Ben oui Laurent, c'est le système de double distribution d'eau qu'il faudrait généraliser (ça existe ici où là de part le monde): une eau vraiment potable, pour la consommation et la cuisine, et une eau juste propre pour d'autres usages domestiques.
Mais on va retomber dans le débat rentabilité, coût...oui, mais pour qui ?
Il y a un truc qui devrait se développer (mais ça a un coût !) : la recharge artificielle des aquifères... en épandant sur, ou en injectant dans les terrains aquifères (partout ou c'est envisageable) une partie des eaux douces que les cours d'eau finissent sinon par déverser dans la mer (surtout en hiver quand les cultures n'ont pas besoin de beaucoup d'irrigation) et qui devront attendre l'évaporation et les éventuelles précipitations pour revenir tomber sur les terres, quand il faut et là où il faut !
Aménagements en divers endroits du cycle de l'eau, simplement, car rien ne se perd au bout du compte, sur une longue période.
Et ce système permet la sur-exploitation des nappes souterraines concernées lors des périodes de grande demande... c'est de la gestion-planification ! C'est tout à fait comparable à ce qui se fait avec la gestion des eaux superficielles grâce aux barrages.
Aussi avec les barrages enterrés, qui retiennent les eaux souterraines dans les lits alluvionnaires des oueds, par exemple.
sur certaines îles des Canaries c'est l'eau de l'océan qui est dessalée pour servir l'irrigation... ça a effectivement un coût qui limite l'utilisation, on fait gaffe.
Une île pas trop grande... souvent on fait bien attention à ne pas la ruiner par une mauvaise gestion... comme c'est un petit territoire, les effets se font vite ressentir.
Pareil pour un petit lac.
La Méditerranée est déjà trop grande pour que l'on se préoccupe vraiment de son état de santé.