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Jean Baptiste DELORT

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Tout ce qui a été posté par Jean Baptiste DELORT

  1. je ne vois pas bien à quel endroit le lien traite de la cinétique de formation des cristaux naturels ?
  2. En voilà un bon sujet ! C'est justement le genre de question que je me posai il y a quelques temps. Le domaine de cinétique de cristallisation des cristaux paraît sous-étudié... mais sachant qu'on se sert de cristaux synthétiques industriellement, il faut bien qu'il y ait eu des travaux sur leur vitesse de croissance (ensuite, il faut voir jusqu'à quel point c'est analogue dans la nature). Il y a peu, j'ai trouvé un site qui proposait des graphes (concernant thermodynamique et cinétique du quartz). De mémoire, les quartz synthétiques prennent quelques millimètres en quelques jours (ou quelques centimètres en quelques semaines)... Si je retrouve le site, j'indiquerai l'adresse !
  3. Un petit commentaire concernant l'originalité "relative" du site à géodes de quartz de Doazit : en Haute-Garonne, il existe une multitude de sites sur lesquels on peut trouver les mêmes types de géodes (ou formations siliceuses) qu'à Doazit. Ces sites sont très peu connus à l'échelle nationale car ils ne permettent pas de trouver des pièces de la qualité de celles de Doazit ; en fait, si on casse ces agrégats de quartz de quelques centimètres, on ne peut s'attendre qu'à des géodes de quelques millimètres la plupart du temps... ce qui est très décevant pour le minéralogiste. En ce qui concerne le contexte géologique (pour les sites que je connais), il est sédimentaire, et la matrice est un calcaire d'âge maastrichtien. D'ailleurs, le règne minéral N° 89 présente des formations siliceuses de type calcédoine qui sont comparées sur un plan humoristique à des larmes de dinosaures en toute fin d'extinction !!! Pour anecdote, j'en ai trouvé une qui contient un agrégat bleuté d'environ 1cm que j'ai pris pour de la calcite mais qui pourrait bel et bien être de la célestite (déjà rencontrée en Haute-Garonne). (ne me demandez pas de photos, je n'ai pas encore le matériel !) De plus, pour aller dans le sens de la plausibilité de la trouvaille de Flyadams2000, j'ai déjà trouvé de petites géodes d'améthyste (très claire), dans le piémont pyrénéen, en Haute-garonne également, sur des zones très légèrement valonnées et loin de tout contexte magmatique.
  4. "Merci beaucoup pour ton explication ! De toute façon, si j'en prélève, ça ne sera que quelques grammes..." Très bonne initiative !!
  5. En fait, il est possible de prévoir "a priori" la propriété de radioactivité d'un élément en s'intéressant à ses masses atomique et molaire ; si sa masse molaire est supérieure au double de sa masse atomique, statistiquement, l'élément est radioactif (on dit alors qu'il est "instable", ou bien qu'il va se "désintégrer") ; c'est le cas de l'iridium. Sur le site de Bidart (et sur l'ensemble de la planète d'ailleurs), étant donné que la quantité d'élément iridium est négligeable, il ne doit pas y avoir de quoi "fouetter un chat" relativement à une potentielle dangerosité liée à la radioactivité ; par contre, il faut savoir que ce métalloïde est toxique et qu'il faut éviter de s'en mettre sur les yeux. Mais, d'un point de vue éthique n'est-il pas préférable de ne pas toucher à cette couche ? Personnellement, j'ai souvent eu l'occasion d'observer cette discordance (maastrichtien-danien) ; sachant que le site est quasi-unique en France, il semble rationnel de l'approcher avec le plus grand respect possible et de le laisser étudier à la communauté scientifique (même si la nature se charge de le faire disparaître : lorsque l'eau de mer gagne du terrain sur l'estran, les vagues "lèchent" les rochers de calcaire en dissolution)
  6. ... c'est vrai, ça change des photos de type "amateur" !
  7. Bonjour simon64, merci beaucoup pour la photo. C'est la première fluorite bleue que je vois des Pyrénées françaises. Je trouve la pièce très intéressante d'un point de vue minéralogique. Malheureusement, comme tu le dis toi-même, on ne la voit pas bien, mais on la voit cependant suffisamment pour se rendre compte que c'est une jolie pièce. Bravo et encore merci, Jean Baptiste.
  8. ceci me fait penser à une fluorine sur quartz des Pyrénées (d'une collection privée). Pourrait-on voir des photos ?
  9. les cristaux présentent des similitudes avec ceux d'une phillipsite de mindat (http://www.mindat.org/photo-361826.html)
  10. ... ces quartz me rappellent quelque chose...
