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Bourse minéraux Sainte Marie aux Mines 2026, avec fossiles et gemmes.
Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 24>28 juin 2026

Pascal03

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Tout ce qui a été posté par Pascal03

  1. Test caractéristique des ions sulfate. Sinon, mélangé à la poudre noire, il donne une couleur verte lors de la combustion.... si tu veux te lancer dans la fabrication artisanale de feux d'artifices.
  2. J'ai des uranifères stockée depuis des décennies dans des boites Jousy qui n'ont jamais bronché. Alors cette boite a bien eu un problème, mais est-ce à cause des radiations ? Pas sur... Le fait qu'elle ait hébergé un échantillon radioactif n'est peut-être qu'un hasard. Elle aurait peut-être eu le même problème avec un quartz à l'intérieur. Sur les premières et troisièmes photos on voit des lignes de fracture, ça me fait plutôt penser à des contraintes mécaniques.
  3. Sinon tu peux le fabriquer toi-même... tu achètes du carbonate de baryum sur mon droguiste et tu le dissous dans l'acide chlorhydrique, ce qui donnera du chlorure de baryum. Le carbonate de baryum doit être en excès ce qui neutralisera l'acide. Ensuite filtration et dilution à l'eau distillée (moitié/moitié) pour éviter d'avoir une solution saturée.
  4. Il te reste a demander quelques gouttes de chlorure de baryum à un prof de chimie, et faire le test toi-même. Si il te demandes pour quoi faire, montres lui ce post.
  5. Attention aux UV courts, ils sont dangereux pour les yeux, et on ne s'en rend pas compte tout de suite... (photokératite). Exactement comme pour un coup de soleil. Normalement les lunettes de sécurité coupent les UV. Normalement.... Pour en être certain, il suffit d'illuminer en UV un matériel fluorescent, et d'intercaler les lunettes : la fluorescence doit cesser, signe que les UV sont arrêtés. Des billets de banque sont bien adaptés au test (ils sont plein de zones fluorescentes). Le problème avec les UV courts, c'est que la quantité émise est faible comparée à la lumière visible émise conjointement. Certaines fluorescences peuvent être masquées par cette dernière. il faut utiliser devant la source UV un filtre de Wood, et c'est le prix de celui-ci qui fait exploser la facture. De plus ces filtres ne sont pas éternels et ils s'opacifient avec le temps.... (et en plus ils deviennent fragiles et cassants) Les filtres "à pas cher" d'aliexpress ne sont pas chers, justement, mais on en a pour son argent, pas plus ! Un vrai filtre de Wood est épais d'un centimètre environ. Le meilleur plan est ebay (mot clé "mineralight") mais attention au voltage (modèles US en 115V - il faudra prévoir un transfo en plus), et éviter les modèles trop vieux (années 50 = filtre totalement opaque) ou carrément sans filtre de wood. Un filtre opacifié présente des traces blanches. Exemple pris sur Ebay de lampe en bon état, mais en 115V - lampe allumée on distingue le tube à travers le filtre. Filtre de Wood opacifié et cassé de ma lampe UV courts portable achetée à la fin des années 80 (mais en l'état il reste encore utilisable) Autre exemple (toujours Ebay) de filtre complètement H.S. Concernant les LEDs UV : on trouve quasi uniquement des UV ondes longues, et les longueurs d'onde sont différentes. Tubes fluorescents UV 365nm, LEDs UV 390nm. Les réactions des minéraux sont différentes.
  6. Brochantite était aussi ma première idée. Ceci dit la distinction visuelle entre les 2 espèces est vraiment délicate : Brochantite - Cap-Garonne - champ 10.5mm Atacamite - Mount Gunson Copper mines, Australie - Champ 18mm Si tu peux avoir du chlorure de baryum (demandes à un prof de chimie de collège) : Dans un verre de montre, dissolution d'un cristal dans l'acide chlorhydrique, puis une goutte de solution de chlorure de baryum. En présence d'ions sulfate (brochantite), précipité blanc de sulfate de baryum (baryte). Pas de réaction si c'est de l'atacamite. Fifi... 63 : Puy de Dôme ? Si tu viens à la bourse de Chatel-Guyon ce week-end, je serai là les 2 jours au stand micro et je pourrai faire le test. Dis le moi juste dans de post, que j’emmène l'acide et le chlorure de baryum. Demandes Pascal.
