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Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


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  1. Déjà un an que j'observe cet échantillon N°6 ; je commence à mieux le connaître ! De nouvelles convictions sont venues compléter celles dont je vous ai déjà fait part : - à l'exception de l'argile et des grains de sable, tous les éléments de cet échantillon N°6 se sont formés en présence d'une intense activité microbienne. - toujours à l'exception de l'argile et des grains de sable, la formation de la plus grande partie de cet échantillon N°6 s'est effectuée sous l'influence directe de cette intense activité microbienne. Si je me permets d'affirmer cela, c'est que j'ai des arguments solides, dont des microfossiles, mais pas seulement. Il est possible de retrouver ces microfossiles un peu partout : dans les éléments de nature ferrugineuse, dans les éléments de nature siliceuse et dans l'argile, mais les surfaces où ils sont clairement reconnaissables ne mesurent à chaque fois que quelques fractions de millimètre carré. Heureusement, là ou ils sont bien conservés, ils sont nombreux ! Il semble même se dessiner le fait qu'il existe plusieurs microbiotes (au moins deux). On pourra en discuter, mais cela se tient : - micro milieux différents - conditions physico-chimiques différentes - diagenèse précoce, différentes Pour vous faire patienter et égayer ce message, une petite photo que je n'espérait même plus ; un grain de sable incorporé dans une plaque siliceuse. En haut, à droite, de l'hématite. A gauche, un fragment de plaque siliceuse. A droite, le fragment de plaque siliceuse dans lequel est inclus le grain de sable (au milieu). A noter.: - les plaques possèdent une propriété optique particulière ; elles sont opalescentes. C'est normal ; il s'agit d'opale. Et cela est cohérent avec un dépôt de surface d'origine hydrothermale. - Le grain de sable ne possède pas cette propriété optique, et c'est le contraste qui en résulte qui m'a permis de le repérer. Mais il possède un "poli miroir" comme celui du troisième exemple du message précédent.
  2. Roche pour identification

    Pour moi aussi : bois fossile. Refaire les clichée dans un récipient rempli d'eau , avec les mêmes conditions d'éclairage. Il faut que l'objet soit recouvert d'une faible épaisseur d'eau et que la surface de l'eau n'ai aucune agitation. Les images devraient être beaucoup plus nettes et permettre de lever les derniers doutes. Au travail ! ...
  3. Là, je suis vraiment rassuré .... ... ...
  4. L'argile. Elle se rencontre un peu partout dans cette zone A de l'échantillon N°6 ; d'ailleurs vous avez déjà pu en voir de près dans les photos précédentes. Durant le Paléoprotérozoïque, son dépôt a comblé les interstices séparant les différents éléments de la brèche. Si actuellement elle est surtout visible au fond des cavités et des dépressions, c'est que j'ai nettoyé l'échantillon N°6 au moyen d'un jet d'eau froide avant de lui faire rejoindre la France. Heureusement, la quantité d'argile qui n'a pas été éliminée est amplement suffisante pour son observation. C'est une argile ferrugineuse, et, selon les endroits, sa couleur varie du rouge au jaune en passant par le orange. Parfois même sa couleur s'éclaircit jusqu'au beige lorsque la teneur en composés ferriques diminue. Après avoir observé cette argile quelques temps, on se rend compte qu'il en existe en fait deux types. le premier type d'argile correspond à une argile qui n'a pas évolué depuis le Paléoprotérozoïque. Durant cette période, elle s'est déposée, puis a subit une diagenèse qui l'a lithifiée. On la reconnait au fait qu'ayant perdu ses propriétés de dilatation et de rétractation en fonction de sa teneur en eau, elle ne présente pas de craquelures récentes. On la reconnait également au fait qu'elle peut être parcourue par des fissures anciennes qui ont été remplies de silice au cours de le diagenèse. Le second type d'argile résulte de l'altération récente du premier type d'argile par le climat équatorial. On la reconnait au fait qu'elle présente des craquelures récentes (elles ne sont pas minéralisées) : l'échantillon N°6 est maintenant au sec dans un carton depuis bientôt trente ans. On la reconnait également également au fait que cette altération sur place a démantelé les fissures silicifiées qui s'y trouvaient. Les débris de ces dernières donne l'impression que cette argile est mélangée à du verre pilé. Quelle est l'origine de ces argiles ? La présence de ces argiles est intimement liée au fonctionnement de ce système hydrothermal ; mais nous verrons cela plus tard. Maintenant, les images pour illustrer ce que je viens de dire. D'abord quatre exemples d'argile du premier type, suivis de deux exemples d'argile du second type. Argile du premier type : premier exemple. Argile du premier type : deuxième exemple. Argile du premier type : troisième exemple. Argile du premier type : quatrième exemple. Argile du second type : premier exemple. Argile du second type : deuxième exemple.
