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  1. C'est quand même un argument de poids, et visuellement cela tient la route. Après, l'Ilvaite est elle aussi riche en fer, et peut être associée à la Pyrite (Ile d'Elbe). La Babingtonite se rencontre le plus souvent en cristaux trapus plus ou moins striés, presque noirs, avec un éclat vif. Mais plus rarement elle peut également se présenter en prismes relativement élancés et striés. Il arrive qu'elle soit altérée en surface en Diopside/Hédenbergite plus verdâtre.
  2. Je ne connais pas la méthode des quatre cercles, en tout cas sous ce nom. La diffraction X sert je pense à étudier la structure spatiale des cristaux et à mesurer les angles et les dimensions de la maille élémentaire. A l'heure actuelle, les dimensions et les angles de la maille élémentaire des espèces minérales sont connus et consultables dans diverses banques de données (comme Mindat par exemple). Donc pas besoin de rayons X pour lire un cristal, dès lors que l'espèce minérale est bien identifiée. Si le cristal est suffisamment gros et bien formé, il est possible de déterminer ses faces en mesurant les angles des différents dièdres, par exemple avec un goniomètre d'application. En plus il existe des atlas répertoriant pour chaque espèces, de façon plus ou moins exhaustive, les différentes formes cristallines qui ont été rencontrées (par exemple le Goldschmidt).
  3. Bonjour Les "crêtes" sont constituées de cristaux tabulaires voire lamellaires, fortement aplatis sur (001). Leurs formes peuvent être très variées: - Certains sont de forme rectangulaire, lorsque le contour de la tablette est constitué principalement par (100) et (010); avec évidemment une foule de modifications possibles sur toutes les arêtes (par exemple (011) comme sur le cristal que vous montrez). - D'autres sont losangiques, lorsque le contour de la tablette est constitué principalement par (100) et (210), à peu près également développés; avec diverses modifications possibles sur les arêtes. - D'autres sont octogonaux, avec un contour constitué par (100), (210) et (010), à peu près également développés. D'autres cristaux plus complexes, avec encore plus de faces latérales, ont un contour plus ou moins arrondi, ou même cranté.
  4. Pourquoi pas mais on pourrait également envisager Ilvaite ou Babingtonite.
  5. Un autre "Tom-Pouce" associant Quartz et Epidote (26mm), provenant de Xanthi (THRACE / GRECE).
  6. Roquefort la Bédoule est le stratotype de l’étage "Bédoulien" : calcaires, marno-calcaires et marnes. Calcite possible. A voir les photos.
  7. Coucou Pierre ! Toujours sur la brèche, et avec succès semble-t-il ! Le gros édifice cristallin marbré noir et marron, visible à la fin de la vidéo ? Pas sûr : cela pourrait être également des terminaisons rhomboèdriques de tourmaline (le fameux sigle Mercedes). C'est peut-être même compatible avec du feldspath, qui serait bariolé par des films d'oxydes.
  8. Oui c'était plus de 1000USD. Possible aussi. Quoi qu'il en soit, ce spécimen est bien intriguant : 1/ Il respecte les critères esthétiques actuels, ce qui n'est pas courant avec les pièces anciennes (même si cela existe). 2/ En admettant qu'il ait été récolté en première moitié du 19ème siècle, je suis incapable de l'assigner à une des localités à Epidote bien connues à l'époque: Oisans (avec en particulier le Cornillon), Arendal, Oural, ou même Knappenwand si l'on admet qu'il est plus tardif (deuxième moitié du 19ème). Il est vrai que pour l'Oural j'ai vu seulement quelques spécimens de Kastna Yama et de Malyi Kuibas, et aucun d'Akhmatovsk. 3/ Et le pire de tout, c'est que même en admettant que ce soit un spécimen moderne, je suis incapable de l'assigner à une localité à Epidote actuellement connue!
  9. Non le spécimen est toujours présenté sur Mindat pour la localité Le Freney d’Oisans, et sur le site Irocks.com parmi les spécimens vendus.
  10. Idem pour moi. Peut-être qu’en première moitié du 19ème siècle quelqu’un a écrit "Dauphiné" par défaut, en l’absence de donnée précise sur l’origine; sachant que les découvertes d’Epidote en Oisans étaient encore récentes à l’époque et bénéficiaient d’une certaine notoriété dans les milieux minéralogiques. Avant 1850 les sources d'Epidote les plus connues étaient le secteur de Bourg d'Oisans (avec notamment le Cornillon), le secteur des mines de fer d'Arendal ("Arendalite"), et l'Oural ("Achmatite" d'Achmatovsk et "Pouchkinite" de Kastna Yama). Le gisement de Knappenwand a été découvert autour de 1860. L'origine de ce spécimen est peut-être à rechercher hors de France, côté italien des Alpes. Ou peut-être s’agit-il bien d’une découverte faite en France, mais ponctuelle, très limitée en nombre de spécimens, et dont l’origine précise n’a pas été répertoriée...
