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Principaux sujets de Géoforum. - Pistolet nettoyeur haute pression pour minéraux et fossiles.

Livre sur les minéraux français
Livre sur les minéraux français.


mineralparangon

Minéraux de Chessy les Mines (azurite, malachite, smithsonite, cuprite)

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Pyruite grenue et Chalcopyrite jaune cimentés par de la Chalcosine (?) noire un peu rougeâtre  [50mm]

Chessy, mine, vers 1779

Anc. coll. Adanson avec son stand Doumet

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Covelline 'cuivre violet irisé', Chalcopyrite jaune, Pyrite grenue et  cimentés par de la Covelline / Chalcosine (?) noire un peu rougeâtre et sans doute de l'hématite noire  [70mm]

Chessy, mine, vers 1779

Anc. coll. Adanson avec son stand Doumet

Comme indiqué plus haut, les spécimens de minerais conservés et datant de l'époque mine / XVIIIe sont très rares.

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Et qui vaut une fortune !

C'est facile à faire, 4 finettes rouillées par des vapeurs hcl quand on nettoye des cailloux, par exemple pour faire plus vite, un bout de palette, une peinture en noir mat que l'on fait vieillir avec un papier de verre très fin carrossier et le tour est joué ! :grandsourire: :P

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Le 15/05/2020 à 22:28, Michel de Champigny a dit :

Eh oui, parce qu'il y a des snobinards qui sont prêt à dépenser des sommes invraisemblables pour ça ! :pascontent:

 

Émile-Auguste Doûmet (Doumet) (1796-1869)

C’est d’abord un brillant militaire dans l’armée française. À la suite d’une interruption de sa carrière, en 1816, liée à la chute de Napoléon, il s’installe chez son père Jean-Baptiste, à Sète, où il découvre l’histoire naturelle. Il prend sa retraite en 1848 et il s’installe à Sète (Cette, à l’époque) dans la ville paternelle. Il est nommé maire en 1849 puis est élu député du département de l’Hérault (1852-1863). Son cabinet Tout au long de sa vie, il consacre toute son énergie à rassembler un superbe cabinet, à la fois en histoire naturelle, très riche en conchyliologie, et en objets d’art et en curiosités.

Il installe alors ses collections dans deux puis quatre armoires vitrées, et ainsi de suite… qui sont finalement déposées au « Musée Doûmet », vaste bâtiment de « 400 pieds de long », avec deux galeries d’archéologie, de minéralogie, de zoologie, de botanique, mais aussi des collections historiques (costumes, armes) et objets d’arts. Il est aussi déposé « un recueil de poissons conservé sous forme d’herbier (constitué) par Michel Adanson ». La botanique est représentée par l’herbier d’Adanson. « Ce n’est que vers 1840 que M. Emile Doumet fut mis en possession de ce qui restait des collections de son aïeul ». Il était « étiqueté et annoté de la main même du maître. Les 22o cartons qui le renferment occupent entièrement 16 meubles ». « Dans le règne inorganique, nous trouvons une collection minéralogique générale très–nombreuse, et recélant une foule d’échantillon de valeur, soit par leur rareté, soit par leur conservation. A côté de celle-ci est une collection pétrologique rangée par espèces… une série la plus complète et la plus soignée que l’on connaisse des roches et minéraux de la Corse… elle a été recueillie et échantillonnée entièrement de la main de M. E. Doûmet. On n’y voit encore celle des minerais de fer de l’île d’Elbe… ». Le musée était ouvert au public le dimanche. « Les appartements privés du propriétaire » étaient aussi décorés « d’une foule d’objet artistique ». L’édifice, aujourd’hui démoli, était alors situé à la fin du XIXème siècle sur l’emplacement actuel du Jardin Saint Philippe.

 

Raoul-Paul-Napoléon Doûmet  puis Doûmet-Adanson (1834-1897)  

