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Rhyolite ignimbritique ou autre?


jjnom
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Exact super exposé de Jjnom

 

Pour la conclusion ça merite d'aller voir sur place prendre les divers facies et trouver les plus proches

 

non pas convaincu pour affirmer rhyolite sensu stricto :

- nature du liant

- geometrie des clastes, (ou xenolithes mal visibles) origine, nature

- contexte regional du Permien

- grains isolés non jointifs dont certains subspherique

- histoire geologique des graben avec forte chance d'avoir du volcano sed aquatique

- pas d'equivalent trouvé dans les bibliotheques d'image avec liant rouge, sauf facies ferrique qui ressemble fort à un paleosol, un grand classique qu'on retrouve dans nos sujets islandais par ex.

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Comme disait Laspalés: "Tout est possible, tout est réalisable".

Si on prend un angle de vue ignimbrite + eau, il serait bien:

1) de retrouver des preuves de cette origine ignimbritique. Ci-dessous quelques photos de lames d'ignimbrite.

2) de pouvoir s'appuyer sur des preuves d'un phénomène sédimentaire.

3) que les 2 phénomènes ci-dessus rendent compte des caractéristiques de la lame décrite ci-avant.

Je veux bien qu'on fasse part de doutes mais c'est peu nourrissant.

Next, renseigne toi bien (web, tes connaissances locales, ..) après ton retour en France et on reparle plus tard sur la base d'un schéma cohérent. 

 

Ignimbrite Crevola.jpg

Ignimbrite 2.jpg

Ignimbrite 3.jpg

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Ok jjnom, jef06: sincerement je serai le premier à applaudir quand vous aurez demontré votre rhyolite ignimbritique, mais pour l'instant la texture des grains anguleux ben sorry mais moi je vois toujours un grès volcano-sedimentaire avec une matrice de grains anguleux.

debrouillez vous pour imager le liant de ces grains et démontrer que ce n'est pas une argile permienne rougeatre !

 

aucune ignimbrite ne ressemble a votre caillou, ni en macro, ni en lame (vos propres ex). En plus j'ai marché dessus pendant 3 jours sur les terrasses d'un hotel de Puerto Vallarta. Allez voir dans la collection ci-dessous les rhyolites (ouf c'est du microlithique). Allez au Mont Vinaigre échantillonner.

 

Enfin cette lame et les autres, l'idéal serait de pouvoir mettre un encadré sur la cassure du galet afin d'y reconnaitre les gros quartz, les xenolites (que je vois toujours sur la lame comme des éléments de roches microlithiques et non pas tous des F altérés). L'idéal serait donc d'améliorer la définition et de montrer le relief, d'autres angles et la lumiere naturelle.

 

Des vraies rhyolites avec des breches volcaniques et cinerites qui en fait pourraient faire l'affaire à titre de comparaison, sauf qu'il n'y en a aucune qui a une teinte comparable :

 

3518163894_5f315b095a_b.jpg
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@Next

Tu dis vrai rhyolite et tu ne montres que des tufs et des brèches volcaniques.

Un Petit tour au Mont Vinaîgre.

Pour la carte géologique et la notice je renvoie au site infoterre et aux liens plus haut de géologie randonneur.

Un extrait de la carte géologique.carte geol.JPG

paysage 1 b.JPG

La rhyolite ignimbritique A5, affleurement et cassure fraîche.

Aff rhyolite A5 b.jpg

Rhyo A5 b.jpg

La rhyolite ignimbitique A7

Aff-Rhyo-A7 b.jpg

Un affleurement, à proximité de la maison forestière.

Une série de photo de la rhyolite A7 en montant vers le sommet du Mont Vinaîgre.

Rhyo A7 1 b.jpgRhyo A7 2 b.jpg

1                                                                                                                                     2

Rhyo A7 3b.jpgRhyo A7 4b.jpg

3                                                                                                                               4

Rhyo A7 5 bis.jpgcalcedoine b.jpg

5                                                                                                                                   6 Une minéralisation de calcédoine sur un plan de faille

La rhyolite A7 dans le paysage.

paysage 3.jpgpaysage 2.jpg

 

Au vue de ces exemples de la rhyolite ignimbritique A7, photographiée sur l'affleurement, on voit que l'argument des éléments anguleux ne tient pas.

