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Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 24>28 juin 2026

bjorn

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Tout ce qui a été posté par bjorn

  1. @elasmo, ce sujet ne semble intéresser que toi et moi. Il n'y a pas beaucoup d'autres intervenants, on pourrait se mettre en MP pour en discuter. Pourtant! Nous sommes le 25 juillet 2026. L'actualité est dramatique. Aucune région française n'est épargnée par les incendies toutes causes confondues. En Gironde, les vagues de canicules ont abouti à des méga feux. A l'échelle géologique, c'est de l'instantané, et la géologie de l'instantané on l'étudie dans les varves par exemple. Que nous apprend le PETM? Voici un article qui s'intéresse aux conséquences des feux de forêts au PETM. https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2509231122 Le résumé traduit par google : "Le Maximum Thermique du Paléocène-Éocène (PETM ; ~56 Ma) a été marqué par un réchauffement climatique global rapide, ce qui en fait un terrain d'étude précieux pour comprendre les effets des changements climatiques extrêmes sur l'environnement. À partir de pollens et de spores préservés dans une séquence sédimentaire laminée, nous avons reconstitué l'évolution de la végétation à l'échelle décennale. Nos résultats, intégrés aux reconstitutions de végétation existantes, révèlent une transition géologiquement synchrone et généralisée vers des écosystèmes terrestres fortement perturbés et une perte de biomasse. Ce phénomène s'est produit quelques décennies à quelques siècles après le rejet massif de carbone au début du PETM et a persisté pendant des millénaires. La modélisation suggère que le rejet de carbone provenant de ces réservoirs terrestres perturbés, notamment la biomasse, les sols et le kérogène enfoui, a agi comme une importante rétroaction positive, soulignant la nécessité d'inclure les réservoirs de carbone terrestres dans les futures évaluations du cycle du carbone du PETM." Et la conclusion : "Les données polliniques et sporales issues de séquences sédimentaires de multiples marges continentales de moyennes et hautes latitudes révèlent une perte généralisée de végétation et de sols durant le premier millénaire du PETM, une phase transitoire de réchauffement climatique global survenue il y a environ 56 millions d'années et présentant des analogies avec le changement climatique actuel. Les écosystèmes terrestres se sont partiellement effondrés en quelques siècles seulement après le début de cet événement, probablement sous l'effet conjugué d'incendies de forêt et d'événements climatiques hydrologiques extrêmes. Des simulations du cycle du carbone à l'aide de modèles numériques indiquent que le carbone libéré par la perte de biomasse et l'oxydation du kérogène a amplifié l'apport total de carbone du PETM, en particulier au début de l'événement. Cette amplification a persisté au-delà de la phase initiale, l'altération du kérogène restant élevée malgré le rétablissement ultérieur de la végétation. Nos données offrent un premier aperçu des variations, à l'échelle centennale à millénaire, du stockage de carbone terrestre en réponse aux changements (hydro)climatiques lors d'une perturbation passée du climat et du cycle du carbone, des éléments essentiels à la compréhension des changements globaux actuels et futurs. Ces résultats suggèrent que la végétation et les sols pourraient jouer un rôle central dans le cycle du carbone et le changement climatique au cours des prochains siècles." Cette étude montre bien que le changement climatique a des effets néfastes à court terme, avec des événements extrêmes, comme les feux de forêts, et des évènements pluvieux catastrophiques. Et il parait de plus en plus évident que nous sommes confrontés à ce type d'événements. Un autre article : https://www.researchgate.net/publication/387930538_Spatiotemporal_evolution_of_wildfire_activity_during_the_Paleocene-Eocene_Thermal_Maximum_in_China