Riche propriétaire terrien et homme politique, élu maire de Sète [1874-1876]. Le naturaliste Il hérite donc des collections de son père, et lui aussi il fait montre d’une forte fibre naturaliste voyageur : il s’intéresse et publie une vingtaine d’articles sur la botanique, l’ichtyologie et l’entomologie, particulièrement de l’Afrique du Nord tout en enrichissant son cabinet d’histoire naturelle. Son cabinet En 1878, il décide de se défaire de son cabinet, qu’il offre vainement aux villes de Moulins, Vichy et Nevers. La ville de Sète, intéressée, n’a pas les moyens d’acheter le musée. En 1880, à la mort de Paul Anarchasis Doumet, son oncle, [1801-1880], il hérite du domaine de Balaine (alors Baleine) et il décide alors d’y transporter l’ensemble de ses collections naturalistes et ses plantes [1879-1880]. Il fait construire et installe avec talent « un “Musée”, immense galerie constituant le cabinet d’Histoire Naturelle ». Elles y retrouvent sans doute une partie du vieux cabinet de Michel Adanson, son arrière-grand-père, qui y était conservé d’une manière distincte. Après un « bel escalier de pierre orné de statues », on pénétrait « dans une première galerie de 5o mètres, à gauche en entrant, se dresse la statue de Michel Adanson (ultérieurement donnée au Muséum) ; debout et revêtu du costume d’académicien, la main droite appuyée sur la carte du Sénégal dont il fut un des premiers explorateurs, le savant tient dans l’autre main une coquille rappelant ses travaux malacologiques ». « La première galerie est presque entièrement consacrée à la partie ethnographique ». Une seconde « grande galerie de 70 mètres est consacrée plus spécialement à l’histoire naturelle » avec les trois règnes. Elle était exposée avec une importante collection de tableaux. On a alors écrit « que c'était alors la collection d'histoire naturelle française la plus riche après celle du Muséum de Paris ». 

 

Pour revenir à Adanson, son herbier et sa collection malacologique, aujourd'hui au Muséum, appartiennent au patrimoine culturel de l'humanité.

 

 

 

Le 15/05/2020 à 19:28, jojo38 a dit :

Et qui vaut une fortune !

C'est facile à faire, 4 finettes rouillées par des vapeurs hcl quand on nettoye des cailloux, par exemple pour faire plus vite, un bout de palette, une peinture en noir mat que l'on fait vieillir avec un papier de verre très fin carrossier et le tour est joué ! :grandsourire: :P

 

 

Ah l'humour du confinement… les finettes ont 170 ans, elles ont pas mal été martyrisées et sont en relatif bon état, elles étaient peut-être d'un fer doux plus résistant qu'aujourd'hui ?

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Et oui otto, le confinement, ça laisse du temps à la réflexion, Doumêt explications pour en réaliser un ! :grandsourire: 

Fallait y penser à le caser, celui-là ! :suer: :siffler:

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Merci pour les explications concernant Doumêt, Adanson je connaissais déjà.

J'ai personnellement une opinion assez négative sur ce que j'appelle les antiquaires de la minéralogie (néanmoins tant mieux pour eux s'ils peuvent vivre de ça et profiter des gens qui leur achètent). Pour moi un minéral quel qu'il soit reste un minéral qu'il ait appartenu à X ou Y célébrissime ou à un illustre inconnu moderne ou pas. De ce fait je ne vois aucune raison à ce que ce minéral soit considérablement revalorisé parce qu'il a été entre les mains de telle ou telle illustre personne qui pourra y avoir éventuellement ajouté un bout de bois avec 3 clous, fussent-ils anciens (ils ne sont pas en or ou en argent que je sache). Je me souviens de la vente Berger- St Laurent où quelques cailloux (quartz et améthyste si je me souviens bien) qui n'avaient pas de mérites particuliers a part ceux d'avoir appartenu à ces personnes se sont vendus considérablement surcotés par rapport au prix qu'ils auraient atteint s'il avaient appartenu à des inconnus. Par contre je considère tout à fait normal que la collection complète d'une illustre personne puisse avoir une grande valeur fiduciaire, patrimoniale et scientifique. Si cette collection est vendue pièce par pièce, elle perd à mon avis une grande partie de sa valeur et chaque caillou, à moins qu'il soit exceptionnel, va se noyer dans la multitude de cailloux similaires détenus par les collectionneurs lambda. Je ne vois aucune raison de valoriser un minéral brut (non travaillé) qui n'est qu'une création naturelle de plusieurs millions voire dizaines ou centaines de millions d'années de la même façon qu'une pure création humaine comme un tableau, une sculpture, un meuble, etc...Mettre un caillou banal sur un socle composé d'un bout de bois et 3 clous ne justifie pas pour moi un prix astronomique.

Il y a 1 heure, jojo38 a dit :

Doumêt explications pour en réaliser un ! 

Bien le jeu de mots Jojo ! Je vois que tu es en forme. Raté pour la bière à SMAM cette année !

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Il y a 3 heures, Michel de Champigny a dit :

Bien le jeu de mots Jojo ! Je vois que tu es en forme. Raté pour la bière à SMAM cette année !

