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  1. Ganoderma lucidum. Pied décentré, ligneux, surface zonée dans les tons marrons, luisante, très coriace. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ganoderme_luisant. En tapant son nom sur Google, je me suis même aperçu qu'on lui prêtait toutes les vertus, et que, bien sûr, des petits malins ont trouvé là une source de revenus ... https://www.google.fr/search?q=ganoderma+lucidum&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&oq=ganoderma+lucidum&aqs=chrome.0.69i59j0l5.12632j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8
  2. Votre contexte géologique

    Détection des carbonates : une micro-goutte de HCL à 7 ou 8 % déposée sous la loupe 10X dans la zone : effervescence +++ Je n'ai effectué ce test qu'une fois car vu la taille de l'échantillon je n'avais pas trop la place, mais le résultat ne m'a laissé aucun doute. Comme le minéral est toujours là, il n'a pas été trop sensible à la dissolution par les eaux de pluie ( comparer avec le gypse). C'est un carbonate en cristaux incolores à blancs. Du calcaire et de la calcite, à moins d'un mètre de distance, il y en a. Bien sûr il existe des carbonates d'éléments plus exotiques qui ont les mêmes propriétés, mais ils sont plus rares. Bien sûr il existe des carbonates mixtes contenant du calcium et un autres élément, par exemple un métal de transition, dans des proportions définies, mais l'apparition de tels minéraux demande des conditions physico-chimique particulières, et ils sont donc moins fréquents. Donc pour moi, il est à peu prés certain qu'il s'agit de calcite.
  3. Votre contexte géologique

    Les trois dernières images de Kayou présentent une version ancienne ! Je vous présente une version actuelle : la table de campinq écologique, durable, et même recyclable. C'est bien sûr toujours de l'Hettangien du Chaînon de Saint Chinian.
  4. Votre contexte géologique