  5. La zone A de cet échantillon N°6 est d'une complexité redoutable, et sa compréhension une tâche ardue. Pour partager ici son observation, il faut procéder avec méthode : je vais donc passer en revue tous les types d'éléments constitutifs de cette brèche. Nous commencerons par ce qu'il y a de plus simple et de plus facilement reconnaissable : les grains de sable. Ensuite, nous observerons l'argile, ou plutôt les argiles. Puis les éléments de nature ferrugineuse ; il y a des choses intéressantes. Puis les éléments de nature siliceuse. C'est au sein de ces derniers que se trouve ce qu'il y a de plus complexe, de plus intéressant : ce qui fait le titre de ce sujet. Pour chaque type d'élément, je donnerai dans le mesure du possible plusieurs exemples. Pour chaque exemple, la première image sera une vue de près sur laquelle se trouve une flèche en plastique bleu pointant vers lui. Cette flèche mesure exactement vingt millimètres de longueur pour cinq millimètres de largeur. Cela permet de situer l'emplacement de ce qui est observé en se rapportant au cliché de la zone A que j'ai posté le 30 octobre. Cela permet également de se faire une idée de la taille de ce qui est observé. Pour chaque exemple, le seconde image sera prise à la binoculaire et présentera des angles de couleur noire. La diamètre du champ photographié est de dix millimètres, ce qui, sur l'échantillon, correspond, à la distance qui sépare, en diagonale, deux coins noirs opposée. Pour chaque exemple, les images suivantes seront des vues encore plus proches. Les grains de sable. Si je commence par les grains de sable, c'est que ce sont les seuls éléments constitutifs de cette brèche qui soient familiers à tout le monde. Ils sont très peu nombreux ; depuis le début de mes observations, je n'ai pas pu en identifier formellement plus d'une dizaine. Pas question de faire des statistiques avec un si petit nombre d'objets, mais les plus gros que j'ai vus mesurent environ un demi millimètre de diamètre. Si je suis formel quant à leur identification, c'est que ceux que j'ai retenu présentent un aspect qui ne peut pas prêter à confusion ; ils sont très roulés. Ils sont tous en quartz ; blanc, translucides, ou carrément incolores. Ils sont tous emballés dans de l'argile, même si quelques uns sont bloqués par de l'hématite. Aucun dans un élément de nature siliceuse ... Impossible à repérer. Le matériau dont ils sont faits doit son origine à l'orogenèse eburnénne qui est responsable de l'érection de massif du Chaillu. Durant le Paléoprotérozoïque l'érosion de ce massif a produit une quantité considérable de sédiments, dont du sable, qui se sont déposés, en proportions variables, dans toute la série du Francevillien. Mais dans le cas présent, ces grains de sable sont des objets étrangers qui ont été importés tels quels dans le milieu où ils se sont déposés il y a deux milliards d'année et où nous les voyons maintenant. Et ils se sont déposés là où c'était le plus calme, et où de l'argile s'est également déposée. Si je dis qu'ils ont été importés, c'est que le milieu où s'est formée cette brèche était situé sur la terre ferme durant le Paléoprotérozoïque ; cette brèche est une formation de surface d'un champ hydrothermal. Donc, rien à voir avec un dépôt sédimentaire "classique". La présence de ces grains de sable dans la zone A de l'échantillon N°6 n'est due qu'aux soubresauts des fluides hydrothermaux dans le sous-sol ; ces derniers les ont empruntés à leur dépôts d'origine avant de les véhiculer vers la surface. Place aux images ... Premier exemple : Deuxième exemple : Troisième exemple :
  6. Reprenons ... Les dernières images de l'échantillon N°6 que j'ai postées dans ce sujet vont bientôt remonter à plus de cinq mois. Je montrais alors ce qu'il était possible de voir à l'oeil nu dans la zone A de cet échantillon N°6. Et j'avais fait part des conclusions auxquelles j'en était arrivé. Aujourd'hui, ces conclusions n'ont absolument pas varié. Mais je me suis aperçu que ce que j'appelle la zone A s'étend en fait sur tout un côté de cet l'échantillon N°6. Les même constituants, de même nature, présentent les mêmes images, mais, sur quelques centimètres carrés, les proportions varient. Je mets donc ci-après un cliché avec échelle de ce qui constitue maintenant la zone A de l'échantillon N°6.
