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  1. Pour répondre à une autre des questions posées: oui un chapelet de petits gisements de bauxite ont été exploités en Ariège au 20ème siècle, entre Lavelanet à l'Est et Saint-Girons à l'Ouest, dans la couverture sédimentaire du massif de l'Arize, entre les calcaires dolomitiques du Kimméridgien (Jurassique supérieur) et L'Urgonien (Crétacé inférieur). Voir sur la plate-forme "Persée" l'article dont je reproduis le résumé plus bas. Il y avait des alumineries à Tarascon sur Ariège (Sabart / production entre 1929 et 1984) et à Auzat (production entre 1907 et 2003). Les usines étaient déportées vers les hautes montagnes pour profiter de l'hydroélectricité abondante. Elles ont fonctionné au moins au début avec de la bauxite locale, puis de moins en moins avec le temps. A l'époque il y avait une voie ferrée entre Tarascon et Auzat. Les échantillons que vous avez prélevés correspondent certainement au mur du gisement (la base), plus riche en hydroxydes de fer et moins riche en hydroxydes d'aluminium. Car les gisements de ce secteur présentaient comme trait commun un appauvrissement en aluminium et un enrichissement en fer, en allant du toit vers le mur : bauxite blanche en haut (avec Boehmite prédominante et peu de fer), bauxite rouge au milieu (avec Diaspore prédominant, Hématite et Kaolinite), argilite kaolinique et hématitique à la base. Les bauxites intéressantes pour l'industrie de l'aluminium ont probablement été enlevées, et l'exploitation s'est arrêtée dans les niveaux trop riches en fer et trop pauvres en aluminium.
  2. Bonjour La bauxite, c’est l’ensemble. Les sphèrules brun-rougeâtre sont des "pisolites" constituées majoritairement d’hydroxydes de fer. La bauxite est une roche qui résulte de l’altération de roches contenant des aluminosilicates. Elle se forme de préférence sous un climat tropical. Elle est constituée d’hydroxydes d’aluminium, de fer et d’autres métaux, mélangés à des minéraux argileux et à de la silice. C’est le principal minerai pour l’aluminium, mais aussi (c’est moins connu) pour le gallium. En fait les pisolites sont la partie la moins intéressante de la roche pour l’industrie de l’aluminium, parce qu’elles concentrent les oxydes de fer. Ce sont les parties les plus claires qui sont les plus riches en aluminium. Au cours du processus de raffinage de la bauxite, les oxydes de fer, les argiles et la silice doivent être éliminés (produisant les fameuses "boues rouges"). La teneur en gallium des bauxites tourne autour de 50ppm (pour fixer les idées). La séparation du gallium de l’aluminium complique le processus industriel; aussi la majorité des installations de production d’aluminium ne l’effectuent-elles pas. La production du gallium très pur nécessaire à l’industrie des semi-conducteurs (moins de 0,1ppm d’impuretés, voire moins de 0,001ppm selon les utilisations) est encore plus difficile. La production annuelle mondiale de gallium ultra-raffiné est de l’ordre de 200 tonnes, dont environ un tiers issu du recyclage. Concernant la production primaire (gallium non raffiné pur à 99,99%), environ les trois quarts des capacités de production sont en Chine. Les chiffres de production sont à considérer comme indicatifs parce que relevant en partie du secret industriel, différents selon les sources (voire incohérents dans une même source) et en constante évolution avec le temps.
  3. Très beau. Les cloches ont été sympa en Lozère...
  4. Pas d'âme dans les empilements de grenats de ce spécimen. Mais voici un autre spécimen, provenant également de Bellecombe, avec un faciès de grenat allongé présentant en effet une âme bien visible. La matrice est un enchevêtrement chaotique de tronçons de cristaux de Vésuvianite, recristallisés sur cassure, avec un peu de Clinochlore. Le "pont" de Diopside, qui relie la base du cristal allongé de Grossulaire à un gros cristal de Vésuvianite, présente également une âme assez nette. 12mm pour le cristal de Grossulaire allongé.
  5. A Bellecombe je ne sais pas. En revanche, dans la carrière de Belvidere Mountain dans le Vermont, il y a des groupes de cristaux de Grossulaire d'allure allongée, qui sont réputés être des pseudomorphoses après Epidote-Clinozoïsite. La forme originelle du cristal d'Epidote est le plus souvent indiscernable, les cristaux de grenat étant trop gros pour mimer finement cette forme.