    Chose promise, chose due ... Je vous invite donc à une petite visite de la minéralogie du "pisolithe de musée" du Chaînon de Saint Chinian de mon message du 26 juillet. La minéralogie n'est pas vraiment mon truc, donc, si ce que j'ai écrit vous contrarie, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je vais montrer des couples de deux images prises au microscope. La première image de chaque couple à une largeur de 1.25 millimètres , et la seconde une largeur de 0.5 millimètres. Ces images ne sont pas de très bonne qualité ; pour avoir mieux, il aurait fallu combiner plusieurs images avec un logiciel adéquat, mais cela demande du temps, et le temps, c'est ce que j'ai le moins ! Commençons donc par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir sur chacun des deux hémisphères de ce pisolithe. >>>>> Premier couple d'images. Première image ; donc largeur = 1.25 mm. Au centre, trois cristaux limpide de couleur jaune miel. En haut, à peu près au milieu, un groupe de cristaux brillants, noirs, et opaques. En bas, une fissure dont on aperçois ce qui reste du matériau très blanc qui l'a comblé. Deuxième image ; donc largeur = 0.5 mm. Gros plan au centre de l'image précédente. Des trois cristaux limpides de couleur jaune miel, celui en haut à droite est le plus visible sur cette mise au point. On voit également mieux la surface générale où se mêlent des plages tirant vers le noir, opaques, sombres, mais parfois brillantes, et des plages tirant vers le rose orangé, semblant translucides, avec quelques cristaux, comme à gauche, à mi hauteur. Mais, le plus intéressant sur cette image, ce sont les cristaux noir, opaques et brillants. Dans le quart supérieur gauche on voit briller la surface hexagonale de deux octaèdres tronqués. Dans le quart inférieur droit on voit briller la surface octogonale d'un cube tronqué. Pour moi il s'agit il s'agit de cristaux de pyrite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrite . Mais ils sont maintenant pseudomorphosés en un composé ferrique. >>>>> Deuxième couple d'images. Ce sont des vues du composé translucide de couleur rose, dont on devine quelques cristaux non reconnaissables. On se rend compte que ce matériau forme un encroûtement de faible épaisseur. Pour moi, il s'agit de rhodochrosite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhodochrosite . >>>>> Troisième couple d'images. On voit également, plaqués à la surface des hémisphères de minuscules cristaux à l'éclat adamantin. Quelque soit la position de l'éclairage, quelque soit la position de l'échantillon, ces cristaux sont tellement brillants qu'ils apparaissent comme des trous blancs dont on ne voit que le contour. C'est pour cela que je pensais à goethite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Goethite , ou lépidocrocite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lépidocrocite . Mais sans certitude aucune. >>>>> Quatrième couple d'images. Comme sur la première image de ce message, on peut voir que des fissures situées sur les deux hémisphères de ce pisolithe ont été remplies par un minéral de couleur blanche, qui réfléchi beaucoup la lumière, et qui est suffisamment soluble pour qu'il n'en reste plus qu'au fond des fissures ( l'échantillon a été trouvé dégagé à la surface du sol ...). D'ailleurs, sur la première image, un petit fragment qui est en train de s'échapper de la fissure présente un aspect caractéristique de ce phénomène de dissolution. Pour moi, il s'agit donc de gypse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gypse . Poursuivons par l'observation et l'interprétation de ce que l'on peut voir entre les deux hémisphères. >>>>> Cinquième couple d'images. Les deux images suivantes montrent une surface approximativement perpendiculaire à la fissure. Elles mettent en évidence l'alternance de la minéralisation qui s'est produite lors du remplissage de cette fissure. Le dépôt de calcite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calcite a alterné avec le dépôt d'un minéral sombre et opaque, composé du fer ou du manganèse. Cette alternance n'a cessé qu'avec l'arrêt complet du jeu de la faille. >>>>> Sixième couple d'images. Dans ce cas, la surface visible est approximativement parallèle à la fissure. La plus grande partie de ce qui est visible est de la calcite. Sur la première image on remarque surtout un élément parasite actuel imprévu ; oublions-le. On devine également en grossissant cette première image la présence de petits cristaux colorés en rose : rhodochrosite, ou en jaune : un autre minéral. Au centre des deux images se trouve un cristal prismatique dont l'extrémité est facettée. Le minéral dont il est constitué est noir, opaque, et très brillant. Il s'agit là encore d'un composé du fer ou du manganèse. On a le choix entre hématite, manganite, pyrolusite :https://fr.wikipedia.org/wiki/Hématite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrolusite ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Manganite. Je ne vois guère d'autre candidat possible. >>>>> Septième couple d'images. Toujours dans la calcite remplissant la faille. Les deux images montrent en leur centre un groupe de cristaux, translucides, de couleur jaune miel, qui, bien que de morphologie différente, appartiennent bien au même minéral. Et ce minéral, c'est de la sidérite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sidérite . On remarquera également en surface de ces cristaux de sidérite une résille d'un composé noir opaque, sans doute ferrique. Cette sidérite, on la retrouve sur tout l'échantillon, regardez le premier couple d'images. >>>>> Huitième couple d'images. Un autre groupe de cristaux de sidérite qui, là aussi, se présentent sous différents habitus. L'altération de la sidérite de l'extrémité des deux plus gros cristaux du groupe en un composé ferrique est particulièrement évidente. >>>>> Neuvième couple d'images. Au milieu de la première image se succèdent verticalement plusieurs cristaux de sidérite. Toujours au milieu de la première image, mais en haut, se trouve un cristal prismatique à extrémité facettée, noir, opaque, brillant, identique à celui montré dans le sixième couple d'images. Le gros plan de la seconde image présente des aspects typiques des cristaux de sidérite.
  5. C'est vite identifié : ce n'est pas un oeuf fossile ! Il s'agit a mon avis d'un galet d'un matériau paléozoïque, sans doute un gneiss, qui a subit un encroutement calcaire sur une faible épaisseur. Par contre, sur la dernière photo, il s'agit bien de fragments de coquille d'oeufs.
  6. Votre contexte géologique

