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Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais.
Bourse aux minéraux et fossiles de Beauvais les 28 et 29 mars

shadowmiko

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  1. C'est une grosse problématique de la zone. Sur laquelle il serait bon de se pencher puisque il y a quand même quelques belles failles en PACA et de beaux exemples de forts séismes intraplaques. Avec pas mal de centrales dans la zone...
  2. Attention à ne pas surinterpréter mes propos. Mes derniers messages parlent de séismes induits en général. Pour le séisme du Teil il n'y a pas de lien de causalité clair car comme je l'ai dit plus haut (9h13 - 11h59) il manque des données pour trancher et donner une réponse péremptoire relève pour le moment davantage de la géopoésie qu'autre chose. Concernant le communiqué de l'IRSN, des données supplémentaires sont dispo ici (https://sites.google.com/site/cellulepostsismique/seisme-de-magnitude-5-0-localise-5-a-10-km-a-l-ouest-de-montelimar-france). Il a été posté rapidement après les faits, dans les règles de l'art en termes de gestion des crises (= donner un maximum de faits en un minimum de temps et essayer d'avoir une interprétation réaliste collant aux faits recueillis dans ce laps de temps). Dans ce genre d'exo on reste factuel. Si on peut délivrer une interprétation crédible pour calmer le jeu on le fait. Mais des choses ont été faites a posteriori par ce groupe, JF Ritz est d'ailleurs visible sur la photo de la page 4 pour la petite histoire, et une fois de plus l'objet de l'article dont il était question dans le message initial ne fait que relater des hypothèses sans exposer de véritable lien de causalité. Les faits sont là, maintenant il s'avère que l'origine du phénomène prête à débat. Probablement pas, et c'est là que la piste de la répartition des contraintes le long du segment de faille devient intéressante. Mais il y a fort à parier qu'il y aura a minima un sujet de M2 lancé par le BRGM à ce sujet dans le cadre du projet RGF - chantier Alpes et Bassins Périphériques. Voir ceci également : http://rgf.brgm.fr/sites/default/files/upload/documents/actualites/20191114_rgf_noteteil_brgm-insu.pdf
  3. C'est un peu plus qu'une hypothèse désormais, comme je le disais plus haut des thèses ont été lancées sur le sujet et ont commencé à montrer qu'il était tout sauf loufoque de considérer que certaines activités anthropiques pouvaient engendrer des réajustements de contraintes sur les failles : la thèse de Kévin T. qui est l'auteur du billet de blog en lien en est un bon exemple et montre que les gens commencent à se pencher dessus aussi bien en géophysique qu'en sciences humaines. Enfin quand je dis commencent c'est plutôt recommencent, parce-que c'est un phénomène qui est bien connu (ou en tout cas suspecté) depuis des lustres mais qui a été un peu laissé de côté pendant des années. Et ce jusqu'à ce que la fracturation hydraulique et la potentielle sismicité induite par ce procédé ne remettent cela au centre des préoccupations de certains chercheurs et de certaines autorités. De même pour la géothermie en France d'ailleurs. De là à pointer du doigt telle ou telle activité, il y a un monde d'écart. Certains procédés sont de ce fait sous le feu des projecteurs depuis un moment (fracking, géothermie) mais pour d'autres il y a eu peu d'investigations car les outils actuels de caractérisation sont parfois un peu limités.