  7. Une nouvelle suggestion de lecture. Son titre :" The Paleoproterozoic fossil record : Implications for the evolution of the biosphere during Earth's middle-age". Et le lien permettant d'accéder directement au PDF de cet article : https://ac.els-cdn.com/S0012825217304890/1-s2.0-S0012825217304890-main.pdf?_tid=b3abd700-bb1f-11e7-92ef-00000aab0f02&acdnat=1509113231_22a100e91f931e46cb845dd2e3910a8d . NB : il suffit de cliquer sur "Download PDF", puis sur "Article". Merci aux auteurs et à la revue Earth-Science Reviews pour le libre accès à cet article. Ce gros travail de synthèse fait le point sur l'état actuel des connaissances dans le domaine cité. Si vous êtes intéressés, prévoyez un peu de temps pour le lire ... cela en vaut la peine ... Bonne lecture .
  8. Je pense que ceux qui suivent ce sujet se joindront à moi pour remercier les auteurs de l'article suivant ainsi que l'Université de Lille. Leur nouvelle publication sur les microfossiles des stromatolites du Francevillien est en effet disponible en libre accès. Mais attention ; vous ne disposez que d'un mois ( jusqu'à fin octobre ) pour en télécharger gratuitement le PDF. L' article intitulé " Nanoscale analysis of preservation of ca.2.1 Ga old Francevillian microfossils " parait dans Precambrian Research de ce mois d'octobre. Je vous mets ici le lien permettant de le télécharger : http://m6fossils.univ-lille.fr/fr/publications . NB : il faut cliquer sur " free download unti nov 2017 ", en mauve et en bas, puis sur " Download PDF " , en bleu et en haut de la page de Precambrian Research qui apparaît. Vous l'avez compris, cet article relate les résultats obtenus par l'utilisation des techniques les plus récentes, qui vont maintenant jusqu'à l' échelle du nanomètre, sur les microfossiles des stromatolites qui pullulaient sur les hauts fonds de la mer francevillienne. Les échantillons utilisés dans cette étude proviennent du même lieu que les échantillons N°1 et N°2 du présent sujet de Géoforum.
  9. La France est à l'honneur en cette année 2017 avec un article très drôle du chercheur français Marc-Antoine Fardin ( ENS Lyon ) sur la mécanique des fluides appliquée aux chats ( Felis catus ). Voir " On the rheology of cats ", pages 16, 17, et 30 de la très sérieuse revue Rheology Bulletin : http://www.rheology.org/sor/publications/rheology_b/RB2014Jul.pdf. L'article en question a valu à son auteur d'être l'un des heureux " 2017 Ig Nobel Prize Winners " en remportant le " Physics prize " : http://www.improbable.com/ig/winners/
  10. Votre contexte géologique

    Quelques données supplémentaires afin de mieux comprendre le contexte du chaînon de Saint Chinian. ### A quelques kilomètres au nord de Cazouls, la bauxite a été exploitée. Quand on se ballade dans le coin cela saute aux yeux, idem lorsque l'on survole le coin avec Google Earth. Mais sur la feuille de Saint Chinian, c'est un tel fouillis que l'on y voit rien ; j'en ai donc pris un cliché plus facile à regarder. Sur cette carte, la chose intéressante à voir, c'est le gros point noir situé au dessus de CAZ SL 1, c'est un sondage exploratoire réalisé par Péchiney pour la recherche de Bauxite. Le 7-7 situé à la gauche de ce point représente sa référence sur la feuille de Saint Chinian , ( cette dernière ayant elle même comme référence le N°1014 ). L'intérêt de tout ceci est que la notice de cette feuille donne, page 40, un résumé des couches géologiques recoupées par ce sondage. http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/1014N.pdf Les chiffres donnent la profondeur, en mètres, à laquelle se situe la base de chaque couche. Ce sondage à lui seul explique ce que l'on entend par " écailles du chaînon de Saint Chinian ". Vous noterez que l'écaille située entre 596 et 857 mètres à été broyée ; on en a donc pas le détail. Bref, avec un tel profil, on se retrouve avec du trias, et donc potentiellement de gypse, à tous les étages. ### A quelques kilomètres au Nord Ouest de Cazouls, nous sommes au dessus de Monmajou. A la fin du du dix-neuvième siècle un forage pour l'eau a donné une eau très minéralisée. Ce sondage est matérialisé sur la carte par un cercle contenant une croix, le tout de couleur bleu. A sa droite se trouve noté 7-61, sa référence sur la feuille de Saint Chinian. La notice de cette feuille de Saint Chinian nous indique, page 33, une eau très riche en sulfates avec un résidu sec de 4 grammes par litres. http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/1014N.pdf C'est énorme ! Mais elle ne nous est rien dit des autres ions. Comme à cette époque un petit établissement thermal avait été créé, page 345 de l'ouvrage suivant : file:///C:/Users/Benoit/Downloads/S-379170_DELFAU_Hygiene_et_therapeutique_1896.pdf , j'ai trouvé ceci : Donc, calcium et magnésium. Et le gypse, c'est du sulfate de calcium ( CaSO4,2H2O ). Je ne suis pas sur place, et je n'ai pas le temps, mais il est possible de connaitre en détail la composition de cette eau aux archives départementales de Montpellier : http://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279O/vta6c67680bfb006dda . Donc, si quelqu'un en à l'occasion, qu'il n'hésite surtout pas à partager ici cette information.