  11. Calcite très probablement (voir les tests d'identification de 1frangin -entre autre avec acide chlorhydrique-)
  12. Personnellement, j'utilise souvent un objet pointu plus ou moins aiguisé de type aiguille ou pointe. Afin de ne pas se faire mal à la main (à force de gratter sur le fossile), il est agréable de munir l'outil d'un petit manche (en bois par exemple)
  13. Caterpillar a raison... c'est un pro ! (prendre aussi la précaution de bien neutraliser la potasse à l'eau. Lors de la neutralisation au vinaigre blanc, qui est de l'acide éthanoïque, éviter d' immerger la pièce trop longtemps sinon cela produit le même effet qu'avec l'acide chlorhydrique : la pièce est attaquée)
  14. Bonsoir, Au risque de jouer le rabat-joie, je voudrais quand même dire que la technique de nettoyage des échinoïdes à l'acide chlorhydrique est à proscrire dans 99% des cas, car leur test est criblé de tubercules, information morphologique scientifiquement nécessaire qui s'estompe au traitement. Si le nettoyage (compliqué) à l'hydroxyde de potassium ne fonctionne pas c'est que : 1. la concentration du produit n'est pas assez élevée 2. la gangue ne contient pas la bonne proportion d'argile. Dans le second cas je ne vois pas d'autre solution qu'un nettoyage mécanique puis l'utilisation d'acide formique (je ne l'ai jamais employé) ou une finition à l'acide chlorhydrique... mais juste une finition !
  15. Bonjour JML31, Je viens de voir ces phtos de Betchat... Pas facile du tout d'avoir une telle qualité de photo avec ces espèces (en particulier, on voit bien l'intérieur brun brillant des dravites). Tu aurais pu aussi les mettre dans le sujet "minéraux contenus dans le gypse" de façon à faire remonter le post qui a l'air "mort" (!) Sinon, se verra-t-on à Millau ?
  16. Bonjour Caterpillar ! Oui, je suis dans le coin (et l'année prochaine pas très loin non plus !) Il faut qu'on se voie !
  17. Bonjour fossilia, Personnellement, je connais surtout les sites à échinoïdes au sud de la ligne Mont-de-Marsan/Toulouse. J'ai déjà trouvé de rares crinoïdes près de Dax, à Biarritz (haut lieu de la paléontologie française) et un près de Bayonne. Sinon, Dans les Landes, il y a des fossiles de façon certaine. Le site le plus proche d'Agen devrait se trouver à 1h40 (coquillages) ; il y a aussi une multitude d'autres sites plus éloignés qui peuvent ou pas poser des problèmes d'exploitation : souvent, il faut creuser ! En ce qui concerne le site de Biarritz (à 3h de route d' Agen), il y a de nombreuses années que je l'arpente. La recherche de fossiles est compliquée car les falaises sont protégées... mais il y a des astuces pour trouver des pièces (qui sont d'ailleurs des fossiles de références pour la paléontologie nationale). D'autre part, il y a aussi la région des Petites Pyrénées (région vallonnée au sud de Toulouse, à 1h40 d'Agen) qui livre des fossiles classiques lorsqu'on va aux bons endroits et qui parfois, peut surprendre par l'originalité de ceux-ci (c'est ma région). Si tu veux avoir des renseignements plus précis, n'hésites pas à les demander !
  18. ... merci ! 5 cm, c'est quand même conséquent !
  19. Très jolies pièces ! Pourrait-on avoir la taille exacte des cristaux ?
  20. Ces habitus sont ceux de l'hématite autrefois appelée oligiste. On trouve les mêmes en grande quantité sur les haldes d'une ancienne mine ariégeoise peu éloignée de Luzenac. (Pour mémoire, l'hematite a une trace rouge sur de la céramique non émaillée).
  21. Merci Frédéric pour le commentaire ! Je suis en train de bosser mais je ne peux pas m'empêcher de jeter un oeil sur le géoforum ! (Je ferai remarquer qu'il n'y a aucune des pyrites que je possède. Il y a plusieurs raisons à cela : d'une part, Patrick a réussi (sur trente ans d'exploitation) à avoir les différents faciès de pyrite de qualité et d'autre part certaines des miennes n'étaient pas encore néttoyées lors de la venue du Règne Minéral (peut-être que deux d'entre elles auraient mérité d'y être mais quoi qu'il en soit cela n'aurait pas fondamentalement changé l'article !))
  22. Chers amis que pensez-vous de l'article sur les minéraux du gypse de Betchat (nouvel article du Règne minéral N° 89) ? N'hésitez pas à donner vos impressions (originalité, analogie, manque, remarque...)
  23. Les espèces de cette liste sont typiquement biarrotes. Au XIXème, face à la diversité et à l'abondance des espèces, Biarritz fut un terrain de jeux de choix pour les échinophiles. Aujourd'hui, il est très difficile de rivaliser avec le matériel de nos prédécesseurs car les faciès ont changé (à cause de l'érosion) et il est hardi de prétendre récolter les espèces trouvées jadis parce qu' il est interdit de prélever quoi que ce soit en "pleine ville" ! Il ne faut cependant pas perdre de vue que les échinoïdes les plus représentatifs sont : -Eupatagus ornatus (le plus commun visible au Rocher de la Vierge) -Parmulechinus subtetragonus (Autrefois nommée Scutella subtetragona, elle aussi présente au Rocher de la Vierge) -Schizaster vicinalis. Les échinoïdes comme Coelopleurus, Psammechinus ou Porosoma sont très rares. La fiche de koolroc présente certainement une coquille. Le lieu dit pour Duperiera mrazeci (échinoïde intéressant au niveau mondial) n'est pas la Goupière mais la Gourèpe (près de la plage Milady au sud de la Côte des Basques) J'espère que ces information t'auront aidé, Jean Baptiste.
  24. "je ne connais qu'un seul mot d'espagnol : arrivederci, et en plus je ne suis même pas certain que c'est de l'espagnol " cela veut dire au revoir en Italien !
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