Et oui, la semaine dernière, confinement, beau temps, on reste chez soi, cette semaine, déconfinement, mauvais temps, on reste chez soi.

Je voulais sortir aux cailloux, on va attendre la semaine prochaine?

St. Marie, raté, Munich je voulais y aller, raté, Chamonix, raté, celles de juillet-août probable le même chemin. :suer:

On verra cet automne, si cela revient? Parait que non, faut espérer que cela soit passager?

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Il y a 12 heures, Michel de Champigny a dit :

 

 

"J'ai personnellement une opinion assez négative sur ce que j'appelle les antiquaires de la minéralogie (néanmoins tant mieux pour eux s'ils peuvent vivre de ça et profiter des gens qui leur achètent). Pour moi un minéral quel qu'il soit reste un minéral qu'il ait appartenu à X ou Y célébrissime ou à un illustre inconnu moderne ou pas. De ce fait je ne vois aucune raison à ce que ce minéral soit considérablement revalorisé parce qu'il a été entre les mains de telle ou telle illustre personne qui pourra y avoir éventuellement ajouté un bout de bois avec 3 clous, fussent-ils anciens (ils ne sont pas en or ou en argent que je sache)." 

 

Il est très rare de 'trouver' un spécimen daté de 1779, qui plus est en minéralogie de la France, avec une minéralisation plutôt inconnue pour un gîte classique. Il pourra servir pour un livre sur 'Chessy', en gestation. Ce spécimen n'a de valeur que culturelle et historique. Pour ce qui est de sa valeur monétaire, les Institutions qui possèdent des Oldies ne les laissent pas partir pour une poignée de cacahuètes.

 

 

"Je me souviens de la vente Berger- St Laurent où quelques cailloux (quartz et améthyste si je me souviens bien) qui n'avaient pas de mérites particuliers a part ceux d'avoir appartenu à ces personnes se sont vendus considérablement surcotés par rapport au prix qu'ils auraient atteint s'il avaient appartenu à des inconnus."

 

Je crois que les (le?) grands quartz déco de la vente provenaient du travail de l'artiste Jean Michel Franck [1895-1941] un des plus grands décorateurs de tous les temps et assurément un génie du goût français. Il a utilisé, entre autres, - c'est l'époque de Madagascar et des ses mines - les gros prismes de Quartz, pour des lampes et les plaques de Phlogopite métriques, pour des armoires. Émigré à New-York durant la seconde guerre mondiale, il s'est suicidé quand il a su que les Allemands étaient entrés dans Paris…

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Le 15/05/2020 à 22:28, Michel de Champigny a dit :

Eh oui, parce qu'il y a des snobinards qui sont prêt à dépenser des sommes invraisemblables pour ça ! :pascontent:

Tout d'abord, il faut noter qu'il ne peut y avoir de cote pour les minéraux et que c'est la loi de l'offre et de la demande : chacun est libre de ne pas acheter s'il trouve le prix aberrant. Pour ma part, je suis toujours étonné de voir le prix des fluorines et que des gens achètent à ces prix alors que beaucoup d'échantillons sont "courants"...

Ensuite, les échantillons très "anciens" avec étiquette ancienne sont particulièrement rares en particulier s'ils sont datés. De plus ils présentent souvent des faciès inconnus pour le gisement. Il peut y avoir aussi l'identité du propriétaire qui joue. Par contre pour ma part je n'attache aucune valeur supplémentaire au fait qu'ils aient appartenu à tel ou tel collectionneur "récent".

J'ai récemment acheté (pas très cher) une axinite achetée au cristallier Napoléon Albertazzo le 15 Août 1882 par Gustav Seligmann (et non par Carl Bosch comme indiqué par le vendeur). Cet échantillon a été acheté lors de l'excursion de Seligmann et Groth en août 1882 en Oisans dont Groth a publié un compte-rendu. En 1882 Carl Bosch avait 8 ans et Wendell Wilson a trouvé une étiquette attribuée à Bosch alors qu'il n'était pas né ! Cet échantillon avec son étiquette oblige ainsi à revoir l'attribution d'échantillons avec une étiquette similaire.

Il est bien évident par contre que la surcote d'une étiquette ancienne dépend aussi de la valeur minéralogique de l'échantillon.

PS : Bosch avait acheté la collection de Seligmann.