  2. Je voudrais revenir sur cette intervention: " Une chose est certaine un climat froid, n'est jamais bon pour la biodiversité." Je mets à nouveau cette figure : et celle ci : Mais regardons aujourd'hui, à l'échelle spatiale, suivant la latitude: Donc quand c'est trop froid, c'est pas bon pour la biodiversité, et quand c'est trop chaud, c'est pas bon pour la biodiversité, mais il veut sans doute dire dans le bassin parisien. En fait la réponse n'est pas aussi simple. https://oceanrep.geomar.de/id/eprint/4048/1/Hillebrand_2004_Amer_nat.pdf Et quand on s'intéresse à la variable temporelle, ça complique encore un peu les choses. Je n'ai pas oublié le sujet, Le PETM. Je voulais élargir, voir l'évolution de la biodiversité au cours du temps. RE france info sur le PETM avec en perspective la vitesse du changement: Camille Adaoust, « On vous raconte le plus violent réchauffement climatique que notre planète ait connu... jusqu'à aujourd'hui [archive] », sur francetvinfo.fr, décembre 2018 "https://www.franceinfo.fr/environnement/crise-climatique/on-vous-raconte-le-plus-violent-rechauffement-climatique-que-notre-planete-a-connu-jusqu-a-aujourd-hui_3098489.html. Cette fois j'ai mis le lien, on peut à partir de ce lien accéder à des tas de liens avec des articles scientifiques. @elasmo a des données en ce qui concerne le bassin de Paris. Il dit que le PETM a favorisé la biodiversité. Pourtant, voici un article publié dans Nature:https://www.nature.com/articles/s41467-025-64217-0?fromPaywallRec=false : " Changes in continental weathering regimes and associated flux of nutrients to oceans provide an explanation to the muted increase in oceanic anoxia and overall biodiversity loss during the PETM. The concomitant increases in physical erosion and clay delivery also enhanced organic carbon burial efficiency, permitting rapid return of global climate to pre-perturbation state." Un autre : https://www.nature.com/articles/s43247-025-02749-5 "Environmental change associated with the PETM also had a strong biotic impact; especially on benthic foraminifera, which suffered their largest global extinction of the last 75 million years during this warming event8,14,15,16,17,18." "In addition to the mass extinction of benthic foraminifera, the PETM drove major ecological reorganisation within marine plankton groups, particularly with respect to calcareous nannoplankton (unicellular, photosynthetic algae)19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,31,32,33; but also, within planktic foraminifera34,35,36,37,38,39,40 and dinoflagellate41,42,43 populations. This included the extinction of the nannoplankton genus Fasciculithus—a major component of middle to late Palaeocene assemblages—shortly after the PETM19,20,22,23,24,25,26,27,29,30, the rapid diversification of thermophilic planktic foraminiferal genera Acarinina and Morozovella34,36, and the geographic expansion of the subtropical dinoflagellate Apectodinium acme41,42," La remarque ci dessous est importante, elle montre que l'observation peut être biaisée. "For this reason, almost all of our knowledge pertaining to the PETM’s effect on subpolar nannoplankton communities is based on one sediment section from a single hole in the Atlantic sector of the Southern Ocean (Ocean Drilling Program (ODP) Hole 690B; Maud Rise), which is assumed to be stratigraphically complete15,19,35. However, as regional or even local palaeoceanographic conditions played a major role in dictating the nannoplankton response33,44,45,47, it is unlikely that the ODP 690B record is representative of all high latitude sites." Comme toujours, il y a des perdants et des gagnants. Mais aucun changement climatique brutal n'est bon pour la biodiversité. Les Elasmobranches, on verra plus tard (car réduire leur diversification à des seuls critères de température est très simpliste, je vous invite à voir leur évolution au cénozoïque).
  3. Song, H., Wignall, P. B., Song, H., Dai, X., & Chu, D. (2019). Seawater temperature and dissolved oxygen over the past 500 million years. Journal of Earth Science,30, 236–243. https://www.researchgate.net/publication/331398373_Seawater_Temperature_and_Dissolved_Oxygen_over_the_Past_500_Million_Years La courbe Song et al. est une courbe de température tropicales, ce ne sont pas les températures de la planète. Je mets cette courbe avec ses références.
