Oui, c'est une conséquence normale et constante lors de la rentrée atmosphérique.
Je pense que oui, l'aspect de certaines croûtes de fusion, typiquement dans des endroits creux ou au revers des orientées laisse peu de doute sur ce point.
Pas forcément, s'il y a contraste, c'est peut-être aussi la fusion qui a pu être plus ou moins récente lors de la chute (avec une zone nouvellement exposée à la fusion suite à fragmentation ou éclatement) et durer plus ou moins longtemps. Chez les chondrites ordinaires, la croûte n'est presque jamais homogène sur toute la surface d'un spécimen; sans parler des orientées où la face avant finit en forme de bouclier avec la matière fondue refoulée sur les côtés et sur les bords du revers , et la face arrière plus tourmentée, souvent avec des traces de bulles éclatées et une croûte de fusion bien plus épaisse que la face avant.
Vu que la température de surface est portée à des milliers de degrés, je doute que la composition chimique change grand'chose au comportement de la roche fondue.
Parmi les chondrites ordinaires souvent complètes, à étudier pour leur croûte de fusion très belle et très bien conservée, avec les structures liées au déplacement de la matière : les classiques Gao-Guenie (chute du 5 mars 1960 au Burkina-Faso, Ch. O. classée H5 avec clastes de pyroxène- probable diogénite).