L'Yprésien est scindé en deux, le Sparnacien et le Cuisien
Je commencerais par le Sparnacien plus ancien, et ayant des caractéristiques assez homogènes, mers peu profonde dans le Bassin parisien, souvent constitués de marnes (Vexin) ou de sables (Sinceny, Aisne et Pourcy, Marne) avec à la fois des faunes malacologiques riches, mais peu diversifiés, mangroves, lagunes, milieux fermés, pas de coraux, très peu d'oursins, peu de Bryozoaires, sur les terres émergées, une faune de mammifères qui en plein essor, avec des groupes qui n'existent plus dans la nature actuelle, comme le Coryphodon un gros mammifère de la taille d'une petite vache, très rare dans le Bassin parisien, mais relativement bien connus aux Etats-Unis ou les formations ne sont pas constitués comme dans le BP de petits affleurements, mais de série sédimentaires sur des centaines de kilomètres.
On note également la présence de grands oiseaux aptères au Sparnacien, et d'autres oiseaux capables de voler, qui survivent de nos jours, comme les Psittaciformes, les Aigles, etc...
Coté reptiles, l'herpétofaune atteint son maximum au cours du Cuisien, notamment sur le fameux gisement de Prémontré ou les restes y sont très abondants et superbement préservés.
Coté poissons osseux et élasmobranches, on est sur des faunes relativement pauvre au Sparnacien, mais qui au Cuisien prennent une ampleur considérables pour atteindre des sommets entre le Cuisien et le Lutétien inférieur avec plus de 54 espèces présentent.
Voir graphique de l'évolution des faunes d'élasmobranches que j'ai faites en 2021.
Détails des ordres d'élasmobranches présents au Sparnacien et au Cuisien