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Vente et achat de minéraux sur Internet
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À propos de Guillaume Hermann
- Date de naissance 07/14/1978
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https://le-musee-en-classe.jimdosite.com/
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Genre
Homme
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Lieu
Paris
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Intérêts
J'interviens en classe, en collectivité, ou à domicile, avec mes objets de collection variés, pour des conférences d'Histoire et de sciences naturelles. La quasi-totalité des objets est manipulable par le public.
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Ranger ses collections de fossiles et cailloux
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Jura-seek dans Forum Fossiles et Paléontologie
Superbe !!! Chapeau bas. -
Les minéraux et le droit : besoin d'aide pour mon mémoire de master
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Sam68 dans Forum Minéraux et Minéralogie
Bonsoir Sam68, Tu as de la chance, Morand-Devillers a pris sa retraite depuis un bon moment, tu n'as pas subi ses cours... 😒 Voici quelques grandes lignes dans lesquelles tu auras peut-être le souhait de creuser certaines pistes. Tout est géré par la Ville de Paris, qui s'en présente comme propriétaire (avec une incertitude qu'on cache sous le tapis pudiquement, en raison de l'énorme rendement financier du site : l'article 552 du Code civil. Ce sont bien les propriétaires des immeubles de surface, d'ailleurs, qui règlent le prix des travaux de confortation dans les galeries : en somme ils sont propriétaires des galeries pour les dépenses, mais pas pour les revenus. Voici déjà un point de droit intéressant). JUSQU'EN 2017 : Depuis une date probablement fort reculée (XIXe siècle peut-être) et jusqu'en 2017, le parcours de visite des Catacombes de Paris pouvait être divisé synthétiquement en 3 tronçons : 1/ Première partie : de l'escalier de descente place Denfert-Rochereau (ou avenue Rol-Tanguy, c'est la même chose) jusqu'à l'entrée de l'ossuaire municipal. Quelques panneaux explicatifs sur les carriers du XIXe siècle dans les deux salles en bas de l'escalier, puis une bonne marche dans des galeries aux explications ultra-limitées (la forme du ciel de carrière, pilier tourné/pilier à bras, la lecture des références des travaux sur les murs : numéro du chantier dans l'année, initiale de l'ingénieur, année), des occasions manquées comme l'absence totale ou quasi-totale de mention des puits pourtant visibles, du système d'aération naturelle dans les hagues... Et des infos que je t'enverrai en mp. Au sein de cette première partie, il faut distinguer la section dite « Port-Mahon », avec un passage par les catacombes basses. Dans cette section, outre les oeuvres de Décure on trouvait d'abord un ciel de carrière constitué d'une plaque de fossiles in situ, non signalée et non éclairée ; puis le puits dit « bain de pied des carriers », avec une petite explication sur la définition en ces lieux du « lutétien ». Tous les visiteurs parcouraient la totalité de cette première partie. 2/ Deuxième partie : l'ossuaire. Concernant les caillouteux : la « lampe sépulcrale », sans explications ou plus que lacunaires ; son feu permanent permettait un mouvement d'air (et une surveillance de sa qualité ?) au XIXe siècle. Et tout à la fin de l'ossuaire, à plusieurs endroits, de superbes ciels de carrière riches en fossiles, avec nettement deux faunes différentes selon la strate ; aucune signalisation, aucun éclairage. Il se dit, c'est à vérifier, que c'est dans l'ossuaire, à proximité du « pilier des psaumes », que se trouvait un cabinet de géologie créé au XIXe siècle, entièrement détruit depuis, et que le volume de ce cabinet disparu est aujourd'hui celui qui sert de lieu de stockage de matériel. A ma connaissance, il n'est pas prévu de restauration (alors que de nouveaux cabinets ont été créés par des cataphiles dans les galeries interdites). Tous les visiteurs parcouraient la totalité de cette deuxième partie. 