  11. J'ai une question pour les connaisseurs des localités à Epidote de l'Oisans, et plus généralement du Dauphiné. Si sur la base de données Mindat on affiche les photographies de spécimens d'Epidote provenant du Freney d'Oisans, on tombe sur deux spécimens, dont un qui a été rentré dans la base par Robert Lavinski. C'est ce dernier spécimen qui m'intrigue. C'est un spécimen ancien qui fut probablement récolté dans la première moitié du 19ème siècle, puisqu'il fit autrefois partie de la collection de Hodder Westropp. On peut voir une vidéo de ce spécimen sur le site de Robert Lavinski (Irocks - The Arkenstone), à l'aide du moteur "advanced search" en sélectionnant "species = Epidote", "locality = France", et "status = sold", vu que ce spécimen a été vendu il y a quelques mois (pas à moi). Cette vidéo apporte beaucoup plus d'information visuelle que l'unique photo publiée sur Mindat. Mes interrogations au sujet de ce spécimen sont les suivantes : - les anciennes étiquettes présentées indiquent toutes deux "Dauphiny", et non Oisans et encore moins le Freney; - le style de cristallisation de ce spécimen n'évoque pour moi aucune localité de l'Oisans ni du Dauphiné, en tout cas pour ce que j'en connais. Ma question est donc la suivante : ce spécimen peut-t-il provenir du Freney, ou plus largement de l'Oisans, ou plus largement du Dauphiné ? D'après son style de cristallisation j'aurais plutôt pensé au Mont-Blanc italien (secteur Aiguilles Grises), ou encore à Traversella. D'autant que sur la vidéo on peut voir des restes cristallins accrochés à l'Epidote, qui évoquent le Diopside variété "Traversellite". Merci d'avance à ceux qui tenteront de répondre à ces questions.
  12. Dans le cas du Pic d'Izes, pour les deux spécimens montrés, un pinacoïde hypertrophié écrase tous les autres. Cet habitus quasi-lamellaire est frappant sur les cristaux vus "sur la tranche".
  13. Merci me262 pour cette orgie d’Axinite des Pyrénées. Cette rapide monographie nous permet de toucher du doigt certaines différences d’habitus entre cristaux. Certains cristaux, comme par exemple ceux du Port d’Ausseilla, présentent un habitus semblable à celui qui prédomine dans l’Oisans : les cristaux sont des parallélépipèdes obliques très aplatis formés par trois pinacoïdes de base, avec un développement plus ou moins équivalent des trois paires de faces principales (et bien sûr diverses possibilités de modification des arêtes par des troncatures d’indices plus élevés). D’autres cristaux, comme celui du Pic d’Espade, montrent au contraire un allongement marqué de deux des pinacoïdes (allongement souligné par de vigoureuses stries ou cannelures), tandis que le troisième pinacoïde, beaucoup moins développé, fait figure de "terminaison". Ces derniers cristaux ressemblent plus à des baguettes aplaties, alors que le faciès classique de type Oisans ressemble à un rhomboèdre aplati. Le cristal du Pic d’Izes à des couleurs fantastiques. Un doute m’a effleuré au sujet de son identification en tant qu’Axinite, mais si ce n’en est pas qu’est-ce que cela pourrait être ?
  14. Hé Hé ! Cela nous fait une nouvelle localité avec l'association Axinite-Fluorite. Sinon les deux spécimens du Port d'Ausseilla sont très beaux.
  15. Pour continuer, un spécimen avec Axinite, Blende et Calcite, encore en provenance du secteur de Daln'egorsk. Les cristaux d'Axinite (jusqu'à 7mm) sont en grande partie recouverts d'un enduit blanchâtre silicaté. Les cristaux de Blende (jusqu'à 2cm) sont maclés sur (111).
  16. Pour la vitrine dédiée à Haüy, les Allemands ont sorti deux spécimens exceptionnels d'Haüyne de l'Eifel, en particulier celui au premier plan, avec un cristal avoisinant les deux centimètres.
  17. "Traversellite" : appellation floue pour décrire divers degrés d’altération du Diopside en amphiboles, ou au contraire du Diopside en psm après une amphibole. La "définition" de la variété Traversellite n’est pas claire. En pratique cela va de cristaux de Diopside à la forme encore tout à fait reconnaissable, avec un aspect plus ou moins velu/fibreux et un éclat plus ou moins soyeux, jusqu’à des amas fibreux dont la forme initiale esf très altérée voire méconnaissable. Les petits prismes à section carrée en bas à droite pourraient correspondent au Diopside encore modérément altéré; les masses fibreuses en bas à gauche pourraient correspondre à une évolution très poussée vers l’amphibole, ou à une pseudomorphose de Diopside après amphibole. Il y a de belles illustrations sur Mindat (chercher "Traversella" puis "Diopside", ou l’inverse).