  7. C'est un peu plus clair ici qu'il y a malachite ET chrysocolle en intercalations. Sur les premières photos, la couche claire en surface fait plutôt penser à de la malachite un peu pâle (car finement poreuse). Le fragment "line" aurait pu aussi correspondre à devilline (sulfate de cuivre et calcium de couleur bleue à bleu-vert). Mais une étiquette peut être erronée... Je ne compte plus les échantillons où le nom indiqué par le précédent propriétaire est faux.
  8. Dans le hors série du Règne Minéral sur Les Malines, nous avions signalé la cuprite, que j'avais détectée en plages xénomorphes au voisinage de la rosasite. Depuis, je l'ai trouvée en cristaux automorphes. Cuprite (rhombododécaèdres) sur dolomite - Champ 4.5mm Cuprite (octaèdres) avec boules de malachite pseudomorphoséee en limonite - champ 2.6mm J'ai effectivement souvent trouvé la cuprite à proximité de ces pseudomorphoses de malachite en limonite : ici une boule partiellement pseudomorphosée : Malachite partiellement pseudomorphosée en limonite (tous les deux analysé EDS) sur hémimorphite - Champ 4.7mm Elle se présente parfois en curieux empilements - j'avais eu l'occasion de photographier des structures similaires provenant des scories de la mine des Rats au Crozet (Loire) : empilements d'octaèdres tronqués par des faces du cube. Cuprite (analysée EDS) avec altération de surface (malachite ?) sur hémimorphite - Hauteur 1.6mm Empilement d'octaèdres de cuprite recouverts de serpierite, avec hémimorphite sur un carbonate non caractérisé - champ 2.8mm
  9. Malachite principalement (un fragment dans une goutte d'acide devrait confirmer) sur quartz micro grenu avec oxydes de fer. Il y a peut-être un peu de chrysocolle en placage mais pas facile d'être formel d'après photo.
  10. Pour info : Cedric Gineste lance une nouvelle revue orientée minéralogie à publication trimestrielle : ‌Mineralogique le mag
  11. Retour sur "l'arlésienne" : la kténasite Nous l'avons retrouvée pour la première fois à la Sanguinède, avant les découvertes faites au vieux travaux. Une zone altérée a livré un cortège de cristaux de formes et colorations très variées. Nous avons suspecté plusieurs espèces minérales différentes (ramsbeckite, schulenbergite et même lavendulane), mais non. La kténasite est vraiment polymorphe. Ktenasite vert bouteille sur ktenasite vert clair. Champ 0.6mm Ktenasite vert bouteille - Champ 1mm Ktenasite vert-bouteille sur ktenasite vert-clair - Champ 2.15mm Ktenasite vert-bouteille et ktenasite vert noir (dessous) sur serpierite Ktenasite vert-bouteille et tapis de microcristaux de ktenasite vert clair, avec bindheimite (vert-jaune) - Champ 11mm Ktenasite - plusieurs habitus - champ 1.95mm Les cristaux vert-bouteille à vert-noir (à gauche principalement), les agrégats lamellaires vert plus clair (au milieu) et le tapis de microcristaux vert-bleuté qui recouvrent la gangue sont tous de la kténasite. Tous trois ont été analysés en EDS par moi-même et en DRX par Michel Blondieau - Université de Liège Ktenasite en cristaux vert-clair et en billes bleues - Champ 0.92mm Tous deux analysés en EDS (moi-même) et DRX (Michel Blondieau - Université de