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Bourse minéraux à Paris, avec fossiles et gemmes.
Bourse minéraux et fossiles à PARIS

Hervé C

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Tout ce qui a été posté par Hervé C

  1. D'accord. Merci de me le dire. Beix m'a indiqué qui vous êtes. Nous savons que nous avons désormais deux points communs : Celui d'aimer les belles choses et sinon notre Ami Bernard.
  2. Bonjour, Avoir un puits stockeur de cette ampleur sous sa maison, est quelque chose qu'il na faut pas détruire ni même combler. C'est une chance que personnellement, j'aimerai bien avoir ! Le détruire/combler, ne retirera pas l'humidité de votre cave d'une part et d'autre part, ça peut être une alimentation en eau pour des eaux de travail, des chasses d'eau ou du jardin, à condition de mettre en place une installation qui isole du réseau d'alimentation de la maison bien sur. Pour répondre à votre question, ce qu'il convient de faire est simple, mais va nécessiter du travail, non seulement au niveau de votre puits, mais également de votre cave, car les deux, au regard de l'humidité qui y vient par capillarité, sont liés, et pour en faire une pièce à peu près saine, vous n'aurez pas le choix. 1) Placer la pièce sous Ventilation Mécanique Controlée (VMC). La VMC sera placée dans un caisson approprié, à proximité du soupirail, lieu du rejet de l'air dans le cadre de son renouvèlement constant, dans votre pièce. Si vous ne le faite pas, votre pièce ne pourra pas être correctement valorisée et salpètre, moisissure et humidité + odeurs y seront persistants; 2) Décaisser votre sol en terre battue sur environ 30 centimètres, c'est un minimum. En profiter pour aplanir votre sol, bien horizontalement, y compris autour de l'emprise du puits, qui sera conservé intact; 3) Placer un tampon au dessus de votre puits. Ca suppose deux choses : - Poser une dalle au dessus de votre puits, dans laquelle est placé un trou d'homme de 0.80m à 1m de diamètre; - Placer sur votre dalle, au niveau du trou d'homme, un tampon verrouillable à bain d'huile, ce n'est pas très beau, mais il en existe en fonte qui peuvent recevoir un matériau de finition comme du carrelage ou du béton, qui cache partiellement la fonte; - Je vous conseille vivement de placer une conduite en PEHD diamètre 32mm, même si vous ne pompez pas l'eau de votre puits, entre votre jardin et le puits lui même, avant même d'opérer à l'obturation de votre puits. Si un jour vous ou l'acquéreur futur de votre maison veut utiliser le puits, le tuyau sera là, première hypothèse. Si votre cave est susceptible d'être inondée, il faut équiper votre puits d'une pompe de type vide-cave pilotée par poire de niveau ou autre, tirer une alimentation électrique sous gaine Janolen ou équivalent si vous le posé au sol et placer le tuyau PEHD déjà décrit ci dessus; 4) Une fois que le génie civil de votre puits est parfaitement consolidé, apporter de la grave drainante sur 10 cm d'épaisseur, sur toute la surface décaissée et nivelée du sol de votre cave. La compacter; 5) Poser un film sous dalle qui assurera l'étanchéité entre vis à vis des remontées d'humidité; 6) Une fois la grave correctement et horizontalement ratissée, poser un isolant de type polystyrène, sur toute la surface de votre cave; 7) Ferrailler 😎 Daller avec un béton de préférence hydrofuge et en tout cas fibré, histoire de limiter au maximum les fissurations ultérieures. La pose de joints de dilation sera prise en compte dans le dimensionnement de votre dalle, si votre cave est de grande surface : L'avis d'un professionnel est requis Mes explications sont génériques. Il vous appartient de les adapter au contexte de votre tête de puits et de votre cave. Si la maçonnerie de votre puits est en mauvais état, il vous est conseillé de le chemiser, du fond jusqu'au dessus de son niveau statique, avec des buses crépinées ou trouées, du dessus du niveau de l'eau jusqu'au regard que vous placerez avec de la buse pleine. L'espace annulaire sera rempli alors de matériau drainant, cet espace étant celui compris entre la maçonnerie alors HS de votre puits et le chemisage installé pour le consolider. Je vous conseille, si vous n'êtes pas de la partie, de faire appel à un professionnel, qui évaluera avec vous la situation, qui dimensionnera ce qui doit l'être et mettra en œuvre les travaux décrits. Hervé C
