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Quel contexte géologique pour la rupture du barrage de Malpasset dans le Var qui a fait 423 morts le 2 décembre 1959 ?


Théophraste

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Théophraste' date='mercredi 02 décembre 2009 à 13:25' post='236146'] C'était il y a 50 ans... L'occasion de parler "géologie"... A partir de cette question : "Quel contexte géologique pour la rupture du barrage de Malpasset dans le Var qui a fait 423 morts le 2 décembre 1959 ?"

Contexte géologique à l'origine de la catastrophe...

:super: Quelle catastrophe....je m'en souvient comme si c'était hier, a l'époque j'habitais a Ajaccio, j'étais gamin, ce jour a l'école primaire il y avait beaucoup de tristesse :super: et les gens se mobilisaient pour apporter aux survivants de quoi s'habiter, se réchauffer et se nourrir, un drame national, de plus chez nous aussi il y avait un barrage en construction (Tolla) et les habitants du coin était terrorisés a l'idée que celui ci ne subisse le même sort :super: ah!!! c'est bien le Reyran a Fréjus, par contre ce doit être les roches anciennes, Leurs lithologies sont celles des roches avoisinantes : grès, gneiss, pegmatite, roches volcaniques, etc....comme dans le reste de l'Estérel :super:

sans faire de jeux de mots cyniques....ça c'est vraiment mal...passé pour ces pauvres gens :super:

Photo 1 barrage de Tolla 1958-1960

carte géol

Barrage Malpasset

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Les innondations catastrophiques qui ont précédé le 2 décembre 1959, ont déclanché une série de hasards qui ont fait que j'étais aux portes de Fréjus au premières heures du 2 décembre…

Bien des années après, j'ai eu le bonheur de pouvoir parler de la roche sur laquelle s'ancrait le barrage du côté " Estérel ", avec le "père mondial " de l'étude des micros-lacunes : Monsieur le Professeur Grigor Diécha… On voit très bien, et ce toujours, cinquante ans après, le côté qui a laché.

Je ne m'étendrais pas davantage : le lien donné par Nannou87 me semble très bien fait ! À+

P.S. : la photo de Jean-Pierre montre le côté qui a tenu, celui qui était ancré dans une roche " saine ".

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Bonjour,

Dans l'article référencé par Nannou figure l'affirmation suivante:

"En fait, la rupture du barrage semble imputable à la mauvaise qualité de la roche sur laquelle il s'appuyait, et non à la rupture du barrage lui-même.

La roche d'appui, constituée de micaschistes faillés [2] , était susceptible de s'hydrolyser sous une forte pression d'eau, phénomène qui était mal connu à l'époque (bien qu'annoncé par un géologue indépendant qui avait tenté en vain d'alerter le constructeur du barrage et les autorités sur ce risque).[réf. nécessaire]"

L'article se termine par l'invocation d'une nécessité d'une référence précise.

J'ai entendu la même version, il y a près de 40 ans, affirmée par l'Ingénieur CHAGNON (Louis, si j'ai bonne mémoire), ingénieur EDF responsable notamment de réalisations hydrauliques et chantiers de ce type dans les régions des Alpes-Maritimes et Hautes-Alpes.

L'ayant rencontré à plusieurs reprises, notamment dans son 'chalet d'été', à St-Crépin, alors qu'il se reposait d'un accident professionnel assez grave, nos discussions avaient porté -entre autres- sur la possibilité d'autres accidents de ce type. Et il m'avait souligné ce que pouvaient être les pressions politiques, sociales et économiques (pour ignorer les risques) lorsque des risques étaient signalés. Il avait notamment évoqué un projet dans la région de Guillestre - Chateauroux, en amont du Lac d'Embrun... sur lequel il avait remis un avis défavorable.

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:coucou!: juste une petite précision, le barrage de Malpasset n'était pas un ouvrage d'EDF mais un barrage qui appartenait au conseil générale du var....apparemment son utilité devait être la fourniture en eau des localités ainsi que l'agriculture, le barrage a été mis en eau en 1954 (5 ans avant sa rupture) mais la montée de l'eau a été freinée pour de multiples raisons, problèmes de contentieux avec les mines de Spath-Fluor en amont débouchant dans la future cuvette, débits du Reyran insuffisants. Si bien qu'il n'a jamais été fait une mise en eau normale et contrôlée de cet ouvrage, la première fois qu'il a été rempli c'est par une crue... le jour de sa rupture. Des sondages ont été effectués mais pas à l'emplacement du barrage !. Effectivement E.D.F n'a pas donné suite à un projet sur cet emplacement car elle estimait qu'il n'était pas favorable à un barrage voûte (qui transfère la poussée de l'eau sur les appuis rocheux) E.D.F aurait probablement réalisé un barrage en enrochement (qui s'oppose par son propre poids à la poussée de l'eau sans solliciter les appuis). C'est d'ailleurs ce qu'elle a réalisé par la suite à proximité barrage de St Cassien).