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Jean-Claude, tu as doublement raison et comme historien de la montagne, je peux te dire que le récit de Groth en Oisans, est aujourd'hui le seul connu de ce type pour cette vallée alpine alors confinée…

 

Carl Bosch [1874-1940], prix nobel de chimie [1934], est assurément un des plus grands collectionneurs de minéraux de tous les temps. Il fonda la fameuse compagnie chimique nazie IGFarben, dénazifiée en 1953 et transformée en Agfa, BASF, Hoechst, Bayer AG et Dynamit Nobel. Hoechst est aujourd'hui Sanofi.

Sa collection fut vendue par son fils, à l'instigation de Paul Desautels, à la Smithsonian Institution à Washington, propulsant ainsi sa collection au top mondial (grâce au fond Kegel de Tsumeb)

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C'est un grand débat assez délicat cela...dans l'absolu, un minéral devrait être vendu par rapport à ce qu'il est tout simplement...mais voilà que l'histoire compte...les pierres du mur de Berlin se sont vendu assez cher et sont recherchés, une emeraude naturel a une histoire de fabrication et de belles gemmes comme le Hope (diamant bleu) dont  la reineMarie-Antoinette portait sous son ancienne forme de Bleu de France (avant nouveau facettage) a selon moi une valeur bien au-delà de la pierre en question...mais après il faut discerner valeur sentimental et pécuniaire qui peut-être bien différente. Doit-on accorder une valeur sur l'histoire ou le parcours de l'objet ? Oui si on peut-être sure que l'objet soit bien celui-là et soit un objet qui ai fait parlé de lui, mythique (pierre préféré de sa majesté etc) et non un simple objet lambda non considéré (pierre basique qui se trouvait en vrac dans la cave. 

On pourrait parler des tableaux dont les prix exorbitant pour la célébrité vont grimper les prix à des niveaux bien trop élevés (Picasso) alors que ce ne sont pas forcement les plus beau tableaux et les plus raffinés loin de là (le cubisme des demoiselles d'Avignon n'est pas mon truc). Un ancien patron de radio en avait parlé sur son compte YouTube...

Bon le tableau ce n'est pas la pierre...

Cependant la pierre vient de la nature et non de l'homme...et certains tableaux ont des pigments venant de mineraux.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser si je m'éparpille!

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c'est plus de l'éparpillement !!! mais de la polluion de post !!!!  sujet minéraux de chessy  et réponse  : mur de berlin émeraude hope valeur pécuniaire histoire tableaux picasso .... ect ect  où est le rapport avec chessy ????????????  comme sur tous les sujet ça par en couille dès que tu apparait !!! il n'y a rien de constructif dans tes propos ! rien  en information minéralogique !! rien en lien avec le post !!! et le plus souvent des infos erronnées ou sorties de leur contexte !!! franchement tu pourris tous les posts où tu réponds et ça devient lourd à supporter ! on est sur un forum de minéralogie pas chez ta psy !!! réagis un peu bordel ! c'est pas la première fois qu'on te le dis ? 

 

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Cuprite pseudomorphosée en Malachite, délicatement posée sur une Azurite "Chessylite". 2,5 cm. Récoltée en 1937/1938 par J. Béhier à Chessy (Rhône, FRANCE).

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:super: joli Benj, 

Dans les années 90, on arrivait encore à trouver de temps à autres, cette association sur le terril, parfois plusieurs petites cuprites sur l'azurite mais, c'était avant ! :desole:

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Un de mes 'micro-trésor' :

Chalcopyrite, Pyrite (?), dans un quartz gras

Saint Bel, mine ; vers 1750

Pyrites cuivreuses tres riche en cuivre en masse sans forme De la mine de St Bel dans le Lyonnois NF De Beost

Anc. coll. Varenne de Beost et Adanson avec son stand Doumet

Comme indiqué plus haut, les spécimens de minerais conservés de l'ancien Saint-Bel sont très rares.

 

Claude-Marc-Antoine Varenne de Beost  [Dijon, 1722 - 1788]

Secrétaire des Etats de Bourgogne puis receveur général des finances de Bretagne. Esprit brillant, il est, avec son père, un des juristes les plus avisé du Royaume. Suite à une vie de « joueur débauché et prodigue », il fait une faillite personnelle en 1774, il est emprisonné puis bientôt libéré et retraité. Il écrit plusieurs ouvrages théoriques sur les impôts ce qui est tout à fait novateur. 