  3. A propos du Museo Paleontologico Territoriale dell'Astigiano Asti est une petite ville d’Italie, située à environ 60 km au Sud-Est de Torino (Turin), dans la vallée du Tanaro. Cette ville du Piémont se trouve dans une zone de collines entre les régions des Langhes et de Montferrat, notamment réputée pour les vins de qualité qui y sont élaborés. C’est dans cette ville chargée d’histoire, que se trouve le Museo Paleontologico Territoriale dell'Astigiano, en français, musée paléontologique territorial d’Asti. Dans ce musée, j’ai pu voir une jolie collection de fossiles, lesquels contribuent à expliquer les événements géologiques et paléontologiques les plus importants qu’il y a eu dans ces régions que sont les Langhes /plus précisément l’Astigiano et le Monferrato, il y a 25 millions d'années. Toujours dans l’Astigiano et le Monferrato, de nombreux sites paléontologiques peuvent également être visités, dont les fossiles en place sont en lien avec les collections qui sont présentées dans le musée d’Asti. Le site de Valleandona est à mon avis celui qui présente le plus grand intérêt. Le plus simple, c’est de vous renseigner directement au musée, car sur ce site, et tous les autres d’ailleurs, c’est accompagné par des guides que vous pourrez y accéder ; un rendez-vous s’impose donc. Dans le musée, outre les bivalves et autre coquillages trouvés, sont présentées des ossements de baleines et de dauphins fossiles. La collection de cétacés de ce musée, notons le, est parmi les plus importantes d'Europe. Le musée comporte également un grand aquarium, où est reconstitué le plus fidèlement possible, un milieu coralien similaire à celui qui était présent dans la région, il y a environ 20 millions d’années. Le musée se situe : Corso Alfieri, 381, Asti (AT) L’adresse courriel et le téléphone en cas de besoin sont respectivement : info@astipaleontologico.it et +39 0141 592091 Je vous présente maintenant quelques photographies : - Celles relative à la baleine présentée dans le musée, avec le panneau explicatif relatif à sa découverte en tête ; - Celles relatives au site de Valleandona. Avec les panneaux explicatifs, vous ferrez facilement le lien entre les étages décrits et les couches photographiées ensuite. Bonne lecture, en espérant que ce mini reportage suscite un peu d’intérêt. Hervé C
  4. Je ne sais pas qui vous êtes, mais il a du me parler de vous. En ce qui me concerne, je l'ai connu sur le tard et plus dans sa période "marocaine". J'ai vu dans diverses publications que vous avez faite sur le Géoforum, que vous présentiez des pièces souvent peu vues et ça, si je peux me permettre, ça dénote deux choses : Une grosse culture minéralogique et une forte mobilisation à trouver ces pièces, car, ce que vous présentez souvent "ne se trouve pas sous le pied d'un cheval". Pour revenir à Bernard, j'ai passé du bon temps avec lui, c'était quelqu'un de franc, de généreux, de truculent et qui avait une approche passionnée de toutes les choses qu'il touchait. Il était avisé, humble et très humain aussi... Ce "package" était ce que j'appréciais chez lui.
  5. Bonsoir Otto, Complètement. Si vous connaissez ça, c'est que vous étiez un ami ou une connaissance proche de Bernard... et accessoirement, quelqu'un qui a de la mémoire 😁 Herve C Et au fait, merci pour la provenance, ça je ne l'avais pas !