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J'avoue que je n'ai jamais été fan des barrages voute et pour cause: ils s'appuient sur la connaissance quasi parfaite des roches d'appuis.

Or selon moi, la géologie, malgré les connaissances actuelles en terme de petrographie, geotechniques etc.. reste une sciences empirique.

Les barrages voutes représentent pour moi une épée de Damocles, un emmagasinement d'energie potentiel retenue par la connaissance de la nature.

Dur a concevoir si l'on considère qu'un scientifique ne peut vous dire ce qui est vrai, meme si il peut vous garantir ce qui ne l'est pas...

Heureusement, ce genre d'évènement reste rare, et les géologues sont souvent proches de la "vérité"... jusqu'a présent!

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Ça, c'est assez normal Matthieu, vu que, de toute façon, le " tracé en arc de la voûte fait que la pression de l'eau resserre le mur ".

Pour le reste, je crois que tout est bien résumé dans le lien de DJY !

Je pense que l'essentiel de ce qu'il faut retenir, est résumé dans cette citation :

" Les mylonites de gneiss constituent donc le terrain de base sur lequel le barrage a été ancré.

Or, à l'époque de la construction, on ignorait que la mylonite était une roche broyée pouvant donc permettre à l'eau de s'infiltrer." Et c'est justement sur cette roche microfracturée que prenait appui la culée gauche…

À+

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Résultat qui serait identique pour n'importe quel barrage voute dont on fragiliserait l'assise de l'une ou l'autre des deux culées latérales, cher Matthieu ! :surpris: .

Car il est évident que de telles masses de béton ne sont pas coulées en une seule fois et que, de toute façon, les couler sans JD (joints de dilatation) serait une grave erreur… À+

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:mort de rire: En France, la conception et la surveillance des ouvrages de plus de 20 m de hauteur font l'objet d'une réglementation et d'un contrôle par l'Administration. Depuis la catastrophe de Malpasset du 2 décembre 1959, les projets de construction des barrages sont soumis à un double examen du Comité Technique Permanent des Barrages qui réunit des techniciens de l'Administration et des experts indépendants. L'étude de site qui précède la réalisation d'un ouvrage est complexe et prend en compte la géologie, l'hydrogéologie (écoulement de l'eau souterraine) et l'hydrologie (pluviométrie, débit des rivières).Le barrage fait corps avec le terrain qui lui sert d'assise. Après les relevés topographiques initiaux, des études ponctuelles sont engagées (sondages, essais de résistance, mesures de perméabilité, percement de galeries de reconnaissance) qui permettent de connaître la structure des terrains de fondation, leur stabilité et leur fracturation éventuelle. D'autre part, des études similaires sont également réalisées sur les rives du futur lac, afin de vérifier que les variations de niveaux des eaux ne seront pas susceptibles de déclencher des éboulements, des glissements de terrain ou des infiltrations pouvant contourner les berges. De même, la connaissance des débits qu'apporte la rivière est essentielle. L'analyse des mesures de pluie et de débit du bassin versant amont permettent de déterminer la crue maximale susceptible de se produire, et donc de dimensionner les aménagements pour évacuer l'eau si la retenue est pleine, sans dommage pour l'ouvrage et sans aggravation de la crue à l'aval. Les aménageurs prennent en compte des niveaux de crues ayant une très faible probabilité d'être atteints : fréquence millénale (1/1000 chance de survenir chaque année pour les ouvrages en béton) ou fréquence décamillénale (1/10000 chance de survenir chaque année pour les ouvrages en remblais). Lors de la première mise en eau, la surveillance et l’analyse du comportement du barrage sont permanentes et particulièrement soignées. La mise en eau totale n’est autorisée qu’après l’accord de l’administration et des experts du contrôle (DRIRE). Enfin, même dans les régions où l'activité sismique est faible, le risque sismique est systématiquement pris en compte. la sûreté hydraulique