  18. L’apparence est compatible avec l’Antigorite. Il y a sur Mindat un exemple d’association Spinelle-Calcite-Antigorite (après Olivine), de Slovaquie. Mais l’aspect est également compatible avec l’Hémimorphite (vu que vous avez un peu de zinc). Cela ressemble aussi à la Prehnite; mais la fluorescence de la Prehnite sous UV courts est plutôt dans les tons orangés, rarement bleu et dans ce cas assez pâle.
  19. Antigorite ? (si présence d’Olivine serpentinisée). Cf. Fluomin.org. En fait il existe beaucoup de minéraux susceptibles de présenter une fluorescence bleue sous UV courts : Anhydrite, Hémimorphite, Hardystonite, Margarosanite ... Beaucoup de diamants aussi. Des imprégnations ou inclusions organiques également.
  20. De mémoire, ce spécimen provient d'une découverte de Jérôme Arnou et Jean-Marc Pyré.
  21. Ni la Calcite ni la Boulangérite ne peuvent rayer la Fluorite; ceci dit, cela pourrait être le fait d'autres micro-inclusions plus dures et omniprésentes dans la Calcite ? Dans les années 1985-1995 ces boules de Calcite avec Boulangérite de Roumanie étaient relativement abondantes sur le marché, ce qui n'empêchait pas des prix plutôt dissuasifs. Par la suite elles se sont raréfiées. A partir de 1990, les mines de Roumanie ont périclité, n'étant plus compétitives dans une économie désormais ouverte; la plupart ont fermé entre 2000 et 2005. Aujourd'hui ces boules proviennent du recyclage de collections, et tout est possible selon le mode de dispersion retenu : héritier connaisseur ou non, marchand spécialisé ou brocanteur. Le secteur de Trepĉa au Kosovo a également fourni ce genre de spécimens, mais en moins grand nombre.
  22. Bonjour Cela ressemble à certaines boules de cristaux de Calcite teintés par des inclusions de Boulangérite de la mine Herja en Roumanie. Mais dans ce cas la dureté devrait être de 3 et non pas 4,5. Cela raye la Fluorite?
  23. Un "Tom-pouce" (25mm) associant Epidote et Quartz, provenant du secteur du Cornillon. Deux gerbes de baguettes d'Epidote appuyées sur un cristal de Quartz à terminaisons multiples, avec localement givrage microcristallin de "Pistacite".
  24. Coucou Alex Très joli caillou. Est-ce bien le minéral X qui constitue les édifices cristallins pluricentimétriques, très tourmentés en surface, visibles sur les dernières photos? Heureusement pour nous, ce genre de spécimen laissera de marbre les spéculateurs de tout poil.
  25. Il existe du verre sans bulles, surtout dans un aussi petit volume. Et il existe également du Zircon avec bulles. "la sensation de densité en main" : Le fragment mesure "environ 5mm", et donc son volume est d'environ 0,12cm3 au maximum (cube de 0,5cm de côté), peut-être guère plus de 0,06cm3 si 5mm est la plus grande dimension. Densité du verre # 2,5. Densité du Zircon = 4,6-4,7 # 5. Il est donc ici question de faire la différence - en soupesant dans le creux de la main - entre 0,3gramme et 0,6gramme dans le meilleur des cas, et peut-être entre 0,15gramme et 0,3gramme. Pas évident. Il est vrai qu'il est tout à fait possible de distinguer par soupesage la Barytine (densité 4,5) des pierres standard calcosilicatées (2,5-2,7). Mais en ce qui me concerne je n'y arrive que pour des pierres nettement plus volumineuses. Après, tout le monde n'a pas les mêmes capacités sensorielles... On ne distingue pas, sur vos photos, de forme cristalline typique du Zircon, mais rien non plus qui exclut le Zircon du point de vue cristallographique. Et il y a sur Mindat plusieurs photos de Zircon provenant de ce secteur, qui montrent des fragments de cristaux cassés, dont la forme cristalline n'est pas lisible. On en revient donc au test de dureté, déjà suggéré par icarealcyon il y a plus de deux jours. Le Zircon raye le Quartz qui raye le verre. La plupart des Zircons sont fluorescents sous UV ondes courtes, dans les tons jaunes. Les Zircons métamictes ne sont pas fluorescents, mais ce fragment ne semble pas être métamicte. Une fluorescence jaune sous UV-SW serait un argument fort en faveur du Zircon (l'absence de fluorescence n'étant quant à elle pas conclusive).
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