  11. Ganoderma lucidum. Pied décentré, ligneux, surface zonée dans les tons marrons, luisante, très coriace. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ganoderme_luisant. En tapant son nom sur Google, je me suis même aperçu qu'on lui prêtait toutes les vertus, et que, bien sûr, des petits malins ont trouvé là une source de revenus ... https://www.google.fr/search?q=ganoderma+lucidum&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&oq=ganoderma+lucidum&aqs=chrome.0.69i59j0l5.12632j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8
  12. Votre contexte géologique

    Détection des carbonates : une micro-goutte de HCL à 7 ou 8 % déposée sous la loupe 10X dans la zone : effervescence +++ Je n'ai effectué ce test qu'une fois car vu la taille de l'échantillon je n'avais pas trop la place, mais le résultat ne m'a laissé aucun doute. Comme le minéral est toujours là, il n'a pas été trop sensible à la dissolution par les eaux de pluie ( comparer avec le gypse). C'est un carbonate en cristaux incolores à blancs. Du calcaire et de la calcite, à moins d'un mètre de distance, il y en a. Bien sûr il existe des carbonates d'éléments plus exotiques qui ont les mêmes propriétés, mais ils sont plus rares. Bien sûr il existe des carbonates mixtes contenant du calcium et un autres élément, par exemple un métal de transition, dans des proportions définies, mais l'apparition de tels minéraux demande des conditions physico-chimique particulières, et ils sont donc moins fréquents. Donc pour moi, il est à peu prés certain qu'il s'agit de calcite.
  13. Votre contexte géologique

    Les trois dernières images de Kayou présentent une version ancienne ! Je vous présente une version actuelle : la table de campinq écologique, durable, et même recyclable. C'est bien sûr toujours de l'Hettangien du Chaînon de Saint Chinian.
  14. Votre contexte géologique

    Chose promise, chose due ... Je vous invite donc à une petite visite de la minéralogie du "pisolithe de musée" du Chaînon de Saint Chinian de mon message du 26 juillet. La minéralogie n'est pas vraiment mon truc, donc, si ce que j'ai écrit vous contrarie, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je vais montrer des couples de deux images prises au microscope. La première image de chaque couple à une largeur de 1.25 millimètres , et la seconde une largeur de 0.5 millimètres. Ces images ne sont pas de très bonne qualité ; pour avoir mieux, il aurait fallu combiner plusieurs images avec un logiciel adéquat, mais cela demande du temps, et le temps, c'est ce que j'ai le moins ! Commençons donc par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir sur chacun des deux hémisphères de ce pisolithe. >>>>> Premier couple d'images. Première image ; donc largeur = 1.25 mm. Au centre, trois cristaux limpide de couleur jaune miel. En haut, à peu près au milieu, un groupe de cristaux brillants, noirs, et opaques. En bas, une fissure dont on aperçois ce qui reste du matériau très blanc qui l'a comblé. Deuxième image ; donc largeur = 0.5 mm. Gros plan au centre de l'image précédente. Des trois cristaux limpides de couleur jaune miel, celui en haut à droite est le plus visible sur cette mise au point. On voit également mieux la surface générale où se mêlent des plages tirant vers le noir, opaques, sombres, mais parfois brillantes, et des plages tirant vers le rose orangé, semblant translucides, avec quelques cristaux, comme à gauche, à mi hauteur. Mais, le plus intéressant sur cette image, ce sont les cristaux noir, opaques et brillants. Dans le quart supérieur gauche on voit briller la surface hexagonale de deux octaèdres tronqués. Dans le quart inférieur droit on voit briller la surface octogonale d'un cube tronqué. Pour moi il s'agit il s'agit de cristaux de pyrite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrite . Mais ils sont maintenant pseudomorphosés en un composé ferrique. >>>>> Deuxième couple d'images. Ce sont des vues du composé translucide de couleur rose, dont on devine quelques cristaux non reconnaissables. On se rend compte que ce matériau forme un encroûtement de faible épaisseur. Pour moi, il s'agit de rhodochrosite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhodochrosite . >>>>> Troisième couple d'images. On voit également, plaqués à la surface des hémisphères de minuscules cristaux à l'éclat adamantin. Quelque soit la position de l'éclairage, quelque soit la position de l'échantillon, ces cristaux sont tellement brillants qu'ils apparaissent comme des trous blancs dont on ne voit que le contour. C'est pour cela que je pensais à goethite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Goethite , ou lépidocrocite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lépidocrocite . Mais sans certitude aucune. >>>>> Quatrième couple d'images. Comme sur la première image de ce message, on peut voir que des fissures situées sur les deux hémisphères de ce pisolithe ont été remplies par un minéral de couleur blanche, qui réfléchi beaucoup la lumière, et qui est suffisamment soluble pour qu'il n'en reste plus qu'au fond des fissures ( l'échantillon a été trouvé dégagé à la surface du sol ...). D'ailleurs, sur la première image, un petit fragment qui est en train de s'échapper de la fissure présente un aspect caractéristique de ce phénomène de dissolution. Pour moi, il s'agit donc de gypse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gypse . Poursuivons par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir entre les deux hémisphères. >>>>> Cinquième couple d'images. Les deux images suivantes montrent une surface approximativement perpendiculaire à la fissure. Elles mettent en évidence l'alternance de la minéralisation qui s'est produite lors du remplissage de cette fissure. Le dépôt de calcite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calcite a alterné avec le dépôt d'un minéral sombre et opaque, composé du fer ou du manganèse. Cette alternance n'a cessé qu'avec l'arrêt complet du jeu de la faille. >>>>> Sixième couple d'images. Dans ce cas, la surface visible est approximativement parallèle à la fissure. La plus grande partie de ce qui est visible est de la calcite. Sur la première image on remarque surtout un élément parasite actuel imprévu ; oublions-le. On devine également en grossissant cette première image la présence de petits cristaux colorés en rose : rhodochrosite, ou en jaune : un autre minéral. Au centre des deux images se trouve un cristal prismatique dont l'extrémité est facettée. Le minéral dont il est constitué est noir, opaque, et très brillant. Il s'agit là encore d'un composé du fer ou du manganèse. On a le choix entre hématite, manganite, pyrolusite :https://fr.wikipedia.org/wiki/Hématite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrolusite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Manganite. Je ne vois guère d'autre candidat possible. >>>>> Septième couple d'images. Toujours dans la calcite remplissant la faille. Les deux images montrent en leur centre un groupe de cristaux, translucides, de couleur jaune miel, qui, bien que de morphologie différente, appartiennent bien au même minéral. Et ce minéral, c'est de la sidérite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sidérite . On remarquera également en surface de ces cristaux de sidérite une résille d'un composé noir opaque, sans doute ferrique. Cette sidérite, on la retrouve sur tout l'échantillon, regardez le premier couple d'images. >>>>> Huitième couple d'images. Un autre groupe de cristaux de sidérite qui, là aussi, se présentent sous différents habitus. L'altération de la sidérite de l'extrémité des deux plus gros cristaux du groupe en un composé ferrique est particulièrement évidente. >>>>> Neuvième couple d'images. Au milieu de la première image se succèdent verticalement plusieurs cristaux de sidérite. Toujours au milieu de la première image, mais en haut, se trouve un cristal prismatique à extrémité facettée, noir, opaque, brillant, identique à celui montré dans le sixième couple d'images. Le gros plan de la seconde image présente des aspects typiques des cristaux de sidérite.
  15. C'est vite identifié : ce n'est pas un oeuf fossile ! Il s'agit a mon avis d'un galet d'un matériau paléozoïque, sans doute un gneiss, qui a subit un encroutement calcaire sur une faible épaisseur. Par contre, sur la dernière photo, il s'agit bien de fragments de coquille d'oeufs.