L'exploitation du parc hydroélectrique dans les meilleures conditions de sûreté est une priorité absolue pour EDF. Les barrages hydrauliques sont conçus pour une durée de vie qui dépasse largement le siècle. Aujourd'hui, l'âge moyen des centrales hydrauliques est de 50 ans. Auscultations, surveillance, contrôles de l’étanchéité des barrages en continu par EDF et par les pouvoirs publics pour garantir la sécurité dans l’exploitation des barrages. Dès sa conception, le barrage fait l’objet de toutes les attentions. Tout au long des années d’exploitation, une surveillance attentive permet de s’assurer du bon fonctionnement des installations comme de la bonne santé de l’édifice. Les équipes EDF effectuent des visites sur le terrain et assurent les recueils des paramètres de fonctionnement de l’ouvrage. Des capteurs alimentent des systèmes de mesure de milliers de données informatiques sur l’état du barrage et des matériels. Lorsque les barrages sont difficilement accessibles, en hiver par exemple, un système de télémesure garantit cette surveillance au cœur de l’édifice. Tous les dix ans, le barrage s’offre un véritable checkup de santé. Préparé de nombreuses années à l’avance sous l'œil vigilant des pouvoirs publics, il permet de recueillir et de traiter toutes les données liées à la sûreté et à l’environnement. EDF procède à ces vérifications minutieuses en vidant entièrement la retenue ou en utilisant des robots subaquatiques et des caméras lorsque cette technique est plus adaptée au contexte du barrage.

EDF a décidé de consacrer un important programme d’investissements dans la maintenance des installations techniques pour garantir à long terme la sûreté et améliorer la performance et la disponibilité des centrales, de plus en plus sollicitées.

Ce programme baptisé SuPerHydrau est doté d'un budget de quelque 500 M€ sur 5 ans. :coucou!:

Photo un autre Barrage de Corse: Calacuccia & le pont génois

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Bien vu Matthieu ! Si tu lis les liens, tu verras qu'il y avait un problème de ce côté là… Et c'est ce côté qui a laché… parti, plus rien, volatilisé !

Essaie de voir si dans les liens il y a une photo vue du pied du barrage ; pas satellite (qui met tout à plat), mais du sol, pour avoir l'élévation. À+

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de plus il me semble en regardant de près que la voute est dans le mauvais sens, je dis ça en comparaison au barrages actuels d'EDF, dont les voutes sont plutôt opposé, je ne suis pas un spécialiste mais je suppose que la pousser de l'eau serait moins facile, en tenant compte aussi de implantation sur les roches de la zone a édifier le barrage

photo du haut ROSSELAND

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Roselend, Jean-Pierre ! :coucou!: Mais je te rassure : à Malpasset l'eau était bien du bon côté de la voute ; c'est la roche, en rive gauche, qui n'était pas bonne ! Dans un barrage voute, la poussée de l'eau est prise en compte pour assurer le blocage de l'édifice, lequel vient en appui sur les culées… C'est ce qui permet la légèreté de ces construction par rapport à un barrage rectiligne…

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  • 3 weeks later...

+ 1 avec JPP2A

Le barrage n'est pas incurvé dans le bon sens!!!

je le pense depuis un moment mais je n' osai rien dire!!

c'est le principe de la coquille d'oeuf, dans un sens la résistance est énorme, par contre dans l'autre il n'y en a pas.

A Malpasset l'eau était à la place du poussin :sourire:

c'est flagrant sur une des photos poster juste avant, celle ou on domine le barrage, on distingue bien l'amont de l'aval.

Si il avait été construit dans le bon sens il ressemblerait au barrage Corse de Tolla poster par JPP2A

De plus comme déjà signalé auparavant sur se poste, les ferrailles sont quasi inexistantes pour un ouvrage de cette taille, il devrait y avoir des fers tout les quinze CM verticalement et horizontalement, sur les photos on constate bien des grands coups de sabres verticaux sans un bout de fers.

A mon avis il y a eu des négligences à tout les niveaux de la construction :coucou!:

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Hé bien, tu aurais dû continuer de le penser, mais t'abstenir de le dire !

Je ne reprendrais pas tes arguments un par un, toutes les réponses ont déjà été argumentées plus haut.

Il n'y a eu aucune négligence à aucun niveau. Le problème qui a surgi et qui a causé la destruction du barrage, n'a été identifié qu'après la catastrophe, il est lié à la géologie du versant qui a été emporté en même temps que la culée qui était sensée y prendre appui !

Il faut impérativement que tu relises l'ensemble du sujet, et les liens qui sont donnés ! La photo à laquelle tu te réfères, présente un effet d'optique surprenant, mais c'est tout… Vois les autres photos ! À+

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