Je montrerai plus tard les brèches volcaniques et pyromérides qui arment le sommet du Mont vinaîgre. 

 

 

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C’est juste du déni systématique.

Au début, l’observation macro ne voulait rien dire. Fallait faire des lames. On a fait les lames. Maintenant faut investiguer le verre. L’étape d’après c’est quoi ? La molécule ?

Tu ne lis pas ce qu’on t’a écrit : J’ai dit qu’au niveau microscopique, dans cette lame, on ne voyait pas de trace évidente d’une texture vitroclastique qui pourrait lui attribuer l’adjectif ignimbritique. J’en reste donc au seul nom de rhyolite à biotite. Il y a cependant, au niveau macro,  des cristaux de feldspaths qui font penser à des individus fragmentés.

Les dernières photos (d’ignimbrites) ont été publiées pour que tu puisses en retrouver la trace dans la lame dans l’hypothèse d’un volcanisme explosif (rhyolitique) qui aurait pu générer du volcano-sédimentaire.

A présent tu peux aussi (en plus des photos de JF) parcourir les nombreux sites qui présentent des vues macros de rhyolites A5 et A7 permiennes de l’Esterel. Ce qu’on appelle les rhyolites amarantes. Si tu n’y vois pas une forte ressemblance, ce n’est pas la peine de continuer la discussion.

Sur une photo micro un fedspath éteint et corrodé te fait penser à un claste et tu t’appuies là dessus pour émettre un doute sur l’ensemble de la roche.  Faut aussi prendre en compte les autres éléments et ne pas les occulter comme si de rien n’était.

Tes autres photos de rhyolites ne démontrent rien. Ces laves  sont beaucoup plus récentes et pas de la même région. Les rhyolites sont  des laves d’aspect extrêmement variable selon le refroidissement. Tu peux donc aller du verre à des allures microgrenues. Et selon leur âge également.

Je cite, à nouveau, Jung dans son précis de pétrographie.

Structures de dévitrification par vieillissement.

« Les verres naturels se dévitrifient aussi de façon spontanée, par simple vieillissement, au cours des temps géologiques. La matière vitreuse est remplacée, en ce cas, par un agrégat crypto-cristallin de quartz et de feldpath, généralement coloré en rouge par de l’hématite ou en vert par de la chlorite. Pour cette raison, les laves anciennes, examinées à l’œil nu, ont un aspect très différent des laves récentes. On dit que ces laves ont acquis le faciès paléo-volcanique. »

Donc, l’argument de la couleur de « vraies rhyolites » fraiches  moi-pliocènes avec celle d’une rhyolite permienne altérée n’a pas lieu d’exister.

Enfin, avant que d’engager des frais supplémentaires, je serais intéressé que tu puisses nous montrer un tuf rhyolitique rouge, de préférence permien et provençal, à feldspath automorphes et quartz corrodés en continuité avec la matrice.

Dans cette attente.

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Poursuivons la montée vers le sommet.

Brèches V aff 1.jpgLa brèche volcanique sur la rhyolite ignimbritique A7

Brèches V aff 2.jpgBrèches V aff 3.jpg

Des niveaux de cendres au dessus de la brèche

Brèches V aff 4.jpgLes brèches volcaniques dans la pente.

Brèches V aff 5.jpgLes brèches volcaniques sous la tour de vigie.

Brèches V aff 6.jpgBrèches V aff 8.jpg

Brèches V aff 7.jpg trois autres vues des brèches volcaniques visibles au sommet .

Passons aux photos de détails, on y trouve des blocs de rhyolite A7

Brèches V det 3.jpgBrèches V det 2.jpg

Brèches V det 5.jpgBrèches V det 4.jpg

Et des blocs de pyromérides A11.Brèches V det 6.jpg

Après une pause, en dégustant des arbouses, on passera aux pyromèrides.

Arbouse.jpg

 

 

 

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En dépassant le sommet vers l'Est, on trouve la pyroméride.

Pyro Aff 1.jpg

Les photos suivantes montrent la pyroméride du point d'émission (fluidalité verticale) à la coulée (fluidalité horizontale et contournée) .

