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Volcans rouges sous estimés ?


Hanks
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Salut. Je pense que les volcans dit "rouge" sont sous estimé. Lors ce que j'étais en collége lors des cours sur la volcanologie, ça se résumait à Les volcans gris c'est les plus dangereux car ça fait des nuée ardente. Et On nous à même pas parlé des problème de gaze ou de Lahars. En collège lorsqu'on vous fait un cours sur les volcans on vous dit erruption hawaiene, Strombolienne, Vulcanienne et péléenne. On à pas parlé d'éruption pliniene.

Pour les volcan rouges, il sont résumé comme ça: C'est les moins dangereux, on peut courir devant une coulée de lave.

Or les volcans en Island sont classés rouges et l'éruption de 1783 a fait des morts. Je viens d'entendre parler du Nyiragongo au Congo qui aussi à fait des morts et qui est classé rouge.

Qu'est ce que vous en pensez?

Je sais pas si c'est pareil ailleurs mais je trouve que les cours de volcanologie au collège c'est du foutage de gueule.

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au collège on ne peut pas s'étendre sur tous les cas et il faut faire vite et simple. Voilà le problème. En principe les coulées , on a le temps de détaler, car ça ne coule pas si vite sauf exception notamment au Nyiragongo où je crois il y a eu du 60km/h sauf erreur de ma part mais c'est très rare. Par contre les gris explosifs ont de superbes surprises du type nuées ardentes ou lahars où là, il n'y a rien à faire, également avec les grosses explosions vulcaniennes ou pliniennes : mieux vaut ne pas être dans le secteur. Si tu te passionnes je te recommande un abonnement à la revue Eruptions

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Non, non ça n'est pas du foutage de gueule, mais ça n'est pas un cours de volcanologie détaillée. Je n'ai pas le programme détaillé en tête mais globalement, c'est "ça coule ou ça pète" et il faut bien reconnaître que c'est un peu le cas. Le but est avant tout d'introduire la tectonique des plaques. Volcans rouges, volcans gris, Hawaien, Péléen, c'est plus au grè de chacun. Je ne suis pas du tout sur que les termes soient dans les programmes.

Par contre, on définit simplement la notion de risque naturel: probabilité de survenue d'un événement, population atteinte, activités humaines perturbées et conséquences. En gros, une éruption katmaïenne en Alaska (et c'est du lourd!!) est moins risquée qu'un effusif sur l'Etna. Un séisme de 7 à LOs Angeles (avec constructions parasismiques) est moins destructeur qu'un 5 au Caire, par contre il est beaucoup plus probable.

Rien à faire, si un volcan effusif n'est pas anodin, il est beaucoup moins dangereux qu'un explosif. Le cas de l'Islande est particulier, il s'agit de la plus grande éruption historique si je me souviens bien, et ça n'est pas la lave qui a tué, mais les gaz et leurs conséquences (plus d'animaux, végétation perturbée donc famine massive). C'est un modèle assez sympathique d'une petite éruption de type "trapp".Pour le Niragongo, c'est la vidange brutal d'un lac de lave très fluide qui rend ces épisodes aussi dangereux (toujours si je me souviens bien) en plus dans une zone assez peuplée. Le même à l'ERta Ale ou à l'Erebus, ça ferait une éruption spectaculaire et sympa (il n'y a pas grand monde)

Ce que j'expliquais vite fait à mes élèves, toujours passionnés par les volcans, c'est qu'il y a plein d'intermédiaires et de cas particuliers, sinon il n'y aurait pas besoin de volcanologues. Mais que globalement, on a des volcans à lave fluide (je n'aime pas le terme de volcans rouges (le basalte est noir refroidi) plutôt peu dangereux et des volcans à lave visqueuse (pareil, ils sont gris, mais si fait une photo de dôme actif la nuit, les fissures, elles sont rouges !) et ceux là sont explosifs et beaucoup plus destructeurs. Les laves fluides, c'est plutôt points chauds, dorsales et rift continental (pas au collège) et les laves visqueuses c'est plutôt zones de subduction.

Voilà, tu sais, on est forcément obligé de simplifier pour que les loulous conservent quelques bases, je n'oublie jamais qu'en plus des SVT, ils ont: les maths, le français, la LV1, la LV2, la Physique Chimie, la musique, l'art plastique, la technologie, (je passe l'EPS, c'est hypersérieux mais il n'y a pas trop de leçons à apprendre)

Cordialement, Serge

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Et puis c'est peut-être aussi à l'élève de s'émanciper un peu en approfondissant par lui même à partir des éléments qu'il aura eu en classe ?

Il y a une multitude d'outils efficaces et GRATUITS, ce qui n'est pas le cas des magazines, en ligne de manière moderne, et à la bibliothèque de manière un peu plus traditionnelle.

Libre à lui de développer sa culture comme bon lui semble en fonction de ses passions ou intérets particuliers hors du cadre mercantile.