  4. Merci pour cet article que je n'avais pas vu passer Malheureusement ça n'aide pas bcp à la mitigation de ces risques. Mais j'espère que la recherche sur les séismes liés aux activités humaines fera un peu avancer tout ça
  5. Pour calculer les différents types de magnitudes, les profondeurs, etc. Oui. Puis on peut connaître l'état de contrainte du système maintenant. Mais pas revenir à l'état de contrainte avant la rupture et à son évolution au cours du temps en fonction d'une éventuelle décharge. Si on savait le faire, on pourrait prédire précisément tous les séismes à venir ;-)
  6. @Trias 07 J'ai du mal à voir en quoi être factuel et répondre aux sollicitations médiatiques, c'est se faire mousser. C'est quand même mieux lorsque les médias s'adressent à des spécialistes comme ce gars, des gens de Strasbourg/Grenoble/Nice/Aix/IPG Paris suite à un séisme. A titre personnel, je préfère voir l'intervention d'un spécialiste plutôt qu'un article basé sur des spéculations de pseudo-spécialistes de comptoirs. Ici le mec sort de son labo et vient exposer une hypothèse dans un jargon tout à fait compréhensible. L'article est accessible et il n'y a pas à sur-interpréter les propos ou les intentions du type. Attention à bien déconvoluer ce qui est en italique donc des propos direct du chercheur, de ce qui est dit par le journaliste cherchant à pointer du doigt la prétendue responsabilité de Lafarge. Sans compter que le chercheur mentionne bien les limites de son hypothèse et qu'il ne pointe personne du doigt. Comme cela est très bien dit plus haut. Pour info, ce type de gars n'a pas besoin d'expo médiatique pour obtenir des financements de projets. Alors peut-être que ça flatte l'ego d'apparaître dans le journal (l'ego ce n'est pas négligeable dans le milieu de la recherche publique ça c'est sûr), mais je peux vous assurer que les géologues et les sismologues sont particulièrement frileux quant au fait de s'exprimer dans les médias quand on sait ce qui est arrivé à leurs collègues italiens à la suite du séisme de l'Aquila (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/aquila-les-sismologues-ne-possedent-pas-la-verite-absolue_1178164.html qui s'est soldé par ça : http://www.leparisien.fr/faits-divers/italie-ils-n-avaient-pas-prevu-le-seisme-sept-scientifiques-acquittes-en-appel-10-11-2014-4281267.php)... Quant à la réponse à la question soulevée par le chercheur, il n'y aura probablement pas de réponse péremptoire à donner, tout simplement parce-que l'état de contrainte du massif avant le séisme n'était pas connu. A part instrumenter des massifs où se trouvent des carrières et étudier sur le long terme (au moins sur 10 ans) comment évolue les états de contraintes ponctuellement après les tirs et surtout après les décharges... Comme je le disais plus haut, les séismes anthropiques sont toujours en court d'étude (voir la thèse sur Rustrel) notamment à cause de l'extraction du gaz de schiste par la technique de fracking, et sont encore méconnus. De toute façon si ce n'est pas un journaliste qui met le doigt sur les aspects anthropiques, ce sera un riverain qui le fera. Et encore, rien ne dit qu'ici ce ne soit pas parti du fait qu'un riverain "sollicite" les journalistes en pointant du doigt Lafarge. Mais peut-on blâmer Lafarge de ne pas pouvoir prévoir l'imprévisible ? C'est exactement la même question que pour les sismologues italiens. Les histoires d'assurances ne sont jamais à mettre de côté, y'a de l'argent à récupérer et si un coupable peut être identifié... Encore faut-il que l'on puisse vraiment pouvoir blâmer le coupable...
  7. Pour info, pas mal de recherches sur les systèmes de failles se concentrent actuellement sur les réajustements de contraintes. Il y a pas mal d'études géodésiques qui sont par exemple effectuées par interférométrie radar (InSAR), avec des chantiers importants en Italie (région de Norcia - Amatrice) ou en Asie entre autres. Le couplage géophysique - géologie de terrain - géochronologie donne pas mal de beaux résultats actuellement. Mais c'est trop peu médiatisé ou valorisé par les chercheurs.... Il est très important de mieux contraindre ces phénomènes dans l'optique de mieux appréhender les répliques et les potentiels séismes à venir , avec pour enjeu de savoir quelle faille du système pourrait produire un séisme important suite à un séisme (exemple de l'Italie, mais c'est aussi un enjeu crucial pour le système de faille San Andreas - Garlock par exemple).
  8. Bonjour, Le chercheur en question, Jean-François Ritz, est loin d'être un "illuminé" et est plutôt reconnu dans son domaine d'expertise ! Il a bossé sur pas mal de systèmes de failles actives et est toujours très actif dans le domaine. Tout comme les chercheurs qui ont fait les premières observations sur le terrain, c'est loin d'être un débutant...Enfin pour avoir bossé brièvement avec lui, ce n'est pas un guignol... Du reste ses arguments sont exposés dans l'article, et j'espère, ne sont pas déformés. En tout cas ça se tient et effectivement ce séisme reste énigmatique sur plusieurs aspects qu'il aborde. Peut-être existe t-il des dissensions au sein du groupe de recherches qui s'intéresse à ce séisme (voir ici leurs premières constations et hypothèses : https://sites.google.com/site/cellulepostsismique/seisme-de-magnitude-5-0-localise-5-a-10-km-a-l-ouest-de-montelimar-france), mais son avis est en tout cas à prendre en considération et montre qu'il n'y a pas de consensus. Sinon, étant originaire des Pyrénées, pas loin de l'ancienne exploitation de gaz de Lacq-Audéjos, je peux assurer que les séismes induits sont loin d'être une chimère. Ici c'est plus la manière dont il aurait pu être induit qui ferait débat, comme rapporté dans l'article. D'ailleurs si on regarde le lien fourni par Gaeldeploeg, il est question en France d'un point violet au niveau du LSBB de Rustrel dans le Vaucluse, et une thèse a récemment été soutenue à ce sujet de ce que je peux voir : https://theses.fr/2018AZUR4002 :-)
  9. Au niveau des contraintes de vie, ça dépend du pays. En Amérique du Sud tu te fonds aisément dans la population par exemple. Mais il y a effectivement des pays où tu es en village d'expat'
  10. Je confirme. Généralement les gens partent plutôt faire des post-doctorats là-bas dans ces thématiques (Québec notamment). Cela permet un temps d'adaptation.
