses terres en n'y laissant que des étangs d'eau douce et de zones humides, au moins temporairement. Ces zones situées entre les cordons littoraux et le continent, très propices à la vie, abritaient déjà des communautés microbiennes. Et ces communautés microbiennes étaient aussi diverses que les étapes de l'évolution de ces étangs l'exigeait. Bien entendu, pour le moment, rien n'a été retrouvé de ces milieux, ni des communautés microbiennes qu'ils abritaient. Sur les hauts fonds et dans la zone intertidale les communautés microbiennes des biofilms des stromatolites ont été retrouvés. Voir échantillon N°1 et N°2. En bord de mer, sur les plages, sur les platiers, dans les flaques dans les chenaux, j'ai proposé la communauté microbienne de l'échantillon N°4. Un peu plus profond, dans le Fb, la surface vaseuse abritait des organismes macroscopiques. Celle-ci servait également de support à des biofilms microbiens diversifiés. Et récemment, des organismes doués de motilité ont été mis en évidence au sien de cette surface de vase. Ces trois derniers types de fossiles sont étudiés par Abderrazak El Albani et ses collaborateurs. Encore un peu plus profond dans le bassin d'Okondja, Ambroise Edou-Minko et ses collaborateurs ont découvert des nodules d'origine biologique. N'oublions pas les communautés microbiennes des champs hydrothermaux. Que ces champs hydrothermaux ait été situé en mer ou sur le continent, que leur source d'énergie ait été classique ou le fonctionnement d'un réacteur nucléaire naturel, ils abritaient des communautés microbienne. J'ai proposé que les échantillon N°3 et N°6 proviennent de ces champs hydrothermaux en milieu continental. En mer, la colonne d'eau devait elle aussi abriter au moins deux communautés microbiennes ; l'une en zone photique, l'autre en dessous. Mais avais-je bien fait le tour, de manière exhaustive, de tout les milieux susceptibles d'abriter la vie dans le Bassin de Franceville durant le Paleoprotérozoïque ?
  14. Et de préférence réduit en poudre !
  15. Bonjour. Absolument pas !
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