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Quelques-uns des principaux sujets de Géoforum - Pistolet nettoyeur haute pression pour minéraux et fossiles

Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


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  1. Reprenons ... Les dernières images de l'échantillon N°6 que j'ai postées dans ce sujet vont bientôt remonter à plus de cinq mois. Je montrais alors ce qu'il était possible de voir à l'oeil nu dans la zone A de cet échantillon N°6. Et j'avais fait part des conclusions auxquelles j'en était arrivé. Aujourd'hui, ces conclusions n'ont absolument pas varié. Mais je me suis aperçu que ce que j'appelle la zone A s'étend en fait sur tout un côté de cet l'échantillon N°6. Les même constituants, de même nature, présentent les mêmes images, mais, sur quelques centimètres carrés, les proportions varient. Je mets donc ci-après un cliché avec échelle de ce qui constitue maintenant la zone A de l'échantillon N°6.
  2. Une nouvelle suggestion de lecture. Son titre :" The Paleoproterozoic fossil record : Implications for the evolution of the biosphere during Earth's middle-age". Et le lien permettant d'accéder directement au PDF de cet article : https://ac.els-cdn.com/S0012825217304890/1-s2.0-S0012825217304890-main.pdf?_tid=b3abd700-bb1f-11e7-92ef-00000aab0f02&acdnat=1509113231_22a100e91f931e46cb845dd2e3910a8d . NB : il suffit de cliquer sur "Download PDF", puis sur "Article". Merci aux auteurs et à la revue Earth-Science Reviews pour le libre accès à cet article. Ce gros travail de synthèse fait le point sur l'état actuel des connaissances dans le domaine cité. Si vous êtes intéressés, prévoyez un peu de temps pour le lire ... cela en vaut la peine ... Bonne lecture .
  3. Je pense que ceux qui suivent ce sujet se joindront à moi pour remercier les auteurs de l'article suivant ainsi que l'Université de Lille. Leur nouvelle publication sur les microfossiles des stromatolites du Francevillien est en effet disponible en libre accès. Mais attention ; vous ne disposez que d'un mois ( jusqu'à fin octobre ) pour en télécharger gratuitement le PDF. L' article intitulé " Nanoscale analysis of preservation of ca.2.1 Ga old Francevillian microfossils " parait dans Precambrian Research de ce mois d'octobre. Je vous mets ici le lien permettant de le télécharger : http://m6fossils.univ-lille.fr/fr/publications . NB : il faut cliquer sur " free download unti nov 2017 ", en mauve et en bas, puis sur " Download PDF " , en bleu et en haut de la page de Precambrian Research qui apparaît. Vous l'avez compris, cet article relate les résultats obtenus par l'utilisation des techniques les plus récentes, qui vont maintenant jusqu'à l' échelle du nanomètre, sur les microfossiles des stromatolites qui pullulaient sur les hauts fonds de la mer francevillienne. Les échantillons utilisés dans cette étude proviennent du même lieu que les échantillons N°1 et N°2 du présent sujet de Géoforum.
  4. La France est à l'honneur en cette année 2017 avec un article très drôle du chercheur français Marc-Antoine Fardin ( ENS Lyon ) sur la mécanique des fluides appliquée aux chats ( Felis catus ). Voir " On the rheology of cats ", pages 16, 17, et 30 de la très sérieuse revue Rheology Bulletin : http://www.rheology.org/sor/publications/rheology_b/RB2014Jul.pdf. L'article en question a valu à son auteur d'être l'un des heureux " 2017 Ig Nobel Prize Winners " en remportant le " Physics prize " : http://www.improbable.com/ig/winners/
  5. Votre contexte géologique