  6. Je reviens vers toutes les personnes qui interviennent sur ce sujet, avec cet extrait concernant ces stromatolites. (Source : https://www.terresnomades.com/voyages/voyages-nature-maroc/fossiles-du-maroc/ ) "Les stromatolites sont des roches formées par des bactéries qui s’encroûtent grâce à des sédiments en suspension dans l’eau. Les plus anciens spécimens connus sont âgés de 3.5 milliard d’années. A cette époque, l’atmosphère de la Terre était très pauvre en oxygène. Les bactéries responsables de la formation des stromatolites tiraient de la lumière l’énergie nécessaire à la synthèse de leurs constituants organiques ; filamenteuses elles n’utilisaient pas d’oxygène. L’un des intérêts principaux des stromatolites, c’est qu’ils nous ramènent non loin de l’origine de la vie." Sur le plan bactériologique, ce qui est écrit, même si ça reste sommaire, n'est pas absurde. Si certains d'entre-vous sont allés à Yellowstone, il y a dans certains points d'eau des développements bactériens qui utilisent les minéraux des eaux tièdes en milieu réduit, pour former des colonies qui sont semi-solides et qui paraissent être en devenir d'être des concrétions. Le contexte géochimique est bien sur différent, mais le contexte bactériologique lui, ne l'est pas forcément: A Yellowstone en tout cas, ce sont des populations dominées par des cyanobactéries qui se développent et en certains endroit même des bactéries qui ressemblent à des colonies filamenteuses. Hervé C
  7. C'est impressionnant Elasmo ! Et donc dans toute cette région que vous avez visité, il y a des couches de ces stromatolithes qui émergent par endroit du sable ? C'est donc pas étonnant que dans les bourses, il y ait des marocains qui en proposent des blocs qui sont parfois de très grosse taille... Hervé C
  8. Bonjour, Je ne sais pas si vous êtes au bon endroit ou pas, ce n'est pas moi qui peut vous répondre. Votre photographie me parle en tout cas, puisqu'elle est prise dans le contexte d'un univers rocheux, que je trouve beau même s'il est austère, car dénué de toute végétation autre que des lichens et des mousse et quelques algues mortes. Sommes nous en Bretagne ? L'immuable reptile à l'œil en amende, est resté muet, aussi je m'en remet à vous pour me parler de ce joli site. Merci pour cette photographie. Hervé C
  9. Bonjour Dominique06, Je crois bien que ces concrétions marocaines sont dues à une activité bactérienne fort ancienne. C'est à confirmer. Ces pierres qui parfois sont magnifiques de régularité, sont effectivement vendues comme étant des stromatolithes, par les marocains. Herve C
  10. Bonjour, Pas plus que les collègues... Je vois là un bon rognon de silex de chez Silex 😄
  11. Je pense effectivement que c'est organique, comme Aldenaran66 Hervé C
  12. Bonjour Dauphinois, Je pense qu'il s'agit d'un morceau de calcaire qui a été façonné par l'érosion. Il est fréquent de trouver des blocs parfois très gros d'ailleurs, là où il y a des reliefs parcourus par des réseaux karstiques. Ces cailloux sont rencontrés dans les reculées (Jura), dans les lits des rivières, ou au sein des lapiaz, jolies formations liées à l'érosion glaciaire et météorique. Pour ce qui est de l'époque, c'est en général dans le jurassique que l'on peut trouver ce genre de cailloux ou sinon très loin de là où ils ont été formés, si ces cailloux ont été transportés, dans les lits des rivières ou des fleuves, jusqu'à la mer par exemple. Hervé C
  13. Salut Greg, J'ai serré très fort pour ça et... en absence d'oxygène... 🤪
  14. Merci Ice Tea, bonne journée
  15. La région de la Haute Ubaye est particulièrement belle et effectivement complexe sur le plan géologique, elle est du reste très riche en divers roches et minéraux, tout comme la région de Saint Véran, qui n'est pas très loin. Merci pour votre communication. Hervé C