    J'ai fini de réunir tous les éléments afin de tenter de répondre aux questions de Lucailloux et Next50MY. Allons-y. - "La tectonique pyrénéenne" : il suffit de regarder la carte. Campanien en vert amande, Hettangien en mauve pâle, Trias en orange. Les "écailles", orientées Ouest,Sud-Ouest / Est,Nord-Est se succèdent, en bas à gauche. En bas à droite, le Campanien forme de petits affleurements. C'est tout cassé ! Pas étonnant qu'il y ait autant de fractures/fissures/failles. - "La présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes". En fait, dans tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian, il existe des dépôts d'argile, et pas simplement entre les bancs d'oncoïdes. Et l'argile, ça gonfle quand c'est humide, et ça se rétracte quand ça sèche. Voir : http://www.geoforum.fr/topic/8912-bauxites-tout-ce-qui-sy-rapporte/?do=findComment&comment=609331 - "les dépôts d'évaporites triassiques souvent présents en profondeur". Là aussi il suffit de regarder la carte, et en particulier à quoi ressemble les "écailles". Et puis, du Trias qui affleure, même parfois au contact du Campanien, il y en a. Et dans le Trias, des évaporites, du gypse, il y en a. Mais, bien sûr, je ne fais pas un forage à l'aplomb de chaque caillou que je rencontre ... Première image, lapiaz dans un banc d'évaporites triassiques du chaînon. Deuxième image, toujours dans le secteur : les évaporites, sous pression, elles deviennent plastique. Dans les conditions de formation des écailles du Chaînon de Saint Chinian, soumis à des contraintes identiques, les bancs gréseux et calcaire se fracturent, se fissurent, se faillent, les bancs d'argile et de marnes plient, et les bancs d'évaporites fluent. Là ça devient très compliqué. Le plus évident : quand une fissure ou faille séparant deux compartiments n'est pas minéralisée, c'est de l'actuel, c'est l'érosion qui démantèle tout ce qui se trouve à proximité de la surface. Du moins, en principe ... Quand une fracture/fissure/faille est minéralisée, c'est ancien. Mais comment savoir de quand ça date ? Il est des cas, là aussi, évidents : quand ça se recoupe ; mais malheureusement, la datation n'est que relative. Et puis, des fractures/fissures/failles peuvent rejouer à des époques successives. Bref, c'est compliqué, mais il ne faut pas oublier que l'on peut avoir de la chance ... Une petite image d'un bloc de calcaire à oncoïdes montrant une belle fissure minéralisée par de la calcite. Quelques éléments ... Tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian est constitué de dépôts fluvio-lacustres et de plaine d'innondation. Les dépôts fluviatiles sont facilement reconnaissables : ce sont de empilements de bancs ou de lentilles de grès et de conglomérats dont la puissance varie généralement du décimètre au mètre. Ces bancs sont séparés par des dépôts de matériaux de granulométrie plus fine, argiles et limons, qui ont sédimenté en fin de crue. Il est facile de voir que chaque banc de grès et conglomérats s'est déposé en un seul événement, lors d'une sorte d'épisode cévenol du Campanien. Vu l'abondance de la faune et de la flore, et la présence de troupeaux de grands herbivores, il de fait aucun doute pour moi que les précipitations exceptionnelles qui ont entraîné la formation de ces bancs de grès et de conglomérats se produisaient, en fait, assez fréquemment ; sans doute annuellement. Si mon point de vue est le bon, c'est un bon indice d'un taux de sédimentation élevé. Pour illustrer mon propos, un cas un peu extrême; Ce dépôt s'est sans doute formé en une seule fois et la taille des galets est impressionnante. Et le galet cassé en deux qui s'est immobilisé en bas de l'escarpement présente tout un ensemble de fractures consolidées qui raconte un épisode de son histoire. Ma conviction est qu'une partie des évaporites du Trias a migré dans le Campanien, sans doute lors de la mise en place des écailles et de la structuration du Chaînon de Saint Chinian. Durant cette phase tectonique, les contraintes exercées sur les roches ont du être très fortes, mais comme cela ne s'est pas produit profondément, il n'a bien évidemment jamais été question de métamorphisme. Par contre, cela a été bien suffisant pour faire migrer des sels comme le gypse, soit par fluage, soit par transport sous forme dissoute dans des fluides. Quelques exemples rencontrés en différents endroits ... Premier exemple : gypse ayant rempli les fentes de dessiccation d'une argile du Campanien ( images déja montrées sur ce forum ). Ne me demandez pas comment cela a bien pu être possible, car je ne le sais pas. Deuxième exemple : morceau de bois fossile du Campanien présentant une fissure comblée par du gypse fibreux de couleur rose. Clic sur la première image puis sur "taille totale" = plus de détails. La largeur de la deuxième image est de 1.25 millimètres Troisième exemple : faille dans un banc de grès contenant quelques oncoïdes. En contact avec les deux compartiments, deux couches grises de ce qui me semble être un minéral argileux lithifié. Séparant ces deux couches grises, au centre, une couche de gypse très blanc, facilement reconnaissable à son aspect. Prochain message : tout ce que le microscope peut révéler sur un pisolithe du Campanien coupé en deux hémisphères séparés par une faille minéralisée ...
  7. Oursin dans silex

