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Légende et folklore autour de la pierre


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Bonjour,

dans le cadre d'un travail universitaire, je recherche des légendes ou des traditions qui seraient en lien avec les minéraux et les pierres en général.

Par exemple, à Maguelone (dans l'Hérault) les variolites charriées par la Durance étaient accrochées aux cous des troupeaux pour les protéger des maladies, car les bergers leurs prêtaient des pouvoirs surnaturels.

Voilà, si vous avez des choses à partager de ce genre n'hésitez pas, et puis ça fait un sujet singulier.

Je ne sais pas si c'est le lieu adéquat pour publier mon sujet, les modos l'estimeront. :yes3:

Merci.

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Sans doute le livre évoqué par Pena 07 ?, voir la référence suivante: Objets de sorcellerie -objets pour guérir, objets pour maudire - par Hugues Berton , ed. de Borée, 2008 ; pages 188 et suivantes 'pierres magiques et guérisseuses' avec en particulier pages 202-209 'trésor méconnu:les séries de pierres à venin en Velay /Vivarrais' (variolites)

d'autre part, 1 ou 2 sujets existent déjà sur le forum, initiés par Herakles, sur ces croyances (je n'ai pas recherché avant envoi du message, mais ils doivent se retrouver avec un titre du genre 'croyances populaires' je crois)

edit: http://www.geoforum.fr/topic/19765-fossiles-croyances-superstitieuses-et-coutumes-populaires/

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Guest SPATHFLUO

Certains métaux, tel le bronze, ont des pouvoirs certains... Ce n'est pas feu Victor Noir qui dira le contraire...

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Ten ! t'es arrivé là dedans toi ! pas mauvaise idée !

Pour les pierres à venin, je crois que le ch'tiot père Phénacite s'y est intéressé. Je te cause pas des propriétés de l'améthyste du Griou en tant que protectrice contre l'ivresse. Quelque chose me dit que les saphirs du Sioulot vont attirer les ennuis.

Amitiés, Serge

PS: mp à Spathfluo, sympa, ta nouvelle signature

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Sans doute le livre évoqué par Pena 07 ?, voir la référence suivante: Objets de sorcellerie -objets pour guérir, objets pour maudire - par Hugues Berton , ed. de Borée, 2008 ; pages 188 et suivantes 'pierres magiques et guérisseuses' avec en particulier pages 202-209 'trésor méconnu:les séries de pierres à venin en Velay /Vivarrais' (variolites)

d'autre part, 1 ou 2 sujets existent déjà sur le forum, initiés par Herakles, sur ces croyances (je n'ai pas recherché avant envoi du message, mais ils doivent se retrouver avec un titre du genre 'croyances populaires' je crois)

edit: http://www.geoforum.fr/topic/19765-fossiles-croyances-superstitieuses-et-coutumes-populaires/

Merci de vos réponses et merci pour le lien fossilo19, il va bien m'aider. Je prépare un mémoire en sociologie sur la symbolique des pierres dans les sociétés contemporaines, je me penche sur plusieurs choses, rien n'est arreté... Mais l'aspect légendaire et folklorique, en fait tout ce qui attrait à l'imaginaire, m'interesse.

Les propriétés de l'améthyste du Puy Griou, c'est de donner du fil à retordre ! Se siouler de saphirs n'est pas bon pour la santé, c'est bien connu Serge.

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Voici une légende concernant le site du Silberwald à Munster.

Un pâtre, étant resté sans enfant, reçu un bébé des nains du Silberwald. Le Roi des nains accepta d’en être le parrain, à condition que l’enfant lui appartienne à l’age de quatorze ans. Le pâtre découvrit une grosse pépite d’or à la place ou s’était tenu le Roi des nains. Le jeune homme disparut dans la forêt l’année de sa confirmation…

Petite illustration utilisée pour le Slberwald; Gachot 1933.