  16. Le site géologique de « Lame Rosse di Fiastra » est sans aucun doute un des lieux les plus intéressants de la zone du Parc national des Monti Sibillini, montagnes qui font partie de la chaine des Apennins, véritable colonne vertébrale de la péninsule italienne. Le site se situe dans la région des Marches, en Italie, une très belle contrée qui est à visiter, aussi bien pour son architecture, que la beauté de sa nature, la gentillesse de ses gens et sa gastronomie. Lame rosse est un petit canyon, dont tout un coté est comblé par un ancien dépôt glaciaire qui a été fortement attaqué par l’érosion. Nous sommes en présence d’un paysage ruiniforme, fortement raviné par les eaux météoriques et de ruissellement qui est en pente raide. La succession sédimentaire s'est déposée dans un environnement de cône colluvial au pied d'un relief abrupt qui est dominé par le Monte Fiegni (1323m). Les sédiments déposés par ce processus sont principalement des clastes très anguleux provenant de la désintégration physique et mécanique de formations rocheuses plus anciennes appelées en Italie « Scaglia Rossa ». Suite à sa sédimentation, le dépôt dont il est question a été érodé par les agents climatiques conduisant ce dernier à se creuser de ravins séparés par d’amples pinacles. Ces pinacles se sont plus ou moins effacés, suivant l’état de la couche de brèches cimentées qui les protègent par le dessus : Tant que cette couche est présente au-dessus des sédiments, ces derniers restent stables car à l’abri de l’érosion météorique. Le processus de ravinement et d’érosion continue de se poursuivre, bien entendu et devrait conduire à la disparition de ce site, dans quelques millions d’années. En somme, c’est la désagrégation de cette couche de brèche qui, orchestrée avec l’érosion, confère à ce site son aspect si particulier et grandiose. A propos de la « Scaglia Rossa », citée précédemment. Il s’agit d’une formation rocheuse sédimentaire d’origine marine, datée entre 90 et 55 millions d’années (Crétacé supérieur – Eocène inférieur) dont la lithologie est calcaire, plus ou moins marneuse. Sur le secteur où nous sommes, elle est rencontrée tout le long de la chaine montagneuse des Apennins du centre de l’Italie. La matrice du dépôt, qui est plus de couleur plus rose clair que rouge, est teintée par une discrète présence d’oxyde de fer qui est sans doute de l’hématite, peut-être de la limonite. L’érosion essentiellement météorique a sculpté ici des pinacles et des tours qui contrastent heureusement avec le bleu du ciel, tout au moins le jour où je visitais le site. Même les gens qui ne sont pas forcément sensible à l’aspect géologique du site, apprécieront cette esthétique si particulière. Les coordonnées du site sont : 43°04′35,57″Nord 13°11′42,85″Est Pour accéder au site, le plus simple et le mieux semble-t-il, est de rejoindre le site appelé « Belvedere sul lago », via Ruffella à Fiastra, (MC), Italie. Là se trouve un lieu où il est possible de garer sa voiture gratuitement. Nous sommes à proximité d’un belvédère depuis lequel nous avons une vue **** sur le lac artificiel de Fiastra. Un sentier très bien balisé part de cet endroit, (Voir en rouge sur la carte) qui vous conduit, après une grosse heure de marche, au pied du site. Plan de localisation du site et son chemin d'accès Je vous propose un reportage photographique, qui en dira plus long que toute cette prose. Hervé C
  17. Hervé C

    68-IMG_5709.JPG

    Bonjour José, Tu a présenté ici une belle série d'images. Je te remercie pour le moment magique passé avec elles, c'était très beau.
  18. Merci M. But La nature s'en charge tout doucement je crois, c'est, si mes souvenirs sont exacts et toujours d'actualité, à la vitesse de 0.5m par an, que le détroit de Gibraltar se referme tout doucement, sous l'effet de la pression de la plaque africaine... A ce train là, nous n'aurons pas l'occasion de voir la prochaine crise 😉
  19. Bonjours, Je vous présente sur deux photographies, une même pièce, de largeur 5 cm. C'est du quartz améthysé et fumé en provenance du Massif du Mont Blanc. Je n'ai pas plus de précision, quant à sa provenance effective. Cette pièce a été extraite il y a un peu plus d'une vingtaine d'année par Rémi MARTIN. Elle m'a été cédée par mon très regretté Ami Bernard CHARLIER, que certains ont sans doute connu. Si certains de vous ont une idée plus précise de la provenance de cette pièce, je complèterai volontiers ma fiche d'inventaire collection. Bernard m'a expliqué qu'à l'époque, d'autres pièces dont les cristaux étaient plus développés, avaient également été extraites du même endroit que celle que je vous présente. Ces pièces avaient été acquises par des grands collectionneurs français.