Jeune homme il montre « un attrait décidé pour les arts et les sciences ». Il apprend la chimie avec son ami Jean-Jacques Rousseau. Il s’intéresse aux « productions minérales » de la Bourgogne et de la Bresse : il en est le premier minéralogiste, et publie un catalogue minéralogique de la Bourgogne dès 1758. Il publie sur la chute de pierres météoritiques tombée en Bresse autour de Luponas (Ain), le dimanche 16 sept 1753 : c'est peut-être la premier papier savant jamais écrit sur une chute observée. Sa collection est surtout minéralogique, riches en « mines et pétrifications ». Varenne de Beost la rassemble alors en « Amateur éclairé » plus orienté vers la science que vers la « vaine ostentation ». Il collecte par lui-même en Bourgogne, en Bresse, en Champagne et en Auvergne. Elle est installée à Paris. Au moment de sa dispersion, c’est une des plus belles jamais rassemblées à Paris. Son catalogue, établi par Romé de L’Isle pour la vente aux enchères de 1774, compte 1740 lots.

 

Capture d’écran 2020-05-24 à 23.56.30.png

 

Petite zone type 'blister copper'

Capture d’écran 2020-05-24 à 23.56.58.png

 

Capture d’écran 2020-05-24 à 23.57.17.png

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Le 19/05/2020 à 17:46, jojo38 a dit :

:super: joli Benj, 

Dans les années 90, on arrivait encore à trouver de temps à autres, cette association sur le terril, parfois plusieurs petites cuprites sur l'azurite mais, c'était avant ! :desole:

Merci Jojo ! C'est dommage que maintenant ça soit difficile… 

 

Le 25/05/2020 à 00:12, otto lidenbrock a dit :

Un de mes 'micro-trésor' :

Chalcopyrite, Pyrite (?), dans un quartz gras

Saint Bel, mine ; vers 1750

Pyrites cuivreuses tres riche en cuivre en masse sans forme De la mine de St Bel dans le Lyonnois NF De Beost

Anc. coll. Varenne de Beost et Adanson avec son stand Doumet

Comme indiqué plus haut, les spécimens de minerais conservés de l'ancien Saint-Bel sont très rares.

 

Claude-Marc-Antoine Varenne de Beost  [Dijon, 1722 - 1788]

Secrétaire des Etats de Bourgogne puis receveur général des finances de Bretagne. Esprit brillant, il est, avec son père, un des juristes les plus avisé du Royaume. Suite à une vie de « joueur débauché et prodigue », il fait une faillite personnelle en 1774, il est emprisonné puis bientôt libéré et retraité. Il écrit plusieurs ouvrages théoriques sur les impôts ce qui est tout à fait novateur. 

Jeune homme il montre « un attrait décidé pour les arts et les sciences ». Il apprend la chimie avec son ami Jean-Jacques Rousseau. Il s’intéresse aux « productions minérales » de la Bourgogne et de la Bresse : il en est le premier minéralogiste, et publie un catalogue minéralogique de la Bourgogne dès 1758. Il publie sur la chute de pierres météoritiques tombée en Bresse autour de Luponas (Ain), le dimanche 16 sept 1753 : c'est peut-être la premier papier savant jamais écrit sur une chute observée. Sa collection est surtout minéralogique, riches en « mines et pétrifications ». Varenne de Beost la rassemble alors en « Amateur éclairé » plus orienté vers la science que vers la « vaine ostentation ». Il collecte par lui-même en Bourgogne, en Bresse, en Champagne et en Auvergne. Elle est installée à Paris. Au moment de sa dispersion, c’est une des plus belles jamais rassemblées à Paris. Son catalogue, établi par Romé de L’Isle pour la vente aux enchères de 1774, compte 1740 lots.

 

Capture d’écran 2020-05-24 à 23.56.30.png

 

Petite zone type 'blister copper'

Capture d’écran 2020-05-24 à 23.56.58.png

 

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Très beau cailloux Eric ! Et encore une fois, magnifique historique, j'apprécie toujours tes récits. Effectivement, c'est très rare, jamais entendu parlé ! Sans parler

de l'étiquette… De la vraie minéralogie ! Qui est ce collectionneur s'appellant Adanson ? Car il a eu de jolies pyros pseudo en galène du Huelgoat… 

 

Benj.

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Cuprite massive partiellement altérée en Malachite, Sidérite, peut-être Chalcosine noire [45mm]

Chessy, mine, vers 1779

Anc. coll. Adanson 

"fer cuivre 1°brun 2°noir 3°rouge

du chapeua de la mine de cuivre de chessy 6 li (eues) de Lyon

NF"

Ce spécimen montre la présence de cuprite à Chessy bien avant le strike de 1812 et la présence de sidérite qui ne fait pas partie du cortège habituel.

Capture d’écran 2020-05-25 à 22.31.36.png

 

Capture d’écran 2020-05-25 à 22.32.05.png

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