Pyro Aff 3.jpgPyro Aff 2.jpg

Pyro Aff 4.jpgPyro Aff 5.jpg

Enfin des photos de détail montrant la rareté des phénocristaux.

Pyro det 1.jpgPyro det 2.jpg

Pyro det 3.jpg

Il reste une rhyolite à montrer que l'on recoupe sur les pentes du Mont Vinaîgre, le piperno, A10.

 

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Donc, pour terminer, le piperno.

piperno aff.jpgpiperno det.jpg

Ue rhyolite bien différente des coulées A5 et A7, avedc la présence de flammes.

Enfin les pentes du Mont Vinaîgre sont recouvertes de colluvions qui masquent bien des contacts.

colluvions1.jpgcolluvions2.jpg

Donc si on consulte la notice de la carte géologique, on voit que les rhyolites A5 et A7 sont celles qui ont le plus grand nombre de phénocristaux. Les brèches et tufs contiennent des blocs de rhyolites A7 en grand nombre et de pyromérides. Les rhyolites fluidales, sont pauvres en phénocristaux. Un bon candidat pour le galet, serait la coulée A7, très riche en phénocristaux, et qui a la plus grande extension géographique (30km)

 

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De l'origine du galet :

Supposons q'un extraterrestre ait posé ce galet dans la basse vallée de l'Estéron. Galet provenant de sa planète lointaine.

L'observation du galet me conduit à voir une rhyolite ignimbritique, la lame mince ne montre pas les caractères ignimbritiques mais confirme l'origine magmatique, une rhyolite. Mon réflexe est de chercher d'où peut bien provenir ce galet. En première approche comme je vois qu'il est accompagné de galets d'andésites, de microgranite, de granite, de quelques rares roches de socle et de nombreux galets de roches sédimentaires, je situe son origine dans le synclinal tertiaire de Saint Antonin qui montre les mêmes roches endogènes. Comme il s'agit d'une rhyolite, statistiquement, il y a de forte chance qu'elle vienne de l’Estérel, je renvoie à la thèse d'Ivaldi.

J'ai donc au plus proche, aujourd'hui, le massif de l’Estérel, avec son cortège de rhyolites. Bien sûr, je ne cherche pas dans les séries sédimentaires, de l’Estérel, ou d'ailleurs, par exemple le Trias, le Crétacé supérieur de provence etc... Car il s'agit d'une roche magmatique. Et je lui trouve des similitudes avec les rhyolites ignimbritiques de l’Estérel.

Mon hypothèse, le galet trouvé dans le lit actuel de la basse vallée de l'Estéron vient du massif de l'Estérel via le synclinal de Saint Antonin.

Mais voilà, l'extraterrestre m'a piégé. Est-ce que cela transforme la nature de mon galet? 

 

NB : en lisant la thèse d'Ivaldi, vous pourrez y trouver le nom d'un extraterrestre possible.;)

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Je souhaite faire remarquer que mon message de Vendredi matin est resté sans réponse ni commentaire.

Ceci étant dit, je me demande si cette discussion n’est pas totalement vaine et inintéressante en fin de compte.

Ceux qui auraient pu avoir des avis techniques comme Etnica ou Fluopathe n’interviennent plus.

Stef 4412 a des connaissances régionales mais n’est pas entré dans l’arène.

Celui qui se montrait intéressé d’apprendre ne s’est pas manifesté depuis.

Celui qui avait déclaré ne pas pouvoir se prononcer faute de lame mince ne s’est pas prononcé depuis la publication des photos de la lame.

Un autre m’a fait savoir que compte tenu de la personnalisation des discussions, il n’avait aucune envie de rentrer dans ce fil.

Par ailleurs, la discussion  s’étale maintenant sur 3 fils différents. C’est ingérable.

Donc, avant tout, puisque le sujet est identifier et nommer l’échantillon,  on se base sur des argumentations au niveau de l’échantillon et on s’abstient de personnaliser les débats ce qui amène à des dérapages parfois sanctionnés. J’ai analysé, commenté et nommé cet échantillon. J’aimerais bien que le tenant du côté volcano-sédimentaire en fasse maintenant autant.

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C'est tres beau tout ça

calme toi jjnom, je ne passe pas ma vie a lire tes posts, tu attends une reponse de ma part dans l'heure qui suit. Tu vas te rendre mal en point...