Liège). On note un changement de couleur des cristaux vert clair, qui deviennent bleus sur la gauche. Je ne saurais expliquer ces changements de couleur. De plus le MEB-EDS n'est pas assez précis pour doser quantitativement les éléments en présence ni les inclusions potentielles. Il faudrait pour cela faire de la microsonde. Ktenasite en cristaux lamellaires vert clair et en billes bleues - champ 3.9mm Tous deux analysés en EDS (moi-même) et DRX (Michel Blondieau - Université de Liège) Ktenasite en cristaux lamellaires allongés vert-clair et serpierite - Champ 2.5mm Analysé en EDS (moi-même) et DRX (Michel Blondieau - Université de Liège) Ktenasite en lamelles pseudo-hexagonales - Champ 2mm Analysé en EDS (moi-même) et DRX (Michel Blondieau - Université de Liège) - Avant la confirmation par DRX, la composition chimique et forme m'avaient fait suspecter la schulenbergite, mais non. Ktenasite en "chou-fleur" - Champ 1.1mm Analysé en EDS (moi-même) et DRX sur un échantillon similaire (Michel Blondieau - Université de Liège) Dans cette même paragénèse, Michel Blondieau a découvert de la brianyoungite, confirmée par DRX. Je l'ai trouvée ailleurs dans la mine mais pas sur ce spot. Par contre, une très belle découverte nichée au milieu de la kténasite et du gypse qui tapisse plus ou moins les échantillons : Lahnsteinite probable - Champ 0.52mm Lahnsteinite probable et gypse - Champ 0.8mm Analysé en EDS (moi-même) et DRX (Michel Blondieau - l'université de Liège) Lahnsteinite et namuwite sont 2 sulfates de zinc appartenant au même groupe. La namuwite Zn4(SO4)(OH)6 · 4H2O est rhomboédrique (Trig. 3 : P3) et la lahnsteinite Zn4(SO4)(OH)6 · 3H2O est triclinique (Tric. 1 : P1). La Namuwite a déjà été identifiée aux vieux travaux (photo quelques posts plus haut). Michel a réalisé deux diffractogrammes sur poudre en mode Debye-Scherrer. Le prélèvement de ces cristaux minuscules n'était pas homogène et une certaine quantité de gypse s'est retrouvée mélangée aux cristaux pseudo hexagonaux, rendant d'ailleurs impossible l'interprétation du premier diffractogramme. A propos du deuxième diffractogramme je cite Michel : "Le diffracto montre à nouveau un mélange avec gypse majoritaire… Je n’ai cependant pas de sphalérite comme dans l’analyse faite le 01 février 2017. Si j’enlève les pics (probables) du gypse, il me reste quelques pics qui peuvent nous orienter dans le choix parmi les candidats que tu proposes. L’examen des raies de diffraction semble montrer qu’on est proche de la lahnsteinite qui montre un pic très intense à 9,25 angström et des autres pics beaucoup plus modestes (nota : 4,808 pour 4.62 théorique mais pic avec une forme bizarre - 1,630 - 1,564) qui ne sont naturellement pas très visibles sur le diffracto fait sur un mélange…. (...) Parmi les candidats Zn + SO4 c'est la lahnsteinite qui apparait le plus probable mais... on marche sur des œufs." On semble donc bien s'orienter sur la Lahnsteinite plutôt que la namuwite. Ceci-dit pour en être certain à 100% il faudrait faire un diffractogramme sur monocristal, mais c'est une méthode très lourde (le dernier que j'ai fait réaliser a demandé 408h de collecte !)