    Quelques données supplémentaires afin de mieux comprendre le contexte du chaînon de Saint Chinian. ### A quelques kilomètres au nord de Cazouls, la bauxite a été exploitée. Quand on se ballade dans le coin cela saute aux yeux, idem lorsque l'on survole le coin avec Google Earth. Mais sur la feuille de Saint Chinian, c'est un tel fouillis que l'on y voit rien ; j'en ai donc pris un cliché plus facile à regarder. Sur cette carte, la chose intéressante à voir, c'est le gros point noir situé au dessus de CAZ SL 1, c'est un sondage exploratoire réalisé par Péchiney pour la recherche de Bauxite. Le 7-7 situé à la gauche de ce point représente sa référence sur la feuille de Saint Chinian , ( cette dernière ayant elle même comme référence le N°1014 ). L'intérêt de tout ceci est que la notice de cette feuille donne, page 40, un résumé des couches géologiques recoupées par ce sondage. http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/1014N.pdf Les chiffres donnent la profondeur, en mètres, à laquelle se situe la base de chaque couche. Ce sondage à lui seul explique ce que l'on entend par " écailles du chaînon de Saint Chinian ". Vous noterez que l'écaille située entre 596 et 857 mètres à été broyée ; on en a donc pas le détail. Bref, avec un tel profil, on se retrouve avec du trias, et donc potentiellement de gypse, à tous les étages. ### A quelques kilomètres au Nord Ouest de Cazouls, nous sommes au dessus de Monmajou. A la fin du du dix-neuvième siècle un forage pour l'eau a donné une eau très minéralisée. Ce sondage est matérialisé sur la carte par un cercle contenant une croix, le tout de couleur bleu. A sa droite se trouve noté 7-61, sa référence sur la feuille de Saint Chinian. La notice de cette feuille de Saint Chinian nous indique, page 33, une eau très riche en sulfates avec un résidu sec de 4 grammes par litres. http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/1014N.pdf C'est énorme ! Mais elle ne nous est rien dit des autres ions. Comme à cette époque un petit établissement thermal avait été créé, page 345 de l'ouvrage suivant : file:///C:/Users/Benoit/Downloads/S-379170_DELFAU_Hygiene_et_therapeutique_1896.pdf , j'ai trouvé ceci : Donc, calcium et magnésium. Et le gypse, c'est du sulfate de calcium ( CaSO4,2H2O ). Je ne suis pas sur place, et je n'ai pas le temps, mais il est possible de connaitre en détail la composition de cette eau aux archives départementales de Montpellier : http://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279O/vta6c67680bfb006dda . Donc, si quelqu'un en à l'occasion, qu'il n'hésite surtout pas à partager ici cette information.
  6. Ganoderma lucidum. Pied décentré, ligneux, surface zonée dans les tons marrons, luisante, très coriace. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ganoderme_luisant. En tapant son nom sur Google, je me suis même aperçu qu'on lui prêtait toutes les vertus, et que, bien sûr, des petits malins ont trouvé là une source de revenus ... https://www.google.fr/search?q=ganoderma+lucidum&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&oq=ganoderma+lucidum&aqs=chrome.0.69i59j0l5.12632j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8
  7. Votre contexte géologique

    Détection des carbonates : une micro-goutte de HCL à 7 ou 8 % déposée sous la loupe 10X dans la zone : effervescence +++ Je n'ai effectué ce test qu'une fois car vu la taille de l'échantillon je n'avais pas trop la place, mais le résultat ne m'a laissé aucun doute. Comme le minéral est toujours là, il n'a pas été trop sensible à la dissolution par les eaux de pluie ( comparer avec le gypse). C'est un carbonate en cristaux incolores à blancs. Du calcaire et de la calcite, à moins d'un mètre de distance, il y en a. Bien sûr il existe des carbonates d'éléments plus exotiques qui ont les mêmes propriétés, mais ils sont plus rares. Bien sûr il existe des carbonates mixtes contenant du calcium et un autres élément, par exemple un métal de transition, dans des proportions définies, mais l'apparition de tels minéraux demande des conditions physico-chimique particulières, et ils sont donc moins fréquents. Donc pour moi, il est à peu prés certain qu'il s'agit de calcite.
  8. Votre contexte géologique

    Les trois dernières images de Kayou présentent une version ancienne ! Je vous présente une version actuelle : la table de campinq écologique, durable, et même recyclable. C'est bien sûr toujours de l'Hettangien du Chaînon de Saint Chinian.
  9. Votre contexte géologique