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Légende Bretonne concernant la staurotide

Loin des doctes explications des géologues, la tradition populaire explique bien entendu de manière différente la création des staurotides. Plusieurs légendes circulent sur le sujet. L’une d’elle associe les staurotides à la chapelle de Coadry. Situé sur la route entre Coray et Scaër, ce bel édifice aurait succédé à un temple païen et aurait été bâti par un noble local, le comte de Trévalot. Ce dernier avait pour ennemi un aristocrate cruel et vindicatif, le seigneur de Coatforn. Assiégé par Coatforn, Trévalot prie et promet de bâtir un sanctuaire s’il est vainqueur. Dieu lui donne la victoire. Trévalot choisit Coadry et fait même appel à un géant qui construit le haut clocher en une journée. Les deux croix, très anciennes, placées devant la chapelle et espacées d’une vingtaine de mètres, indiqueraient la tombe du géant. Bien plus tard, l’édifice est détruit par un incendie. Un seigneur local vient se recueillir sur ses ruines. Pour l’en remercier, Dieu fait tomber une pluie de croix, les fameuses staurotides. Une autre version raconte qu’après la destruction de la chapelle, alors que les ruines avaient disparu sous les buissons, les hommes étaient surpris des miracles qui avaient lieu régulièrement à cet endroit. Ils demandent à Dieu de les éclairer et celui-ci fait pleuvoir une pluie de pierres en forme de croix, indiquant qu’il considérait cette terre comme sacrée. Une ultime variante attribue l’incendie de la chapelle au diable : pour éteindre le feu, Dieu aurait fait tomber une pluie de croix…

Une légende centre bretonne évoque par ailleurs un ermite torturé par des barbares et laissé ligoté à un arbre. Il invoque Dieu qui le prend en pitié et lui dit : “Va et marche courageusement et suis le chemin que j’ai tracé de mes pierres. Il te conduira à la paix et au bonheur.” Le vieil ermite se voit délivré de ses liens et découvre une première pierre en forme de croix à ses pieds. Il en découvre une autre plus loin puis une autre qui le conduisent jusqu’à une source jaillissant non loin d’une grotte. L’ermite s’installe, se repose et évangélise le pays de Coray. Il guérissait d’ailleurs les malades grâce aux pierres en forme de croix. Une autre histoire, moins sympathique pour les habitants du lieu, affirme que le Christ, déguisé en mendiant, aurait visité Coadry et les fermes environnantes en quémandant de la nourriture. Mais les habitants auraient refusé de montrer la moindre pitié. Pour les punir de leur manque de générosité, au moment des semailles, le Christ aurait alors transformé les graines en croix de pierre, au grand dam des habitants du lieu…

Dans le secteur de Coray, en revanche, les Bretons ont attribué plusieurs fonctions médicales à ces pierres si étranges. La staurotide a même eu l’honneur d’une gwerz, une complainte écrite à la fin du xviiie siècle par un chanoine de Quimper resté anonyme. Le texte Buliou an otrou Christ a ensuite circulé sous forme de feuilles volantes. Écrite pour attirer les pèlerins à la chapelle de Coadry et vanter les mérites du sanctuaire, la gwerz Buliou an otrou Christ évoque les multiples vertus des staurotides. Selon Thierry Rouaud, de Dastum, elle peut en effet “être rangée parmi les textes à vocation publicitaire, car le but de l’auteur est moins de faire une gwerz pieuse que d’attirer les pèlerins à Coadry par le biais des pouvoirs supposés des pierres de croix. Le chanoine quimpérois se livre tout au long du texte à un exercice difficile consistant à promouvoir un talisman en évitant de tomber dans la sorcellerie sulfureuse.”

Comme les haches polies du Néolithique, les staurotides se classent parmi les maen kurun, les pierres du tonnerre qui protègent de la foudre. Buliou an otrou Christ parle ainsi d’une église nantaise frappée par la foudre. Treize personnes décèdent et le prêtre est projeté à un quart de lieue, mais il s’en sort indemne grâce à la croisette qu’il portait. Les staurotides sauvent également de la noyade. Elles guérissent les problèmes ophtalmologiques ou en provoquent… Un certain René Joannas, évoqué dans Buliou an otrou Christ, perd la vue pour avoir jeté une staurotide dans la rivière au lieu de la donner à son vicaire. Il reste aveugle jusqu’à ce qu’il retourne à Coadry, prenne une pierre et la ramène au religieux. Cette gwerz indique d’ailleurs qu’en cas de problèmes de vision, il faut boire de l’eau dans laquelle ont trempé des staurotides. La staurotide était censée protéger de la rage. Le texte évoque le cas de Janet Le Gall, de Saint-Brieuc, attaquée par un chien enragé qui lui saute dessus. La bête manque le cou mais avale la staurotide que la jeune femme portait en collier. L’animal retombe sur ses pattes, totalement guéri.