En effet A7 ressemble beaucoup au galet. Et bien d'accord que ça n'a rien d'une ignimbrite.

ta demo sur les limites de quartz est tres bonne et c'est sans doute l'argument essentiel pour une roche non sedimentaire.

Pour le volcano-sed : ça n'arrive pas sans doute, mais sur les quartz de memoire il y a une franche de matrice plus fine autour, il faut que j'aille faire un tour.

il y a aussi des choses ressemblant a des xenolites, ou lithoclastes mal imagés.

 

Autre chose, j'espere qu'il y a d'autres etudes que les "quelques lignes" et le crobard non légendé de l'Abbé Bordet. Pour votre demo: a vous de jouer !

 

bref faut rester zen le duo. C'est tres joli tout ca. On a le droit de croire que ca vient de Saint Antonin ou de croire que ca vient des breches miocenes errodees juste a cote ...

Si vous voulez demontrer que ca vient pas du miocene, libre a vous d'engager des frais. On n'est sur un forum et vous en faites une affaire d'etat... Pffff

 

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@Next50MY

Discuter de l'origine du galet, ne change pas sa nature.

Il faudrait peut être préciser le terme volcano-sédimentaire(composé pour partie de matériel volcanique  et de matériel sédimentaire). Ne faut il pas choisir le terme pyroclastique (cendres, lapillis, tufs, ignimbrites)?

Tu dis qu'il y a des brèches miocènes juste à coté, peux tu me dire où exactement?

 

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Ah ben je me disais la meme chose !

C'est quoi le volcano-sedimentaire ?

 

c'est ambigue comme terme on est OK

On voit aussi volcano-clastique.

 

Personnellement je suis très loin d'être un specialiste mais j'aime bien lire à ce sujet.

 

Sorry mais votre truc j'ai vraiment de la peine à appeler ça rhyolite, j'y vois toujours une micro-brèche volcano-sedimentaire

 

j'ajoute (update 09 nov midnight) que l'exemple que vous présentez du Mont Vinaigre présente tous les caracteres d'une breche volcanosedimentaire (et pas que micro...), que "sed" ce n'est pas uniquement sous l'eau (mais ça aide) dans le sens des auteurs que vous mentionnez vous mêmes, qu'il reste à démontrer que ce galet (si il est bien volcano-sed) a été formé en milieu aérien.

 

Ci dessous avec un bel element dont on pressent bien que ce n'est pas un mono cristal (ou alors desole encore mais je vais Pfffff...). Non c'est serieux on dirait vraiment que vous avez ete piqué au vif et la suite de votre "demo" le confirme. Bref : SVP une lame sur ce beau et gros truc au milieu...

 

image.jpg

 

je m'arrete la, compte tenu de votre susceptibilité (fin de l'update).

 

Une rhyolite soit c'est intrusif soit c'est une coulee.

ici pas d'indication de fluidité de lave, pas d'indication claire de materiel intrusif, rien de flagrant pour dire ignimbrite.

 

Peut etre que c'est vous deux qui allez definer une nouveau terme, après tout, il y a d'autres equivalents ailleurs ou les géologues se posent les memes types de question.

 

Juste au Sud de la confluence : Miocene avec elements de Permien, regarde sur Info terre. Maintenant de preciser le lieu de prelevement qu'on soit fixé sur cette possibilité. Voir aussi le paleo delta du Var plein de restes de Permien et très profound en alluvions.

je pense simple et plutot que d'aller faire des A/R, je pense à des restes d'alluvions qui se sont fait bouffées au quaternaire par le creusement de l'Esteron, mais bon je connais pas le coin, a vous de jouer avec cette hypothese.

 

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lieu de collecte des galets, à environ 5km de la confluence, mais je ne vois toujours pas l'importance du lieu de collecte par rapport à la nature de la roche :

Capture esteron.JPG

Le miocène dont il est question, c'est l'aquitanien inférieur, qui au Broc (c'est un village) débute par un grès grossier surmonté par 2.50 d'un conglomérat comprenant des blocs de jurassique et de calcaire lacustre lutétien non roulés et perforés par des Pholades, des blocs de marnes de l'Eocène moyen et des galets bien roulés de Jurassique et de roches volcaniques provenant du Paléozoïque. je cite la notice de Roquesteron. Next tu as donc traduit "roches volcaniques provenant du Paléozoïque" en Permien. Est ce bien de cela dont tu parles? 