    Chose promise, chose due ... Je vous invite donc à une petite visite de la minéralogie du "pisolithe de musée" du Chaînon de Saint Chinian de mon message du 26 juillet. La minéralogie n'est pas vraiment mon truc, donc, si ce que j'ai écrit vous contrarie, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je vais montrer des couples de deux images prises au microscope. La première image de chaque couple à une largeur de 1.25 millimètres , et la seconde une largeur de 0.5 millimètres. Ces images ne sont pas de très bonne qualité ; pour avoir mieux, il aurait fallu combiner plusieurs images avec un logiciel adéquat, mais cela demande du temps, et le temps, c'est ce que j'ai le moins ! Commençons donc par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir sur chacun des deux hémisphères de ce pisolithe. >>>>> Premier couple d'images. Première image ; donc largeur = 1.25 mm. Au centre, trois cristaux limpide de couleur jaune miel. En haut, à peu près au milieu, un groupe de cristaux brillants, noirs, et opaques. En bas, une fissure dont on aperçois ce qui reste du matériau très blanc qui l'a comblé. Deuxième image ; donc largeur = 0.5 mm. Gros plan au centre de l'image précédente. Des trois cristaux limpides de couleur jaune miel, celui en haut à droite est le plus visible sur cette mise au point. On voit également mieux la surface générale où se mêlent des plages tirant vers le noir, opaques, sombres, mais parfois brillantes, et des plages tirant vers le rose orangé, semblant translucides, avec quelques cristaux, comme à gauche, à mi hauteur. Mais, le plus intéressant sur cette image, ce sont les cristaux noir, opaques et brillants. Dans le quart supérieur gauche on voit briller la surface hexagonale de deux octaèdres tronqués. Dans le quart inférieur droit on voit briller la surface octogonale d'un cube tronqué. Pour moi il s'agit il s'agit de cristaux de pyrite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrite . Mais ils sont maintenant pseudomorphosés en un composé ferrique. >>>>> Deuxième couple d'images. Ce sont des vues du composé translucide de couleur rose, dont on devine quelques cristaux non reconnaissables. On se rend compte que ce matériau forme un encroûtement de faible épaisseur. Pour moi, il s'agit de rhodochrosite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhodochrosite . >>>>> Troisième couple d'images. On voit également, plaqués à la surface des hémisphères de minuscules cristaux à l'éclat adamantin. Quelque soit la position de l'éclairage, quelque soit la position de l'échantillon, ces cristaux sont tellement brillants qu'ils apparaissent comme des trous blancs dont on ne voit que le contour. C'est pour cela que je pensais à goethite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Goethite , ou lépidocrocite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lépidocrocite . Mais sans certitude aucune. >>>>> Quatrième couple d'images. Comme sur la première image de ce message, on peut voir que des fissures situées sur les deux hémisphères de ce pisolithe ont été remplies par un minéral de couleur blanche, qui réfléchi beaucoup la lumière, et qui est suffisamment soluble pour qu'il n'en reste plus qu'au fond des fissures ( l'échantillon a été trouvé dégagé à la surface du sol ...). D'ailleurs, sur la première image, un petit fragment qui est en train de s'échapper de la fissure présente un aspect caractéristique de ce phénomène de dissolution. Pour moi, il s'agit donc de gypse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gypse . Poursuivons par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir entre les deux hémisphères. >>>>> Cinquième couple d'images. Les deux images suivantes montrent une surface approximativement perpendiculaire à la fissure. Elles mettent en évidence l'alternance de la minéralisation qui s'est produite lors du remplissage de cette fissure. Le dépôt de calcite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calcite a alterné avec le dépôt d'un minéral sombre et opaque, composé du fer ou du manganèse. Cette alternance n'a cessé qu'avec l'arrêt complet du jeu de la faille. >>>>> Sixième couple d'images. Dans ce cas, la surface visible est approximativement parallèle à la fissure. La plus grande partie de ce qui est visible est de la calcite. Sur la première image on remarque surtout un élément parasite actuel imprévu ; oublions-le. On devine également en grossissant cette première image la présence de petits cristaux colorés en rose : rhodochrosite, ou en jaune : un autre minéral. Au centre des deux images se trouve un cristal prismatique dont l'extrémité est facettée. Le minéral dont il est constitué est noir, opaque, et très brillant. Il s'agit là encore d'un composé du fer ou du manganèse. On a le choix entre hématite, manganite, pyrolusite :https://fr.wikipedia.org/wiki/Hématite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrolusite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Manganite. Je ne vois guère d'autre candidat possible. >>>>> Septième couple d'images. Toujours dans la calcite remplissant la faille. Les deux images montrent en leur centre un groupe de cristaux, translucides, de couleur jaune miel, qui, bien que de morphologie différente, appartiennent bien au même minéral. Et ce minéral, c'est de la sidérite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sidérite . On remarquera également en surface de ces cristaux de sidérite une résille d'un composé noir opaque, sans doute ferrique. Cette sidérite, on la retrouve sur tout l'échantillon, regardez le premier couple d'images. >>>>> Huitième couple d'images. Un autre groupe de cristaux de sidérite qui, là aussi, se présentent sous différents habitus. L'altération de la sidérite de l'extrémité des deux plus gros cristaux du groupe en un composé ferrique est particulièrement évidente. >>>>> Neuvième couple d'images. Au milieu de la première image se succèdent verticalement plusieurs cristaux de sidérite. Toujours au milieu de la première image, mais en haut, se trouve un cristal prismatique à extrémité facettée, noir, opaque, brillant, identique à celui montré dans le sixième couple d'images. Le gros plan de la seconde image présente des aspects typiques des cristaux de sidérite.
  10. C'est vite identifié : ce n'est pas un oeuf fossile ! Il s'agit a mon avis d'un galet d'un matériau paléozoïque, sans doute un gneiss, qui a subit un encroutement calcaire sur une faible épaisseur. Par contre, sur la dernière photo, il s'agit bien de fragments de coquille d'oeufs.
  11. Votre contexte géologique