Dans leur Galerie bretonne, Bouët et Perrin nous apprennent que la pierre était fixée dans les vêtements pour protéger les enfants des frayeurs, des coliques, des mauvais vents et des sorts. Le poète Auguste Brizeux, qui a séjourné longtemps dans la région de Scaër, a fini par s’amuser des mille vertus supposées des staurotides. “Tombez d’un arbre, écrit-il, cassez-vous un bras, les pierres de Coadry ne sentiront rien.”

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pour commencer, dans les mythologies (chinoise, grecque, celte, scandinave, indienne, hebraique, etc...) il a tout un tas de creatures mythiques plus ou moins associées aux roches et aux mineraux. Par exemple, tu as l'histoire de la nymphe amethyste, les pierres de Salomon, etc...

Regarde aussi du cote des mythologies chamaniques des quatres coins du monde

Tu as aussi les pratiques esotriques de guerison par les pierres qui tirent leur source en asie

Il y a aussi le folklore se rapportant nains mineurs de pierres, repris par Tolkien et Waltdisney, mais qui semble-t-il n'a rien d'un mythe: en des temps reculés, en allemagne, des nains revenaient des montagnes les poches emplies de joyaux et les gens ne doutaient pas que cela cachait surement quelque magie. En realité ces nains s'etaient fait cristalliers, tirant avantage de leur petite taille pour creuser des galleries, il ramenaient ainsi des pierres de zones montagneuses reculées dont ils gardaient bien entendu le secret.

On pensera egalement aux saints et divinites protectrices des mineurs a qui sont faites des offrandes (la Sainte Barbe, El Tio...). Voila le tres pittoresque El Tio: http://jeremie-noel.com/wp-content/uploads/2013/05/El-tio-potosi.jpg

Dans les anciens textes d'alchimie et d'hermetisme (qui etaient pris tres au serieux en leur temps) il y a tout un tas de pierres au potentiel magique et liées a des legendes et pratiques esoteriques diverses.

Dans certaines regions de france on peut entendre parler de pierres des fées, de trou des fées, etc...il s'agit souvent de folklore ayant trait a quelque formatio rocheuse. En ariege par exemple, et sans doute aussi en bretagne car le chouchen a depuis longtemps rendu fous les bretons :clin-oeil:

Et bien d'autres histoires encore, le sujet est tres vaste.

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Légende Bretonne concernant la staurotide

Loin des doctes explications des géologues, la tradition populaire explique bien entendu de manière différente la création des staurotides. Plusieurs légendes circulent sur le sujet. L’une d’elle associe les staurotides à la chapelle de Coadry. Situé sur la route entre Coray et Scaër, ce bel édifice aurait succédé à un temple païen et aurait été bâti par un noble local, le comte de Trévalot. Ce dernier avait pour ennemi un aristocrate cruel et vindicatif, le seigneur de Coatforn. Assiégé par Coatforn, Trévalot prie et promet de bâtir un sanctuaire s’il est vainqueur. Dieu lui donne la victoire. Trévalot choisit Coadry et fait même appel à un géant qui construit le haut clocher en une journée. Les deux croix, très anciennes, placées devant la chapelle et espacées d’une vingtaine de mètres, indiqueraient la tombe du géant. Bien plus tard, l’édifice est détruit par un incendie. Un seigneur local vient se recueillir sur ses ruines. Pour l’en remercier, Dieu fait tomber une pluie de croix, les fameuses staurotides. Une autre version raconte qu’après la destruction de la chapelle, alors que les ruines avaient disparu sous les buissons, les hommes étaient surpris des miracles qui avaient lieu régulièrement à cet endroit. Ils demandent à Dieu de les éclairer et celui-ci fait pleuvoir une pluie de pierres en forme de croix, indiquant qu’il considérait cette terre comme sacrée. Une ultime variante attribue l’incendie de la chapelle au diable : pour éteindre le feu, Dieu aurait fait tomber une pluie de croix…