3/ Troisième partie : ce que les agents appellent « les fontis », de la sortie de l'ossuaire jusqu'à l'escalier de sortie rue Rémy-Dumoncel. On passe sous plusieurs fontis consolidés au XIXe siècle, dont certains arrivent pas loin de la surface (la profondeur est d'un peu moins de 20 mètres à cet endroit), et on termine par une salle vaste, sous un fontis, avec manifestement les restes de niches pour un éclairage ancien qui a laissé de la suie. Certaines de ces niches sont en état correct, d'autres ont servi à vider des seaux de ciment lors de travaux non identifiés. Explications à la limite de l'inexistant. Découverte d'une faune cavernicole... par moi, a priori, car jamais rien lu ni entendu à ce sujet. Il s'agit de sortes de crevettes qui vivent dans la rigole remplie des eaux de suintement tout au long de la galerie. Population très peu nombreuse. Remontée par l'escalier de la rue Rémy-Dumoncel, en haut duquel l'indication de la profondeur a été sculptée sur la paroi, en pieds d'abord, puis, ajout postérieur, en mètres : aucune explication, aucun dispositif pour attirer l'attention sur ce changement de mesure. DE 2017 A 2026 : A l'issue de travaux en 2017, pour tous les visiteurs sans aucune exception, la nouvelle sortie des Catacombes se fait à la fin de l'ossuaire, par ce qui était jusque-là une sortie de secours. Inversement, l'ancienne sortie normale, rue Rémy-Dumoncel, devient sortie de secours. Conséquence : plus aucun visiteur, sans aucune exception, ne passe par « les fontis », qui étaient la zone la plus spectaculaire pour les caillouteux. Il me semble, mais c'est à vérifier, que c'est à la même date que tout le secteur Port-Mahon est verrouillé, ne devenant accessible qu'aux groupes avec réservation et non plus aux visiteurs « individuels ». La quasi-totalité de l'intérêt géologique de la visite est perdu (en même temps que le prix augmente considérablement). Il ne reste, pour tous, que les maigres explications des deux salles du bas à l'entrée, celles encore plus maigres dans les galeries du début, et, uniquement pour les groupes, Port-Mahon. A COMPTER DE 2026 : Gros travaux. A leur issue, Port-Mahon reste interdit sauf groupes, les fontis restent interdits sauf évacuation d'urgence. Les explications sur la vie des carriers qui étaient dans les deux salles du bas à l'entrée sont fortement remaniées dans le sens d'un allègement (elles étaient déjà très modestes). Par contre, de nouvelles explications ou mises en valeur sont réalisées. C'est la période que je connais le moins, j'en ai probablement oublié une partie, mais je me souviens qu'il y a des illustrations en images de synthèse (archaïques façon Corée du Nord années 90) sur le fonctionnement de l'extraction médiévale, et à un endroit, les fossiles du ciel de carrière sont enfin mis en valeur par l'éclairage... et un « bruit d'océan » (mais pas les plus parlants, pas ceux vers la sortie avec les deux faunes différentes, si je me souviens bien). Depuis une date que j'ai oubliée, mais ce ne fut pas de tous temps, une bannière a été pendue dans la « salle des piliers », qui est la dernière avant d'entrer dans l'ossuaire ; elle reproduit les strates qu'on peut voir dans la roche juste derrière et donne leurs noms. Par contre, la porte crypto-maçonnique qui était l'ancienne entrée de l'ossuaire, qui rouillait à moitié sous un tas de gravats et qu'il avait été question de réinstaller, ne l'a pas été, et il ne m'a plus été possible de la localiser depuis la réouverture. D'ailleurs, jamais aucune explication n'a été donnée aux visiteurs concernant les références maçonniques du parcours, principalement cette salle. Il n'est fait aucune référence à cette grille d'analyse du lieu. L'aspect juridique, à ce stade, c'est l'interdiction progressive de l'accès à toutes les zones d'intérêt géologique, jusqu'à arriver pas loin du néant. Mais, en même temps, il y a eu une petite hausse des moyens de médiation, sans contact toutefois avec la réalité matérielle du lieu : on regarde un écran supplémentaire, mais on ne retrouve pas l'accès aux zones. Deux autres éléments, « intemporels » : - la construction de piliers de confortation dans ces galeries est fréquente, en fonction de la situation immobilière en surface. Il serait éclairant de demander à l'administration qui gère le site (Ville de Paris) ce qui est fait concernant un éventuel intérêt géologique. - le site est régulièrement visité par des cataphiles au moyen de chatières qu'ils creusent depuis les carrières interdites. Le plus souvent ou toujours, ces chatières, parfois situées devant le nez des visiteurs, sont rebouchées par l'IGC sans aucune considération esthétique/architecturale : c'est du pâté de ciment dans un mur de pierres. Ce qui va dans le sens d'une absence de considération patrimoniale. -
Évolution du marché, asiatiques et minéraux alpins
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de greg la veine dans Forum Minéraux et Minéralogie
C'est très original (ici, j'entends 😅 ). J'avoue un relatif scepticisme. -