    J'ai fini de réunir tous les éléments afin de tenter de répondre aux questions de Lucailloux et Next50MY. Allons-y. - "La tectonique pyrénéenne" : il suffit de regarder la carte. Campanien en vert amande, Hettangien en mauve pâle, Trias en orange. Les "écailles", orientées Ouest,Sud-Ouest / Est,Nord-Est se succèdent, en bas à gauche. En bas à droite, le Campanien forme de petits affleurements. C'est tout cassé ! Pas étonnant qu'il y ait autant de fractures/fissures/failles. - "La présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes". En fait, dans tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian, il existe des dépôts d'argile, et pas simplement entre les bancs d'oncoïdes. Et l'argile, ça gonfle quand c'est humide, et ça se rétracte quand ça sèche. Voir : http://www.geoforum.fr/topic/8912-bauxites-tout-ce-qui-sy-rapporte/?do=findComment&comment=609331 - "les dépôts d'évaporites triassiques souvent présents en profondeur". Là aussi il suffit de regarder la carte, et en particulier à quoi ressemble les "écailles". Et puis, du Trias qui affleure, même parfois au contact du Campanien, il y en a. Et dans le Trias, des évaporites, du gypse, il y en a. Mais, bien sûr, je ne fais pas un forage à l'aplomb de chaque caillou que je rencontre ... Première image, lapiaz dans un banc d'évaporites triassiques du chaînon. Deuxième image, toujours dans le secteur : les évaporites, sous pression, elles deviennent plastique. Dans les conditions de formation des écailles du Chaînon de Saint Chinian, soumis à des contraintes identiques, les bancs gréseux et calcaire se fracturent, se fissurent, se faillent, les bancs d'argile et de marnes plient, et les bancs d'évaporites fluent. Là ça devient très compliqué. Le plus évident : quand une fissure ou faille séparant deux compartiments n'est pas minéralisée, c'est de l'actuel, c'est l'érosion qui démantèle tout ce qui se trouve à proximité de la surface. Du moins, en principe ... Quand une fracture/fissure/faille est minéralisée, c'est ancien. Mais comment savoir de quand ça date ? Il est des cas, là aussi, évidents : quand ça se recoupe ; mais malheureusement, la datation n'est que relative. Et puis, des fractures/fissures/failles peuvent rejouer à des époques successives. Bref, c'est compliqué, mais il ne faut pas oublier que l'on peut avoir de la chance ... Une petite image d'un bloc de calcaire à oncoïdes montrant une belle fissure minéralisée par de la calcite. Quelques éléments ... Tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian est constitué de dépôts fluvio-lacustres et de plaine d'innondation. Les dépôts fluviatiles sont facilement reconnaissables : ce sont de empilements de bancs ou de lentilles de grès et de conglomérats dont la puissance varie généralement du décimètre au mètre. Ces bancs sont séparés par des dépôts de matériaux de granulométrie plus fine, argiles et limons, qui ont sédimenté en fin de crue. Il est facile de voir que chaque banc de grès et conglomérats s'est déposé en un seul événement, lors d'une sorte d'épisode cévenol du Campanien. Vu l'abondance de la faune et de la flore, et la présence de troupeaux de grands herbivores, il de fait aucun doute pour moi que les précipitations exceptionnelles qui ont entraîné la formation de ces bancs de grès et de conglomérats se produisaient, en fait, assez fréquemment ; sans doute annuellement. Si mon point de vue est le bon, c'est un bon indice d'un taux de sédimentation élevé. Pour illustrer mon propos, un cas un peu extrême; Ce dépôt s'est sans doute formé en une seule fois et la taille des galets est impressionnante. Et le galet cassé en deux qui s'est immobilisé en bas de l'escarpement présente tout un ensemble de fractures consolidées qui raconte un épisode de son histoire. Ma conviction est qu'une partie des évaporites du Trias a migré dans le Campanien, sans doute lors de la mise en place des écailles et de la structuration du Chaînon de Saint Chinian. Durant cette phase tectonique, les contraintes exercées sur les roches ont du être très fortes, mais comme cela ne s'est pas produit profondément, il n'a bien évidemment jamais été question de métamorphisme. Par contre, cela a été bien suffisant pour faire migrer des sels comme le gypse, soit par fluage, soit par transport sous forme dissoute dans des fluides. Quelques exemples rencontrés en différents endroits ... Premier exemple : gypse ayant rempli les fentes de dessiccation d'une argile du Campanien ( images déja montrées sur ce forum ). Ne me demandez pas comment cela a bien pu être possible, car je ne le sais pas. Deuxième exemple : morceau de bois fossile du Campanien présentant une fissure comblée par du gypse fibreux de couleur rose. Clic sur la première image puis sur "taille totale" = plus de détails. La largeur de la deuxième image est de 1.25 millimètres Troisième exemple : faille dans un banc de grès contenant quelques oncoïdes. En contact avec les deux compartiments, deux couches grises de ce qui me semble être un minéral argileux lithifié. Séparant ces deux couches grises, au centre, une couche de gypse très blanc, facilement reconnaissable à son aspect. Prochain message : tout ce que le microscope peut révéler sur un pisolithe du Campanien coupé en deux hémisphères séparés par une faille minéralisée ...
  12. Oursin dans silex