    Du coup, maintenant, je ne suis plus sûr de rien ... Ou plutôt, si "Le mieux est l'ennemi du bien" : http://www.geoforum.fr/topic/35325-oursin-dans-silex/?page=1#
  8. Oursin dans silex

    Ce qui serait vraiment bien, c'est de nous montrer la partie interne des éclats qui ont été enlevés. Et même encore mieux, de nous les montrer recollés, pour que l'on en ait une bonne vision. On verrait ainsi le moulage de la surface externe de la bestiole. J'espère que ce n'est pas parti à la poubelle ...
  9. Oursin dans silex

    Ce n'est pas un oursin ! Casser le bloc de silex ne permettrait pas de voir grand chose de plus que ce que l'on voit déjà. Et ce que l'on voit est suffisamment caractéristique pour permettre l'identification.
  10. Oursin dans silex

    Pour moi, ce que l'on voit est le moulage de la partie interne de la valve d'un brachiopode du genre Isocrania. Voir : https://www.google.fr/search?q=isocrania&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&tbm=isch&imgil=pxAWVF_tnm5xxM%3A%3BIpj6GIh2PH9tiM%3Bhttps%253A%252F%252Fen.wikipedia.org%252Fwiki%252FIsocrania&source=iu&pf=m&fir=pxAWVF_tnm5xxM%3A%2CIpj6GIh2PH9tiM%2C_&usg=__pT_Eey6R8v0hTPhiMNXd05Xmmtg%3D&biw=1281&bih=702&ved=0ahUKEwjM68b48azVAhVIY1AKHVeSCrsQyjcIOg&ei=cqh7WczqMMjGwQLXpKrYCw#imgrc=pxAWVF_tnm5xxM: . Et encore : https://fr.wikipedia.org/wiki/Craniidae . Et surtout, je ne le casserai pas ! Eventuellement polir une face car le bloc contient plein de petits fossiles qu'il serait sympa de voir sur une coupe non altérée. Mais il faut s'en sentir capable : le silex c'est coriace. Donc, disqueuse avec meule diamantée, puis papier abrasif à l'eau de granulométrie dégressive sur un marbre ; avec un peu d'expérience, suffisamment de patience, et beaucoup d'huile de coude, en trois jours, on a un beau résultat ... Autrement, je le trouve très bien comme cela !
  11. Coraux ?

    Acheter une feuille de papier à poncer à l'eau ( papier de carrossier ), du fin ,par exemple du 600, chez le Brico XXX du coin, et polir une section de cet objet. Une feuille devrait suffire ; l'objet à l'air petit, et calcaire. Mettre ensuite ici un cliché aussi net que possible de la section polie, mouillée, ou sous l'eau. Cela devrait grandement faciliter les choses !
  12. Votre contexte géologique

    J'y ai mis de la bonne volonté ; vous ne le voyez pas mais ces clichés datent de 2012, et en cinq ans, il m'en passe des cailloux dans les mains. Heureusement que je suis ordonné et méticuleux, mais il y a quand même des limites ! Donc, durant deux heures j'ai cherché, d'abord au grenier, puis ensuite à la cave, pour ensuite penser à regarder dans ce qui était encore à archiver une fois classé. Et là ; miracle, dans le premier carton ouvert, j'ai trouvé ce que je cherchais. J'en ai profité pour le mesurer : 3.3 centimètres dans sa plus grande dimension. Test à l'HCl / positif +++, la plus grande partie de ce qui est blanc est, comme je le pensais, de la calcite. A la loupe x10 : - il y a en plus de petits cristaux incolores, difficile a voir, mais je penche pour du quartz -il y a aussi d'autres cristaux de même taille, mais de couleur miel ; peut-être du gypse, a confirmer à la binoculaire ou au microscope, mais cela prendra un peu plus de temps ... -sur la partie ferrugineuse du pisolithe, je pense qu'il y a aussi de toutes petites pseudomorphoses de cristaux de pyrite en composé du fer ferrique ; à confirmer aussi à la binoculaire ou au microscope. -Les tout petits points noirs que l'on voit en quantité à la surface de la calcite sont des habitants : des lichens en boule qui perforent leur substrat calcaire, ils seront virés cette nuit par un traitement adéquat. Voila voila.
  13. Un seul mot : impressionnant ! Et J'adore, dommage que ce soit un peu loin ...
  14. Votre contexte géologique