Évolution du marché, asiatiques et minéraux alpins
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de greg la veine dans Forum Minéraux et Minéralogie
Oui c'est purement un investissement, par contre, selon ce que j'en connais, pas de diversification mais une succession de marottes exclusives : celui qui est persuadé que le bon placement c'est les timbres ne fera que des timbres jusqu'au moment de la désillusion, et là il passera de manière exclusive à autre chose. Les timbres, jetons et minéraux, par exemple, achetés au même moment en Occident pour l'envoi en Chine ne finiront pas chez les mêmes investisseurs, mais chez des investisseurs de 3 catégories différentes : ceux qui pensent que le filon c'est les timbres, ceux qui pensent que le filon c'est les jetons, et ceux qui pensent que le filon c'est les minéraux. Ca ça existe, et même à fond la caisse, mais c'est autre chose. Déjà, pour les salariés en Chine, depuis bien longtemps l'impôt est prélevé à la source. Et je ne pense pas que le doit fiscal chinois favorise les collectionneurs. Ce qui me pousse à penser que, si le but est d'échapper à des impôts, les fonds acquis en Chine sont eux-mêmes déjà de provenance occulte. C'est certainement parfois le cas, mais pas nécessairement. L'idée est bien la spéculation. Par contre, si les fonds ont été acquis en Occident, il y a bien évidemment la possibilité de revente occulte des objets sur le sol chinois, sans que des taxes aient été acquittées au franchissement de la frontière, ou sur des montants ridiculement falsifiés. Quand je vois que des militaires (catégorie privilégiée et endoctrinée) me demandent de maquiller 78 euros en 50 pour économiser 28 euros non sur la taxe, mais sur son assiette, je me dis que le seuil à partir duquel une fraude est construite est bas. -
Évolution du marché, asiatiques et minéraux alpins
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de greg la veine dans Forum Minéraux et Minéralogie
Bonjour, Tu sais te faire des amis toi 😅 Les Taïwanais sont des Chinois. Les Chinois continentaux te diront le plus souvent que les Taïwanais sont des provinciaux chinois rebelles et les Taïwanais te diront qu'ils sont les Chinois civilisés; mais, dans les deux cas, Chinois (sauf dans le cas des indigènes taïwanais éventuellement, mais les malheureux, il n'en reste plus grand-chose, submergés numériquement à partir de 1949 après des décennies d'acculturation tantôt chinoise, tantôt japonaise...). Taïwanais et Chinois continentaux écrivent la même langue, sauf les simplifications apportées par les réformes de Mao, mais les différences sont subtiles. Les Japonais écrivent un mélange de caractères qui leur sont propres, simples et souvent assez rondouillards, et de caractères chinois (dont la prononciation et la signification sont souvent un peu différentes de la source chinoise, mais à l'écrit, on ne s'en rend pas compte). Différencier un écrit japonais d'un écrit chinois est d'une difficulté variable selon que le contenu de ce texte recourt, ou non, à des caractères spécifiquement nippons. Par contre, le coréen écrit officiel depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, et déjà bien avant quand c'était dans un contexte plus ou moins nationaliste (adoption d'un alphabet national, pour se détacher du chinois), n'a graphiquement aucun rapport avec les deux autres. C'est de l'investissement. Après, faut-il connaître l'objet sur lequel on investit, ou simplement son marché ? C'est une question ouverte. Personnellement, je suis, moi aussi, collectionneur et pas du tout investisseur. Notre démarche n'est pas la même. Le problème qu'ils vont avoir, derrière, c'est que leur marché secondaire est, lui aussi, composé uniquement d'investisseurs. Ceux qui vont acheter leurs cailloux ou autres n'y connaissent rien non plus. Toute l'expertise est l'expertise initiale du pro à qui le premier Chinois a acheté. A terme, cette expertise risque de se perdre à travers les reventes successives et cela ne me semble guère viable, non seulement intellectuellement, mais même d'un point de vue purement financier : assèchement de la demande quand il n'y a plus le support initial d'une analyse de confiance. Mon ami Peter Kraneveld, numismate de renom, dit quelque chose du genre "une monnaie sans Histoire n'est qu'un morceau de métal". Et ce n'est pas un état qui donne envie d'engager sa fortune. C'est une piste qu'ils ont courue dans tous les sens, légaux ou non. Il y a environ 13 ans, un réseau chinois m'avait proposé que j'achète des quantités