  4. En aucun cas je remets en doute tes observations. Il est évident que des espèces ne supportent pas le froid. L'évolution des Lammniformes est un exemple. Je ne vois pas le rapport avec la diversification. On part du sparnacien, tu as récolté une espèce de Carcharhiniformes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carcharhiniformes) et 4 espèces de lamniformes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lamniformes). Au Cuisien (-Le Cuisien est une subdivision de l'échelle des temps géologiques, équivalent au sous-étage de l'Yprésien supérieur (l'Yprésien inférieur correspondant au Sparnacien ou à l'Ilerdien). Son stratotype est caractérisé par les sables de Cuise-la-Motte (dans l'Oise)., tu as 15 espèces de Carcharhiniformes et 11 espèces de lamniformes. , et 11 espèces de Carcharhiniformes et 18 espèces de Lamniformes au lutétien inférieur. La suite, c'est que... en fait les courbes semblent corrélées. Bref, je ne sais pas ce que l'on veux faire dire à ces graphiques, mais il me semble clair que le réchauffement climatique quelque soit l'époque, favorise certains taxons au dépend d'autre.
  5. Cette période est vraiment intéressante, en effet en ces périodes de canicules, elle nous pousse à la réflexion. Parmi ces réflexions il y a l'adaptation. L'article de @elasmo montre l'apparition de nouveaux taxons, voici la légende de la figure : Figure 4. Lizard-bearing European Paleocene and early Eocene localities (see Augé, 1990,2003a,b,2005,2012; Augé and Smith, 1997,2002; Rage and Augé, 2003; Folie et al., 2005, 2013; Laurent et al., 2010; Bolet, 2017;Čerňanský et al., 2020A,2022,2023a,b,d,2024; Augé et al., 2022;Čerňanský and Vasilyan, 2024) and their correlation to the temperature scale (modified from Zachos et al., 2008). Presence of taxon indicated by +; absence indicated by -; Paleocene localities in blue column, earliest Eocene localities in dusty pink column (note that the exact age of Silveirinha within the PETM is unknown), later early Eocene localities in yellow columns. Arrows at right indicate lizard lineages that continue into the middle Eocene. Gekkota are highlighted in mustard yellow; Acrodonta in light gray; Pleurodonta in grass green; Glyptosauridae in blue; Varanidae in light salmon; Palaeovaranidae and Varanoidea in general in dark salmon; Eolacertidae in dark green; Lacertidae in mint green; Amphisbaenia in dark gray; Scincidae in light blue. On voit aussi l’adaptation d'anciens taxons. Par contre, comment interpréter la présence de +, signifiant qu'on l'a trouvé, les moins, pas observé et à nouveau le plus. Par exemple pour Scincoidea (https://www.eol.org/pages/12132638, https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0195667123001349 ) Si cette pointe thermique a favorisé une diversification, il faut toutefois relativiser, la diversification était en route. voici un article de "pour la science" de mars 2008 : "Un réchauffement propice aux mammifères Il y a 55 millions d'années, le climat de la Terre s'est emballé, entraînant un réchauffement climatique comparable à celui d'aujourd'hui : cette « surchauffe » aurait favorisé l'essor des mammifères."https://www.pourlascience.fr/sd/paleontologie/un-rechauffement-propice-aux-mammiferes-3685.php. Voici ce que l'on voit quand on s'éloigne un peu : La figure vient de cet article : https://hal.science/hal-03866088v2/file/main_text_full.pdf Cette figure montre une diversification des espèces de mammifères thériens au cours du temps, la pente est forte avant la limite crétacé-tertiaire, elle est quasi aussi forte après cet événement. La limite PETM ne semble pas affecter la courbe. Cela n'est pas en contradiction avec l'apparition des mammifères