    Et maintenant, un scoop : un trilobite du Campanien ! Je plaisante, bien sûr, mais comme je trouve l'objet suivant sympathique, je vous le montre : Il s'agit, vous l'aurez reconnu, d'un pisolithe ferrugineux provenant du même lieu que ceux des précédentes photos. Mais celui-ci s'est trouvé sur le trajet d'une fissure/fracture/faille à un moment de son existence. Cette fissure/fracture/faille s'est ouverte progressivement, et, tout aussi progressivement, elle a été comblée par de la calcite. Le rejet qui s'est produit entre les deux compartiments séparés a ainsi engendré cet objet instructif .
  15. Votre contexte géologique

    La problématique est pertinente, mais la bonne question est, à mon avis, " pourquoi seuls les pisolithes ont-ils subit une diagenèse ferrugineuse ? ". Pour répondre à cette question, Coudoux, 13, qui est à côté de chez moi, m'a beaucoup inspiré. Voir : http://www.lithotheque.ac-aix-marseille.fr/Affleurements_PACA/13_etang_de_berre/13_berre_coudoux.htm . Les pisolithes que l'on trouve là-bas sont très semblables à ceux que je montre dans ce sujet ; même âge, même environnement. Mais les pisolithes de ce sujet, et non leur encaissant, sont rouge sombre ou noir , alors qu'à Coudoux ils sont presque tout blanc ainsi que leur encaissant ??? Pour quelle raison ? La raison première est la nature de ces objets : des encroutements stromatolitiques ( NB ; je sais que certains vont hurler ! ). Ce sont des édifices organo-sédimentaires, conséquence de la prolifération de biofilms microbiens, qui avec le temps, s'empilent les uns sur les autres, en piégeant/précipitant des composés minéraux entre chaque nouvelle couche. Donc, de la matière organique est piégée dans les pisolithes. Dans le cas de Coudoux, 13, les dépôts de pisolithes sont restés suffisamment longtemps en surface, en milieu oxygéné, pour que toute leur matière organique facilement dégradable disparaisse avant que ne commence la diagenèse. Dans le cas du Campanien du Chaînon de Saint Chinian, les dépôts de pisolithes que je montre ont été enfouis rapidement, emportant avec eux leur matière organique. La matière organique se dégrade avec la participation de bactéries => production de H2S, en milieu réducteur. Tout le Fe++ qui circule dans le milieu est alors piégé au niveau des zones de production de l'H2S => précipitation de FeS dans les pisolithes mais non dans leur encaissant qui est dépourvu de matière organique. NB : le phénomène à pu être amplifié par la présence d'ions sulfate SO4-- dans le milieu durant le Campanien. Ces ions SO4-- provenaient, non de la mer, mais des évaporites du Trias, avec lequel le Campanien est souvent en contact dans le Chaînon de Saint Chinian. En milieu réducteur, en présence d'ions SO4-- et de matière organique en décomposition, les bactéries sulfato-réductrices produisent de grandes quantités d'H2S. On retrouve encore à l'heure actuelle des traces de ces ions SO4--dans les sédiments Campaniens de la région : http://www.geoforum.fr/uploads/post-7470-0-49012000-1422887175.jpg. J'ai failli oublier : tout ce qui précède se passe en dessous du niveau de la nappe phréatique. Lorsque le niveau de la nappe phréatique baisse ( par exemple en saison sèche ), le milieu redevient oxydant et le fer ferreux de FeS est oxydé en fer ferrique sous forme d'oxydes qui restent alors définitivement fixés sur le lieu de leur oxydation, car insolubles. Et c'est cela qui donne cette belle couleur rouge ou noire à nos pisolithes, et à eux seuls. Comme d'habitude : tout cela n'est que mon opinion du moment ...