Une légende centre bretonne évoque par ailleurs un ermite torturé par des barbares et laissé ligoté à un arbre. Il invoque Dieu qui le prend en pitié et lui dit : “Va et marche courageusement et suis le chemin que j’ai tracé de mes pierres. Il te conduira à la paix et au bonheur.” Le vieil ermite se voit délivré de ses liens et découvre une première pierre en forme de croix à ses pieds. Il en découvre une autre plus loin puis une autre qui le conduisent jusqu’à une source jaillissant non loin d’une grotte. L’ermite s’installe, se repose et évangélise le pays de Coray. Il guérissait d’ailleurs les malades grâce aux pierres en forme de croix. Une autre histoire, moins sympathique pour les habitants du lieu, affirme que le Christ, déguisé en mendiant, aurait visité Coadry et les fermes environnantes en quémandant de la nourriture. Mais les habitants auraient refusé de montrer la moindre pitié. Pour les punir de leur manque de générosité, au moment des semailles, le Christ aurait alors transformé les graines en croix de pierre, au grand dam des habitants du lieu…

Dans le secteur de Coray, en revanche, les Bretons ont attribué plusieurs fonctions médicales à ces pierres si étranges. La staurotide a même eu l’honneur d’une gwerz, une complainte écrite à la fin du xviiie siècle par un chanoine de Quimper resté anonyme. Le texte Buliou an otrou Christ a ensuite circulé sous forme de feuilles volantes. Écrite pour attirer les pèlerins à la chapelle de Coadry et vanter les mérites du sanctuaire, la gwerz Buliou an otrou Christ évoque les multiples vertus des staurotides. Selon Thierry Rouaud, de Dastum, elle peut en effet “être rangée parmi les textes à vocation publicitaire, car le but de l’auteur est moins de faire une gwerz pieuse que d’attirer les pèlerins à Coadry par le biais des pouvoirs supposés des pierres de croix. Le chanoine quimpérois se livre tout au long du texte à un exercice difficile consistant à promouvoir un talisman en évitant de tomber dans la sorcellerie sulfureuse.”

Comme les haches polies du Néolithique, les staurotides se classent parmi les maen kurun, les pierres du tonnerre qui protègent de la foudre. Buliou an otrou Christ parle ainsi d’une église nantaise frappée par la foudre. Treize personnes décèdent et le prêtre est projeté à un quart de lieue, mais il s’en sort indemne grâce à la croisette qu’il portait. Les staurotides sauvent également de la noyade. Elles guérissent les problèmes ophtalmologiques ou en provoquent… Un certain René Joannas, évoqué dans Buliou an otrou Christ, perd la vue pour avoir jeté une staurotide dans la rivière au lieu de la donner à son vicaire. Il reste aveugle jusqu’à ce qu’il retourne à Coadry, prenne une pierre et la ramène au religieux. Cette gwerz indique d’ailleurs qu’en cas de problèmes de vision, il faut boire de l’eau dans laquelle ont trempé des staurotides. La staurotide était censée protéger de la rage. Le texte évoque le cas de Janet Le Gall, de Saint-Brieuc, attaquée par un chien enragé qui lui saute dessus. La bête manque le cou mais avale la staurotide que la jeune femme portait en collier. L’animal retombe sur ses pattes, totalement guéri.

Dans leur Galerie bretonne, Bouët et Perrin nous apprennent que la pierre était fixée dans les vêtements pour protéger les enfants des frayeurs, des coliques, des mauvais vents et des sorts. Le poète Auguste Brizeux, qui a séjourné longtemps dans la région de Scaër, a fini par s’amuser des mille vertus supposées des staurotides. “Tombez d’un arbre, écrit-il, cassez-vous un bras, les pierres de Coadry ne sentiront rien.”

je ne connaissait pas cette version des stauro de coray , merci gwen!

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Tiens, une petite curiosité de Lourdes : La cité mariale est réputée pour sa dévotion et ses pèlerinages... Et peu connue pour une pierre levée, sur la route de Pau, proche de Poueyferré. Cette pierre levée était censée guérir les femmes infertiles qui s'allongeaient dessus... et bien sûr, point de chapelle ou d'autel pour honorer Dieu ou une divinité passée...

Eric

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