modernes, mais cela montre qu'il n'y a pas d'accélération de la biodiversité au PETM ( la pente de la courbe reste identique). Le nombre de d’espèces qui apparait reste largement supérieur au nombre d’espèces qui disparaitt (Nb : espèce n'est pas taxon). Remarquez le bout de la courbe en trait plein. Voici par exemple l'évolution des requins Lamniformes et Carcharhiniformes : Tout cela nous montre qu'il y a toujours des gagnants et des perdants. Si on parle de biodiversité, on a cette évolution : Et attention à la légende sous la figure, ici c'est diversité animale du milieu marin. pour la température : Comme moi, vous remarquez qu'il n'est pas facile d'établir de corrélation entre biodiversité et températures. En prenant par exemple la limite crétacé tertiaire, on voit que la température diminue, mais que la biodiversité augmente. La biodiversité augmente tout le temps ( à cette échelle), il y a des paliers, des chutes, etc... on voit les crises. La température , et bien globalement, elle est à la baisse à cette échelle. Et puisque je parle d'échelle , ce réchauffement thermique de l'éocène dure 20000 ans. Wikipédia : "1 500 à 2 000 gigatonnes de carbone furent relâchées dans le système océan/atmosphère en mille ans. Cela équivaut à 1 milliard de tonnes de CO2 relâchées chaque année dans l'atmosphère, contre 9,5 milliards de tonnes par an au xxie siècle[2]( Camille Adaoust, « On vous raconte le plus violent réchauffement climatique que notre planète ait connu... jusqu'à aujourd'hui [archive] », sur francetvinfo.fr, décembre 2018 (consulté le 27 décembre 2018).
  6. Bonjour, je ne comprends pas tout au sujet de ce fil. Mais, il me semble qu'en médecine, avec une IA entraînée dans le domaine il y a de bons résultats. L'IA ne naît pas de rien, il faut l’entraîner. par exemple : https://github.com/DeepDive-project https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/une-ia-analyse-des-empreintes-de-dinosaures-et-revele-des-liens-surprenants-avec-les-oiseaux-225347.html https://www.inshs.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-innovations-methodologiques-peuvent-elles-contribuer-faire-progresser-les-recherches L'Ia ne crée rien, ne devine rien. Par exemple sur le fil musique, l'IA propose une musique issue de ce qu'elle a trouvé sur le Net, est-elle capable de faire du Erik Satie, oui, mais inventer?
  7. Franchement c'est pas mal. Une bonne musique pour pas mal d'humour. Cela me rappelle ce genre de musique :
  8. d'autres sites, d'autres extraits : https://www.encyclopedie-environnement.org/climat/effet-de-serre/ https://www.encyclopedie-environnement.org/zoom/effet-de-serre-vapeur-eau-co2/
  9. je n'y connais rien, mais pour les plus gros, je dirais chevesnes
  10. Un site de vulgarisation sur le sujet :https://www.encyclopedie-environnement.org/climat/effet-de-serre/#:~:text=Le dioxyde de carbone a,voir Figures 5 %26 6). Un autre site : https://www.protection-environnement-valdancoeur.fr/effet_serre_co2.pdf Extrait de ce pdf : https://web.lmd.jussieu.fr/~jyg/cethil_2011_jyg.pdf https://science.feedback.org/fr/comment-co2-rechauffe-terre-par-effet-de-serre-pourquoi-co2-nest-pas-sature-dans-atmosphere/
  11. merci pour la pirouette, une belle figure.
  12. Sans trop chercher, voici ce que donne Wikipédia en terme d'érosion . https://fr.wikipedia.org/wiki/Érosion#:~:text=Taux moyen d'érosion à l'échelle du globe terrestre,-« À l'échelle&text=Rapportée à la surface de,m par million d'années. 50m par million d'années. Soit 500m en 10millions d'année, 5000m en 100Ma. Ces chiffres, aussi faux soient ils, donnent un ordre d'idée. Il ne me semble pas étonnant qu'une chaîne de montagne disparaisse sous l'effet de l'érosion.