  20. La personne qui nous a présenté le site, a pris appui sur des données de personnes compétentes locales, je n'ai fait que transcrire les prises de notes que j'avais faite lors de la présentation à laquelle nous avions eu le droit en français. Je ne crois pas qu'il faille douter de ce qui nous a été expliqué. Après, je ne suis pas assez compétent pour remettre en doute quoi que ce soit dans ce domaine, je vous prie de m'en excuser. Merci à vous. Je ne sais pas si vous voulez ou pouvez le faire, mais ce serait intéressant de nous mettre en lien avec la publication ? J'ai trouvé ce sujet passionnant. Parfaire ma connaissance du sujet ne serai pas superflu, vous l'avez je pense compris.
  21. Merci Stef4412. Ca ne m'est de toute façon pas venu à l'idée d'y aller taper, car pour un cristal que l'on retirera, il faudra en détruire des centaines d'autres et ça, j'ai pour principe de le refuser, quel que soit le gisement. En surface, comme le montre les photographies, il y a une altération des cristaux naturels, la seule solution eut été d'aller en profondeur, je dis ça uniquement pour illustrer mon propos, au sujet du nombre de cristaux à blesser ou casser. Sur le plan minéralogique, les deux sites sont absolument fascinant et au delà, cette histoire de baignoire qui se vide puis qui se rempli d'un seul coup est un phénomène lié à cette formation, qui est absolument ahurissant. J'aime aller voir les sites géologiques, les anciennes carrières et tout ce qui peut être en lien avec le travail artisanal ou artistique, tacherai de poster assez régulièrement des choses sur le site du Géoforum.
  22. 1. Les deux sites présentés : Premier site : La plage aux cristaux. Il se trouve près de Pollenzo (Commune de Bra, province de Coni, dans le Piémont, en Italie), sur la rive droite de la rivière Tanaro, à 700m environ à l’aval du barrage qui est situé à coté de la gravière exploitée par la Sté Calcestruzzi. Les dépôts d’évaporites sont ici principalement horizontaux, soulevés suite à l’orogénèse alpine et mis à nu par le décapage opéré par la rivière Tanaro. Photographies N°DSC3927 à 3932 Deuxième site : La grotte aux cristaux. Il se trouve San Bartolomeo / La Morra (Province de Coni, dans le Piémont, en Italie). Les dépôts d’évaporites sont ici principalement verticaux, soulevés et dressés suite à l’orogénèse alpine et mis à nu par l’érosion essentiellement météorique. Photographies N°DSC3935 à 3940 2. Un mot sur les deux formations cristallines que je vous présente : C’est une crise tectonique majeure qui a frappé le bassin méditerranéen, qui est à l’origine de la formation de ces couches de cristaux de gypse. Les fleuves que sont principalement le Nil, le Rhône, l’Ebre et le Pô, n’ont jamais suffit à alimenter la mer méditerranée. C’est un apport constant en provenance de l’Océan Atlantique qui alimentait déjà cette mer, ce qui est toujours d’actualité. A la fin du Miocène, au Messinien (Période géologique allant de -7.24 à – 5,33 millions d’années), un évènement exceptionnel par son ampleur et sa courte durée a touché uniquement le bassin méditerranéen : La crise messinienne de salinité (CMS). La fermeture du détroit entre l’Océan Atlantique et la Mer Méditerranée a provoqué l’assèchement progressif du bassin, avec d’importants dépôts gypso salifères. Deux hypothèses font aujourd’hui débat au sujet de la fermeture du détroit : - Elle serait d’origine tectonique, due à la fermeture progressive du détroit cité plus haut, sous la poussée vers le Nord, de la plaque africaine ; - Ou alors elle serait liée à une progression des glaces qui aurait eu pour conséquence une baisse du niveau des