  12. Oui, en exsolutions. Je parlais de la rareté des minéralisations exprimées comparé au tonnage extrait. Pour l'origine de l'arsenic il doit s'agir d'une origine similaire : exsolutions sans minéralisation exprimée
  13. Les explos.... généralement sous terre, c'est cette ambiance (mais on rigole beaucoup, aussi). D'où le fait que nous connaissions quand-même bien les secteurs, et soyons capable de les nommer sans trop d'erreurs (Au tout début, on m'avait montré le secteur Florence en me disant "ici, c'est Pommègues"). Et on fait pas mal de photo. Avec Cicipetta, on a mis au point une technique pour éclairer de grandes longueurs de galerie. TB 330 Vieille-mine
  14. Salut Jean-Pierre Tu sais bien que tu peux te servir dans mes doubles autant que tu veux.... 😉
  15. C'est une question qui a ma connaissance n'a pas été étudiée. Il est possible qu'une minéralisation arséniée existe localement en exsolution dans le minerai primaire. J'avais d'ailleurs identifié une arséniure de nickel (maucherite ou krutovite) dans la gangue des annabergites. Autre exemple : l'argent. J'ai eu en main des rapports d'exploitation annuels des années 80 qui mentionnait des tonnages d'argent conséquents (en centaines de tonnes ! - a relativiser quand-même, plomb et zinc étaient extraits en dizaine de milliers de tonnes). Or les minéraux d'argent exprimés sont rarissimes. Au vieux travaux, l'une d'entre nous (Cicipetta) a trouvé de l'argent natif dans le secteur Astérix - Elle m'a donné le vis-à-vis Argent natif - champ 2.15mm A la Sanguinède, il y a une zone avec de jolies tétraedrites parsemées de cristaux en baguettes aplaties. On a d'abord envisagé la cubanite (ça ressemble beaucoup à ce qu'on peut trouver à Ste-Marie-aux-mines) mais un DRX effectué par Nicolas Meisser a montré qu'il s'agissait de pyrite ! Ceci dit il avait indiqué que le diffractogramme différait un peu du diffracto idéal de la pyrite, laissant supposer une substitution du fer par autre chose (il avait suggéré une bravoïte - pyrite nickélifère). Pyrite sur tetraedrite - Champ 3.15mm - La Sanguinède. Lorsque j'ai eu accès au MEB, j'en ai analysé une : c'est une pyrite très nettement argentifère ! (ratio fe/Ag autour de 4) Antimoine et cuivre proviennent peut-être d'un fragment de tetraedrite resté collé au prélèvement - impossible à dire. Il y a aussi un peu de phosphore qui traine.... mais il peut avoir été rapporté par un produit de nettoyage. J'ai pour habitude de passer mes échantillons dans l'hexa-meta-phosphate de sodium pour virer les éventuels voiles d'argile. Pas vraiment utile aux malines, mais bon. Il faudra que j'analyse la tétraedrite à l'occasion. il s'agit peut-être d'argentotétraedrite ? Autre minéral argentifère trouvé à la Sanguinède Ag-Hg-S et sphalerite - champ 1.35mm J'ai fait 2 points d'analyse sur le prélèvement Pour le point 2 (surface noire) je n'ai trouvé principalement que du fer et du soufre (sulfure, sulfate, mélange des deux ? l'oxygène n'est pas dosé directement mais recalculé par le logiciel de déconvolution du spectromètre EDS, par "coup net ratio". son dosage est tout sauf fiable) avec tout un tas de "saloperies"... dont un peu d'argent Le cœur, par contre, est très intéressant : Argent, soufre et mercure ! Il n'y aurait que l'imitérite qui colle, mais la stoechio est très mauvaise... Ag/Ag/S ~= 4 / 1 / 4 pour 2 / 1 / 2 idéal (mais l'EDS n'est que semi-quantitatif et on a assez rarement des stoechios fiables). Je n'ai que cet échantillon, et il est déjà amputé de son cristal de gauche qui a été prélevé pour analyse. On va essayer de récupérer le prélèvement sur le scotch carbone pour faire un RX, mais auparavant, comme il est prévu que j'aie accès au RAMAN dans un futur plus ou moins proche, on verra déjà si il y a moyen d'affiner par cette méthode. En attendant, c'est le seul minéral contenant du mercure connu aux Malines.