  13. Je ne sélectionne rien. Moi je parle d'un seul sujet, l'utilisation du terme changement climatique, je dis que ce terme a été utilisé depuis plus de 50ans. C'est de la sémantique. Je donne des sources du GIEC d'il y a 36ans, avec le terme changement climatique. Quand on dit journaleux, cela ne me semble pas un propos affectif. C'est ton propos! Tu parles alors de ta difficulté de comprendre les effets de 440 ppm de CO2. Pour comparaison, je mets en lien les effets d'un gaz mortel avec quelques centaines de PPM , le H2S. Tu ne lis pas, et tu me demandes pourquoi un site québécois? Si c'est pas haineux, c'est juste de la bétise! Si tu veux je fais un copier coller de toutes tes réponses!
  14. En plus tu menaces! voilà le rapport. Je ne vois pas en quoi citer un site québécois n'est pas valable. C'est quoi ces questions sur l'origine de la source qui est fondée? Il faut absolument mettre du site français ici? Si avant de me répondre tu avais lu, tu aurais vu que je parlais de H2S, et des proportions mortelles pour ce gaz. Mais je te propose de revenir à la base, c'est quoi les PPM :
  15. mais tu es vraiment haineux, pourquoi un site québécois n'est pas démonstratif? Il parle de H2S, tu veux quoi comme site? La science est universelle, elle n'a pas de frontière. Ce site parle de H2S au cas où. Mon propos était sur les PPM, en matière de CO2, ces PPM provoquent un réchauffement, en matière de H2S (cela me semblait compréhensible), la mort. Les faibles concentrations ont un effet, odeur, puis mortel pour le H2S, augmentation de la température pour le CO2(possiblement mortel)
  16. je renvoie mon post en soulignant en gras.
  17. je crois que tu n'as pas lu, je parlais de H2S, pour faire un parallèle, à 750ppm de H2S, on est tous mort. Et non, pour le H2S,quand tu as les symptomes respiratoires, c'est trop tard. Quand tu ne sens plus l'odeur de l'oeuf pourri, tu es mort!
  18. Si ce sont les PPM qui gênent, voici un exemple d'un truc qui vous tue à quelques PPM, le H2S. "L'odeur classique d'oufs pourris, détectable à une concentration de 0,05 ppm", "Malheureusement, dès que la concentration atteint 50 à 150 ppm, il y a paralysie du nerf olfactif.""D'abord, il est irritant pour les muqueuses et les voies respiratoires. Il peut donc entraîner un bronchospasme et, à plus forte concentration, un odème pulmonaire. À fortes concentrations (700 ppm et plus), il provoque une dépression respiratoire." https://www.inspq.qc.ca/toxicologie-clinique/un-poison-violent-l-hydrogene-sulfure-h2s#:~:text=D'abord%2C il est irritant,il provoque une dépression respiratoire. Cela semble insignifiant! Mais on en meurt.
  19. Et bien, il te faut lire les rapports du GIEC, en plus tu es plus qu'éclairé sur le PETM, tu devrais comprendre.
  20. Non, je ne vous comprends pas, vous étes un sceptique? Oui, et comme vous, vous êtes un amateur en paléontologie, passionné, elle se passionne pour le climat: "Elle est d'abord speakerine et animatrice sur la Première chaîne de l'ORTF devenue TF1. Elle est ensuite surtout connue pour sa longévité en tant que présentatrice météo de TF1 et LCI à partir de 1991. Enfin, son travail de vulgarisation et de sensibilisation au changement climatique est remarqué dans les années 2010. En 2014, elle présente un bulletin météo prévisionnel pour l'été 2050, dont les données s'avèrent dépassées dès août 2020."