astronomiques de lait infantile dans les parapharmacies françaises, aux prix normaux du marché des particuliers, puis que je les envoie en Chine dans des caisses maquillées (car exportation alimentaire, tout un tas de normes)où elles auraient été revendues à des tarifs complètement fous. A la clé, le redressement fiscal et la prison, uniquement pour moi, mais avec toute leur reconnaissance. Les réflexions puériles sont parfois des réflexions nobles. Il est certain que le commerce expose ses objets à des sorts variés. Pour les juristes, la limite du droit de propriété est une question récurrente depuis au moins le XIXe siècle : le droit de détruire sa chose, le droit de s'en servir pour nuire à autrui, etc. -
Évolution du marché, asiatiques et minéraux alpins
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de greg la veine dans Forum Minéraux et Minéralogie
Bonsoir, Très intéressant message qui me permet de suivre le nuage de criquets ; sous réserve de considérer que "Asiatiques" dans ton message est "Chinois", car ce que j'ai observé ne concerne qu'eux. Je suis un "serial collectionneur", je ne collectionne les minéraux qu'au énième rang. Je suis avant tout numismate et c'est même mon métier ; après cela, philatéliste, et ensuite amateur de minéraux et fossiles, militaria et meubles anciens. Il y a moins de dix ans, on a vu apparaître au Salon philatélique d'automne des acheteurs (jamais vendeurs) chinois de Chine, ne parlant pas un mot de français, pas forcément anglais non plus, et semblant fortement être de passage. On les reconnaît au fait qu'ils sont les seules personnes dans tout le Salon à tirer chacun une valise à roulettes. Elle est remplie de catalogues de cotation. Ils ne connaissent manifestement rien à la philatélie, même chinoise. Ils font chaque stand un par un, font sortir par le marchand tout ce qui est chinois d'1 euro à plusieurs milliers d'euros le cas échéant, puis ils ouvrent la valise, sortent les catalogues, cherchent chaque document un par un et comparent la cote du catalogue avec le prix au Salon. Si le prix est inférieur, ils achètent, sinon ils laissent. Ca a duré 2-3 ans "à plein régime" puis a décru. J'étais au Salon à l'automne 2025, il n'y en avait cette fois plus aucun. Il y a au Salon quelques stands associatifs, dont chaque année un consacré à des publications sur la philatélie chinoise ancienne (Empire et séries Sun Yat-Sen) : ils n'y marquent jamais un arrêt, car il s'agit de livres, donc pas de jeu possible entre le prix et une cote. Et tous les auteurs de philatélie chinoise sont occidentaux (tous les numismates en matière chinoise aussi). Et ils ne prennent jamais de philatélie non chinoise, par manque de demande.. en Chine, car tout ce qu'ils achètent est destiné au marché chinois et la Chine ignore qu'il existe un "reste du monde". Par ailleurs, je vends près de 1500 lots par an sur Ebay, aux enchères, depuis plusieurs années, à 95% monnaies-billets-médailles, le reste étant un peu de tout dans les autres domaines de collection, des (très) vieux papiers aux défenses de phacochères, en passant par quelques objets historiques rarissimes. Il y a environ deux ans, j'ai vu apparaître parmi les enchérisseurs des Chinois de Chine (dont des militaires qui se font livrer leurs achats dans leurs "postes de sécurité" en plein Pékin). N'y connaissant manifestement rien là non plus, à compter de leur apparition ils ont acheté la quasi-totalité des médailles de table (avec une préférence pour le style nouille, mais ils prennent à peu près toutes les autres médailles aussi), et un certain nombre de jetons, qu'ils ne distinguent absolument pas des médailles mais qu'ils aiment moins que celles-ci car ils sont plus petits et comprennent donc moins de métal. Ils ne prennent donc que les jetons en argent, car il faut que "ça vaille le coup financièrement", tandis que les médailles étant plus décoratives et beaucoup plus lourdes, celles en bronze leur conviennent très bien. Dès le premier achat, quasiment tout acheteur chinois envoie un message privé demandant de frauder la valeur d'assurance lors de l'envoi, officiellement pour frauder les taxes en Chine, mais, comme par hasard, cela entraîne la minoration d'autant de l'indemnité en cas de "perte du colis" ; ceux qui ont vécu en Chine et ont utilisé sa Poste apprécieront. Un Chinois de Chine installé en France a fini par me contacter pour le compte d'un Chinois en Chine, me demandant si j'avais des jetons "en argent à 100 euros minimum, en-dessous ça ne l'intéresse pas". J'ai répondu que je n'en avais pas et