  6. Retour sur les rödingites italiennes pour remonter ce sujet, qui a dépassé récemment le million de vues. Spécialement dédicacé aux "collègues" qui le font vivre ces dernières années : grenat66, grenadof, Aldebaran66, Bob74, alex.tre (entre autres). Et un petit coucou au passage à Alain Abreal. Hessonite, Vésuvianite et Diopside provenant de Bellecombe (Châtillon, VAL D'AOSTE). Le Grossulaire présente le faciès "pénitent rouge", qui est une spécialité des rödingites italiennes et notamment de cette localité. Tout petit : 15mm pour le cristal de Vésuvianite.
  7. Comme l'ont écrit Orlean et greg la veine, l'habitus cristallin n'est pas un critère sûr pour discriminer entre Epidote et Clinozoïsite : l'Epidote peut présenter un faciès aciculaire, et la Clinozoïsite peut se présenter en cristaux raisonnablement trapus. La couleur non plus, même si la Clinozoïsite est souvent plus claire et moins verte que l'Epidote. De toute manière il s'agit d'une série isomorphique, et beaucoup de spécimens (peut-être une majorité), sont des termes relativement éloignés des pôles de la série. En l'absence d'analyse, il faudrait s'astreindre à écrire "Epidote-Clinozoïsite", mais c'est long et lourd, il faut parfois batailler pour trouver le tréma... et donc on écrit Epidote par commodité.
  8. Belle lame mince, très didactique, et qui immanquablement me fait penser à Jean Lurçat. Cependant, à ma connaissance, ce dernier n'a eu aucune interaction avec la Géologie et la Minéralogie, dans son enfance ou dans sa brève formation universitaire, ni plus tard !
  9. Merci pour cette réponse. Alors j’en profite pour continuer mes questionnements. Comment expliquer l’arrêt de la phase Epidote, qui laisse le champ à la Calcite, après peut-être un intermède siliceux ou zéolitique (petits cristaux bien blancs intercalés localement entre Epidote et Calcite, bien visibles sur la dernière photo) ? Peut-on supposer que l’Epidote s’est formée alors que la coulée de lave était encore chaude, avec une eau de percolation encore capable de solubiliser suffisamment de silice et d’alumine, et que la Calcite a cristallisé à température ambiante ?
  10. Jolies trouvailles, surtout la vacuole tapissée d’Epidote et ultérieurement scellée par la Calcite. Intéressante la différence de comportement entre l’Epidote, qui présente une cristallisation fibroradiée avec d’innombrables individus, ayant tous des réseaux cristallins différents, et la Calcite qui visiblement a développé un seul et même réseau pour la totalité du remplissage. Pas évident à expliquer.
  11. Bonjour En effet : serpentinite. Il est possible que ces pierres retiennent un petit aimant par endroits (les serpentinites contiennent souvent de la Magnétite en inclusion).
  12. Bonjour Marco Les zéolites d'Inde proviennent quasiment toutes des "Trapps du Dekkan", gigantesque empilement de coulées basaltiques dont l'épaisseur peut dépasser 2500m, et qui forme un plateau couvrant environ un demi-million de kilomètres carrés dans le centre ouest du pays. Les zéolites ont cristallisé secondairement dans les cavités des basaltes (fissures, vacuoles). Les trapps se prêtent bien à diverses utilisations en tant que matériaux de Génie-Civil, et de ce fait de nombreuses carrières y ont été ouvertes. Par ailleurs, des découvertes se font également lors du percement de tunnels ou autres excavations souterraines. Il en résulte qu'un très grand nombre de provenances sont possibles dans l'absolu, essentiellement situées dans l'état du Maharashtra. Mais en pratique deux provenances principales sont impliquées actuellement dans le commerce international des minéraux : les secteurs de Pune et Jalgaon. Sachant que les carrières situées dans le secteur de Kandivali près de Mumbai (dont la fameuse "Malad quarry") sont désormais improductives, car gagnées par l'urbanisation.
  13. Bonjour Cette pierre résulte de l’altération d’une roche composite comportant des parties tendres ou solubles, cloisonnées par des filonnets plus durs ou moins solubles : possible brèche de faille, ou fragment de cargneule, par exemple.
  14. Sur Mindat, les spécimens de Peyrebrune associant Galène et Sidérite sont en cristaux millimétriques, voire micro. Mais, parmi les photos publiées par Amede sur l'exposition du salon "Geologix" de Chatel Guyon, on voit un spécimen de Peyrebrune avec des cristaux centimétriques.
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