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Bonjour à tous ,

Je pense que l'eruption de 1783 fut celle du laki.

j'interviens juste pour une petite annectode le concernant :

le volume de cendres et de gaz emis fut à l'origine d'un "petit age glaciaire".

durant ce temps , les recoltes furent mauvaises pendant une dizaine d'années , entrainant une hausse du prix

des denrées alimentaires de base ce qui eu pour conséquence un fort mecontentement populaire en europe et plus particulierement en france.

Ce n'est pas pour rien que le laki est aussi appelé le volcan de la Revolution française puisqu'il en est la cause principale.

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salut

suite au quelque travaux en volcano en L1, le problème n'est pas tellement les aléas volcaniques: coulée de lave , nuée ardente, gaz, panache......mais surtout l'interaction des ces aléas avec les populations a proxomité que nous appelons risque volcanique.

un exemple : si un volcan explosif envoie des coulées pyroclastiques , des panaches.....dans un desert au chili ou il y a 2 à 3 migales au km carré, les risques est faible malgrés la puissance de l'explosion.

en revanche si on prend le cas du nyragongo( désolé pour l'orthographe), le volcan est clairement effusif mais il y a la ville de goma juste a coté et je croie qu'a la fin des années 70, il a cramé plus de 1000 personnes et pourtant ce n'est qu'un volcan effusif.

le risque est trés important .

le critère à prendre en compte n'est pas l'aléa volcanique mais le risque volcanique pour determiner la dangerosité d'un volcan.

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Guest Rémi BORNET

:grand sourire:

Il est impossible au niveau collège ou lycée de comprendre tous les phénomènes volcaniques, c'est pour cela que tous est simplifié afin de donner une compréhension globale de certains phénomènes aux élèves. Ce qui est enseigné est souvent "faux et incomplet" mais découle généralement du cheminement logique des réflexions développées par le passé et qui ont emmené aux fils des années aux théories actuelles.

Même dans le cadre de la recherche aujourd'hui, il est souvent fait des approximations sur les modèles afin de simplifier les équations qui régissent les phénomènes et de les rendre résolvables, on sait très bien que le modèle n'est pas réprésentatif, mais dans un moindre mal, et cela peut venir du simple fait de tenir en compte que d'une seule direction, dans un processus de diffusion par exemple...

En fait il faut être conscient que la Vérité n'existe pas, et que personne ne l'atteindra jamais, on tendra à s'en approcher c'est tout.

@+ :coucou!:

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  • 4 months later...

Bonjour.

Dans l'associaiton Volcan Terre d'Eveil pour laquelle je travail (d'où mon pseudo volterev), dont le métier est justement la pédagogie dans les sciences de la Terre, je me suis longtemps battu contre ce classement qui m'est apparu avec l'expérience comme contre-pédagogique.

La notion de volcan rouge et volcan grise soulève plus de questions qu'elle ne permet de donner de réponses. En ce sens, cette notion est dépassée et non pédagogique. A l'école on pourrait par exemple présenter le volcanisme par les phénomènes: la fontaine de lave, la coulée , la nuée ardente, la coulée de boue et expliquer comment ça marche. Puis ensuite parler des principales formes des volcans (le stratovolcan, le volcan-bouclier, les monogéniques, etc.) en évitant les choses un peu complexes (caldera...) si le temps manque. Puis faire le lien entre les deux: un volcan est formé par la succession des divers phénomènes. Et en fonction de la manière dont ils s'enchaînent ils construisent les différentes formes de volcans.

Actuellement on pose un constat qui (je il me semble) bloque la compréhension du volcanisme dans sa globalité: il existe les volcans rouges et les volcans gris.

"Volcan rouge-gris" c'est inapplicable en réalité. Dire que le Mont St Helens est un volcan gris est difficile a argumenter dans le sens où il a connu, et connaîtra, des phases d'activité effusive bcp plus calmes que l'éruption de 1980 qui relève de l'exception par sa violence. L'éruption de 2004-2007 était-elle effusive (rouge) ou explosive (grise)?

C'est la même chose pour le piton de la Fournaise et le Kilauea: que dire de l'éruption de 1924 de ce dernier, ou des dépôts de tuff au piton de la fournaise?

Je suis d'avis qu'il faut laisser tomber les notions de "volcan rouge" et "volcans gris". Et puisqu'il faut en effet simplifier les choses, je parle pour ma part "d'éruption rouge" et d'"éruption grise" dans lesquels se classent plutôt bien les phénomènes volcaniques (éruption rouges: phénomènes relativement peu dangereux: fontaine et coulée de lave) éruptions grises (panaches de cendres, nuées ardentes, coulées de boue). On peut aussi, du coup, justifier la présence d'exceptions comme les dépôts de cendres au piton, la formation de panaches de cendres au kilauea (1924), la présence de coulées sur le Fuego (Guatemala) qui a pourtant produit d'importantes coulées pyroclastiques en 1974....

Sur un volcan, chaque éruption peut être différente de la précédente: une rouge (magmas fluides) peut précéder une grise et inversement.

Voilà qui redonne, je pense, une image certes simplifiée du volcanisme, mais plus proche de la réalité (cf la dernière phrase de l'intervention de Remi Bornet)

Voilà mon humble (mais construit sur l'expérience) avis sur la question.

Bonne journée à vous.

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