  16. Secteur IDEFIX Une cavité karstique effondrée a été remplie de calamine. Nicolas Meisser l'avait analysée et avait dosé 35% de zinc (Communication personnelle Alain Martaud). Ces calamines étaient lardées de fissures horizontales : elles regorgeaient de mimétite. Le spot (aujourd'hui curé) a été découvert par M.A. le jour même où le Hors-série du règne minéral a été mis sous presse. Mimetite sur calamine - Champ 11mm Mimetite sur calamine - Champ 7,5mm Mimetite - Champ 3mm Smithsonite et mimetite - Champ 6mm Mimetite sur calamine - 70 x 45mm Mimetite sur calamine - Champ 7,5mm Il s'agit bien de mimetite et non de pyromorphite. Elles ont été analysées en EDS par Nicolas Meisser. Certaines aiguilles très fines atteignaient le centimètre (j'en ai, mais curieusement, pas photographiées... peut être parce que le bloc fait plusieurs kilos et est un peu trop grand pour mon banc photo). Certaines mimetites sont sceptres Mimetite et baryte - Champ 2,5mm Et les smithsonites aussi selon le même mode de formation (arrêt de croissance, dépôt d'un voile de limonite, et reprise de croissance sur les lacunes du dépot) Smithsonite - Champ 1.9mm Smithsonite - Champ 7mm Quelques mètres plus loin, une petite zone a donné des pièces sympathiques... Smithsonite sur hydrozincite - champ 43mm L'hydrozincite recouvre parfois des macles de cérusite, on croirait qu'elles sont recouvertes de neige ! Hydrozincite sur cérusite - Champ 11mm
  17. Je viens de regarder dans ma collection : J'ai quelque-chose de similaire provenant du même secteur, mais sur une gangue différente Il s'agit de boules cristallines de pyrite très fortement oxydées (pseudomorphose en goethite/limonite) sur baryte - Champ 23mm - Florence Ouest, taille 418
  18. La marcasite engluée de bitume vient aussi de là. Les Krausites, j'ai l'impression qu'elles m'attendent... A chaque fois il n'y a guère que moi qui en trouve. Allez, puisque vous trouvez ça beau, encore une pour la route. Krausite sur römérite - champ 10,5mm (le blanc c'est de la mélantérite deshydratée) Détail de la partie de droite Champ 5.5mm
  19. Dans l'absolu, il fait pas loin de 4km et traverse le secteur "Vieille mine" de part en part. Donc.... - Depuis l'embranchement de l'entrée Peyras, vers l'Ouest : Il se nomme 415W. Il recoupe le 406 (une simple recherche sur les plans XIX, qui a été prolongée et "promue" au rang de TB principal après la découverte de l'amas Jean. A son débouché, il y avait une gare de triage des wagonnets avec raccordement au plan incliné). Il dessert le secteur Georges puis a été prolongé après la recherche 200, là il se nomme 416 W. D'après ce qu'on m'a dit, il devait rejoindre en souterrain le secteur des cèdres pour éviter que les camions ne passent par les routes et par Montdardier (ils revenaient ensuite vers l'usine en traversant la Sanguinède). Ça aurait été abandonné car l'avancement a rencontré une zone ébouleuse et surtout "gazée" (là où il y a le fameux déficit en oxygène). - Vers l'est, c'est le 415E (logique) : Il passe en contrebas du secteur Pommègues (c'est son unique accès) avant de desservir les différents niveaux de Florence où il descend en colimaçon (que tout le monde adore remonter avec les sacs pleins). En bas de Florence, il rejoint une des 2 branches du TB 330 Vieille Mine, qui ressortait au bas du plan au niveau de l'usine. Au niveau de l'embranchement avec le 330 Vieille Mine, un autre grand roulage partait en direction du puits Nadir et du 330 Alby-Fontbonne. On a cherché en vain un passage vers ce secteur mais il y a trop d'effondrements (On a passé une grosse après-midi en waders avec par endroits de la boue à mi cuisse, dans un air pauvre en oxygène - genre 17-18% - en vain. Exténués et "brocouille").
