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Bourse minéraux et fossiles de Sainte Marie aux Mines (Alsace) - 23>26 juin 2022

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CARNAVAL DE DUNKERQUE

Entrez dans la bande !

Il y a deux siècles, deux traditions distinctes existaient à Dunkerque : les fêtes du carnaval groupées autour du Mardi gras et la foye, un banquet offert aux marins par les armateurs avant leur départ pour l’Islande, fixé fin mars. Si les premières s’inscrivent dans une tradition européenne venue du fond des âges, avec force défilés dans les rues, la foye, elle, se limite bien à l’origine à des repas dans des auberges.

La cohue des masques !

Pendant que les tambours battent le rappel, l’énorme pagaille s’organise. Les masquelours, méconnaissables sous leurs maquillages bariolés, se prennent bras dessus, bras dessous pour former des lignes. Les places du premier rang sont très convoitées car c’est là que l’engagement physique va être le plus complet.

En effet, c’est aux premiers rangs qu’appartient le privilège de protéger les musiciens de la foule qui les suit.

Au signal du tambour-major situé à l’avant-poste, fifres et tambours entament le rigodon d’honneur qui servait de rassemblement aux soldats de l’Empire. La foule compacte saute en cadence, on pousse déjà pour mettre les premières lignes à l’épreuve.

Le tambour-major, à la tête d’une soixantaine de musiciens vêtus du ciré et du suroît jaune des pêcheurs, ordonne que cesse le rigodon afin que les fifres reprennent des airs traditionnels de marche connus de tous. Le cortège s’ébranle.

Déformée par les poussées soudaines, la cohue des masques avance en chantant, en hurlant plutôt dans les premiers rangs !

Durant quatre heures, la visscherbende déferle sur la ville comme une vague de fond au rythme des chahuts, des arrêts obligés des musiciens et des rendez-vous incontournables.

Des harengs et des homards

Au passage devant l’Hôtel de Ville, cette masse compacte et colorée réclame son dû : une volée de 450 kilos de harengs saurs emballés sous cellophane (appelés aussi kippers) qui n’est pas sans rappeler le départ imminent des pêcheurs pour l’Islande*. Du haut du balcon central, le maire brandit un homard qu’il présente à la foule qui scande « Delebarre, des homards ». Une telle scène se reproduit six fois. Celui qui a la chance de s’emparer d’un homard (en plastique) peut le rapporter à la mairie où il lui sera remis en échange, un bon pour en obtenir un vrai dans une poissonnerie. En réalité bien peu le font car les carnavaleux préfèrent garder ce trophée pour le montrer à leurs amis….

Après quatre heures de fête, les carnavaleux se retrouvent au pied de la statue de Jean Bart pour la célèbre cantate et le rigodon final. Une émotion intense saisit alors la foule, un frisson court le long des poitrines et l’on assisteà la scène la plus poignante de la journée sans doute, celle qui permet à la bande de se transformer en une chaîne humaine chaleureuse.

Un parcours jalonné de « chapelles »

Pour la plupart des masques, la bande est prétexte à d’innombrables pélerinages, appelés pour la circonstance « chapelles », qui jalonnent le parcours. Il est d’usage de visiter les maisons amies pour se faire inviter à boire et à manger. Le plus souvent, les masques se déplacent en petits groupes pour mettre à profit les bonnes adresses. Ces carnavaleux-là ne voient la bande que du haut des balcons, derrière les fenêtres des maisons visitées, mais savent parfaitement recréer avec une vision plus haute la même ambiance. Ces haltes sont copieusement arrosées de bière et de soupe à l’oignon, ce qui permet aux gosiers largement mis à contribution de se désaltérer.

Les intrigueurs sont de sortie

Autres figures emblématiques du carnaval, les intrigueurs et les figuemen** agissent en marge de la bande. Ils ne dansent pas mais sont quand même masqués au point d’être méconnaissables. Ils interpellent tout le monde, y compris les badauds, pour leur tendre une canne à pêche au bout de laquelle est accroché un poisson sec au fumet très particulier ou parfois même un fromage assez odorant. Pour l’intrigue, ils vont généralement deux par deux, un homme et une femme qui inversent leurs rôles. Ils choisissent une victime parmi les spectateurs, en principe bien connue d’eux, et se mettent à lui révéler des vérités pas toujours bonnes à entendre. Le jeu consiste à les démasquer, ce qui n’est guère facile surtout quand les intrigues vont jusqu’à déguiser leur voix. Mais tout cela ne porte jamais à conséquence et tout se termine en général dans de chaleureuses effusions.

*À l’approche des Trois Joyeuses, les Dunkerquois figurent parmi les plus gros consommateurs de poissons. À Petite-Synthe : c’est 80 kg de rollmops (harengs confits dans le vinaigre) qui sont jetés du haut du balcon de l’hôtel de ville ; à Rosendaël : 150 kg de merlans séchés et à Saint-Pol-sur-Mer 250 kilos de harengs, soit 930 kilos distribués sur l’agglomération en l’espace de quelques jours.

**Si son origine n’est pas connue avec certitude, sa première représentation graphique date de 1864. En ce temps-là, le figueman présentait au bout de sa ligne un sou en bronze, un bouton ou quelque chose d’analogue que les enfants devaient attraper avec les dents. En récompense, ils recevaient une figue sèche, seul fruit dont on disposait pendant l’hiver.

Quelques dates:

Dimanche 26: Bande de Dunkerque

lundi 27:Bande de la Citadel.

Mardi 28: Bande de Rosendael.

Les paroles d'une des chansons du carnaval:

Cantate à Jean Bart :

Jean Bart, salut ! salut à ta mémoire !

De tes exploits tu remplis l'univers;

Ton seul aspect commandait la victoire,

Et, sans rival, tu régnas sur les mers :

Jusqu'au tombeau, France mère adorée !

Jaloux et fiers d'imiter sa valeur,

Nous défendrons ta bannière sacrée

Sur l'océan qui fût son champ d'honneur. (bis)

Refrain :

Jean Bart ! Jean Bart ! La voix de la patrie,

Redit ta gloire et ton nom immortel,

Et la cité, qui te donna la vie,

Erigera ta statue en autel ! (bis)

Enfant du Peuple, il conquit sa noblesse

Par son épée, ô glorieux destin !

Et cette épée, au jour de la détresse,

sauva la France en lui donnant du pain.

Un feu sublime embrasait son courage.

La hache au poing, affrontant le trépas,

Il s'élançait, terrible, à l'abordage,

tel un lion au milieu des combats. (bis)

Refrain

Découvrons-nous, sculpté par le génie,

Jean Bart revit dans ce bronze éloquent.

Et toi qui fus l'idole de sa vie,

Son glaive encore, ô France te défend.

Si l'ennemi qui pâlit à sa vue

Dans son délire osait nous outrager,

Du piédestal qui porte sa statue,

Il descendrait, armé pour nous venger.(bis)

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L'affiche du carnaval.

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Devant la mairie au lancer de poisson.

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La bande.

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Les premiéres lignes.

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Les parapluies

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Rigodon final

Le site ou vous pourez trouver des informations complémentaire:

http://www.ville-dunkerque.fr/

http://www.carnaval-dunkerque.com/

@++ Jeremy :siffler:

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