Je ne pense pas que nous sachions, à partir de chez nous, lutter contre la faim dans le monde, sinon de manière très très ponctuelle et aucunement durable...
C'est aux individus qui vivent dans les secteurs où les ressources alimentaires sont limitées (climat, terre, absence d'engrais, etc) de limiter les dégâts, et de tirer au mieux profit des améliorations possibles dont ils ont, ou peuvent avoir, connaissance .
Les recherches agronomiques apportent de bonnes choses, mais le plus dur c'est le climat, la géographie, et nous passerons sous silence les politiques locales !
J'ai vu des sacs de riz (humanitaire) vendus sur des marchés, des médimaments (humanitaire) vendus dans la pharmacie d'une épouse de premier ministre, des moutons (prévus pour des recherches en labo médical) passer à la broche d'un ministre de la santé, des tonnes de coton, planté pour répondre à un plan de développement X, au détriment des cultures vivrières traditionnelles, resté invendu au bord des pistes, ou cédé à un prix dérisoire...et que faire d'un peu d'argent au fin fond de la brousse, sinon acheyter de la bière au camion de l'acheteur du coton !