ai transmis les photos du seul jeton que j'avais en vente à ce moment, pour un prix inférieur. Il a été repoussé avec dégoût car "pas assez cher", puis, alors qu'il était aux enchères sans achat direct, ils m'ont recontacté pour m'en royalement proposer 20 euros, me demandant de mentir aux enchérisseurs en inventant je ne sais quoi pour qu'ils puissent les doubler. J'ai refusé, ils ont enchéri comme tout le monde et l'ont finalement emporté un peu au-dessus de 20 euros, après avoir fait une grimace d'horreur au premier contact parce qu'il n'en valait pas 100 et que je n'en demandais donc pas 100. Pour l'anecdote, je pense que si je leur avais demandé 150 en achat direct pour ce jeton qui en valait 35-40, j'aurais eu ces 150, puisqu'ils n'ont comme références que celles fournies par autrui, qui eut été moi par le truchement du prix que j'espérais. Mais je suis honnête. Ils en auraient tiré, de plus, le plaisir d'être malhonnêtes vis-à-vis des enchérisseurs, et ça pour eux ça vaut aussi plusieurs euros, car ça augmente le sentiment de leur "grande intelligence". Et maintenant, donc, les minéraux. Précisons que j'ai vécu et travaillé plusieurs années en Chine et que je suis en contact quotidien avec la Chine et les Chinois depuis plus de 20 ans. Ce que j'ai constaté pour les timbres et les médailles/jetons : 1/ ils n'y connaissent ABSOLUMENT rien, même pas la date approximative de l'objet visé, même pas sa nature s'agissant par exemple de la différence entre médailles et jetons (vous ça ne vous dit rien et c'est normal, mais c'est un peu comme un acheteur en bourse aux minéraux avec des billets plein les poches qui ne connaîtrait pas la différence entre un cristal et un fossile et vous prendrait de haut en exigeant "des pièces de valeur"). 2/ en l'absence systématique de connaissance du domaine, l'appréciation de la pièce se fait par un montant financier : la cote qui est dans le catalogue de cotation quand il existe (timbres), sinon le prix fixé par le vendeur (médailles et la plupart des jetons). Si c'est cher, c'est que c'est bon et beau, si ce n'est pas cher, c'est que c'est de la caillasse pour les allées de garage. 3/ en l'absence systématique de connaissance du domaine, on oublie l'idée de collection, d'ensemble cohérent scientifiquement ou historiquement, toute démarche intellectuelle d'accroissement des connaissances, de traquer des curiosités naturelles ou historiques : l'objectif exclusif, c'est le bon coup financier. On achète exclusivement pour revendre, plus cher, et ceci en misant sur le jeu des ignorances respectives (celui qui n'a pas le catalogue de cotation; ou deux catalogues de cotation différents, j'achète en arguant de l'un et je revends en arguant de l'autre, etc.). Et la revente n'est jamais à long terme, c'est du court ou du moyen. 4/ les mouvements les plus spéculatifs sont des modes, et "les modes passent, étant nées elles-mêmes du besoin de changement" (Proust) : chaque domaine est ravagé pendant moins de dix ans, souvent moins de cinq ans, et ils passent à autre chose ; d'autant qu'ils n'éprouvent aucun besoin de maîtriser le sujet avant de s'y lancer, donc le changement de domaine leur est aisé. En conséquence, à mon avis, se poser la question sur du long terme n'a pas de sens : sur du long terme, ils seront passés aux bulbes de tulipe, aux habits anciens ou aux mignonnettes de parfum. Ou leur système de Ponzi national aura eu raison d'eux et ils seront trop occupés par les besoins vitaux. Mais à l'horizon de 4-5 ans, oui, ils peuvent tuer le marché auquel ils s'attaquent, ce sera même probablement le cas. Il redécollera ensuite, à leur départ. Ce qui me turlupine le plus, les connaissant, c'est que ce qu'ils auront acheté 500 pour le revendre 1000, et qu'ils auront conservé 3-4 ans sans pouvoir le refiler à plus de 550 risque fort de finir à la poubelle (en Chine), à la fois par dépit lucratif et par enthousiasme pour leur nouvelle marotte super géniale que personne d'autre que les Chinois n'y a pensé. Personnellement, ayant sillonné pendant plusieurs années la Chine sur plusieurs milliers de kilomètres, mes plus nombreuses et plus belles monnaies chinoises, je les ai trouvées en Île-de-France et en Belgique ; parce qu'en Chine, il ne reste rien, et ils n'ont aucune envie qu'il reste quelque chose si c'est "moins de 100 euros", comme dirait "mon" Pékinois des jetons. Et le "plus de 100 euros" qu'on trouve sur place a une certaine tendance à être faux, en plus (mais le moins de 100 euros aussi). Alors,les gens dont tu parles sont-ils chinois ? -
Humour...