Ensuite, les brèches qui pourraient être miocène, notée pBr sur la carte géologique, qui selon certains auteurs sont Messiniennes, pour d'autres comme les auteurs de la carte Pliocènes, sont des brèches de pentes provenant du démantèlement de la série chevauchante. Je renvoie à G. Clauzon pour plus de détail, sur la brèche et le paléo delta du Var.

Quant à dire que ce paléodelta du var est plein de restes de permien, c'est largement exagéré.

 

 

 

Poudingue01.jpg

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Essayons d'avancer avec l'analyse d'un autre galet qui avait déjà fait l'objet d'un autre fil:

57c019aa94f8d_IMG_5189copie_thumb_jpg_23721877413e60fe0ceef8fc92bd1962_thumb_jpg_274cb1362fda4be26f47fdc6d8641633.jpg

 

57c019aa94f8d_IMG_5189copie_thumb_jpg_23721877413e60fe0ceef8fc92bd1962_thumb_jpg_274cb1362fda4be26f47fdc6d8641633analysée.jpg

 

Des feldspaths roses probablement potassiques (cercles rouges)

Des feldspaths blancs probablement des plagioclases (cercles verts)

Des quartz corrodés à golfes de corrosion (cercles noirs).

Une faible quantité de minéraux sombres

Une pâte beige.

 

Photos de lame mince taillée en surface de l'échantillon:

LP-1.jpg

 

LP-2.jpg

 

Plage sans quartz

2 types de feldspaths.

Les plagioclases se repèrent bien avec leurs mâcles polysynthétiques.

Un feldspath présentant des clivages quasi orthogonaux.

Texture de la pâte: hyalomicrolitique.

Principales différences avec l'échantillon précédent:

- Au niveau de la paragénèse: Les gros feldspaths potassiques et l'absence de biotites chloritisées.

- Altération moins poussée des feldspaths.

 

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Le 8 novembre 2016 à 09:45, jean francois06 a dit :

@Next50MY

Discuter de l'origine du galet, ne change pas sa nature.

Il faudrait peut être préciser le terme volcano-sédimentaire(composé pour partie de matériel volcanique  et de matériel sédimentaire). Ne faut il pas choisir le terme pyroclastique (cendres, lapillis, tufs, ignimbrites)?

Tu dis qu'il y a des brèches miocènes juste à coté, peux tu me dire où exactement?

 

 

On est d'accord là dessus, grosso modo composition rhyolitique mais avec du materiel parti en fumée et retombé dans l'air ou dans l'eau. La question impossible à repondre avec certitude au depart etait avec elements sedimentaires associés ou non. Rien n'est clair sur ce type de facies.

 

en tout cas pas un filon de rhyolite.

Sauf erreur (ca fait beaucoup de lecture...) Vous n'avez pas repondu à plusieurs questions :

- quelle est la nature du liant entre les grains ?

- quel est l'article de ref à lire sur ce facies micro-brechique ? d'ailleurs sur les lames de l'autre galet (dont on a ci dessus uniquement la repetition des vues macros d'origine, hummm, j'aimerais bien voir des vues nouvelles en zooms out et zoom in) on voit bien que les feldspaths sont errodés... Personne ne va avaler que la croissance minérale s'est faite dans ce jus pleins de grains de Q et F. => d'où viennent ces gros F ? Pourquoi sont ils anguleux ? C'est pourtant fondamental pour la pégraphie de ces faciès !

- qui a eu la mauvaise idee en biblio de commencer à appeller ces choses Rhyolites ou microgranites, à part les quelques lignes de l'Abbé Bordet ? dont on n'a pas la légende (existe-t-elle ? On espère) => SVP extraits biblio, extraits de la these ! 

- on ne parvient toujours pas à faire le lien géométrique entre les vues macros et micros (il serait pourtant simple de positionner la prise d'ech pour lame avec les gros cristaux)

- pas de vue en LN et une seule vue en LPA ! il suffirait de mettre 3/4 vues par zoom pour l'exposé mineralogique, ce qui ferait un status de reférence à ce sujet sur le forum.