océans, d’où une remontée du fond marin par isostasie. Quelque soit la cause de cette fermeture, elle conduisit à un abaissement maximal du niveau de la mer compris entre 1500 et 2500 mètres par rapport au niveau actuel, pendant environ 600.000 ans. La CMS contraignit tous les écoulements, de surface et souterrains, à s’adapter à ce niveau de base très bas. Des fleuves creusèrent de profondes vallées remontant très en amont, le Nil jusqu’à Assouan ou le Rhône jusqu’à Lyon, par exemple. Dans les roches carbonatées, les karsts se développèrent jusqu’à leur base, parfois à plusieurs centaines de mètres sous le niveau marin actuel. L’ouverture du détroit, marquant le début du Pliocène, provoqua l’ennoyage quasi instantané de tout le bassin méditerranéen, favorisant une épaisse sédimentation alimentée par les fleuves, constituée d’argiles bleues du Zancléen, surmonté de formations deltaïques et alluviales de l’Astien. Des traces de ce flot gigantesque de l’Océan Atlantique qui se déverse dans le bassin méditerranéen sont encore visibles à l’Est du détroit de Gibraltar, visibles surtout grâce à des relevés topographiques. Les couches d’évaporites quant à elles, elles sont soit restées en profondeur, soit elles ont été soulevées à l’occasion d’épisodes orogéniques. Les formations que nous observons sur la plage du Tanaro ou à la grotte des cristaux de San Bartolomeo / La Morra, sont précisément des couches insolubles de gypse, évaporites qui ont été mises au jour à la suite de l’orogénèse alpine voisine, conjuguée à un décapage progressif des couches de terrain, soit par l’érosion du Tanaro, soit par celle du temps, en ce qui concerne la couche verticale rencontrée à San Bartolomeo / La Morra. 3. A noter : Ces sites ne semblent pas être frappés par une interdiction de ramasser des cristaux : Je n'ai vu aucun panneau interdisant quoi que ce soit. Pour autant, je recommanderai vivement de prendre les renseignements auprès des mairies, avant de vouloir procéder à du travail d'extraction, même au moyen de simples marteaux, burins, pointerolles et barres à mines. Hervé C
  23. C'est vrai Serge, que si vous allez à Beaujeu, à part la fête des Sarmentelles qui rappelle le rôle historique de capitale de la ville, ça meurt un petit peu. Le nom « Beaujolais » a été initié au château de Beaujeu, lequel fut construit au IXe siècle. C’est autour de cette seigneurie que s’est structurée le territoire du Beaujolais. Jusqu'au XIIIème siècle, les seigneurs de Beaujeu eurent un rôle de premier ordre sur leur territoire et une influence importante auprès du royaume de France. En 1400, le Beaujolais perdait son indépendance et passait sous la coupe du royaume de France, par le jeu d'un mariage avec un des membres de la famille des Bourbons. La dynastie des Bourbons gouverna le territoire jusqu'à ce que Louis le XVI aille lire un livre "à tête reposée", dans sa bibliothèque. Durant toute la période des Bourbons et ensuite, avec la révolution industrielle, la région se développa autour de Villefranche-sur-Saône et Belleville-sur-Saône. Villefranche est aujourd'hui un centre administratif et économique de premier plan et Chessy-les-Mines, un des principaux centre de minéralogie du Beaujolais, avec Lantignier 😁.
  24. Merci Icarealcyon, bonne journée. Hervé C
  25. Merci Le Sablais, Je ne suis pas un crac de l'informatique MP, veut-il dire "mode privé" ? Si c'est le cas et que la confidentialité est assurée, je veux bien que vous m'indiquiez la marche à suivre, enfin, si c'est pas trop abusé de vous demander ça 😁 Bonne journée et sinon, merci pour le tuyau. Hervé C
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