Guillaume Hermann a répondu à un sujet dans Y'a pas que les Sciences de la Terre dans la vie...
Elle est bien connue aussi pour avoir exigé de son opérateur téléphonique une facture ultra-détaillée : sa célèbre fadette. -
Humour...
Guillaume Hermann a répondu à un sujet dans Y'a pas que les Sciences de la Terre dans la vie...
C'est terrible de se dire que des gens qui ont de réelles compétences techniques rares (ceux qui ont fait matériellement la tapisserie) ont collaboré à ça et n'ont pas d'autre moyen de gagner leur vie. Et terrible aussi de se dire que c'est nous qui payons l'artiste d'origine. -
Procédé de récolte des petites chondrithes en Afrique du nord-ouest
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Guillaume Hermann dans Météorites
Merci beaucoup. Ta réponse va me demander des recherches, que je ferai. -
Procédé de récolte des petites chondrithes en Afrique du nord-ouest
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Guillaume Hermann dans Météorites
Bonjour, Chose promise... J'y suis retourné et j'ai acheté tout le stock sauf 2 specimens vraiment minuscules. Mais le stock était petit. Je me suis fait préciser la provenance : Maroc. Désolé pour la qualité des photos, je ne ferai pas mieux... -
Nos amies les bêtes
Guillaume Hermann a répondu à un sujet dans Y'a pas que les Sciences de la Terre dans la vie...
Je n'ai pas pris de photo mais ce soir, sur le quai du métro à Châtelet, cavalait une blatte de la taille de celles qu'on voit au Sénégal ou en Chine, pas loin de 5 cm sans les antennes; et très rapide. Blatte américaine ? Première que je vois en Europe. Il y a environ 2 ans, dans la même station j'avais trouvé un grillon décédé. -
Nos amies les bêtes
Guillaume Hermann a répondu à un sujet dans Y'a pas que les Sciences de la Terre dans la vie...
Maupassant a publié un roman titré "Mont-Oriol", toponyme auvergnat fictif tiré du nom du propriétaire du terrain, le père Oriol. -
Nos amies les bêtes
Guillaume Hermann a répondu à un sujet dans Y'a pas que les Sciences de la Terre dans la vie...
Bonsoir, Dans les années 80 j'ai vu un loriot dans le jardin de mes parents à 20 km de Lille; ce fut le seul de ma vie. -
Procédé de récolte des petites chondrithes en Afrique du nord-ouest
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Guillaume Hermann dans Météorites
Bonsoir, Merci beaucoup pour ces réponses très détaillées !!! C'est formidable de mieux comprendre. Fred, pour une photo je ne dis pas non, mais il faut que j'emprunte l'appareil du bureau car le mien est trop mauvais, et aussi, pour tout dire, j'envisage d'aller en acheter quelques autres au même endroit et une photo de groupe sera plus sympa Et plus facile techniquement, aussi. -
Procédé de récolte des petites chondrithes en Afrique du nord-ouest
Guillaume Hermann a répondu à un sujet de Guillaume Hermann dans Météorites
Merci à vous deux. Dans ce cas, encore deux questions : 1/ ces très petits exemplaires qui ne sont pas du tout sphériques et ne présentent pas d'aspect fondu, mais un aspect plutôt déchiqueté, sont-ils arrivés sur Terre un par un, ou résultent-ils de l'éclatement au sol d'un plus gros specimen, ou résultent-ils de la dégradation de celui-ci une fois au sol (érosion, chocs mécaniques et/ou thermiques) ? 2/ en Afrique du nord-ouest, il y a notamment le Sahara. La Mauritanie est riche en minerai de fer, et depuis l'avion on voit les bancs rouges/bruns dans le Sahara, au moins à proximité de la côte. Si le moyen de ramasser les chondrithes dans cette zone est de passer un aimant, comment faire la différence avec de petits morceaux de minerai ferreux terrestre ?