  11. Salut, J'ajouterais le portugais à la liste ou le russe, j'ai des potes ou des connaissances qui ont trouvé du taff par là-bas outre les pays anglophones ;-) Effectivement ton message dépeint bien les conditions actuelles de travail dans certains pays d'Afrique...
  12. Salut, Dans ce cas qqsoit l'école je pense qu'il fait que tu partes à l'étranger et que tu te serves des réseaux pré-existants. Mais il faut garder à l'esprit que cela va être compliqué de trouver un boulot. Mais ne pas baisser les bras ;-)
  13. Salut, Ton message date un peu mais je pense que tu dois toujours chercher un réponse. Les deux écoles ont un bon réseau. Je connais ensuite assez peu les mines d'Alès donc je laisse qqn d'autre détailler. Pour l'ENSG tu as donc 3 ans de formation au minimum avec un tronc commun d'un an et demi avant de partir vers une spécialisation. Il doit désormais y avoir la possibilité d'être alternant. Tu peux aussi effectuer des doubles diplômes avec des M2 ou d'autres écoles, ou bien des poursuites de cursus à l'étranger. Ces points sont primordiaux dans le domaine minier, c'est un vrai plus d'aller chercher l'expertise dans des pays miniers. Pour une école d'ingé tu y fais pas mal de terrain ce qui est un vrai plus. Il y a un très bon lien avec les anciens étudiants et les entreprises avec notamment un forum organisé chaque année (Géologia). Concernant le domaine minier il y a un Student Chapter SGA (https://sganancy.wordpress.com/) assez actif qui permet de diffuser des opportunités de formations/de stages/d'emplois. Tu as aussi des sorties organisées, ainsi que des séminaires/conférences. Si jamais tu veux faire de la recherche (fondamentale ou appliquée) tu as aussi de très bons liens avec les laboratoires environnants (CRPG nancy et Georessources). Le point noir de ce discours de bisounours est que c'est un domaine bien bien bouché. J'entends par là qu'en France tu as très peu de débouchés alors que tu as pas mal de formés. Il faut donc vouloir s'expatrier si tu veux bosser dans le domaine strictement minier. Si tu veux bosser dans des carrières ou dans le domaine de la valorisation des minerais là tu peux trouver par contre. Tu peux aussi trouver qq postes dans la R&D chez Imerys, Orano ou Eramet pour ne citer qu'eux, ou dans des pays frontaliers (Lhoist par exemple). Si tu restes en France, on va très souvent te proposer à Nancy de faire une thèse. Mais là c'est un autre débat. Nancy est une ville étudiante très agréable, et l'ENSG est très bien située et il y fait bon vivre (tu y trouveras ce dont tu as besoin en termes d'activités culturelles, sportives et associatives par exemple - hors et intra-école). Le coût de la vie y est raisonnable et la ville est très bien desservie. Aimes-tu les géosciences ou simplement le domaine minier ? L'ENSG est une école généraliste donc tu as moyen de choisir des filières plus porteuses au cours du cursus, après avoir pris la température :-).
  14. Hello, Pour ceux qui s'intéressent à la faille de la Têt, du plus récent que Delcaillau : https://www.theses.fr/2017MONTT118 Idem pour le karst et le Pliocène /Miocène du Conflent : http://www.theses.fr/2017PERP0044 Par contre il y a beaucoup de choses en anglais dedans. Le Trias contenant les quartz biterminés/bipyramidés contient souvent aussi du gypse fibreux très sympa. Et les couches marneuses qui jouxtent ces formations recèlent souvent de jolies petites pyrites, des turitelles, des ammonites pyritisées, des rostres de belemnites , ... Très sympa le coin de Coustouge/Fontjoncouse pour les amateurs :-)
  15. Il ne faut pas sous-estimer l'émulation de se retrouver dans une voie plaisante, avec un objectif à portée de main.
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