  21. Cette remarque est assez haineuse. Changement climatique, si on ne lit pas les rapports, peut vouloir dire vers le froid, comme vers le chaud en ce qui concerne les températures. Dans l'esprit du premier qui a utilisé ce terme, il parlait de l'augmentation du CO2 en corrélation avec l'augmentation des températures. En gros cette augmentation de CO2 et des températures provoquent des changements climatiques. Dans la communauté scientifique, il s'est posé la question de la terminologie. Si on veut être plus précis, ne faut il pas utiliser l'expression "réchauffement climatique". La difficulté pour la communication grand public, c'est que tout le monde ne lit pas les articles scientifiques sur la question. Et le pire, c'est que les aléa climatiques font que parfois le froid plus intense en certaines régions et périodes semblent contradictoire avec une augmentation des températures à l'échelle planétaire (global warning en anglais). Les climatosceptiques se précipitent vers ces événements locaux pour nier l'augmentation de la température à l'échelle planétaire. Donc l'usage du terme "changement climatique", "réchauffement climatique" ou "déréglement(s) climatique (plus grand publique car il veut intégrer tous les événements extrèmes)" n'est qu'une question de communication suivant à qui on s'adresse. Les journalistes sur ce sujet ne changent pas de versions au gré de la Météo, il y a un exemple flagrant avec Evelyne Dhéliat: Et c'était en dessous de ce que l'on a connu, et en plus une prévision pour le mois d'Aout.
  22. https://www.sepaq.com/pq/mva/decouvrir/portrait.dot?language_id=1#:~:text=Geology and Geomorphology&text=Mont Valin is composed of,crust 1.15 billion years ago. Parle t'on de cette région? "The vast Laurentian Mountain range, including Mont Valin, was then in formation. The mountains, which were still young, could reach the impressive heights of today’s Himalayas. During the billion years that followed their formation, the Laurentian Mountains were smoothed by the slow and continuous action of erosion. Today we see their foundation, which is composed of anorthosite."
  23. Le terme changement climatique a été utilisé depuis le début, le terme réchauffement climatique a été introduit plus tard, pour préciser le sens du changement climatique, mais ce n'est pas le terme du GIEC. Sur le site du GIEC : https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/ Voici l'introduction du rapport du GIEC de 1990, rapport disponible à cette adresse : https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/publications/
  24. je trouve ces interventions étonnantes, j'ai du mal à comprendre ces interventions sur la rhéologie,(https://www.shf-lhb.org/articles/lhb/pdf/1995/05/lhb1995065.pdf) je n'ai jamais vu une notice du BRGM se lancer sur une description du comportement rhéologique des dépôts. Par contre on peut tous observer des falaises en bord de mer, on a aussi des exemples d'escarpement de failles du talus continental grâce aux campagnes de l'ifremer. Dans les manuel de SVT, il y a aussi des exemples de marge passive (la galice par exemple), on peut aussi trouver des exemples sur le net de marges passives en Norvège. La succession de lithologie est bien documentée. Mais oui, un bassin en déformation peut aussi donner cette succession. Dans ce type de bassin, dans la partie interne du bassin on a des olistolithes des brèches etc... et dans la partie externe du bassin des grès, et des silts. Et enfin, on est dans les Alpes, même si on est en Corse! La rhèologie n'est pas déterminante pour le contexte géodynamique. Des campagnes océanographiques se sont intéressé aux risques sur nos côtes, constituées de marges passives. Voici de la biblio : https://campagnes.flotteoceanographique.fr/campagnes/7010090/fr/ "Dans le domaine marin, la gestion des aléas associés aux séismes nécessite une caractérisation et une cartographie des failles actives (les causes) mais aussi une évaluation et une appréciation de l’impact des séismes sur les couches sédimentaires sous-marines et les tsunamis associés (les effets). Le but du projet est de réaliser une approche intégrée de ces phénomènes par la synthèse de données de natures très variées acquises par la Communauté Scientifique Française sur quelques zones sous-marines actives clés et par la mise en commun des compétences très complémentaires des différents partenaires, en s’intéressant tout particulièrement aux processus, à leur simulation et à leur