    Du coup, maintenant, je ne suis plus sûr de rien ... Ou plutôt, si "Le mieux est l'ennemi du bien" : http://www.geoforum.fr/topic/35325-oursin-dans-silex/?page=1#
  13. Oursin dans silex

    Ce qui serait vraiment bien, c'est de nous montrer la partie interne des éclats qui ont été enlevés. Et même encore mieux, de nous les montrer recollés, pour que l'on en ait une bonne vision. On verrait ainsi le moulage de la surface externe de la bestiole. J'espère que ce n'est pas parti à la poubelle ...
  14. Oursin dans silex

    Ce n'est pas un oursin ! Casser le bloc de silex ne permettrait pas de voir grand chose de plus que ce que l'on voit déjà. Et ce que l'on voit est suffisamment caractéristique pour permettre l'identification.
  15. Oursin dans silex

    Pour moi, ce que l'on voit est le moulage de la partie interne de la valve d'un brachiopode du genre Isocrania. Voir : https://www.google.fr/search?q=isocrania&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&tbm=isch&imgil=pxAWVF_tnm5xxM%3A%3BIpj6GIh2PH9tiM%3Bhttps%253A%252F%252Fen.wikipedia.org%252Fwiki%252FIsocrania&source=iu&pf=m&fir=pxAWVF_tnm5xxM%3A%2CIpj6GIh2PH9tiM%2C_&usg=__pT_Eey6R8v0hTPhiMNXd05Xmmtg%3D&biw=1281&bih=702&ved=0ahUKEwjM68b48azVAhVIY1AKHVeSCrsQyjcIOg&ei=cqh7WczqMMjGwQLXpKrYCw#imgrc=pxAWVF_tnm5xxM: . Et encore : https://fr.wikipedia.org/wiki/Craniidae . Et surtout, je ne le casserai pas ! Eventuellement polir une face car le bloc contient plein de petits fossiles qu'il serait sympa de voir sur une coupe non altérée. Mais il faut s'en sentir capable : le silex c'est coriace. Donc, disqueuse avec meule diamantée, puis papier abrasif à l'eau de granulométrie dégressive sur un marbre ; avec un peu d'expérience, suffisamment de patience, et beaucoup d'huile de coude, en trois jours, on a un beau résultat ... Autrement, je le trouve très bien comme cela !