  20. Dans une galerie des vieux travaux dont je tairai la localisation... (il y a à mon goût un peu trop de gens uniquement motivés par le coté pécuniaire qui arpentent les Malines, et comme on trouve là des raretés en pièces macro...) Avec les Rômérites (peut-être parmi les meilleurs spécimens mondiaux connus), Nicolas Meisser avait identifié la krausite, en cristaux jusqu'à 20 microns.... Nous l'avons depuis trouvée en cristaux de plusieurs millimètres. Krausite (lilas), magnésiocopiapite (jaune) et halotrichite (fibres blanches) sur römerite (brune) - Champ 5mm. Krausite sur römerite - Champ 9mm Krausite sur römerite, avec magnésiocopiapite - Champ 9mm Magnesiocopiapite cristallisée sur römerite - Champ 0,94mm Stalactite de cristaux de römerite - hauteur 16mm Cristaux de römerite - champ 2.7mm Cristaux de mélanterite et fibres d'halotrichite - hauteur 5.5mm Et une espèce qui n'avait pas été signalée : Coquimbite sur römerite - Champ 1.3mm Analysée en RX par Nicolas Meisser. On n'a longtemps eu que cet échantillon + son vis-à-vis détruit par l'analyse. Et ce jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'elle était abondante, tapissant la gangue... Mais elle est très discrète en cristaux souvent à l'aspect fondu, et incolores ce qui ne facilite pas sa détection. Coquimbite - collection et découverte "Cicipetta" - Champ 1,3mm J'ai analysé cet échantillon en MEB-EDS : Pièce entière donc j'ai fait une photo MEB. Avec le point d'analyse EDS
  21. En plus, est-il judicieux de faire faire des analyses (qui ont un coût certain) pour caractériser un échantillon dont on ignore la provenance ?
  22. "Pas de marcasite ou melnikovite aux Malines" C'est ce que nous avions écrit au chapitre minéralogie du hors-série du règne minéral. En effet, parmi toutes les analyses réalisées, aucune n'avait permis de détecter cette phase minérale et c'était à chaque fois la pyrite qui ressortait. (Je me souviens que 1frangin avait ensuite posté ici même une photo qui semblait bien contredire nos propos) Depuis, elle a été retrouvée à différents endroits. Elle est toujours très discrète, en microcristaux inférieurs au millimètre, voire au dixième de millimètre. Marcasite et aragonite - Champ 0.87mm - La Sanguinède (Elle a 15 ans, cette photo... faudrait que je la refasse !) Marcasite partiellement engluée de bitume - Champ 0.49mm - Florence (niveaux inférieurs) Octaèdres de pyrite sur marcasite - champ 0.55mm - vieux travaux, recherche 45. Marcasite sur dolomite - Champ 1.15mm - Vieux travaux, Recherche 202 (au niveau du "restaurant des beaux nichons") Pour cet échantillon Analysé EDS, un doute subsistait quant-à son identification (marcasite ou pyrrhotite ?). Michel Blondieau a donc réalisé un DRX. Le diffractogramme est très mauvais. Je cite : "Je n'ai pas réussi à obtenir une poudre homogène montrant toutes les orientations car étant lamellaires, les cristaux se sont mis à plat entre les lames de verre... (nota : pour broyer de petits cristaux on les écrase entre 2 lames de verre de microscope) Toutes les orientations cristallographiques n'ont donc pas été statistiquement soumises de manière égale au RX. Par contre, même si le diffracto n'est pas terrible et c'est normal, j'ai pu identifier qu'il s'agissait de marcasite et non de pyrrhotite" MISE EN GARDE CONCERNANT CE SECTEUR Situé tout au fond du travers banc Peyras (galerie 416 ouest), il se termine en cul de sac et il y a un gros déficit en oxygène à cet endroit. Des rubalises époque mine barrent le passage, et il y a un avertissement : "Danger - Eboulements, gaz" Le niveau de la nappe déficitaire en oxygène fluctue, il est parfois possible d'aller assez loin, parfois c'est totalement piégeux. Après ces rubalises, il y a une zone effondrée avec des cintrages. Une fois nous avons été stoppés des la fin de cette zone, avant