Pour les déterminations, en micro, il est utile d'avoir quelques aiguilles, et un support en verre. l'idéal est un verre de montre, des lamelles font l'affaire (on peut aussi utiliser un couvercle de boite)
et une pipette d'acide chlorhydrique.
en cas de doute on prélève une esquille avec l'aiguille, on la dépose dans le verre de montre et on verse dessus une goutte d'acide. le tout sous la bino.
Très utile pour différentier de nombreux minéraux. la malachite fait fortement effervescence, mais pas la brochantite. Même méthode pour distinguer l'azurite de la linarite.
Les carbonates font tous plus ou moins effervescence. certains plus que d'autres. très net avec la calcite, moins marquée avec la dolomite, avec la sidérite il faut chauffer le tout pour observer une effervescence nette. à froid, il ne se forme qu'une bulle de temps en temps.
Les sulfates se dissolvent rapidement, les arséniates, phosphates plus lentement.
Les minéraux contenant du cuivre colorent la solution en vert. ceux contenant du plomb se couvrent d'un voile blanc de chlorure de plomb (sauf l'anglésite, totalement insoluble, ce qui permet de la distinguer très facilement de la cérusite)
Les silicates ne se dissolvent pas ou alors laissent un gel de silice
J'arrête là : il y aurait de quoi écrire une encyclopédie. mais un test à l'acide permet de lever de nombreux doutes. on peut ensuite laisser évaporer la solution obtenue : les cristaux qui se formeront au fond du verre de montre seront parfois révélateurs de certains éléments. Et on pourra "reprendre" ce précipité avec de l'eau distillée pour mener divers test microchimiques.
Pascal