modélisation. On propose de s’intéresser à 4 zones (Mer de Marmara, Marge algérienne, pente niçoise et Golfe de Cadix) caractérisées par une activité sismique, tsunamogénique et d’instabilité gravitaire importante. Les quatre zones présentent chacune des spécificités morphologique, géodynamique et hydrogéologique particulières et toutes ont été activement étudiées au cours de la dernière décennie, que ce soit dans le cadre de programmes nationaux ou dans le cadre de projets européens. On y dispose de jeux de données géophysiques complets et de nombreux carottages, qui ont permis de formuler les 6 objectifs scientifiques du projet ISIS : Objectif 1 : Identifier et caractériser les failles actives et la déformation crustale sous-jacente, « quantifier » les sources sismiques ; Objectif 2 : Cartographier et caractériser la signature morphologique et sédimentaire ainsi que l’activité hydro-géologique associées à la sismicité passée et présente ; Objectif 3 : Etude de l’effet du cycle sismique (pré-, co- et post-rupture) sur les fluides ; Objectif 4 : Etude des mécanismes à l’origine des déformations sédimentaires et des glissements de pente dans des zones de forte activité sismique ; Objectif 5 : Déterminer les conditions nécessaires pour un passage de la rupture d’un milieu poreux à un courant de turbidité ; Objectif 6 : Evaluer par modélisation les risques associés aux sollicitations dynamiques (séismes) ; Des nouvelles données ciblées sur les aspects essentiels des risques associés aux séismes seront acquises grâce aux campagnes à la mer déjà prévues pour les années 2005-2007 (MARADJA-2, PRISME et MARNAUT). Pour obtenir une avancée décisive dans ce domaine, on propose une approche novatrice basée sur l’intégration de différentes disciplines (géodynamique, paléosismologie, géologie structurale, sédimentologie, géotechnique, géophysique, mécanique des fluides,…) centrée sur la compréhension et la modélisation des processus, ainsi que l’utilisation intégrée de plusieurs outils novateurs (le pénétromètre PENFELD, les piézomètres, le chirp sismique près du fond, des OBS longue durée, etc.). L’utilisation des technologies les plus récentes en modélisation permettra une analyse des risques des instabilités de pente à l'écoulement. Ce projet s’inscrit dans un contexte européen et international bien défini. Il vise à compléter d’une façon significative, grâce aux approches intégrées proposées, les travaux réalisés et en cours aux niveaux européen et international sur le thème « instabilités gravitaires ». L’ensemble des données acquises dans ce projet sera mis à disposition des structures intéressées afin d’identifier les risques encourus par les populations côtières, vis-à-vis des aléas : mouvements gravitaires sous-marins et tsunamis associés."
  25. Je crois que ce sont des lithologies assez courantes dans les marges passives. Pas besoin de chaîne de montagnes, ni de fosse. De grande failles listriques, un profil de marge continental, une activité sismique et on a ce type de sédimentation, si j'ai bien lu. Le problème, mais il doit être historique, c'est le terme flysch, mais il est mis entre guillemet, car ce terme n'est pas descriptif, il fait référence à de la tectonique. Les turbidites ne sont pas liées uniquement aux marges passives, c'est la disposition des sédiments suivant la séquence de Bouma, historiquement c'est en France, au Col de Turini (dans les alpes maritimes et célèbre pour le Paris-Nice, ou le rallye de monte carlo) que Bouma (néerlandais)a décrit en 1962 cette séquence sédimentaire. La mise en mouvement des sédiments se fait par avalanche. Comme pour la neige les causes des avalanches peuvent être diverses. La subduction dans les Alpes( y compris la Corse), c'est je crois du Crétacé à l'Eocène (il est possible en regardant Taïwan aujourd'hui, qui émerge au dessus de l'océan , d'imaginer la naissance de la chaine alpine de l'époque), la collision est Oligocène, avant c'est du rifting et de l'océanisation (jurassique moyen pour l'océan liguro-piémontais). Dans les alpes, je parle ici, sur le continent la présence de bréches du Jurassique n'est pas rare, il y a par exemple la fameuse brèche du télégraphe. Le jeu des failles synsédimentaires, la partition en blocs basculés, laissant ici ou là des haut-fonds, des zones émergées, des escarpements soumis à l'érosion explique la présence des brèches recouvertes plus tard par des sédiments détritiques.
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