même d'entamer la partie descendante. Dans mon sac le détecteur (Dräger Pac ext 2 - Oxygène + hydrocarbures) s'est mis à gueuler avant même que je ne le sorte ! Je ne m'y attendais pas aussi tôt dans la galerie : 17% d'oxygène ! J'ai posé le sac et avancé "léger" pour tester : 25m plus loin j'étais tombé à 10% d'oxygène et la respiration s'était bien accélérée. Sans l'oxygène-mètre, on se serait fait surprendre et on aurait été dans le caca... (ça descend bien.... remonter avec le sac sur le dos, c'est comme faire le K2 sans bouteille d'oxygène). Le fameux "restaurant des beaux nichons" Le "restaurant ..." c'est la recoupe 1130 Habituellement, on commence à avoir un déficit en oxygène au niveau de ce dernier, et il est pas trop prononcé.... 17, 18% au lieu de 20.9%. (mais c'est quand-même une sensation bizarre que de se sentir comme un peu essoufflé alors qu'on est allongé sur un ventube pour faire une sieste). La fois où ça nous a surpris, on avait tout juste passé le virage à la cote 419, avant la recoupe 1090. (Pour Amédé : j'ai les plans détaillés, mais j'ai promis à la personne qui me les a donnés de ne pas les diffuser.... désolé)
  23. Ressortons des sentiers battus. Avec la Ktenasite de la taille 373 de Florence, vieux travaux, de petits cristaux vert-olive à vert-brun en empilement de tablettes hexagonales. L'analyse EDS a indiqué un sulfate de zinc, et une analyse DRX effectuée par Michel Blondieau à Liège a indiqué qu'il s'agissait de namuwite Curieusement, les sulfates de zinc sont plutôt rares. En France, le plus abondant est la goslarite avec seulement 7 localités répertoriées sur mindat. Namuwite - Champ 4.0mm Autre bizarrerie découverte sur ces blocs. La forme en lancette laissait planer le doute, entre covellite et acanthite. L'analyse EDS a tranché et il s'agit bien de covellite. Covellite et ktenasite - champ 1.4mm Covellite - Champ 0.61mm Il s'agit de néoformation qui se sont développées dans la boite jousy, après récolte. Phénomènes de cémentation (oxydo-réduction) selon la loi de Schurmann
  24. Le contexte... on a quand-même un encaissant dolomitique, donc riche en calcium. L'aragonite n'est incongrue nulle part. Il y a un test simple : Prélever une boule et la déposer dans une goutte d'acide chlorhydrique dilué dans un verre de montre. Avec l'aragonite l'effervescence est vive même dans de l'acide dilué. Elle sera beaucoup moins forte avec de la smithsonite. Ensuite si on veut confirmer, une fois la dissolution totale, ajouter une goutte d'acide sulfurique (on peut en piquer quelques gouttes dans la batterie de sa voiture). En présence d'ions calcium, il va se former un précipité sous forme d'aiguilles transparentes de sulfate de calcium (du gypse). Tests à réaliser sous la binoculaire bien entendu. Lorsqu'on prélève, vérifier la cassure des boules : Si c'est fibreux, radié, le match est plié d'avance ! Généralement la smithsonite se présente en boules plus allongées (en "grain de riz") et on distingue des faces cristallines à la surface des boules. Smithsonite sur sphalérite - Champ 5,6mm - La Sanguinède Smithsonite et hydrozincite - Champ 8,7mm - Vieux travaux, secteur Fernand (zone des amas calaminaires exploités fin XIX°, début XX°)
  25. Donc au vieux travaux. Le local c'est la station Florence. Entre l'échelle et la station, il y a des galeries très hautes de plafond. C'est le secteur Florence, taille 418. Il y a beaucoup de sulfures dans ce secteur, généralement très frais d'ailleurs (Florence Est - Galerie 424 ouest - il faut passer le tas de remblai) mais c'est craignos. Clairement, clivages de galène. Par dessus sphalérite peut-être mais juste sur photo je ne serais pas affirmatif à 100%... En fait plus j'avance, plus j'apprends, plus j'analyse, et plus je ne suis sur de rien !
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