- pas de vue détaillée (un refus flagrant de discussion) sur les zooms que j'ai sélectionnés avec pour certains un doute sur les limites trop cristallines alors que l'érosion est flagrante et pour d'autres un aspect microlitique qu'il sagit de verifier (claste ou xenolite ?)

 

Pas de reponse non plus à ceci :

Petit commentaire à Jjnom => dans ton lien sympa de l'educ nationale sur le Permien on voit un filon de Rhyolite (mega-ouuuf) et un gros élément de rhyolite, j'avais vu ces choses mais c'est encore mieux avec le lien integré. Je vais te laisser faire ton show jjnom pour le micro-conglo d'origine, ahah... je suis bien content d'avoir fait avancer le debat. Votre argumentation a évolué et je ne ferai aucun commentaire sur le prochain mais je repasserai quand la demo sera digérée avec tes potes universitaires.

 

reponses dans vos lames...

 

pour éviter les débats à rallonge - mise à jour du 09/11 à 19h00.. le sujet que je vous invite à débattre entre vous (je passerai quand ce sera digéré): examiner les comparaisons avec d'autres sites métropolitains et sans doute Corses. Un certain nombre de géologues ont exprimé les mêmes incertitudes que nous memes sur ces lithologies compliquees (surtout moi, d'autres ont abandonné depuis longtemps). Un extrait tres caracteristique ci dessous extrait de la notice des environs de Coutances, volontairement choisi parmi un cas très ancien (pour le sujet dévitrification), le sujet est de verifier comment démontrer l'absence formelle de sédiments hors volcanique avec l'ex des tuffites ci dessous, supposant de confronter macrofacies, lames, biblio validée etc.

 

image.jpg

 

Encore une fois conclure sur les environnements des galets hors contexte et sans comparer aux lames de A7 ou de St Antonin c'est chaud bouillant... Compte tenu de l'extension du Permien et du niveau A7 ou alors presentez ces lames.

 

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Le zoom ci-dessus veut attirer l’attention sur une zone de la mésostase qui ne présente pas la même texture que sur le reste de la vue. Quasiment toute la surface de cette vue montre le résultat d’une dévitrification, comme la totalité de l’échantillon précédent. Mais dans un espace entre 2 phénocristaux, la texture originelle a été préservée dans cet échantillon moins altéré.

Voici des photos d’une autre lame taillée dans une zone plus profonde et  moins altérée :

LP-4.jpg

 

LP-5.jpg

 

LP-6.jpg

 

Cette fois la texture est typiquement vitroclastique. Ce sont des échardes de verre volcanique soudées à chaud au sein d’une nuée ardente. On a ici un contexte de type ignimbrite.

On retrouve toujours les mêmes composants minéraux : FK-Na, plagios, quartz à golfes de corrosion.

Le cristal de quartz automorphe à surface grêlée par le phénomène de résorption, visible sur la cassure fraiche, s’inscrit très bien dans le contexte des rhyolites et microgranites. La pâte rosâtre correspond à la mésostase en cous de dévitrification qui libère de l'hématite.

1.jpg

 

Commentaires :

Le premier échantillon est très probablement une rhyolite ignimbritique A7 provençale. L’aspect macroscopique le laisse supposer mais la dévitrification trop poussée ne permet pas de le démontrer.

Le second échantillon est typiquement une rhyolite ignimbritique mais qui présente des caractéristiques assez différentes du premier, notamment un caractère qui semble plus alcalin. Celui-ci pourrait être d’origine corse.

Bien d’accord, qu’il ne s’agit pas d’une rhyolite de filon.

Discussion :

Nous sommes très loin du micro-conglomérat  avec éléments issus de granitoïdes dans une matrice gréseuse bien classée du 27 Août

Peut-on parler de micro- brèche volcano-sédimentaire ? Il faut décortiquer l’expression.

Micro : si on considère le volume des échardes de la mésostase ayant moins de 2 mm : oui.

Brèche : la définition du dictionnaire de géologie ne l’indique pas mais si on se fie à l’étymologie (pierre cassée) et l’acception générale il faut réserver l’utilisation de ce terme à des éléments polycristallins anguleux cimentés secondairement. Ici, aucun claste polycristallin n’a été observé.

Volcano-sédimentaire : roche formée par le remaniement d’éléments volcaniques par les eaux courantes. Pas de trace d’une quelconque influence « aquatique »

On pourrait éventuellement considérer qu’une rhyolite ignimbritique est un dépôt aérien volcano-clastique.

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Le 08/11/2016 à 13:58, Next50MY a dit :

 

Personnellement je suis très loin d'être un specialiste mais j'aime bien lire à ce sujet.

 

Sorry mais votre truc j'ai vraiment de la peine à appeler ça rhyolite, j'y vois toujours une micro-brèche volcano-sedimentaire

 

 

Ci dessous avec un bel element dont on pressent bien que ce n'est pas un mono cristal (ou alors desole encore mais je vais Pfffff...). Non c'est serieux on dirait vraiment que vous avez ete piqué au vif et la suite de votre "demo" le confirme. Bref : SVP une lame sur ce beau et gros truc au milieu...

 

image.jpg

 

je m'arrete la, compte tenu de votre susceptibilité (fin de l'update).

 

Une rhyolite soit c'est intrusif soit c'est une coulee.

 

 

Cette photo provient d'un affleurement de la rhyolite A7, rhyolite ignimbritique.

Cela devient ridicule! Est il étonnant de trouver des xénolites dans des roches magmatiques? Un basalte avec des xénolites de péridotite c'est un tuf?, un granite avec des xénolites de basalte, c'est un tuf? Utiliser cette photo comme preuve d'une origine volcano-sédimentaire à ce galet est un signe de mauvaise foi voire d’incompétence.

Voici un lien vers un site qui montre des xénolites dans une rhyolite ignimbritique : http://jacques.delfour.pagesperso-orange.fr/igaqued.htm

Pour ce qui est de la mise en place des rhyolites, des rhyolites ignimbritiques, je renvoie à la thèse de Gondolo et au document de randonnées et géologie. Et à l'utilisation d'un moteur de recherche sur internet. 

Et je trouve étrange cette méthode qui consiste à ajouter des commentaires  dans les anciens posts.

 

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Merci pour cet extrait de la notice de la feuille Coutances qui montre bien la relation entre texture originelle vitroclastique et de dévitrificaion hyalomicrolithique, et qui, associée à la paragenèse FK, plagios, quartz automorphes, permet de lui attribuer le nom de rhyolite ignimbritique.

 

Coutances.jpg

 

On a donc répondu à la question de départ qui était l'identification de l'échantillon.

Pour les autres sujets et débats collatéraux, je suggère de passer par les MP puisque de toute façon ce fil n'intéresse plus que 3 personnes ce qui peut se comprendre. Les éditions multiples de messages antérieurs rendent cette discussion incompréhensible à d'éventuels yeux extérieurs.

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Pour terminer, d'où viennent ces galets de rhyolite que l'on trouve dans les alluvions quaternaire de la Vallée de l'Estéron. 

Dans le secteur où ces galets ont été trouvés, on observe aussi des galets, en ce qui concerne les roches endogènes, de granite, de microgranite, de rhyolite, et d'andésite.

On est ici dans les alluvions quaternaires.  

Compte tenu du lieu de découverte et de la composition des alluvions y compris les roches sédimentaires, l'origine de ces galets ne fait pas de doute, ils proviennent du Synclinal de Saint Antonin.

La question, longtemps débattue, et toujours en discussion est de savoir d'où viennent ces galets que l'on trouve dans les conglomérats du synclinal de Saint Antonin.

Voici donc ce que proposent les auteurs pour l'origine des galets.

On commencera par le travail de thèse de J.P Ivaldi, déjà cité plus haut.

Voici donc des figures extraites de la Thèse.

Sources ivaldi 1.jpgSources ivaldi 2.jpg

Voici, un autre article, plus récent.Capture article 3.JPG

Et les hypothèses pour les sources d'apports.

Capture article.JPGCapture article 2.JPG

En conclusion, il n'est pas irraisonné de penser que ces galets de rhyolite puissent venir de l’Estérel, voire de Corse.

 

 

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